POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
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Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Duel au soleil || Juliet

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Adrian Rosier


MessageSujet: Duel au soleil || Juliet Ven 23 Juin - 12:58

Tout avait commencé lorsque le chef avait fait venir Adrian Rosier dans son bureau.

« Ronce, tu fais quoi, samedi ? »

Samedi, jour de manifestation merliniste à Edimbourg. Il devait être de repos ce jour là, c'était une autre équipe qui se chargeait de la sécurité. Il ne voyait pas où le chef voulait en venir, et fronça les sourcils. Il sentait venir le coup foireux.

« Rien en particulier, je crois...il y a un problème ?

- Très bien. Tu vas trouver un prétexte pour aller à la manif, en civil. Je veux des informations, voir si tu reconnais des têtes. Tu te fais pas remarquer, t'es là incognito, c'est vu ?

- Est-ce que j'ai le choix ? » Il haussa les épaules. C'était un coup foireux, ça l'ennuyait profondément, mais effectivement, il n'avait pas le choix. « Comme vous voulez. 
- Parfait. Déconne pas, Ronce, c'est tout ce que je te demande. »

Voilà pourquoi, le samedi suivant, Adrian se retrouvait en compagnie de sa mère et de son grand-père maternel, Manilius Prewett, du côté sorcier d'Edimbourg, dans un parc qui avait pris des allures de Woodstock et qui accueillait un rassemblement tout ce qu'il y avait de plus merliniste. Si sa mère et son grand-père étaient aux anges, lui l'était beaucoup moins. Casquette des Flèches d'Appleby enfoncée jusqu'aux yeux, veste recouvrant sa marque des Ténèbres, il regrettait déjà d'avoir accepté cette mission. Autour de lui, l'ambiance était joyeusement foutraque, on faisait griller des saucisses et on chantait des chansons, pas loin le cortège de tête entonnait des slogans – un bordel qui le rendait mal à l'aise. Ce n'est pas ma place, ici, sûrement pas. Il y avait trop de gens qui l'auraient sans doute lynché s'ils l'avaient reconnu. Heureusement, il passait incognito avec ses vêtements et sa casquette, aucune chance qu'on repère sa marque ou son identité, sauf si sa mère se mettait à la hurler devant tout le monde, ce qui n'était pas impossible connaissant Kate Prewett. Heureusement également, il ne faisait pas trop chaud, sans quoi porter tout cet attirail eut été strictement intenable.

Il s'en voulait un peu d'être là, non seulement parce que ce n'était pas sa place et qu'il n'adhérait pas franchement aux slogans scandés par la foule (du moins le disait-il, en réalité, Adrian n'en savait trop rien : martyriser les gens lui semblait toujours disproportionné, mais en même temps, l'existence des nés-moldus était forcément un peu aberrante...non ?) mais également parce qu'il abusait clairement de la confiance de sa mère et de son grand-père. Quel genre de petit-fils et de fils tu fais, hein ? Ce sont les seuls en qui tu pourrais avoir totalement confiance. Les seuls qui jamais ne te lâcheront, et tu te sers d'eux. Kathryn insistait toujours pour qu'il vienne à ce genre de choses, ne voyant guère l'incompatibilité avec son statut de mangemort, bonne bobo à la mode se piquant (avec sincérité) de merlinisme. Il pousserait le fauteuil de Manilius : déjà très âgé, ce dernier ne se déplaçait plus qu'en fauteuil roulant. Si ça tourne mal, je compte sur toi pour nous protéger, disait-elle. Protéger de qui, de quoi ? Oh, mère, ce serait bien de moi qu'il faudrait vous protéger, oui...

Pour l'instant, le merlinisme de sa famille n'était pas bien dangereux, ni pour Adrian, ni pour les Prewett eux-mêmes. Lui parce que de toute façon, il n'était guère bien vu parmi les mangemorts, eux parce qu'ils n'étaient pas suffisamment dangereux pour inquiéter quiconque. Mais un jour, si ça change ? Si ça se radicalise ? Il faudra bien choisir, à un moment ou un autre. Et le choix, on sait déjà ce que ce sera. C'est toujours la même chose. Tuer ou être tué. Je ne veux pas apprendre ça, je ne veux pas de ce monde là. Ah, mais Adrian, c'est comme ça, la vie, c'est moche. Il s'appliquait à essayer de l'ignorer tout comme il tentait d'oublier ce genre de petites bassesses, utilisées pour son métier. C'est nécessaire, se disait-il. C'était pour éviter la guerre.

Parce que dans cette foule, il en était persuadé, des meurtriers, tout aussi meurtriers que lui, voire pire, il y en avait. Et si on les laisse gouverner, tous, qu'est-ce qu'il se passera ? On sombrera dans le chaos. Il voulait de l'ordre, Adrian, un semblant de justice. Et pas d'une nouvelle guerre, comme celle où il avait perdu son père. Comme celle qui les avaient tous déchirés, lorsqu'ils étaient à Poudlard. Et pas d'une nouvelle guerre comme celle qui avait porté des gens comme le Padre au pouvoir. Hors de question.

La guerre, antique maîtresse aux yeux toujours jeunes et brillants, au regard de Passionaria héroïque défendant la patrie, la liberté, le peuple, sa conception de l’homme ou son idée de Dieu, de Méduse hallucinant les hommes pour mieux les inciter à s’étriper, de Maquerelle prostituant de force femmes et petites filles, de Madone pleurant ses enfants torturés, mutilés, brûlés vifs, égorgés, éventrés, fusillés, explosés… La haïssait-il autant qu’il le croyait autant qu’il le voulait, cette hydre énorme qu’est la guerre ? N’y avait-il pas pris goût, dans un mélange de répugnance, de fascination et de lassitude ? Pris goût à ces situations extrêmes, à ces scènes folles où les mêmes agissements sempiternellement se répètent, et où s’échangent les mêmes non-dialogues faits de vociférations, de sanglots et de supplications, de râles et de silences aigus. Pris goût à ces lieux de chaos, de cruauté trépidante émaillée, de ci de là, de quelques gestes de bonté, de quelques regards bouleversants de simple humanité, détails incongrus, déconcertants, qu’il faut apprendre à saisir au vol au milieu du tumulte. Pris goût à la simplicité de la guerre. Ennemis, amis. Simplicité permettant de dormir sur ses deux oreilles. Non. Le monde est plus compliqué que ça. Le monde ne se divise pas en braves types et en mangemorts. Adrian le savait, parce qu'il ne se considérait pas comme un salaud, malgré la marque des Ténèbres tatoué sur son bras. Et il ne voulait pas le devenir. Faire le distinguo, se souvenir que ce n'est pas simplement eux contre nous, que ce n'est pas encore la guerre, que c'est ça qu'on cherche à éviter, voilà ce qui justifie tout.

N'empêche qu'il se sentait tout de même mal à l'aise, ce qu'ignorait royalement Kathryn, décidée à profiter au maximum de sa journée.

« Ces couronnes de fleurs, c'est ravissant ! »
Elle agita la main pour saluer un groupe de jeune qui passait avec des pancartes. « Vive la liberté ! Vive Merlin ! » Puis sans aucune transition : « Venez, je suis sûre qu'il y a une buvette allons voir si nous pouvons trouver quelques compagnons connus... »

Connus : membres de la bonne société se piquant de merlinisme comme elle. Cela tira un soupir commun à Adrian et à Manilius.

« Maman, tu es censée avoir plus de cinquante ans, pas six, tout de même... »
 Il se pencha vers son grand-père. « Comment est-ce que vous l'avez élevée, franchement ?
- Je ne sais pas, j'ai du... » Le regard de Manilius se porta soudainement vers la gauche. « Il y a une altercation, par là-bas...on dirait que tes amis ont décidé de faire des leurs. »

Le regard de Adrian se porta dans la même direction. En effet, deux mangemorts (rires gras : Mulciber et Wilkes) entouraient une jeune femme. Le ton montait, un d'eux l'agrippa violemment par l'épaule, leva une main pour frapper, frappa. Même s'il était trop loin pour entendre la discussion, il était sûr de reconnaître cette tête là. Juliet Birch. Sa mère s'empressa de le confirmer, horrifiée :

« Mais c'est la petite Jule Birch, de la comm ! »
Sa mère était dans les comités de charité pour le MpM. Adrian la croyait volontiers sur ce point là. Elle attrapa le bras de son fils. « Ady, fais quelque chose immédiatement, ils vont lui faire du mal ! »

Ce qu'il avait déjà envisagé de faire. Parcourant quelques mètres, il arriva suffisamment à temps pour empêcher Wilkes, au vu du masque, de frapper une deuxième fois. Il jeta un coup d'oeil à Jule : sonnée, mais encore debout. Bon, ça irait

« Je crois que ça va aller, Toby, franchement. »
Il posa une main sur l'épaule de Jule : « Est-ce que ça va ? Pas trop sonnée ?
- Qu'est-ce ?! Tu veux une baffe toi aussi, espèce de...Ronce ? C'est toi, Adrian ? Qu'est-ce que tu fous là ? Je croyais que tu devais... »

Les espionner, pas les protéger ? Non, en effet, mais si tu les cognais pas... Il fit un léger signe négatif de la tête. Dire devant quelqu'un de la cellule com' du MpM qu'ils étaient sous surveillance n'était pas une bonne idée. Wilkes comprit (hourra.) et reprit tout aussi violemment.

«  T'es même pas en service, tu vas pas nous emmerder parce qu'une merliniste se fait cogner dessus ? Elle le mérite, hein.

- J'ai même pas envie de savoir quelle raison foireuse vous avez trouvé pour essayer de faire ça, bande de crétins bas du plafond. Putain, le chef a dit pas de bordel. Quelle info votre cerveau ne comprend pas dans cette phrase ? Et toi, Mulciber, tu dis rien ? C'est pas censé être toi, le type raisonnable du bureau ? 
-Tu vas avoir des problèmes, Ronce, tu sais, à faire ça. Tu devrais moins te mêler de la vie des merlinistes.  »

Il ne cilla pas, regardant le masque derrière lequel il devinait le visage étroit et intelligent de Mulciber. Un des seuls avec qui il s'entendait à peu près au bureau. La preuve, ce qu'il venait de dire était plus un conseil qu'une menace, balancé sans aucune méchanceté.

« Vous, vous allez vous faire lyncher si vous continuez. »
Les gens s'approchaient déjà, prêts à se mêler de voir ce qu'il se passait. Et ils étaient clairement en sous nombre. Adrian baissa la voix : « On en parle au bureau. Faites pas les cons. On en parle au bureau. 
- Mouais. T'as peut-être pas tort. Viens, Toby, on s'arrache. Viens, je te dis. »

Ils s'éloignèrent, laissant Adrian et Juliet seuls à seuls. Retirant sa casquette, le camouflage était ici à peu près inutile, il la scruta d'un air inquiet.

« Ils ne t'ont pas loupée, par Godric. Tu peux marcher un peu ? On va aller s’asseoir, je pense que ça vaudra mieux. »

Quand même, quelles circonstances bizarres. On aurait dit qu'ils étaient voués à se croiser dans des circonstances étranges, alors qu'ils ne voulaient pas se croiser, d'ailleurs. Ils s'étaient tout de même quitté sur un situation plutôt froide, et n'étaient pas destinés à se recroiser. Le hasard était tout de même bien étrange.

« Je suis navré, je ne bosse pas aujourd'hui, je les en aurai empêchés sinon. Qu'est-ce qui s'est passé exactement, d'ailleurs ? »


Avec tout ça, il avait perdu Kate et Manilius, d'ailleurs. Où est-ce qu'ils avaient pu passer ? Manifestement, ils n'étaient pas si loin : Adrian vit émerger comme une furie sa mère, ramenant eaux, glaçons, sucreries. Elle devait avoir dévalisé la buvette et l'ignora complètement :

« Ma chère, c'est absolument terrible. Heureusement que mon père vous a vu. »
Manilius, dans son fauteuil, adressa un salut de la tête à Juliet. Kathryn se tourna vers son fils. « Tes collègues sont des brutes, de vraies brutes. » Puis à Juliet : « Vous n'avez pas trop de mal, très chère ? » Revenant à Adrian : « Tiens. Il y a des glaçons, de l'eau, et de quoi manger. Vous allez en avoir besoin.
- Ah euh...merci, maman. » Il se tourna vers Juliet. « Juliet, je crois que tu connais déjà ma mère, Kathryn Prewett, et mon grand-père, Manilius Prewett. Vous avez du vous croiser au MpM.Je crois qu'il serait mieux que Jule ait un peu de tranquillité. N'est-ce pas ? » Avoir la très charmante mais totalement hyperactive Kathryn Prewett avec eux n'aidait pas au calme. « On se retrouve tout à l'heure, d'accord ? » Approbation de Manilius. Sa fille comprit, et l'entraina avec elle. «  Allez viens, on va s'asseoir. »

La buvette n'était heureusement pas loin, et à l'ombre : le soleil n'était pas forcément un avantage lorsqu'on était mal en point. Il scruta de nouveau Juliet :

« Pas trop sous le choc ? Je pense que tu vas avoir une jolie bosse...tu veux aller à Sainte-Mangouste ? »

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Juliet Birch


MessageSujet: Re: Duel au soleil || Juliet Dim 25 Juin - 18:37

Quand on y pensait, c’était un peu étrange de savoir que c’était Jule Birch qui travaillait à la cellule communication du parti Merliniste. Ce n’était pas qu’elle était timide, mais elle était discrète, peut-être trop pour ce poste disait-on. Certains avaient même murmuré que c’était son amitié avec Charles, un des “cadres” du parti qui lui avait valu ce poste. Bien entendu, quand les gens parlaient d’amitié, ce n’était qu’une façon polie de dire qu’ils couchaient ensemble. Triste constat, ne pouvait-on donc pas entretenir une relation avec le sexe opposé sans être soupçonné de fornication ? La jeune femme était insensible aux ragots. Pour avoir travaillé au Ministère pendant des années, elles savaient que les bruits de couloirs étaient inévitables, sans compter que les sorciers adoraient les gossips en tout genre. Elle faisait la sourde oreille et c’était très bien comme ça. Sans compter que les gens avaient tendance à oublier que le parti Merliniste ne payaient pas. Ils étaient tous bénévoles, faisaient ce qu’ils faisaient sur leur temps libre et la communication faisait probablement partie des boulots les plus ingrats.

L’été était le moment idéal pour les manifestations. Il faisait bon, ce qui assurait d’avoir plus de gens présent. Pas mal de leurs militants étaient en vacances et pour ceux qui ne l’étaient pas, c’était samedi, donc pas d’excuses. L’ironie dans tout ça, c’était que Jule n’aimait pas les manifestations. Elle estimait que ça ne servait pas à grand chose, les cadres du parti pensaient autrement.

- Juliet,
lui avait-on dit. Les manifestations nous offrent de la visibilité, elles nous permettent de montrer au sorcier que nous sommes présents et que nous n’abandonnons pas le combat contre Lucius Malefoy et sa clique.

C’était bien beau tout ça, mais ce n’était pas assez. Plus que ça, elle estimait que c’était une bonne occasion pour les puristes de savoir quels citoyens étaient contre eux. Même si Malefoy avait gagné les élections “ à la loyale “, elle ne faisait pas l’erreur de penser que le ministère et ses employés - en particulier les mangemorts- faisaient les choses à la loyale. Loin de là, elle avait travaillé aux ministère quand les mangemorts revenaient au pouvoir en 94, elle se souvenait parfaitement bien que celui-dont-on-doit-pas-prononcer-le-nom n’avait rien contre les coups bas. Elle était toujours étonnée de voir que peu de gens à part elle s’en souvenaient. La mémoire des gens n’excèdent pas deux cent jours comme disent les politologues. Du reste, elle n’aimait pas les manifestations pour une raison très simple, quand ce sont des bénévoles qui dirigent les bénévoles, ça dégénère souvent. Or ici, en ce superbe samedi à Edimbourg, on pouvait assister à une grande garden party plutôt qu’à une manifestation. En tout cas du point de vue de la pauvre Jule.

- Et voilà, dit-elle à Betty, sa collègue et amie qui ne ratait aucune manifestation. On salue un vieux copain, on a apporté sa bière en plus, parfait, est-ce que je n’ai pas dis pas de débordement quand j’ai envoyé les hiboux et alcools proscrit ? Sans attendre la réponse de sa compagne, elle répondit elle-même en maugréant. Bien sûr que si, je l’ai dit. Est-ce qu’ils m’auraient écouté ? Evidemment que non.

Elle soupira tout en passant une main agacée dans ses longs cheveux blonds. Soit, le calvaire serait bientôt fini, elle n’avait qu’à prier pour qu’il n’y ait pas d’incident pendant l’heure et demi qu’il restait et elle pourrait transplaner chez elle avec bonheur. Betty la quittait -elle aussi avait vu quelqu’un qu’elle connaissait - et Jule se retrouva seule à circuler entre les gens pour s’assurer du bon déroulement de la manifestation. En soit, si on exceptait le manque de sérieux de certains militants, tout se passait au mieux. Où en tout cas, c’était le cas jusqu’à ce qu’elle voit au loin deux mangemorts en train de fouiller un de leur jeune militant. Juliet soupira avec beaucoup d’emphase cette fois-ci. Toute après-midi où on avait affaire à des mangemorts étaient une après-midi gâchée, il ne restait plus qu’à espérer que ça ne serait pas long.

Elle s’approcha, rangeant sa mauvaise humeur dans sa boite - ça ne servait strictement à rien avec les mangemorts - et demanda quel était le problème. Le jeune militant, du haut de ses seize ans était soupçonné d’avoir de la bombe à bouse avec lui, objet interdit pendant la manifestation. Évidemment, avec toute la mauvaise fois du monde, on parlait déjà de fouille et amende sans compter un interrogatoire dans les règles. Juliet fit signe au gosse de dégager avant que les choses ne dégénère et pris les choses en main. Ses interlocuteurs, conscients qu’ils avaient affaire à quelqu’un de plus important laissèrent le gosse partir tout en passant leur mauvaise humeur sur elle. Il ne fallut pas longtemps pour que le ton monte et les choses dégénèrent puisqu’il parlait d’obstruction à la justice, s’ils n’avaient pas pu avoir le gamin, ils pouvaient bien l’avoir elle.

Wilkes, si elle se trompait pas de masque,  fit l’erreur de poser la main sur elle dans le but de l’entraîner à sa suite, Juliet, qui n’avait jamais supporté qu’un étranger la touche se dégagea sèchement ce qui déplut au mangemort. Le coup qui suivit fut violent, assez pour tirer des exclamations indignées des gens autour d’elle et assez pour qu’elle ait envie de prendre sa baguette et rendre le coup. Quoique sonnée, elle était encore capable de se défendre, mais elle n’en fit rien. Un agresseur n’aime jamais tant taper que quand il voit que sa victime se défend. Or, mieux valait qu’il la trouve inoffensive.

Ce fut à ce moment qu’Adrian Rosier se décida à apparaître. Elle ne savait pas si elle devait se sentir gênée, soulagée ou agacée par sa présence. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle rêvait de lui faire bouger la main qu’il avait posé sur son épaule. Etais-ce une habitude purement masculine que de toucher les femmes avec qui ils étaient à peine intime comme si elles faisaient partie des meubles ?

Ils ne s’étaient pas revus depuis cette désastreuse soirée au Sabot de Bacchus presque six mois auparavant. C’était d’ailleurs pour un mieux, leur deux rencontres s’étaient soldés par des fiascos sans nom et Juliet n’était pas pressée de remettre le couvert, surtout après les ragots qui avaient suivis. Ce n’était pas qu’Adrian soit un mauvais bougre, enfin c’était l’impression qu’il lui avait laissée, mais il y avait sa marque et les idées qui l’entouraient et ça, Jule ne pouvait pas passer au dessus.

Elle le laissa parler et ce ne fut que lorsque les deux mangemorts furent partis qu’elle s’aperçut que son humiliation avait été plus publique que prévu. Sérieusement, depuis quand les merlinistes et à plus forte raison ceux qui font partie de l’Ordre se font secourir par des mangemorts ? Adrian retira sa casquette, lui demandant si elle allait bien, la jeune femme en profita pour mettre une certaine distance entre eux et répondit sur un ton qui n’était guère aimable :
Je vais bien, merci. Elle tâta son visage douloureux comme pour examiner les dégâts. Elle aurait apprécié se regarder dans le miroir pour pouvoir évaluer la chose correctement, mais elle ne voulait pas, pas devant autrui en tout cas.

Elle n’eut pas le temps d’expliquer à Adrian ce qui s’était passé, ils furent rejoint par deux militants du Mpm.  Juliet aurait bien répondu à Kathryn, mais elle n’eut le temps que de murmuré un bonjour et d’indiquer qu’en effet, Manilus, Kathryn et elle avaient déjà eu le plaisir de se rencontrer qu’ils étaient déjà partis pour leur laisser plus d’intimité. Pour faire quoi, elle n’en avait aucune idée !

- Ca va, tu sais.


Embarrassée, agacée, un peu rougissante aussi, elle ne savait pas très bien comment réagir à cet espèce de sauvetage dans les règles. Devait-elle endosser une robe rose et demander à Adrian de revétir le costume de Mario ? Elle châssa ses références résolument moldues de sa tête pour se concentrer sur le présent. Elle n’avait pas nécessairement envie de s’asseoir à la buvette remplie de militant, encore moins en compagnie d’un mangemort connus. Elle, ils devaient s’éloigner.

- Viens, dit-elle un peu brutalement. On ne peut pas rester ici.

Elle se dirigea à l’écart, là où il ne serait plus au milieu de la foule et au vu de tout.

- Qu’est-ce que tu fais ici ? Tu revois tes positions sur le parti puriste ?

C’était une tentative d’humour un peu foireuse, elle devait le reconnaître. Adrian Rosier, le fils de Kathryn Prewett … Pour une surprise …. Ashley ne lui avait jamais préciser à quel degré ils étaient cousin. Après tout, les trois-quart des sang purs d’Angleterre l’étaient. Elle comprenait un peu mieux maintenant. Plantée devant lui, les bras croisés, elle attendait des explications tandis qu’une tonne de chose se bousculaient dans sa tête.

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MessageSujet: Re: Duel au soleil || Juliet Jeu 29 Juin - 15:28


Bon, pour le côté, ne pas faire de vague, c'était franchement raté. Le chef allait le tuer. Mais lui dire « Ronce, tiens toi tranquille » et lui confier une telle mission relevait d'une haute surestimation du personnage d'Adrian Rosier. Oh, il avait dit oui parce qu'il ne pouvait pas vraiment refuser, mais franchement, il était lui même très sceptique quant aux chances qu'il avait de ne pas se faire remarquer. Surtout avec sa mère et son grand-père dans les parages. Surtout à une manifestation merliniste. Adrian était sûr que quelqu'un d'autre aurait pu faire un meilleur boulot à sa place. Quelqu'un qui n'aurait pas été affligé d'une mère excentrique et envahissante, même si adorable, en premier lieu. Quelqu'un dont les fréquentations n'étaient pas dans leur quasi-intégralité merlinistes, aussi. Mais qu'allais-je donc faire dans cette galère : la célèbre réplique de Molière décrivait comme un gant Adrian Rosier, qui se demandait d'ailleurs lui aussi pourquoi il s'était embarqué dans une telle situation. Ce n'était pas qu'il y attachait de l'importance, mais lorsqu'il allait revenir au bureau, il allait falloir gérer tout ça, et s'il n'avait strictement rien à faire des réprimandes du chef ni de l'avis de Tobias Wilkes, il n'avait pas envie de perdre du temps avec eux non plus.

Le chef était correct. Wilkes était un imbécile. Il se souvenait de son père. Le faire valoir de papa. Tué en même temps que lui. Aussi intelligent qu'une bûche. Le fils est exactement pareil, il va gueuler pareil, je vais perdre du temps, et putain, j'ai pas envie d'écouter sa vie. Le néant m'ennuie, franchement. S'il pouvait devenir aussi sarcastique que Chapman, c'est parce que l'intégralité ou la quasi-intégralité des gens avec qui il bossait le gonflait. Des crétins, tous. La violence qui domine. Des filles qu'on torture, aucun avenir sérieux, juste l'idée qu'on va faire souffrir le monde, un peu plus, un peu plus longtemps. Je peux pas supporter l'injustice. J'y peux rien, j'y suis jamais arrivé. Pourquoi croyez vous que je bois ? Que je galère ? Parce que je suis dans le camp des salauds. Et parce que en face, ils ne valent pas mieux. J'ai payé pour le vieux. Alors non, en face, ils pourront dire ce qu'ils veulent, ils ne valent pas.

Définitivement, Adrian était un franc-tireur. La hiérarchie, il avait du mal. S'habituer à l'horreur, il ne pouvait pas. Je connais l'envers du décor. Je suis là pour agir, un peu. Essayer de rétablir l'équilibre. Il obtenait des résultats, alors ça passait, on essayait bien de lui donner des ordres, on essaierait bien de l'engueuler, encore, mais il s'en foutait. Il jugeait qu'il n'avait trop mal agi. Certes, cela pouvait étrange. Il respectait un code qui n'était que le sien, qui pouvait paraître en total décalage avec celui des mangemorts, et qui faisait qu'il se retrouvait en total décalage avec la situation globale. Peut-être. Mais abdiquer, renoncer, c'est se perdre. Il était intransigeant là-dessus. Et le chef aurait beau l'engueuler, ça ne changerait rien. L'homme aime tuer. Tuer pour tuer. L'homme aime le massacre... Alors, pourquoi pas moi ? Qu'est-ce que je fous sur cette planète d'assassins ? Oh, bon dieu, partout le sang, le plaisir du sang, la volupté d'écraser, de dominer, d'anéantir la beauté qu'on ne peut avoir, d'abattre l'oiseau en plein vol...il ne pouvait pas. Il refusait. Peu importe qui tuait qui. La vérité, la simple vérité, c'était que c'était moche. Et qu'il n'était pas capable de l'accepter. Peu importait la cible. Et c'était la division, la vraie division du monde, selon Adrian. Ceux qui combattent l'injustice et ceux qui la commettent. Et croyez moi, si vous regardez ça, les salauds ne sont pas toujours ceux qu'on croit. Croupton, malgré son beau passé merliniste, était un salaud. Il aurait tué, enfermé, détruit, pour tout et n'importe quoi. Il l'a fait. J'étais de ceux là.

Peu importait l'origine de la violence, il s'en foutait. Elle commence par un coup, elle finit par un meurtre, c'est toujours comme ça. Aussi Adrian ne regrettait-il pas d'être intervenu. Juliet n'avait cependant pas l'air du même avis. Déjà, elle l'entrainait à l'écart, et à ce qu'elle disait, elle ne semblait pas des plus ravies de le croiser de nouveau. Il renfonça sa casquette sur sa tête. Il n'avait spécialement envie d'être reconnu non plus. Les militants merlinistes étaient prêts à lyncher Wilkes et Mulciber peu de temps auparavant, et même s'il n'avait pas de masque ni quoi que ce soit, Adrian ne tenait pas spécialement non plus à attirer l'attention.

Cependant, un peu d'amabilité, il n'aurait pas été contre. Très bien, les deux fois précédentes où ils s'étaient croisés ne s'étaient pas bien terminées. Il admettait volontiers aussi qu'il n'avait pas été spécialement sympathique au Sabot de Bacchus, d'accord. Adrian soupira légérement. Tout de même. Et puis qu'est-ce que c'était que cet humour minable, franchement, on aurait dit une de ses blagues, c'était dire. Cela dit, il fallait bien qu'il explique ce qu'il faisait là. Il sourit vaguement :

« Je suis là incognito pour voir s'il y a des gens recherché par le Ministère. »
Vérité pure. Balancée si promptement, avec tant d'aplomb, qu'il pouvait la faire passer pour une blague. « Je plaisante. Je ne ferais pas ça. » Si, totalement, mais après tout, avait-elle besoin de le savoir ? « Ma mère est merliniste, tu l'as vue. Elle a absolument voulue que je vienne, soit-disant parce que mon grand-père a besoin d'aide pour se déplacer. Je crois surtout qu'elle espère secrètement me convertir. » Il eut un sourire un peu triste. « Elle n'a toujours pas compris que j'étais un cas un peu désespéré pour le MpM. »

Il sortit une cigarette et l'alluma, tendit le paquet à Juliet dans un geste amical.

« J'ai une vague impression de déjà vu, tu sais ? Ca me rappelle Poudlard. Je crois que j'aurais jamais de merci si je te file un coup de main. » Plaisantait-il, ou était-il vexé du manque d'amabilité de Jule ? Un  peu des deux, sans doute. Il aurait sans doute moyennement apprécié, objectivement, qu'un membre du MpM lui file un coup de main. Mais quand même. Peut-être qu'il aurait dit merci. Peut-être qu'elle l'aurait fait aussi si tu étais un peu moins con et borné et grande gueule. Oui, bon. Il reprit d'un ton faussement amusé « Oh, je sais, tu aurais pu t'en sortir toute seule, et t'avais pas besoin de moi...mais bon. J'ai pas été très aimable la dernière fois qu'on s'est vu. Tu peux prendre ça pour des excuses, si tu veux. Voilà. Maintenant je vais partir, si ça t'arrange, je te dérangerais pas plus longtemps. »

Etait-il amer, vexé comme un pou, et sarcastique ? Oui. Essayait-il en même temps de s'excuser de l'avoir été la dernière fois tout en continuant à l'être ? Parfaitement. Mais Adrian Rosier n'était jamais à une contradiction près, après tout.

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Juliet Birch


MessageSujet: Re: Duel au soleil || Juliet Ven 30 Juin - 18:14

Pour une raison qui échappait à Jule, elle était incapable d’être aimable avec Adrian Rosier. Même elle se rendait compte qu’elle poussait peut-être le bouchon un peu loin. Vraiment, elle ne savait pas pourquoi, mais plus il essayait de se montrer gentil avec elle, plus elle était méchante. Entendons-nous bien, elle était aussi méchante que Juliet puisse l’être. C’est-à-dire pas beaucoup, elle se contentait juste d’être désagréable, ce qui avait l’air d’exaspérer profondément son interlocuteur. Déjà à Poudlard, elle n’avait pas su lui dire merci. Pourtant, à l’époque, il ne portait pas de marque et son nom de famille mis à part, il était parfaitement inoffensif. Peut-être était-ce dû à son nom de famille. Quoiqu’on puisse en penser, les préjugés n’allaient pas que dans un sens et il n’était pas rare que les sang mêlés et nés-moldus voient les sang purs d’un mauvais oeil. Ca avait été le cas de Juliet. La réputation des Rosier n’avait pas été pour rendre service à Adrian. Elle avait estimé, probablement injustement à l’époque, qu’elle avait déjà eu assez de problème avec les hommes en général sans ajouter des sang purs en plus. C’était injuste, elle l’avait su à l’époque et elle en était consciente encore maintenant. Charlie Weasley avait été son ancien petit copain et son meilleur ami, c’était pourtant un sang pur aussi, mais tout le monde s’accordait à dire que les Weasley était l’exception qui confirme la règle.

Alors quoi, des années plus tard, rien n’avait changé ? Non, rien. En un sens, elle aurait même pu dire qu’elle avait eu raison de se méfier de Rosier à l’époque, mais elle s’en était méfiée pour de mauvaise raison. Serait-il devenu mangemort s’il avait eu d’autres fréquentations, un autre environnement que celui de ses pairs ? Probablement et de toute façon, elle préférait ne pas remettre ce genre de chose en question, c’était plus facile. Quand l’ennemi n’a pas de visage - et il ne fallait pas se leurrer, ils étaient ennemis, il n’y avait bien qu’Adrian pour ne pas le comprendre - on avance plus facilement sans remord. Hélas, il semblait déterminé à tenter de se rendre sympathique par tous les moyens.

Tout ça expliquait son manque de courtoisie flagrante envers le mangemort. Elle doutait que ça soit une justification suffisante aux yeux de l’intéressé. Il avait d’ailleurs l’air de relativement mal prendre son absence de civisme, mais c’était un peu fort de sa part de mal le prendre. Il ne fallait pas inverser les rôles non plus. La dernière fois qu’elle l’avait vu, elle avait passé une soirée odieuse, coincée entre lui et sa soeur en tentant d’être le plus aimable qu’elle pouvait pour se faire rembarrer. Il ne fallait pas trop lui en demander. Elle avait tenté une blague, certes, nulle, qui était tombée à plat, mais ça semblait être le mieux qu’elle puisse faire.

- Tu as raison, ça n’a jamais été le genre du Ministère d’espionner. Elle sourit, mais ses yeux, eux, ne souriaient pas. Tu oublies que je travaillais encore au Ministère quand Fudge a eu sa période de paranoïa constante. Enfin, quoiqu’il en soit, je ne doute pas que tu sois là pour accompagner ta famille.

Evidemment, elle ne le croyait pas. Ce n’était même pas contre lui, mais on ne peut pas faire partie de l’ODP sans se douter qu’on est recherché. Elle sortit sa baguette et dit à Adrian : Tu permets ?, avant d’invoquer son Patronus. On évite les gestes brusques quand on a un mangemort à côté de sois. Un gros chat norvégien apparut et Juliet lui transmis son message destiné à Charles Harper, un des cadres du partis.

- Je confirme la présence de mangemort sur le site de la manifestation. Plusieurs sont présent, pas de nombre officiel pour le moment.

Revenant à Adrian, elle ne fit même pas semblant d’avoir un sourire contrit et se contenta de dire :

- Désolé, mais c’est mon rôle.

Elle saisit le paquet de cigarette qu’il lui tendait et en sortit une qu’elle alluma d’un coup de baguette avant de la ranger. Elle aspira une longue bouffée, son visage lui faisait mal, elle sentait que la partie ou Wilkes lui avait porté un coup la lançait, mais elle se refusait d’y toucher. Les remarques d’Adrian lui tirèrent un soupir presque plus douloureux que le coup lui-même. Fâchée, elle lui fit face, les poings sur les hanches, son ton se faisait de plus en plus exaspéré. Qu’est-ce qu’il refusait de comprendre ?

- Tu ne vas pas remettre à CHAQUES fois cette histoire sur le tapis. Je me suis excusée, non ? Qu’est-ce que tu attends de moi à la fin ? Le ton commençait à monter ce qui était rare pour Juliet. On est en pleine manifestation merliniste et on ne peut pas dire que tu sois le moins connus des mangemorts. Tu viens t’opposer à tes collègues pour m’aider. Tu crois que je vais avoir l’air de quoi moi ? Ca va vraiment faire bon genre, la chargée de communication du MpM se lie d’amitié avec un mangemort. Sans compter tes collègues, tu ne crois quand même pas qu’on ne va pas aller regarder mes antécédents d’un peu plus près histoire de savoir pourquoi est-ce que tu viens en aide aux merlinistes ?

Au final, elle était furieuse parce qu’il attirait l’attention sur elle et c’était bien la dernière chose dont elle avait besoin. Elle tira rageusement sur sa cigarette, une main dans sa poche.

- Et oui, tu étais odieux la dernière fois qu’on s’est croisé, mais je suppose que c’est de bonne guerre, une fois c’est toi une fois c’est moi.
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Adrian Rosier


MessageSujet: Re: Duel au soleil || Juliet Lun 3 Juil - 15:18


Au premier abord, on aurait pu dire qu'Adrian Rosier avait pour principal problème une féroce incapacité à faire des choix, qu'il voulait plaire à tout le monde, qu'il ne voulait se fâcher avec personne. Ce qui posait à l'évidence une difficulté, en effet, car dans la vie, il était strictement de ne pas se faire d'ennemis, pour des choses plus ou moins futiles, d'ailleurs. En réalité, si ce flou, cette répugnance au conflit, faisaient indubitablement partie de sa personne, il était très exagéré de dire qu'elle la reflétait entièrement. Ce qui le reflétait le mieux, c'était la croyance sincère qu'il n'était pas obligé de s'engueuler avec tout le monde. Qu'il pouvait continuer à ne pas être un salaud total. Qu'il pouvait toujours fréquenter les mêmes amis. Il ne pouvait pas supporter l'injustice. Il continuait à croire qu'il pouvait la combattre. Il savait bien que dans ce combat là, tout le monde était prêt à n'importe quoi pour gagner.

Et évidemment le n'importe quoi, c'est plus facile si on est pas reconnaissable, si on caricature, si on fout tout dans le même panier. Et c'est exactement ce qui a conduit à la guerre. C'est toujours ce qui conduit à l'injustice. Ce n'est pas nous contre eux. Ça n'est pas possible. Le sentiment de clan avaient conduit à l'émergence des mangemorts, à placer des gens comme son grand-père au pouvoir. A exiger de lui des choses qu'il n'était pas capable, lui, Adrian, de tenir. C'est de la peur, de l'ignorance, parce qu'on ne connaît pas, qu'on refuse de parler, de discuter. Parce qu'on commence par communiquer par des coups et qu'on finit par un meurtre.

C'est toujours comme ça. Et quel que ce soit le camp, ça n'est pas acceptable.  C'était un basique pour Adrian. La méchanceté gratuite, la haine, non, il ne le pouvait pas, ne le supportait pas. Paradoxalement, c'était pour cela qu'il avait rejoint les mangemorts – principalement, au moins, si on excluait l'idée de reprendre le flambeau de son père. Parce qu'il avait vu que les merlinistes, et leur soit-disant justice, était faillible. Ce n'est pas noir contre blanc. Ça ne l'était pas au départ. Et ça ne l'est pas pour moi. C'est plus compliqué que ça. Je suis désolé. Je n'aime pas cette phrase. Je n'aime pas l'usage qu'en font les esprits subtils. Le malheur est qu'elle est souvent vraie. En l'occurrence, elle l'est. C'est plus compliqué que ça.

Il détestait ça. Être le dernier, sans doute, à penser comme ça. Adrian avait sincèrement cru qu'il rejoindrait un groupe qui pourrait combattre l'injustice, mais c'était exactement le contraire qui s'était produit. La naïveté qu'il avait étant jeune était catastrophique. Peut-être l'était-il encore, d'ailleurs, à croire qu'il pourrait sauver les choses tout seul. En attendant, il était coincé, environné de crétins et de violents, malheureux comme les pierres, essayant à son échelle, minimale, de sauver ce qui pouvait l'être, c'est à dire pas grand chose.

Et par Salazar, il n'était pas vraiment aidé. Oui, d'accord, il n'était pas tout à fait blanc comme neige et effectivement, au départ, il était bien en mission. Mais, Merlin ! Il y en avait bien, parmi eux, qui avaient un passif aussi sévère que celui des mangemorts, pire que le sien, même. Il fallait bien qu'on les surveille. Alors oui, il mentait un peu. Oui, il n'était pas forcément honnête. Mais Adrian n'avait pas vraiment le choix. Il soupira, continuant de tirer sa cigarette. Si tu es un peu objectif, mon vieux, avoue qu'elle n'a aucune raison de te faire confiance. Oh, ça va. C'est de bonne guerre. Le ministère est un ramassis de connards depuis toujours. Pour rappel, ils l'avaient tout de même balancé à Azkaban parce qu'ils n'arrivaient pas à prouver que son grand-père étaient coupables. Donc oui, maintenant, c'était de bonne guerre. Plus ou moins. Il décida de rester silencieux alors que Juliet contactait Harper. Allez, ça aussi c'est un juste retour de bâton.

Pas ce qui suivait, moyennement. Cette fois, ça suffisait amplement. Il était facile de voir quand Adrian s'énervait – pourtant, il jugeait lui même qu'il avait fait preuve d'une patience exceptionnelle au vu de son caractère avec Juliet Birch. Facile car il avait la colère prompte, et un vocabulaire, s'il était certainement plus expansif, plus rageur, qui se mettait fortement à ressembler à celui de son grand-père. N'était pas Rosier qui voulait : l'ironie et la franchise étaient deux traits de caractères qui traversaient les générations.

« Je sais pas ce que j'attends de toi, ouais. Je suis pas facilement offensé, mais là c'est un peu dur de laisser ça passer, je t'avoue ! »

Le ton montait de plus en plus, sans qu'il ne sache pourquoi. Ce n'était pas ce qu'il voulait, ni comment il penserait que ça se passerait, naïvement peut-être, encore une fois. C'était même la dernière chose dont il avait envie, en réalité. Pourtant, là, oui, effectivement, il trouvait franchement Juliet insupportable.

«  Ah parce que t'as des antécédents, maintenant ? C'est de mieux en mieux cette histoire, bon sang... »

Oui, qu'est-ce qu'il allait foutre dans cette galère ? Depuis quand, quand on filait un coup de main aux gens, ils vous engueulaient ? Hors Chapman Rosier, sur cette Terre, Adrian n'avait aucune intention de se laisser emmerder de cette façon là. Et puis ça restait tout de même la chose la moins logique :

« Oh, parce que ça va être ma faute, tout ça, maintenant ? Vraiment ? Tu crois qu'il te serait arrivé quoi, si je n'étais pas intervenu ? Qu'ils t'auraient laissée tranquille ? J'ai jamais vu un argument d'aussi mauvaise foi, je crois bien.  Explique moi donc, tiens, ce que j'aurais du faire, puisque apparemment, moi je suis trop con. T'étais partie pour te faire tabasser, Juliet. Et arrêtée. Tu crois vraiment que ça aurait mieux, franchement ? » Il tira une bouffée de tabac, furieux d'être traité de cette façon là et maugréa : « De toute façon, je pouvais pas faire autrement. »

Oh, si bien sûr, qu'il aurait pu. Ca aurait été plus simple. Mais non. Il devait aimer se compliquer la vie, Adrian Rosier. Se fourrer dans des situations impossibles. S'inquiéter pour des gens qui ne l'aimaient pas particulièrement, voire pas du tout et être désolé que ces gens ne l'aiment pas. Catégorie de personne qui en réalité n'en comprenait qu'une : Juliet Birch. Ce qu'il comprenait d'ailleurs mal. C'est qu'il pouvait être idiot, quand il voulait.

« Enfin, quoi, de quoi j'aurais eu l'air, si je ne l'avais pas fait, moi ? Je vais pas devenir un sale type juste parce que ça t'arrange, Juliet ! »
Il tira une nouvelle bouffée de tabac. « Ils t'auront oublié demain, Wilkes à l'intelligence d'un scroutt à pétard atrophié et je doute sincèrement que tu intéresses beaucoup le bureau. Par contre le crétin qu'ils appellent Ronce, qui ne cesse de désobéir aux ordres, lui, il va en avoir. Mais bon, c'est pas si grave, contentons nous de dire que c'est un salaud, et ça suffira comme ça ! » Il laissa la colère retomber un peu, en silence, puis continua d'un ton qui était redevenu un instant plus posé. « Ecoute, je suis désolé, mais je me suis inquiété. Vraiment. Voilà. Ce n'était pas brillant, peut-être, et bon, peut-être que la dernière fois j'ai été détestable, mais je te jure ce n'était vraiment pas pour te poser problème. J'aurais simplement voulu,  je ne sais pas, que ça passe mieux, entre nous, parce que... »

Parce que quoi, crétin ? Qu'elle est spéciale à tes yeux ? Qu'elle compte pour toi ? Mais dans quelle situation tu vas te mettre ? Dans quelle histoire stupide, quelle impasse, tu as encore décidé de plonger ? Il fallait espérer que Jule Birch n'ait pas compris, pas deviné où il voulait en venir, parce que sinon ça allait devenir encore plus dramatique, et dramatique dans le sens désastreux. Apparemment non, car elle avait déjà repris sur autre chose, toujours sur le même ton agacé. Il eut un geste las, éteignit sa cigarette.

« Oui, c'est bien, c'est ça. Je vois pas pourquoi j'insiste, après tout. On a peut-être plus rien à se dire, en effet. »


Et tourner les talons, c'était encore la meilleure chose à faire, ce qu'il mit à exécution, se maudissant, comme à chaque fois que ça arrivait, de trop parler, de trop s'ouvrir aux gens, parce que fatalement, il choisissait les mauvaises personnes.

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MessageSujet: Re: Duel au soleil || Juliet Mar 4 Juil - 3:08

Bon, concrètement, explique-moi un peu comment est-ce que tu fais pour toujours t’engueuler avec Adrian Rosier. Ne me dis pas, parce que c’est un mangemort, ce n’est pas une excuse tu sais … Il faut plus que ça. Tu n’aurais pas pris la peine de parler à un autre mangemort. Tu ne l’aurais pas laisser boire des verres avec toi et il ne t’aurait pas raccompagné chez toi. Bon d’accord, pour la seconde partie, ce n’était peut-être pas volontaire, tu étais un peu saoule ce soir là il faut dire. Et donc la raison ? Tu ne sais pas ? Moi non plus. Mais il va peut-être falloir trouver, parce que oui, même si tu as des raisons d’être odieuse, tu l’es aussi un peu inutilement tu ne crois pas ? Sans compter que se mettre un mangemort à dos, même un type à l’air aussi inoffensif que Rosier, c’est pas une bonne idée. Il a été en prison, tu sais. Pourquoi ? Aucune idée, mais on ne finit pas à Azkaban si on a rien à se reprocher, si ? Regarde Sirius, il aurait pu être accusé à tort. Oui, mais Sirius n’avait pas de marque sur son bras. Tu penses trop. Et toi pas assez.

Jule et sa conscience, une grande histoire d’amour ou de désamour selon les périodes. Quoique présentement odieuse avec Adrian, elle ne l’était pas sans raison. Oh certes, elle aurait pu être un peu plus aimable et une partie d’elle n’était probablement pas lucide sur les raisons qui faisait d’elle quelqu’un de désagréable en la présence du mangemort, mais d’autres étaient pleinement visible à ses yeux. Assez en tout cas pour qu’elle les identifie et qu’elle ne sâche pas réellement comment réagir face à ça. C’était quand même triste qu’à trente ans, elle se sente aussi mal préparée aux situations sociales compliquées qu’elle ne l’était à quinze ans. Elle essayait simplement d’agir pour un mieux, en accord avec cette foutue conscience qui l’emmerdait au jour le jour. Parce qu’elle était comme ça. Elle voulait être droite dans ses bottes, ne pas devoir affronter de contradiction entre ses paroles et ses actes. Dans la vie, on a pas toujours ce qu’on veut et ce n’est pas parce qu’on a un idéal de vie qu’on arrive toujours à l’atteindre. C’était probablement pour ça que le ton ne cessait de monter entre Adrian et Jule, les lançant dans ce qui ressemblait de plus en plus à une dispute de couple.

- Dans ce cas là, tu devrais peut-être me dire ce que tu attends de moi, parce que de toute évidence, tu attends quelques chose sinon on ne s'énerverait pas comme ça. Et puis si tu es facilement offensé, qu’est-ce que j’aurais du dire moi ? Coincée entre toi et ta soeur aux Sabots de Bacchus, j’ai essayé d’y mettre du mien et je me rappelle parfaitement que tu m’as envoyé au diable voir si tu n’y étais pas.

Il fallait admettre que c’était mesquin de revenir sur cette soirée, mais bon sang de scroutt à pétard, elle avait fait ce qu’elle pouvait ce soir là et Adrian avait été probablement plus désagréable qu’elle ne l’était à présent. L’événement datait de plusieurs mois, il n’y avait donc aucune raison de le remettre sur le tapis, mais de toute évidence, ils cherchaient tous les deux à se reprocher absolument quelque chose pour être sûr de ne pas être celui qui céderait et s’excuserait en premier. Chacun estimant bien entendu être dans son bon droit.

- Si par antécédent tu entends avoir un mari tué pendant qu’il était à la recherche des mangemorts qu’on avait pas encore incarcéré en 94, alors oui, j’ai des antécédents. Autre chose ? Le ton était définitivement sec, elle appréciait peu la remarque. Et quand bien même j’en aurais, en quoi est-ce que c’est gênant ? Ce n’est pas comme si tu étais lié à moi d’une façon ou d’une autre. Mesquinement, elle ajouta : Je n’entacherais pas ta carrière.

La cigarette, leur alliée à tous les deux quand ils étaient en train de s'engueuler, se consumait bien trop vite au goût de Juliet et cette fois-ci, elle sortit son propre paquet pour en allumer une tout en le tendant à Adrian. Parce que oui, ce n’était pas parce qu’on s’engueulait que la courtoisie d’un fumeur envers un autre devait disparaître. Ironie quand tu nous tiens.

- Je n’ai pas dit que c’était ta faute s’ils étaient venus chercher misère. Je dis juste que je m’en serais sortie. Ecoute, ils allaient faire quoi ? Me tabasser en pleine manifestation merliniste ? Grand bien leur fasse, c’était de la mauvaise pub pour Malefoy et les journaux auraient fait choux-gras sans compter l’émeute à laquelle ça aurait donné lieu. Ils m’auraient embarqué pour un interrogatoire ? Même scénario. Ca n’aurait pas traîné. Où alors, il y a des chose que je ne sais pas sur vos méthodes de fonctionnement.

Elle jouait volontairement un peu les innocentes. D’un côté, comment avoir une relation franche avec quelqu’un quand une des deux parties ne l’est pas. Adrian, malgré ses défauts et sa marque ne se cachait pas. Elle pouvait au moins lui reconnaître qu’il était entier. C’était plus qu’elle ne pouvait dire pour elle-même dans cette espèce de non relation qu’elle entretenait avec lui. Elle faisait partie de l’Ordre et quoiqu’il ne le sache, elle faisait partie de ces gens qu’ils étaient payés pour traquer. C’était rendre service leur rendre service à tous les deux que de couper les ponts avant même d’avoir réellement commencé une amitié. Elle ne pouvait pas l’expliquer pleinement, alors en dernier ressort, elle était agressive ce qui n’aidait pas non plus.

- Mais tu t’es déjà mis du côté des sales types en jouant dans l’équipe adverse. Elle ne put pas s’empêcher de presque crier sa réplique tant elle était exaspérée. Néanmoins, la jeune femme s’aperçut qu’elle allait un peu loin et soupira, elle continua. Tu n’aurais pas pu être simplement un employé lambda au ministère, ça aurait été plus simple, tu sais ?

Mais non, Adrian ne voyait pas et il avait mal pris la discussion. Pour être honnêtement, elle le comprenait puisqu’elle se trouvait dans la même disposition d’esprit que lui. Juliet aurait vraiment dû le laisser tourner les talons, vraiment. Elle savait qu’elle aurait dû alors pourquoi est-ce qu’elle ne le faisait pas ? Peut-être parce qu’il était touchant quand il disait qu’il aurait voulu que ça se passe autrement et que dans le fond Jule aurait bien voulu aussi. Elle n’était pas méchante de nature, elle n’aimait pas faire de la peine aux gens inutilement, ça lui donnait des remords. Alors plutôt que de le laisser partir comme sa conscience lui indiquait de le faire, elle le rattrapa et lui agrippa la main pour l’empêcher de continuer.

- Ecoute. Elle inspira un bon coup. Je ne vais pas m’excuser, vraiment, ça ne sert à rien, mais tu vois ça serait plus facile si tu étais détestable. Je ne dis pas que tu es un sale type Adrian, par contre, tu fais partie d’un groupe de sale type. Peut-être que tu t’es retrouvé là un peu par hasard, peut-être que non, en attendant, il y a peu de rédemption pour les mangemorts. Moi, j’ai un problème avec eux. Avec leur philosophie, avec les valeurs qu’ils prônent. Parce qu’ils ont détruit une partie de ma vie et m’ont enlevé quelqu’un que j’aimais. Je n’ai pas de nom, je ne l’aurais peut-être jamais et je ne cherche pas à l’avoir, mais si un jour je l’ai, je n’aurais pas un moment d’hésitation. Tu ne peux pas ne pas être conscient que viendra un moment où on se retrouvera l’un contre l’autre. Ce n’est peut-être pas ce que toi tu veux, mais c’est ce que veulent les cadres des deux partis. On le sait tous les deux. Alors oui, ça serait vraiment plus facile pour moi si tu étais un sale type. Dans le fond, je n’ai rien contre toi. Les mots avaient un peu de mal à sortir et le rouge lui monta aux joues. Je t’aime bien, mais tu te rends bien compte que quoi qu’il arrive, tout jusqu’à nos valeurs profondes nous opposent.

Et voilà comment on signe le début des emmerdes. Tu aurais mieux fait de le laisser partir lui murmurait amicalement sa conscience. Parce que maintenant, tu fais quoi ?
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MessageSujet: Re: Duel au soleil || Juliet Mer 5 Juil - 16:34


La colère était mauvaise conseillère. Adrian avait beau tenter de se rappeler cela, il fulminait tout de même. Ce n'était pas possible, tout de même, qu'il se fasse traiter comme ça. Parce qu'après tout, bon sang, il n'avait fait que l'aider, Juliet Birch, on ne pouvait pas dire qu'il s'était comporté comme le dernier des salauds. D'accord, très bien, il voulait bien l'admettre, il n'avait pas été un modèle de courtoisie quand ils s'étaient croisés au Sabot de Bacchus, mais c'était de l'histoire ancienne, et il fallait bien admettre que la situation ne pouvait que dégénérer au vu de son état d'esprit, et de celui d'Alice. Très bien, Juliet s'était effectivement retrouvée piégée dans une dispute qui ne la regardait pas, mais ce n'était pas sa faute, à lui, d'abord, et si ses souvenirs étaient bons, il ne semblait pas à Adrian que Juliet ait été sympathique non plus, vers la fin. Il ne lui semblait même pas avoir été si odieux. Je crois que j'étais simplement triste, comme maintenant. C'est toujours la tristesse qui domine, c'est toujours quand les gens se mettent à hurler, à crier, à ne plus se parler, ni à chercher à comprendre.

Mais ça ne servait à rien d'en rajouter, au fond. Cette vieille histoire, c'était passé, et ce n'était pas vraiment de leur faute, ni à lui, ni à elle, ni à Alice, plutôt de celle de Chapman. Comme toujours, la famille brise, elle emporte tout sur son passage. Malédiction des Rosier, nous voilà condamné à la solitude, à ne plus savoir parler, à nous renfermer sur nous même, et à ne plus vouloir de l'aide des autres. Cela créait une barrière et un état d'esprit qui se répercutait sur les autres. Ce n'était pas la seule explication, mais bon. Comme il l'avait déjà dit, en remettre une couche ne servait à rien, c'était perdu d'avance, aucun des deux ne voulait faire d'effort et il ne comptait certainement pas être le premier à céder – en tout cas pas comme ça.

Et donc ça continuait, avec plus ou moins de violence, et de mauvaise volonté, alors qu'il essayait péniblement, de répondre à la question que lui posait Juliet. Qu'est-ce que tu attends d'elle, oui ? Au moins pour toi, ce serait bien d'avoir la réponse. Parce qu'au fond, malgré tous ses espoirs et ses efforts, Adrian savait bien qu'il y aurait toujours ce problème. Ce détail. Il y a une foutue guerre entre nous, et deux ou trois morts qui nous empêcheront toujours d'arriver à ce qu'on veut. Oui, mais toi, tu veux quoi, précisément ? Qu'elle ne lui hurle pas dessus semblait à Adrian un bon point de départ. Qu'elle ne le prenne pas pour un salaud, ensuite. Il leva les yeux :

« Oh, arrête, pitié. J'en ai pas, de carrière. Et je ne le dis pas parce que ça me gêne, je le dis parce que je m'inquiète, est-ce que tu peux comprendre ça ? »


Il était parfaitement sincère. Adrian n'était pas quelqu'un de méchant. Un type comme Chapman l'aurait probablement déjà arrêtée et collée en prison pour ce qu'elle venait de dire. En plus, en cherchant bien, il était quasiment sûr qu'il devait exister un délit d'offense à mangemort, une connerie du genre. Mais avec honnêteté, il était juste vraiment inquiet qu'on puisse nuire à Juliet pour ce genre de chose, qu'il trouvait assez injuste. Comme toujours, on en revient à ça. A ta tendance à jouer les chevaliers blancs dès que quelque chose te révolte. Ca s'appelle n'avoir aucun instinct de survie, ça. C'est de l'inconscience pure. Il savait bien qu'il aurait des problèmes, tôt ou tard, mais il ne pouvait simplement pas ignorer le monde devant lui, ce n'était pas la personnalité de Adrian Rosier. Ce dont Juliet ne semblait pas vraiment avoir conscience, pas plus que du fait qu'elle avait couru un réel danger.

« Mais est-ce que je rêve, bordel. Tu crois vraiment, sincèrement, que Toby Wilkes Jr en a quelque chose à foutre de la politique ? De l'avis des merlinistes ? Ce type est tellement con qu'il mériterait qu'on l'achève avec une pelle, nom d'un chien, parce que c'est ce qu'il fait aux gens ! Sans vouloir douter d'aucune de tes capacités, tu penses sincèrement que tu t'en serais sortie ? »

Est-ce que c'était une bonne idée de balancer les méthodes d'un membre de bureau à quelqu'un du Mouvement pour Merlin ? Adrian n'y avait pas réfléchi, et sur le moment n'en avait strictement rien à foutre. Le ton montait, encore et toujours, et finalement, il ne regrettait pas d'être parti, au vu de la dernière réplique que lui avait lancé Juliet. Non, il n'aurait pas pu être un employé lambda du ministère, non. Pas avec tout ce qui s'était passé. Ils ont tué mon père. Ils m'ont envoyé à Azkaban parce qu'ils ne parvenaient pas à choper Chapman. Quelles leçons de morale, ma grande, ton camp peut-il bien venir me donner, hein ?

Ils n'avaient plus rien à se dire, non, c'était fini, et il était déjà en voie de repartir, de rentrer chez lui, loin de cette foule merliniste qui commençait sérieusement à le gaver avec leurs bons sentiments alors que lui, Adrian, c'était tous les jours qu'il bossait avec des fous et essayait de limiter la casse.

Pourtant, Juliet avait bien raison. Il était du côté des salauds. Même s'il essayait de faire de son mieux pour ne pas en être. C'était peut-être bien contre lui-même qu'Adrian était en colère, au fond, pour cela qu'il tournait les talons. Pas facile d'affronter la vérité en face, pas vrai ? Oh non. Apprendre à perdre, à céder, ne m'a jamais appris à aimer la vérité. C'était peut-être mieux donc de l'éviter et de partir. Il ne s'attendait pas à ce que Jule le retienne, et ce pour lui balancer cette vérité, matinée d'autre chose qui lui plaisait, mais qu'il aurait préféré entendre en d'autres circonstances. Il ne put que secouer la tête, il n'y avait pas grand chose à répondre :

« Je sais bien...au fond, c'est toi qui a raison. Je sais bien. Mais j'ai jamais su être raisonnable, je pense que ça tu l'as vu. » Il tenta de sourire. « C'est pour ça que je m'accroche, un peu. Je me suis jamais vraiment habitué. Je veux dire...je voulais rejoindre les mangemorts. A cause de la mort de mon père. Et parce qu'ils m'avaient envoyé à Azkaban juste parce qu'ils n'arrivaient pas à prouver quoique ce soit contre le Padre. » Pourquoi, mais pourquoi tu lui racontes ça, à tous les coups elle s'en fout et elle a raison. Ta vie minable, Adrian, ton absence de logique, ça n'intéresse personne. « Je pensais que l'injustice était partout, et comme j'ai toujours détesté ça... Je le crois toujours d'ailleurs. Mais ça fait mal de découvrir  qu'il y a un camp plus injuste que l'autre, et que tu en fais partie. » Si tout avait été différent, tu aurais pu être un type bien. Ou peut-être qu'il l'était, qu'il avait juste fait les choix qu'il pouvait, ramant difficilement contre une vie qui ne le ménageait pas. « Peu importe, au fond. C'est du passé, ça ne change rien. Et ça ne fait pas avancer notre problème, non plus. » Il se reprit à sourire, la regarda d'un air moins sombre. « En parlant de problème, sans vouloir te vexer, tu saignes un peu, et ta blessure commence à avoir un peu une sale gueule. T'es sûre que tu veux pas me laisser regarder ? »

Parfois, il me semble que j'entends ployer mes os sous le poids de toutes les vies que je ne vivrais pas. Conneries. On est à sa place qu'à un seul endroit, là où on est au présent : il suffit de se rappeler que chacun de ses choix, de ses décisions, des intersections qu'on a emprunté nous y a mené pour en être sûr.  C'est peut-être ce constat qui conduisit finalement Adrian à repartir d'un rire franc et à dire :

«Et hm, sinon...tu comptes me lâcher la main, à un moment ? »

Dépressif et tête à claque, bien sûr qu'il l'était. Tant qu'à être un abruti sentimental, autant l'être jusqu'au bout après tout.

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Vipère au poing.
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Juliet Birch


MessageSujet: Re: Duel au soleil || Juliet Lun 10 Juil - 21:52

De l’extérieur, si elle s’était vue agir, Jule ne se serait pas reconnue. Parfois, c’était étrange de se dire qu’Adrian la changeait à ce point là. En réalité, il ne la changeait pas, il la sortait juste d’une certaine torpeur. Elle y était plongée depuis un tel nombre d’années qu’elle considérait la chose comme naturelle, les autres aussi. Lorsqu’ils étaient l’un avec l’autre, ils agissaient comme des aimants qui ne cessent de se repousser. Ce qu’il y avait de tragique dans cette histoire, c’était à quel point ils voulaient se faire comprendre l’un de l’autre.

Adrian désirait absolument que Jule ne le voit pas comme un connard. Ca semblait important pour lui et à chaque fois qu’ils se voyaient, c’était un point sur lequel il insistait. Quant à Jule, elle refusait de céder. Peu importe les raisons qui l’avait poussé à rejoindre les rangs du Seigneur des Ténèbres, il y était et c’était suffisant pour en faire quelqu’un d’infréquentable.

Et pourtant, contre toute raison, ils continuaient à se voir. Souvent par hasard, mais c’était à se demander si ça n’était pas fait exprès. Un peu comme si toutes les excuses étaient bonnes. Et quand ils se voyaient, ils ne manquaient jamais de s’engueuler. Elle n’avait pas une expérience très développée du couple. Cinq ans de mariage, Bill quelques mois comme petit copain et plusieurs rendez-vous raté, mais même elle se rendait compte qu’ils ressemblaient à un couple en pleine dispute matrimoniale.

- Je ne vois pas pourquoi tu t’inquiètes. On est rien l’un pour l’autre, si ?


C’était toute la question. L’attitude d’Adrian à son égard était ambiguë et elle n’était pas la seule à s’en être aperçue. On ne voyait pas tout les jours un mangemort se soucier autant d’une opposante au régime. L’inverse était vrai, mais elle préférait repousser ce genre d’impulsion. C’était plus prudent et Adrian l’y aidait parfaitement bien, en particulier quand il la prenait pour plus idiote qu’elle ne l’était. La tension montait, en particulier quand il parlait de ses collègues et Juliet, qui était lassée d’argumenter dans le vide, se contenta de lever les yeux au ciel et de commenter sarcastiquement ses dires :

- Eh bien, elles sont belles les méthodes du bureau. Voilà qui a de quoi donner foi en la démocratie …

Après quelques minutes d’engueulade supplémentaire, Adrian mit les voiles et Juliet ne trouva rien de mieux que de le rattraper. S’ensuivit une discussion relativement embarrassante. Embarrassante parce que, parfois, quand Adrian lui parlait, elle avait l’impression qu’une intimité qui n’aurait pas dû exister s’installait entre eux. Le genre qui pouvait se relever dangereux, avoir des conséquences vraiment néfastes sur eux deux. Alors elle faisait semblant de ne pas entendre ses confidences, de ne pas voir les failles qu’il lui laissait voir ou la sympathie qu’il pouvait lui inspirer. C’était plus simple de faire semblant. Heureusement, pour les distraires tous les deux, il y avait sa blessure. Voilà un sujet de discussion qui ne risquait rien. Peut-être. Elle porta la main à son front, soulevant une mèche de cheveux. Elle y rencontra un liquide chaud et poisseu. La jeune femme fit la grimace, en effet, elle saignait. Ce constat la rendit moins gênée quand son compagnon lui fit remarquer qu’elle le tenait toujours fermement par la main qu’elle lui avait prise un peu plus tôt. Elle la lâcha aussitôt, cette constatation lui colorant les joues et elle marmonna un :

- Oh, pardon, désolé.
Ca faisait beaucoup d’excuses d’un seul coup. Je ne voulais pas. Encore une. C’est juste que je ne m’en étais pas aperçue. Et que ça ne l’avait pas gênée surtout.

La main lâchée, elle songeait surtout à sa propre gêne plus qu’à sa blessure - ce n’était ni sa première, ni sa dernière - si bien qu’elle eût un vrai moment de surprise lorsqu’Adrian s’approcha pour regarder la blessure lui-même. Ce n’était pas méchant, tout l’inverse, mais elle n’aimait pas qu’on la touche sans avertissement. Surprise, par réflexe, elle le repoussa un peu sèchement. Une bêtise, vraiment, mais elle n’eut même pas le temps de s’expliquer, qu’une fois de plus, le ton recommençait à monter.
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Adrian Rosier


MessageSujet: Re: Duel au soleil || Juliet Jeu 13 Juil - 17:53

« C'est vrai que les méthodes de Croupton Senior étaient tellement plus démocratiques, tiens. »

Adrian Rosier en savait quelque chose : la plupart des charges retenues contre lui en 92 venaient de crimes, d'agressions, de disparitions en tout genre qu'il n'avait pas commis – pour le reste, son grand-père l'y avait entrainé, il n'avait joué qu'un rôle de complice. Quinze ans de prison, même s'il n'en avait fait que cinq, alors qu'il n'était même pas mangemort, ça faisait beaucoup. Il avait payé pour son père et son grand-père sans que cela ne choque personne. La beauté du merlinisme. La bien-pensance. Allez vous faire foutre avec votre charité, votre pitié : vous êtes les premiers à planter des poignards dans le dos des gens lorsque vous en avez la moindre occasion. Cela arrachait à chaque fois un rire sombre à Adrian, qu'il ravalait quand il se rappelait ce qu'il avait fait depuis.

N'empêche qu'ils avaient bousillé sa vie : Azkaban, ça laissait des marques. Et puis il aurait été sans doute moins été enclin à suivre Chapman et à devenir mangemort, ironie du sort, si les aurors lui avaient foutu la paix – même s'il avait fini par revenir de ses envies de vengeance, Adrian restait tout de même sceptique. Et cela se ressentait dans l'ironie, un poil mordante, totalement moqueuse, qu'il déployait dans cette réponse, alors que Juliet accusait le bureau des mangemorts d'avoir de sales méthodes. Mais personne n'aime s'entendre dire qu'il est le salaud de l'histoire. On voudrait tous être les héros. Le problème, c'est qu'ici, il n'y aura que deux camps : les vivants et les morts, et ceux qui resteront décideront de qui a été vainqueur. Le débat n'avait même plus lieu d'être. C'était la guerre : personne n'était un saint dans une guerre.

Mais il fallait avouer, à la décharge d'Adrian et de sa mauvaise foi, qu'il était plus à l'aise pour répondre à cette question qu'à celle que Juliet lui avait posé précédemment. Tu perds tout contrôle de la situation. Il le voyait bien. Et il n'avait pas envie de trop se poser la question. Tous les signaux disent attention, et tu fonces droit dans le mur, droit vers une situation proprement dangereuse. Pourquoi est-ce qu'il s'inquiétait, oui ? Qu'est-ce qu'il voulait de Juliet Birch ? Au fond, Adrian connaissait déjà un peu la réponse. Et s'il ne voulait pas se l'avouer, c'était sans doute en partie parce qu'il savait déjà que ce n'était pas possible. Déjà, se voir ainsi, c'était dangereux. Une merliniste, un puriste, et encore plus un mangemort comme lui, ne pouvaient pas se fréquenter. C'était une réalité, un paramètre que malgré toute sa bonne volonté, il ne pourrait pas supprimer. Mais il voulait essayer, tout de même. C'était sans doute pour cela qu'il était encore là. Qu'il s'obstinait.

On passe sa vie à faire des sacrifices, à renoncer à tout. Ce n'est pas difficile de renoncer : il suffit de commencer par une chose, et le reste vient tout seul. Tu ne seras pas botaniste. Tu ne seras pas batteur. Tu n'auras pas de père. Tu n'auras plus de mère. Tu ne seras pas l'héritier. Tu ne nous rendras pas fier. Tu n'es pas un bon mangemort. Tu ne peux pas être le bon copain de tout le monde, tu as cette marque au bras. Tu ne peux pas. Tu ne dois pas. Tu n'es pas. Tu n'as pas. D'abandon en renoncement, il ne restait pas grand chose à Adrian. Tu ne peux pas avoir Juliet Birch, non plus, tu ne peux même pas te le dire, ou lui dire. Trop dangereux. Trop impossible. La simple pensée de ce qui pourrait se passer s'il tentait sa chance pouvait être inquiétante. Et donc, il ne répondait pas. Pourtant, il avait envie d'autre chose. Il était, comment dire ? Plus heureux, quand elle lui souriait sans arrière pensée. Sa vie lui semblait peut-être être un peu moins un fiasco total et chronique.

C'était idiot, parfaitement idiot. Mais on ne se comporte pas très intelligement, ni très rationellement, quand on est l'un en face de l'autre, après tout. Maintenant qu'elle lui avait lâché la main, Adrian regrettait un peu d'avoir tenté de faire de l'humour : finalement, ça n'aurait pas été mal si ça avait continué. Il secoua la tête, ajouta avec un sourire :

« Est-ce que ça ne fait pas beaucoup d'excuses ? Ce n'était pas si grave, pourtant... »


Mais le moment de grâce ne dura pas : à peine eut-il voulu aider Juliet – et ce n'était que ça, sincèrement – avec cette blessure qu'il se fit repousser séchement. Evidemment, cette parenthèse amicale ne pouvait pas durer, mais tout de même, il le vivait assez mal.

« C'est quand même un monde ! J'essayais de t'aider, encore une fois ! Ca peut pas dériver comme ça à chaque fois, tout de même ! »
Et que ça durait, et que le ton partait dans les tours une fois de plus. « Non, allez, c'est bon, cette fois je m'en vais. Terminé, j'en ai ma claque. »

Et, furieux, il avait une fois de plus tourné les talons, sans laisser à Juliet le temps de le rattraper, quittant carrément la manifestation. Aurait-il compris s'il avait connu le passif de Jule ? Sans doute. Il aurait aussi sans doute agit différemment. Mais on ne pouvait pas changer le passé. Kate et Manilius, qui le virent passer d'un air furieux, se permirent un ou deux commentaires :

« Vous croyez que ça se passe mal, entre eux, père ? Quel dommage. Juliet Birch est si charmante.

- Je ne sais pas, ma fille. On pourrait écrire des tas d'histoires, là dessus, sur un homme et une femme, dans la même situation. Toutes les histoires ont ces deux poles – lui et elle. »

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