POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Le Dindon de la Farce [terminé]

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MessageSujet: Le Dindon de la Farce [terminé] Mer 28 Juin - 14:12

La journée de travail touchait doucement à sa fin chez Gringotts la banque des sorciers. Les pieds sur son bureau, Betty dictait à sa plume un rapport détaillé sur sa dernière expédition en Serbie. Elle stoppa sa rédaction pour interpeller ses collègues présents dans le bureau.

« Yo ! C’quoi le formulaire de note de frais à remplir quand on a filé un bakchich aux péons du cru pour qu’ils nous laissent traverser leur champ de patates sans nous trouer la peau ? »

La jeune femme s’était engagée comme briseuse de sortilèges à la banque des sorciers pour l’argent facile et les aventures trépidantes. Elle aurait aimé savoir avant de signer son contrat que ce job c’était aussi beaucoup de paperasse à remplir. Les gobelins exigeaient de leurs employés sorciers des rapports complets et forts en détails, et, étant des créatures extrêmement portées sur les procédures, et proche de leur sous, la moindre dépense professionnelle devaient être justifiée par le formulaire adéquate. Cette folie administrative prenait de telles proportions qu’il fallait maintenant remplir une demande écrite au chef de service pour obtenir un rouleau de papier toilette supplémentaire.

Heisenberg, le partenaire habituel de Betty en profita pour se manifester.

« Puisque t’es dans les formulaires, rempli moi un K158c pour le pq. »
« Wesh non, fais le toi-même et arrête de bouffer des burritos à la station-service. Après Gronluk va nous coller un avertissement parce qu’on explose le budget.»

Puis l’aînée des Holmwood-Black se replongea avec application dans son rapport. C’était certainement difficile à imaginer pour quiconque la connaissait hors du boulot, elle qui était si bordélique et grande gueule en dehors, passait pour l’un des agents les plus appliqués du service. Même si elle trouvait toute cette paperasse lourdingue et bien embêtante, et qu’elle avait eu plus d’une fois l’envie de tout balancer, elle s’y appliquait en général malgré tout. Elle tenait à sa réputation professionnelle, et à l’aube de sa trentaine, son boulot était l’un de seul trucs stable de sa vie, alors elle s’y accrochait.

« Et enfin fini ! »

Betty mit un point final à son rapport et leva les bras au ciel en signe de victoire.

« Alors Heiz, que fait un homme de Neandertal moderne dans ton genre pour égayer son jeudi soir ? »
« Je comptais me gratter les roubignoles en écoutant le match des Faucons pour être honnête. »
« Quelle vie palpitante ! Et toi Jule ? »

Cette dernière question était adressée à Juliet Birch, briseuse de sort elle aussi et qui avait l’insigne malheur de partager le bureau avec ces deux individus. Juliet avait été l’une des condisciples de son frère Al chez les Gryffondor durant leur scolarité. Les deux jeunes femmes s’entendaient plutôt bien, même si elles étaient profondément différentes et il n’était pas rare qu’elles aillent s’en jeter un petit ensemble en sortant du boulot.

« Oui donc tu fais rien. Pourquoi tu viendrais pas diner à la maison ? Heiz tu viens ? »
« Naon, j’tai dis que je voulais me gratter les roubignoles en écoutant le match. »
« Starfallah » se contenta de répondre Betty en jetant un regard plein de désespoir à Juliet. « Ça sera donc juste toi, moi et une bouteille de vin des elfes. »

Au même moment, Gronluk, le gobelin en chef du service des briseurs de sorts passa la tête dans l’embrassure de la porte.

« Vous là, votre journée est finie, alors cassez-vous. J’veux pas vous payer des heures supplémentaires, juste parce que vous tirez au flanc. »

Betty fit un salut militaire moqueur dans le dos du patron et rassembla ses affaires pour partir. Il fallait avoir le cœur bien accroché et l’égo bien placé pour bosser chez Gringotts, les gobelins ménageaient rarement leurs employés à baguette. Mais pas de quoi se vexer, ils n’étaient pas spécialement plus tendres entre eux.

« J’te rejoins dehors Jule, j’ai un dernier hibou à poster avant de rentrer. »

Cette lettre était la dernière main à son plan machiavélique, réunir son frère Al’ et Jul autour d’un verre pour essayer de les réconcilier. Après tout, c’était à cause de Betty et de sa grande gueule que ces deux-là étaient en froid. En fait non, c’était surtout parce que les jumeaux étaient de vrais petits cons, mais elle acceptait une petite part de responsabilité dans l’affaire. Elle avait donc monté ce plan : les inviter tous les deux à diner sans avertir l’autre. Oui, Betty avait l’envergure criminelle d’un méchant de dessin animé.

C’est donc en compagnie d’une Juliet sans méfiance que Betty transplana dans l’arrière cours de son immeuble, dans un quartier populaire près de la Tamise. Les deux jeunes femmes grimpèrent jusqu’à l’appartement de miss Holmwood-Black.

« Qu’est-ce que tu veux boire Jule ? Bière, jus de citrouille, vin ? Et pour manger, pâtes au fromage ça te va ? »

Quoi ? J’ai jamais dit que Betty était un cordon bleu.

D’un coup de baguette elle lança la préparation du diner en sirotant un verre de vin, et en espérant qu’Al avait bien reçu son hibou et qu’il ne tarderait pas trop à se pointer.

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Dernière édition par Betty Holmwood-Black le Sam 19 Aoû - 23:47, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Le Dindon de la Farce [terminé] Mer 28 Juin - 23:06

Déjà à l’époque où elle était Baguette d’élite, Jule n’avait jamais aimé l’administratif. Quoique plutôt régulière et sérieuse dans son travail, elle avait, comme beaucoup de ses collègues, la paperasse en horreur. La fin de journée était souvent l’occasion de le faire aussi, elle et ses collègues de bureau étaient-ils plongés dans la partie la moins engageante de leur travail en attendant que l’heure de la délivrance sonne.

La jeune femme partageait son bureau avec trois de ses collègues. Betty, son amie et soeur d’un de ses anciens camarades, Heisenber, son partenaire habituel et enfin son propre partenaire Evan Murphy que personne n’appelait jamais Evan. Son collègue étant en déplacement, elle faisait sa paperasse en écoutant d’une oreille distraite la conversation entre Heiz et Betty. Encore fallait-il que conversation soit le mot approprié. Aussi coloré l’un que l’autre, leurs échanges ressemblaient le plus souvent à une bataille de pique en bonne et due forme qu’à une conversation entre deux personnes civilisées. Ca n’avait jamais dérangé l’ancienne Gryffondor, étant elle-même plutôt taiseuse, les piaillements d’Heiz et Betty coloraient l’atmosphère souvent morose que les Gobelins mettaient dans leur bureau.

Puisqu’elle ne suivait leur conversation que d’une oreille distraite, elle fut un peu surprise de s’entendre apostrophée par l’aîné des Holmwood-Black. Elle leva le nez de son parchemin, croisant la tête de sa collègue et tenta de se rappeler quel était la question qu’on venait de lui poser.

- Ce que je fais ? Je rentre chez moi et ….

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase que son amie en déduit qu’elle ne faisait rien de sa soirée. Ce n’était pas faux. Sans compter que la question ne valait pas la peine d’être posée, il ne fallait pas être devin pour savoir que Jule avait rarement quelque chose prévu en soirée. On pouvait régulièrement compter sur elle pour être libre en soirée.

- Oui, bon, je ne fais rien, s’entendit-elle répondre un peu penaude alors que Betty l’invitait à venir avec leur collègue.

Celui-ci déclina l’invitation avec sa poésie coutumière, ce qui arracha un sourire à la briseuse de sort. Ayant fini son rapport, elle l’ensorcella pour l’envoyer à leur supérieur et commença à ranger ses affaires. Avant qu’elle ne puisse réellement continuer leur conversation. Leur chef, un gobelin dont l’amabilité légendaire était connue dans tout le service passa pour leur faire comprendre qu’il était temps de mettre les voiles ce qu’elles firent avec empressement. Comme Betty avait encore quelque chose à faire avant de partir, il fut convenu qu’elles se rejoindraient dehors. Juliet prit son temps pour sortir de Gringott saluant quelques collègues au passage. Elle tomba sur Martin, un ami de son partenaire et ancien Gryffondor lui aussi. D’un an son aîné, il l’avait plusieurs fois invité à sortir - ils avaient fait partie du club d’échec du temps où ils étaient à Poudlard -, mais Juliet avait toujours refusé jusqu’à maintenant.

- Jule, tu tombes bien, je me demandais … Tu fais quelque chose ce soir, il y a un nouveau bar sympa qui vient d’ouvrir.
- Désolé Martin, répondit-elle avec un sourire qui se voulait contrit. Betty vient de m’inviter à manger chez elle. Une prochaine fois ?

Elle le quitta en bénissant Betty et retrouva sa collègue devant la banque. Les deux femmes transplanèrent et grimpèrent péniblement les escaliers pour atteindre l’appartement de Betty. Jule se débarrassa de ses affaires, les laissant tomber avec familiarité sur un fauteuil. Elles étaient assez intime pour qu’elle se permette de faire comme chez elle. Trahissant déjà ses bonnes résolutions, elle décida de prendre un verre d’alcool avec Betty, ça ne la tuerait pas.

- Tant qu’à ouvrir une bouteille de vin, ne l’ouvre pas juste pour toi.

Elle voulait s’asseoir, mais le chat de Betty, Jule César, occupait déjà sa place préférée. Juliet souleva la bête, la caressant au passage tandis que celle-ci protestait.

- Dis, il aurait pas encore grossis, ton chat ? Je trouve ça bizarre que son nom soit mon surnom …

Elle s’enfonça nonchalamment dans le fauteuil en attendant que son verre arrive et commenta le menu du jour.

- Pâte aux fromages, c’est parfait, tant que ce n’est pas moi qui cuisine.

Si Betty n’était pas un cordon bleu, on ne pouvait pas dire que Jule le soit non plus. Quand on vit seule, on a rarement envie de cuisiner.

- Puis je préfère qu’on reste dans le classique, on ne risquera pas l’intoxication, ajouta-t-elle, charriant son amie. D’ailleurs, que me vaut ton invitation ? On avait une réunion du club des célibataires endurcies de prévus cette semaine ? J'ai croisé Martin avant de te rejoindre, il m'a invité à sortir, un bar sympa qui a ouvert d'après lui ...

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MessageSujet: Re: Le Dindon de la Farce [terminé] Dim 2 Juil - 18:14

A peine rentrée, Betty envoya valser ses bottes à l’autre bout du salon. Ça faisait du bien d’être enfin à la maison, elle rentrait tout juste d’une mission d’une semaine en Serbie, pour aller nettoyer un cairn infesté de goules au milieu de nulle part, et était revenue pour retrouver une montagne de paperasse en retard sur son bureau londonien. Cette semaine elle n’était passée à son appartement que pour se traîner jusqu’à son lit. Elle en venait à se demander si Jules César n’allait pas finir par ne plus la reconnaître. Cet animal fourbe qui l’abandonnait pour aller se fourrer dans les jambes de son invitée. L’ingrat.

« Tu crois ? Je le vois à peine en ce moment avec le boulot, c’est Orion qui est chargé de le nourrir et je pari qu’il le laisse se goinfrer. »

Une tare de plus à ajouter au cv des jumeaux, même pas capable de nourri un malheureux greffier pendant que Betty cavalait d’un bout à l’autre du monde pour le compte de la banque. S’en était à se demander comment ils réussiraient à faire tourner la boutique une fois que le paternel aurait raccroché. Ça marchait tant qu’il y avait Vega pour pousser au cul, mais leur sœur aînée s’inquiétait parfois pour l’avenir de la boutique. Les jumeaux étaient tellement immatures parfois, et il ne faudrait pas compter sur Betty pour reprendre du service là-bas dedans.

« T’as qu’à l’appeler César ou juste Groschat, pour ce que ça change pour lui. » conclu Betty en riant.

Elle-même aurait été bien incapable de dire pourquoi elle avait choisi d’appeler son chat Jules César en premier lieu. Sans raison particulière sûrement, juste parce que ça sonnait bien comme nom. Elle l’avait reçu en cadeau pour ses trente ans, une manière délicate de lui signifier qu’elle était désormais le cliché complet de la vieille fille.

D’un coup de baguette, la briseuse de sortilège lança la préparation du diner. Elle fit également apparaître deux verres et déboucha une bouteille de vin des elfes. Sans être une véritable fée du logis, Betty ne se débrouillait pas trop mal avec les sortilèges ménagers. D’une part elle avait pris son indépendance ses 17 ans à peine sonnés et de l’autre, elle avait passé toute son adolescence à jouer les bonniches à la maison. Son père affirmait que les Black faisait empailler les têtes de leurs elfes de maison, Betty avait eu le bon goût de se tirer avant de connaître le même sort funeste. Elle alluma les chandelles et alla rejoindre sa collègue dans le salon, et servit deux verres de vin rouge.

« Goûte-moi ce nectar, j’ai ramené ça de ma dernière mission. »

Un bon verre en compagnie d’une copine après une rude journée de boulot, que demander de plus ? Un peu de musique peut-être. D’un coup de baguette elle alluma la radio. Connaissant l’aversion de Juliet pour le quidditch, elle changea la station qui diffusait le match pour une station musicale. Betty était plutôt mélomane, en témoignait son impressionnante collection de disque. Elle ne savait pas partir en mission sans en ramener un, ça et une bouteille de tord boyau local.

« Quoi ? Si on peut plus simplement inviter une collègue à diner pour éviter de se retrouver seule avec son chat comme la dernière des ringardes… »

La radio émettait en sourdine des standards du jazz, et une bonne odeur de parmesan fondu emplissait l’appartement. S’en était presque dommage de gâcher ça avec un traquenard foireux. Presque, parce que l’idée de rassembler Juliet et Al’ l’amusait tout de même. Betty ne pensait jamais sur le long terme, elle règlerait les conséquences de sa plaisanterie le moment venu, pour l’instant elle se détendait en sirotant son verre de vin.

« Chic ! Un potin. » Betty battit joyeusement des mains « Il se passe quelque chose entre toi et Martin-haleine-de-chien ? Raconte-moi tout. »

En tout cas, si le bar dont il avait parlé était ce nouveau club ultra sélect qui servait ces mystérieux cocktails arc-en-ciel et qu’il avait des entrées pour cette boîte, il faudrait songer à se rapprocher de lui. Et ce, malgré son haleine. En vérité Matin n’était pas un mauvais gars, loin de là, mais Betty n’était pas Serpentard pour rien, et était volontiers un peu langue de vipère. Sur les bords, et au milieu, aussi.

Elle s’enfonça un peu plus dans son fauteuil et s’étira avec la même grâce que son chat. Elle jeta discrètement un coup d’œil à la pendule, toujours aucun signe de Al’. Quel traîne savate celui-là.

« Tu trouves pas que Gronluk est de plus en plus vache ? Qu’est-ce qu’il a ? Encore ses hémorroïdes qui le démangent ? Tu as fini ton verre, je te resserre ? »

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MessageSujet: Re: Le Dindon de la Farce [terminé] Lun 3 Juil - 14:49

A l’image de Betty, Juliet n’avait rien d’une grande mondaine. Le but du Mpm était noble, mais un parti politique reste un parti, peu importe comment on tourne la question. Or, même le Mpm avait pris cette détestable manie de faire des évènements à la tire larigot pour consolider l’entente et la camaraderie entre les membres, mais surtout pour attirer de nouvelles personnes au sein du parti. Si elles avaient été un peu plus mondaines, nul doute qu’elles auraient pu sortir et aller retrouver leur camarade du parti Merliniste. L’idée n’avait rien de tentant pour Jule et elle était particulièrement contente de se retrouver dans l’appartement de Betty, son chat sur les genoux, un verre de vin bientôt à la main et la perspective d’un bon repas.

- Je crois que ça sera Groschat, sans offence, dit-elle tout en gratouillant le ventre du matou. César, on pourrait croire que je vais m’en faire une salade. Tu sais, ça fait longtemps que je n’ai pas vu tes frères. Mensonge, mensonge criait sa conscience, tu as quand même amoché le nez de son frère il n’y a pas longtemps. Mais d’après ce que tu me dis, c’est quand même un peu suicidaire de leur faire confiance pour ce genre de chose.

La préparation du dîner était lancée et il ne restait plus qu’aux jeunes femmes l’option la plus intéressante à explorer. Gossiper autour d’un verre de vin. On pouvait toujours compter sur Betty pour ça. Les verres et le vin ne tardèrent pas à apparaître et le fameux nectar fut servis. Quoiqu’elle ne soit pas une grande experte en vin, Jule devait reconnaître qu’il était fort. Il tapait un peu, mais Merlin soit loué, il n’y aura qu’elle et son amie ce soir, elle ne s’humilierait donc publiquement devant personne.

- Il est parfait. Rappelle- moi où est-ce que tu es allée encore ? Tu sais, j’ai l’impression que de nous quatre, c’est toi qui pars le plus en vadrouille. Sous la table de qui es-tu passée pour avoir le droit d’aller autant voir du pays ? Non, ne me dis rien, je ne le supporterai pas si tu me dis que c’est Mac Allister.

Mac Allistair, un de leur “supérieur” chez Gringott, mais également membre du parti merliniste était un type que Juliet n’avait jamais pu sentir. Elle le soupçonnait d’être au Mpm plus parce qu’il voulait se montrer que par réelle conviction. Charles avait beau le trouver parfaitement inoffensif, il tapait prodigieusement sur le système de l’ancienne Gryffondor. Peut-être parce qu’il venait de Poufsouffle. Non se raisonna-t-elle, les Poufsouffle ne lui avaient rien fait, ce n’était jamais que les anciennes querelles de maisons qui jouaient.

- Ca va, ça va, ne t’emballe pas. Tu me connais. Penser que les Serpentards ont toujours un deuxième motif caché est aussi naturel pour moi que pour toi de penser que les Gryffondors ne réfléchissent jamais avant d’agir. On a pas passé sept ans de notre vie à entretenir des préjugés envers les autres maisons pour les abandonner une fois sorti de Poudlard quand même, conclut-elle en riant.

Jule pour qui le système des maisons n’avaient plus grande importance, aimait beaucoup blaguer la dessus. Elle trouvait désespérant que passé l’aube de la trentaine, certaines personnes soient tellement obtuses, qu’elles étaient incapables de voir au delà de la maison dans laquelle leur interlocuteur avait fait ses études.

- Pas grand chose à dire sur moi et Martin. Tu penses vraiment que je dirais adieu à six années de célibat pour un type même pas foutu d’avoir une hygiène dentaire correcte ? Tu me déçois, vraiment. Je crois que ça fait quatre mois qu’il essaie de m’inviter à sortir et quatre mois que je trouve diverse excuses pour ne pas y aller. Honnêtement, tu tombais à pic ce soir, j’avais une excuse toute faite, mais je vais bientôt être à court. Si jamais tu te sentais l’âme charitable de m’en débarrasser, je serais ton débiteur pour au moins deux jours. D’ailleurs, moque toi de moi tant que tu veux, mais tu n’as toujours pas rencontré le ou la sorcière de ta vie en mission ?


Si elle avait bien appris quelque chose en fréquentant les Serpentards, c’était qu’il ne fallait jamais être leur débiteur trop longtemps. Non, mais sérieusement, qu’est-ce qu’on vient de dire sur les stéréotypes et les maisons de Poudlard ? La discussion s’orienta sur le boulot et Jule, alors qu’elles parlaient de leur Gobelin en chef, asséna un très objectif :

- Gronluk est un imbécile. Je crois que même une gobeline en fin de vie ne voudrait pas de lui. Je te parie qu’on a du se tromper d’un galion dans les notes de frais du mois dernier et il a pris ça comme une insulte personnelle. Qui peut savoir avec eux.

Elle se laissa resservir en précisant qu’elle ne voulait qu’un demi verre. Tant qu’à faire, autant ne pas être saoule avant d’avoir manger. Vomir dans la salle à manger de Betty ne faisait pas partie de ses plans.  Il y eu un bref moment de silence, pas spécialement désagréable et puis Juliet, encline à se moquer d’elle-même pour une fois se fendit d’une confidence.

- Tu te souviens de la dernière manif en Ecosse ? Juste après que tu sois allé voir je ne sais pas qui, j’y ai encore croisé Rosier. Il était au moins trois mangemorts sur place. Deux en masques et uniformes et au moins un en civil. Je n’en avais aucune idée, mais c’est le fils de Kathryn Prewett, tu vois l’incorrigible bavarde des meetings qui fait toujours comme si on était dans un salon de thé ?
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MessageSujet: Re: Le Dindon de la Farce [terminé] Mar 4 Juil - 12:08

« On revient de Serbie, on devait aller récupérer un bidule truc en or au fond d’un cairn infesté de goules… »

La briseuse de sort se lança dans un récit épique et haut en couleur de sa dernière aventure : Heisenberg et elle avait transplané, de nuit, en direction d’un petit village paumé. On leur avait refourgué des cartes obsolètes, résultats des courses, au lieu d’arriver sur une petite place déserte, ils avaient atterri en plein dans les marécages. C’était toujours mauvais signe pour une mission quand vous commenciez par avoir de la boue jusqu’à mi-cuisses.  On se sort de ce bourbier tant bien que mal, pour arriver à l’auberge, et là, se faire hurler dessus en serbe parce qu’on foutait de la boue partout. Mais c’était pas si mal comme bouge, au final, la baraque ne payait pas de mine, mais la cuisinière faisait une de ces tartes aux myrtilles, du Merlin en culotte de velours, puis les chambres étaient propres, pour une fois. Par contre le lendemain, retour à la panade, avec nos cartes pourries, pas moyen de localiser le cairn. On se débrouille comme on peut en demandant aux locaux, et après des heures de parlotte, un vieux (faut toujours un vieux dans les histoires ça fait mystérieux) nous dis que l’entrée devrait être au nord du village, en plein milieu d’un champ de patates, j’te jure. Bon gré, mal gré, on y arrive, et là, les péons du cru nous attendent, baguettes à la main et prêts à nous planter une fourche dans le derch’, soi-disant qu’ils avaient scellé le cairn maudit pour empêcher les « trucs » d’en sortir. Toute cette histoire commençait à puer sérieusement. Heiz leur file en sac de gallion et on entre enfin dans le bousin. Et là, le festival, j’avais jamais vu autant de goule de ma vie, des putrescentes en plus, tu vois le tableau ? Y’en a même une qui a failli me chopper par derrière, heureusement qu’Heiz est une fine baguette, pif, en pleine tête. On avait de la merde et du sang de goule plein les bottes, on réussit quand même à chopper le truc et à sortir avec tous nos abatis intacts. Bref, on arrive dans le champ, et là, on voit les péquenauds qui commencent à se tirer en courant. Manque de bol, une chimère avait fait son nid juste au-dessus de la tombe. Elle nous a coursé pendant au moins trois kilomètres, pendant qu’on jetait des sorts à l’aveuglette par-dessus notre épaule, la saloperie. Ah c’était tout sauf des vacances cette mission.

Betty râlait beaucoup, mais elle n’aurait échangé son travail pour aucun autre au monde. Elle ne s’imaginait pas passer ses journées à gratter du parchemin derrière un bureau. C’était un métier dangereux, mais le frisson de l’aventure valait bien ça. Puis avec Heisenberg à ses côtés, elle faisait totalement confiance à ce mec pour assurer ses arrières.

« Moi ? Je n’ai couché avec personne dans cette banque, ou presque… » répondit-elle avec un clin d’œil.

Elle mettait un point d’honneur à ne pas mélanger travail et histoire personnelle, mais bon, une petite stagiaire mignonne par ci, par là, ça compte pas, si ?

Betty fit une grimace en entendant Juliet prononcer le nom de MacAlistair. Pouah, cette grosse baudruche. Il se prenait pour un radical du parti, mais il n’avait pas plus de conviction qu’un kumquat, tout ce qu’il voulait c’était avoir sa photo en une de la Gazette et se pavaner comme s’il était le plus grand agitateur politique du pays. Betty aussi aurait bien voulu que le MpM s’engage dans des modes d’action plus musclés, mais pas pour flatter son seul petit égo de bébé révolutionnaire et contrairement à MacAlistair, jamais en ne mettant les autres camarades en danger. Son jugement à son encontre était sans appel : MacAlistair n’était qu’un petzouille.

Betty bu une gorgée de vin en prenant un air méditatif.

« Moi tu sais, comme Serpentard, j’ai jamais eu beaucoup de valeur… »

Ce qui n’était pas tout à fait vrai, certes elle était brave comme une Gryffondor et loyale comme une Poufsouffle, mais elle était aussi rusée, retord, avec une langue bien acérée, des qualités que Serpentard n’aurait pas reniées. Puis après tout, n’avait-elle pas mis sur pied pour ce soir un plan machiavélique qui mettait à l’honneur la rouerie des vert & argent ? J’exagère, à peine. Le pire dans cette histoire de répartition c’était que Vega en avait pleuré de joie, un signe de plus pour lui qu’ils étaient bel et bien des Black pur jus. Quelle bonne blague.

Betty savourait son verre, on n’était pas bien là ? C’était tout ce qu’elle demandait pour passer une soirée agréable : une bonne bouteille, une copine et quelques ragots bien croustillants. On la prenait pour une fêtarde invétérée, une traine savate et un pilier de bar, mais en vérité elle préférait largement les soirées posées à la maison. Si Bételgeuse sortait autant user ses semelles sur tous les parquets collants c’était surtout qu’elle avait une peur maladive de se retrouver seule.

« Moi j’veux bien te débarrasser de Martin, mais j’aurai besoin de ton aide pour faire disparaître le corps après coup. »

La subtilité n’avait jamais été le point fort de Betty.

« Il y’a deux semaines j’ai rencontré Daphnée, ou Dorothée, un nom à la gomme dans ce genre-là. Elle m’a brisé le cœur, et deux lattes de mon sommier. »

La vie sentimentale de Betty était au mieux chaotique, au pire, inexistante. Elle arrivait rarement à garder ses nombreuses conquêtes plus d’une nuit. Pourtant ça lui aurait plût d’avoir un.e gentil.le petit.e ami.e, de retrouver quelqu’un d’autre que son chat pouilleux quand elle rentrait chez elle. Mais honnêtement, les prétendants ne se bousculaient pas au portillon.

La conversation s’orienta de nouveau sur le boulot et l’ineffable Gronluk.

« C’est une carne, mais je crois qu’il est aussi chiant parce-que le ministère leur fout la pression. Avec ce machin qu’ils ont mis à la tête du bureau de liaison des gobelins.»

Le ministère avait collé un de ses mangemorts à la tête du bureau, et à en croire les bruits de couloirs, il traitait les gobelins comme de la bouse de dragon, en exigeant toujours plus. Alors pour se venger les gobelins étaient de plus en plus durs avec leurs employés sorciers. L’ambiance à Gringotts allait devenir de plus en plus tendue. Vraiment, Dirk Cresswell était irremplaçable.

Betty resservi Juliet avec le plus grand plaisir. Si elle était un peu pompette quand Al’ arriverait ça ferait sûrement mieux passer la pilule. Et elle s’en remit un petit coup à elle aussi, tandis que les ragots devenaient bien juteux.

« Adrian Rosier hein ? J’ai dû le croiser une ou deux fois, mangemort genre pleurnichard c’est bien ça ? Je crois qu’Al le connait. Ils vous ont pas fait trop de misère au moins, ces fils de cognards ? »

Son frère lui répétait à longueur de temps qu’Adrian Rosier n’était pas un si mauvais gars, pour un mangemort. Mais Betty ne voulait pas en entendre parler, de la sale race, tous autant qu’ils étaient.

« Vieille Kat Prewett, elle n’est pas si mauvaise, juste un peu excentrique. J’me demande comment elle s’est retrouvé mariée à un Rosier, cette famille là c’est magie noire et compagnie, pouah. »

Mais puisqu’on en était à parler des Rosier, Betty avait sous la main un commérage qui allait ravir son auditrice.

« Mais puisqu’on parle des Rosier, j’en ai une bien bonne, accroche toi à ton string, ma vieille. Ça vaut ce que ça vaut, on m’a raconté ça au Emerald’s l’autre soir. Tu vois qui c’est Chapman Rosier, vieille gargouille, mangemort, directeur de la justice magique. Hé bien figure qu’il s’envoie son assistante ou je sais pas quoi, une gamine de 25 ans. Une petite nana pas croyable, une sang-pur américaine, qui claque des montagnes de pognon dans des fiesta du feudeymon, et qui aurait les dents très, mais alors très très longues. »

Assez longues pour se taper un mec qui avait l’âge d’être son grand père en tout cas. Betty termina son deuxième verre de vin en savourant l’effet de sa petite histoire. Si c’était vrai, bon sang de sang pur, une drôle d’affaire.

« Faudrait qu’Al’ demande à Rosier si c’est vrai tout ça… »

D’un coup de baguette, elle réduisit le feu sous la casserole.

« Je pense qu’on va pouvoir passer à table. »

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MessageSujet: Re: Le Dindon de la Farce [terminé] Mar 4 Juil - 22:56

Depuis sa mésaventure avec Juliet, Al s'était fait discret – comme quoi, c'était possible. Cela faisait quelques jours qu'on ne l'avait vu ni au club de duels, ni à l'Emerald's, ni à traîner la savate sur le Chemin de Traverse comme il le faisait habituellement. Il était resté chez lui, au magasin et dans son labo du deuxième étage, d'humeur morose, lui qui était plutôt porté sur la déconnade en temps normal. Il faut dire que l'ambiance était macabre dans l'appartement des jumeaux Holmwood-Black. Orion venait de rompre avec sa fiancée, après plus de deux ans à filer le parfait amour. Ou, pour être précis, elle l'avait largué comme une bouse de sombral. Du coup, le Grand déprimait sec. Al avait même dû le remplacer deux jours à la boutique, et il fallait presque lui botter le cul pour le faire lever chaque matin (et botter le cul d'un mec allongé, même quand on est sorcier, ça relève de l'exploit). Du coup, Al avait toute latitude pour faire la gueule lui aussi. Pourquoi ? Parce qu'une ancienne camarade de classe lui avait fichu un gnon devant tout un bar ? Possible. Ce n'est jamais bon pour l'orgueil masculin, ce genre de péripéties. Mais pas seulement. L'épisode Juliet avait déclenché des questions, des réflexions, et presque une remise en cause.

Et si j'étais un connard ?

Jusqu'alors, Al n'avait jamais imaginé que la question pût se poser. Il était blagueur, potache, pas sérieux, mais pas méchant. Et là... Juliet lui avait envoyé en pleine face, avec son petit poing nerveux, le fait qu'il l'avait humiliée, sans le vouloir, sans même en être conscient. Et c'est bien cela, être un connard, après tout. C'était tout un monde de certitudes qui menaçait de s'effondrer. Cela méritait quelques jours de réflexion et de sérieux, voire des bonnes résolutions pour essayer d'enrayer cette connarditude toute neuve.

Heureusement, dans cette famille, on pouvait toujours compter sur quelqu'un pour tout ruiner. Orion étant provisoirement indisponible pour ce rôle, c'était tout naturellement Betty qui prenait le relais, sous la forme d'un hibou arrivé en fin de journée à la boutique. Un de ces messages dont elle avait le secret, mêlant une grande convivialité (ramène ta fraise, p'tit frère, y aura de la bière, de quoi bouffer et la retransmission du match à la radio) et des menaces à ne pas prendre à la légère connaissant le morceau (si tu me snobes, j'viens te chercher moi-même personnellement et je me découpe des mitaines pour l'hiver dans la peau de tes roub'). Bref, inenvisageable de décliner les invitations de la soeurette. Cela faisait partie des choses éminemment risquées lorsqu'on n'avait pas un certificat médicomagique en bonne et due forme pour justifier le refus. On s'exposait  à des représailles pas piquées des hannetons, avec cette bergère-là. Le soir venu, Al, en soupirant, se disposa donc à honorer l'invitation. Le Al nouveau étant arrivé, il passa une chemise, une vraie, repassée et tout, à la place de ses éternels t-shirts frappés des noms bizarroïdes d'improbables groupes de rock sorcier – les Dead Scroutts, les Dark Hufflepuff ou MBDTT (Ma Batte Dans Ta Tronche). Il ne poussa pas le raffinement jusqu'à se raser, parce que ça pique, mais le simple fait de l'envisager dénotait déjà un véritable bouleversement chez lui. Il tarda un peu à quitter le Chemin de Traverse ; une potion écumait sur le feu, dans le labo, et il tenait à terminer l'ébullition avant de partir. C'était soixante-seize minutes, pas une de plus.

Il commençait à se faire tard lorsqu'il arriva devant chez Betty ; elle allait râler, mais c'était habituel, chez elle. À croire qu'elle était née avec le râlomètre bloqué, celle-là. Jamais il s'arrêtait. Al s'engagea dans l'escalier, et c'est alors qu'un phénomène étrange survint. Le Al nouveau, le pas connard, poli, raffiné et tout préféra rester en bas à prendre le frais ; le naturel revenant au galop, le benjamin des Holmwood-Black avait retrouvé ses vilaines manières et son langage de charretier en poussant la porte de la demeure de sa sœur – à croire que la proximité de Betty suffisait à dissiper les meilleures résolutions.

-Salut grognasse, gueula-t-il depuis l'entrée en jetant son blouson sur un meuble.

Il faisait comme chez lui, comme d'habitude. On n'allait tout de même pas taper à la porte, attendre que Betty lève son auguste popotin pour venir ouvrir, et se fader toute la litanie des politesses... tiens, j'ai apporté des fleurs, mais fallait pas, mais comment donc... Al n'apportait jamais de fleurs chez sa sœur, d'ailleurs. Du Pur-Feu, ça oui, mais les fleurs, c'était d'un triste...

-Par les caouettes de Merlin, ça sent bon dans ta canfouine, continua Al en s'avançant vers le salon où devait se tenir sa sœur. T'as appris à cuisiner ou bien... Oh.

Il se figea sur le seuil, la fin de sa phrase coincée dans la gorge. Betty n'était pas seule, c'était la première surprise. Et elle était avec... avec quelqu'un qui semblait aussi interloquée (et mal à l'aise) qu'Al lui-même. Juliet. Miss Gnon dans la gueule, pour les intimes. La dernière personne qu'il avait envie de voir.

-J'ai dû mal lire ton message, Bet, fit-il sans regarder Juliet, en sachant parfaitement qu'il avait bien lu. J'repasserai. Bonne soirée.

Et il tourna les talons pour aller récupérer son blouson et mettre les bouts, maudissant sa sœur et ses idées à la con.

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MessageSujet: Re: Le Dindon de la Farce [terminé] Mer 5 Juil - 16:50

Ce qu’il y avait de chouette avec Betty, c’est qu’on était toujours sûr de s’amuser. Sérieuse dans son travail, elle était parfaitement fantasque dans la vie privée. Jule, quoique fort différente, appréciait le caractère déluré de son amie. Elle savait qu’une soirée passée en sa compagnie était une soirée ou elle oubliait sa morosité et qu’elle passait à rire. Du point de vue de la jeune femme, on ne pouvait pas faire meilleur compliment. Dans le fond, peu importait qu’elles passent simplement la soirée ensemble à discuter au coin du feu ou dans le bar le plus huppé de Londres, ce qu’elle appréciait c’était le moment qu’elle passait. Assise confortablement dans un des fauteuils de son hôte, le feu ronflant près d’elle, Groschat sur ses genoux et un verre de vin à la main, elle écoutait le récit de son amie en riant. Les larmes lui montaient parfois aux yeux pendant qu’elle lui racontait ses péripéties en compagnie de son binôme. Il n’y avait qu’à elle que des choses comme ça arrivait. Non, c’était mentir. Il n’était pas rare que leurs missions soient aussi rock'n'roll, mais l'aîné des Holmwood-Black avait un talent tout particulier pour raconter les choses, si bien que la moindre des anecdotes pouvaient devenir hilarantes.

- Une chimère, mais t’es pas sérieuse.
Elle n’arrivait pas à se ravoir tant elle riait. Il n’y a qu’à vous que ça arrive. Je ne sais pas si c’est toi ou Heiz qui a la poisse, mais jamais je n’échange de partenaire. Mes missions, des promenades de santé à côté des vôtres.

De bonne humeur, elle ne s’insurgeat pas quand la discussion prit un tour plus personnel. Si elle n’aimait pas beaucoup parler d’elle en public, elle s’en fichait une fois qu’elle était en privé. Sa pudeur avait appris à se limiter et c’était tant mieux pour tout le monde. Comme sa propre vie privée était d’un calme ravageur, elle se concentra plutôt sur celle de sa collègue. Aussi malheureuse que la sienne, elle connaissait tout de même plus de péripétie que la sienne ce qui n’était pas dur quand on cumulait six ans de célibat ferme.

- Tu fais bien, ce n’est pas pratique de coucher avec les collègues, cela dit, j’ai jamais dis qu’on parlait uniquement du travail. Il y a de quoi faire au Mpm par exemple. Charles est plutôt bel homme par exemple. Elle sourit sous cape sachant que Charles et Betty passaient leur temps à s’engueuler si bien qu’elle refusait désormais d’être dans la même pièce qu’eux si elle pouvait l’éviter. Peut-être qu’un jour vous vous emploierez à faire autre chose que vous égosiller dans les locaux du parti, enfin, j'dis ça, je dis rien. Elle cacha son rire naissant dans son verre de vin persuadée que Betty allait s’insurger à cette idée dans les minutes qui suivaient.

L’ancienne Serpentard gueulait fort, elle n’était pas toujours subtile, mais on pouvait compter sur elle. Parfois, Juliet se disait qu’elle aurait bien eu sa place à Gryffondor elle aussi. Fiable, courageuse, généreuse, c’était le genre de fille qu’on avait envie d’avoir dans son équipe quand les emmerdes débarquaient. Alors qui en avait quelque chose à foutre qu’elle ne vous récite pas du Baudelaire en vous accueillant chez ? De toute façon, elle avait toujours trouvé Baudelaire chiant. Non, ce qui importait, c’était que ça soit le genre de fille qui vous demande de l’aider à se débarrasser d’un corps dont elle a disposé à votre place.

- Fais-moi confiance. L’avantage quand on a été aux Baguettes d’élite, c’est qu’on a fréquenté assez de criminel que pour leur piquer leur truc et astuce. On ne se fera pas chopper.


Bon, en réalité, peu de chance que ça arrive. On ne tuait pas quelqu’un pour mauvaise haleine, quoique … Ca dépendait s’il était obligée de lui parler de près ou non. Elles passèrent sur la vie sentimentale de sa compagne qui lui avoua qu’elle lui avait brisé le coeur dernièrement. Juliet commenta :

- Si tu t’es plantée de nom pendant l’orgasme, elle a peut-être pété les lattes volontairement. Ne déprime pas de trop, tant que tu seras célibataire, je serais là pour t’accompagner. Ce n’est pas moi qui suis prête à me recaser, dit-elle en levant son verre au célibat.

Si seulement elle avait su les intentions que la fourbe de Serpentard avait en tête, parce que oui, jusqu’à présent, elle était tout à fait persuadée d’avoir été invitée pour passer une soirée entre copine. Comment penser autrement alors qu’il y avait tant de ragots à commenter et si peu de temps pour les raconter.

- Tu penses ? C’est vrai que je n’y avais pas pensé. Si nous on est à plaindre de la montée au pouvoir des mangemorts et des puristes, ils le sont encore plus que nous. Soudain sérieuse, elle fit tourner son verre de vin presque vide dans sa main. Les mangemorts ne sont vraiment pas tendre envers les créatures magiques en général et les gobelins militent depuis longtemps pour une reconnaissance de leur statut. L’autre jour, j’ai entendu une discussion avec Erfrack et Gronluck, Erfrack lui disait qu’il trouvait le terme de “créatures magiques” insultant. Je vois où il veut en venir. On parle de créature parce qu’ils ne sont pas humains à proprement parler, mais ça a quelque chose de très réducteur.

Elle haussa les épaules, Gobelins étaient des créatures étranges avec qui le dialogue était peu aisé et ça rendait parfois la sympathie à leur cause difficile. Ce n’était pas qu’elle n’était pas juste, loin de là, c’était simplement qu’ils préféraient quand les sorciers ne se mêlaient pas de leurs affaires. Repassant sur un sujet plus “drôle’ selon les points de vue, elles parlèrent d’Adrian Rosier. Elle ne put s’empêcher de rire devant la description que Betty en faisait.


- Oui, c’est lui. Il passe son temps à râler aussi. Drôle de combinaison. Elle oublia volontairement de préciser qu’il passait également son temps à essayer de se rendre sympathique à ses yeux et qu’elle-même l’envoyait fréquemment sur les roses. Les amis n’ont pas besoin de tout savoir, si ? Kat n’est pas mauvaise, juste trop bavarde, mais je t’avoue que je me demande aussi comment elle a réussi à se retrouver mariée à un Rosier. Encore un truc de sang pur je parie, mais que je sois pendue si je suis celle qui ira lui poser la question. Elle haussa les épaules quand sa compagne lui demanda si elle n’avait pas eu trop d’emmerdes. J’ai rien à reprocher à Adrian pour le coup. C’est juste que j’aurais pu me débrouiller sans lui. Wilkes et Mulciber voulaient arrêté un de nos gosses, je me suis interposée et comme Wilkes n’a pas apprécié, il m’a frappé. J’ai vu pire, mais Adrian s’est sentis l’obligation de jouer les chevaliers servants. T’avoueras que ça fait bon genre …

Elle n’avait pas la seule à avoir des choses à raconter sur les Rosier et ce que Betty lui expliqua la laissa sans voix.

- Impossible, s’entendit-elle répliquer. J’ai travaillé dans le même département que le vieux crouton. Sans rire, je crois que je trouve même Lucius Malefoy plus sympathique que lui et c’est rien de le dire. Il faut absolument que je vois la tête de son assistante. Demande à ton frère de se renseigner. Parce que clairement, elle ne se voyait pas demander elle-même à Rosier Junior.

Elle-même allait renchérir sur quelque chose de tout aussi croustillant quand un “Salut Grognasse” interrompit leur conversation. Jule se tourna vers la voix qu’elle avait bien peur de reconnaître un peu sonnée. Il faut lui reconnaître ça, n’ayant pas l’habitude de penser mal, elle ne saisit pas tout de suite le traquenard et n’y vu qu’un malencontreux hasard, vraiment. Il lui fallut un moment pour remettre ses idées en place et quand Al s’apprêta à mettre les voiles, elle leva les yeux au ciel et lança à Betty :

- Bon au moins, le grognasse c’était pas pour moi.

Il y avait des femmes qui avaient un talent inné pour appâter les hommes. Jule, elle, les faisait fuir plus vite que son ombre. Un talent dont peu soupçonnait l’efficacité.

- Ne fait pas l’imbécile, Al. Je peux comprendre si tu n’as pas envie de me voir, mais c’est moi qui bouge alors.

Elle avait déjà fait assez de dégât ces dernières semaines sans, en plus du reste, éjecter un frère de chez sa soeur. N’empêche, pensât-elle avec une certaine lassitude, ce que ça pouvait être con un homme. Il n’allait quand même pas lui faire la gueule pendant trois mois parce qu’elle lui avait rendu la monnaie de sa pièce. Cette constatation l’exaspérait tellement qu’elle n’en remarqua pas la chemise inhabituelle de son ancien camarade.
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MessageSujet: Re: Le Dindon de la Farce [terminé] Jeu 6 Juil - 14:54

« Je le jure, votre honneur, une chimère, vraie de vraie, tête de lion, queue de serpent et tout le saint frusquin. Elle m’a ruiné ma veste en boutefeu chinois d’un coup de griffe, la sale bestiole. »

Bételgeuse aurait été bien incapable dire qui d’elle ou d’Heisenberg portait la poisse, c’était bien simple, depuis son entrée comme briseuse de sorts, elle n’avait pas connu d’autre binôme. Ça avait naturellement collé entre eux, lui bourru et râleur et elle, expansive et au moins aussi râleuse. Ils formaient une bonne équipe, efficace, sûrs, ils comptaient assez peu d’échec au compteur. Alors c’était peut-être pour ça qu’on les envoyait toujours sur les missions les plus corsées, ils n’avaient peur de rien et étaient capables de se sortir de n’importe quelle embrouille.

Betty était ravie de voir que sa petite anecdote amusait autant sa collègue. Depuis son adolescence, elle avait toujours été le clown de service. Elle n’aimait rien de plus que de divertir l’assemblée avec l’une de ces histoires dont elle avait le secret. Betty avait un don de conteuse, et même le plus insignifiant des évènements, racontée par elle, prenait un tour délirant. Ce petit talent l’avait rendue plutôt populaire à Poudlard, et il n’était pas rare de trouver les Serpentard rassemblés autour d’elle, pour admirer son imitation du prof de sortilège ou écouter son compte-rendu du dernier match de quidditch.  

Mais pour ce soir, elle était enchantée de voir Juliet s’amuser de si bon cœur, elle qui pouvait être si réservée parfois. Quand elle avait débarquée à Gringotts après avoir raccroché de sa carrière de baguette d’élite, Betty s’était demandée comment elle allait pouvoir s’entendre avec cette nouvelle, si calme et si discrète, qui devait partager leur bureau. Les premiers contacts n’avaient pas été sans heurts entre les deux jeunes femmes, puis avec le temps, s’étaient toutes deux des bourreaux de travail, et à force de rester tard le soir au bureau pour boucler un dossier pénible, elles avaient fini par s’apprécier. Assises là à papoter, Betty avait du mal à se rappeler qu’il fut un temps où elle et Jule s’adressaient à peine la parole. Juliet accordait difficilement sa confiance au gens, mais une fois la première barrière passée, s’était quelqu’un de très amusant, et facile à vivre, tout ce que Betty demandait à une amie.

Betty sursauta en entendant prononcer le nom de Charles Harper.

« Moi et Charlot, tu plaisantes j’espère ? Ça aura de la gueule à notre premier rendez-vous, quand j’lui aurait mis la tête dans le seau à champagne et qu’il m’aura expulsé du parti. »

La relation électrique entre Bételgeuse Holmwood-Black et le dircomm’ du MpM n’avait de cesse de faire jazzer. Il promettait régulièrement de la faire expulser du parti à cause de son manque de discipline, et inévitablement Betty lui répondait qu’elle claquerait la porte avant que ça arrive.  Certains allaient même jusqu’à affirmer qu’ils couchaient ensemble et ne s’engueulaient en public que pour donner le change. Betty trouvait ces rumeurs proprement scandaleuses, elle et Harper. Et puis quoi encore ? Elle aurait préférée bouffer ce bon vieux Choipeau, accompagné d’une sauce vinaigrette, plutôt que de partager son plumard avec Charles.  D’accord il était bel homme, mais le genre papa sexy n’était pas sa tasse de thé.

« Et t’façon, si elle est aussi molle que sa ligne politique, je ne suis pas intéressée ! » conclu-t-elle sur une note poétique.

La conversation se réorienta sur la vie, on va dire « sentimentale », de Betty. Et raconta avec force de détails élégants sa nuit avec Daphnée, Dorothée ou peu importe. Cette fille était quand même drôlement sûre d’elle, si elle pensait qu’une Betty récupérée ronde comme une queue de pelle au Emerald’s à trois heures du mat’, allait se souvenir de son nom. Comme sa compagne, Betty leva son verre et bu au célibat. Elle n’était pas certaine que la vie amoureuse de Juliet soit aussi calme que cette dernière le prétendait, mais si l’ancienne Gryffondor n’avait pas envie d’en parler, c’était sans importance. Betty adorait être le centre de l’attention et raconter sa vie à qui voulait bien l’entendre. Et Jule était une auditrice complaisante, elle savait écouter, et depuis qu’elle connaissait Betty, elle connaissait également tous les détails de sa vie et de ses proches, jusqu’au caleçons armoriés de son père.

La jeune femme se fit plus sérieuse pour parler des problèmes de gobelins. Ça la touchait puisqu’elle travaillait avec eux tous les jours et comptait même quelques amis parmi eux. Les autres sorciers n’accordaient que peu d’importance, aux Gobelins, et ceux-ci affichaient une politique de neutralité, l’or, leur cher or et rien d’autre. Mais pour qui les connaissait bien, cette neutralité n’était qu’une façade, et les Gobelins voyaient d’un mauvais œil la montée du purisme, qui entraînerait forcément une baisse de leur statut dans la société magique. Et puis avec l’ouverture du bureau des mangemorts en lieu et place de celui des aurors, ce n’était pas un secret que certains serviteurs de vous-savez-qui tuaient des gobelins juste pour le sport.  

« C’est surtout que c’est une race fière, et se faire appeler créatures magiques les places au même niveau que, je ne sais pas, les elfes de maison par exemple. Et ça, c’est une pensée insupportable pour un gobelin. » Elle fit tourner le liquide dans son verre « Mais je ne m’inquiète pas trop pour eux, leur magie est puissante, et ils sont tout à fait capable de rendre coup pour coup aux sorciers. »

De l’avis de Betty, le MpM devrait tendre la main aux gobelins, en leur proposant quelque chose qu’ils désiraient depuis longtemps, un autre statut ou l’accès à la fabrication des baguettes. La situation était déjà difficile, et s’ils se retrouvaient avec une révolte gobeline sur les bras.

Le sang de Betty ne fit qu’un tour lorsque Juliet lui raconta ses mésaventures Écossaises.

« Wilkes t’a frappé ? Quelle pourriture, ils me font gerber, tous. Et Rosier aime peut-être jouer les chevaliers en blanc, mais il porte la marque comme eux tous. On ne peut pas faire confiance à un Mangemort. »

Un bon mangemort est un mangemort mort. Bon, c’était extrêmement redondant comme formule, mais c’était comme ça que Betty voyait les choses. Ah, si vieux Barty Croupton avait appliqué cette politique à son propre fils, on ne serait pas dans une telle panade.

Betty allait en rajouter un peu sur la mystérieuse maîtresse du vieux Rosier. Quand un « salut grognasse » retentissant vint lui crever les tympans. Enfin, mossieur Al’ s’était décidé à les rejoindre, en faisant un raffut de tous les fondateurs, comme s’il était chez lui. Mais avant qu’elle n’ait eu le temps de lever son illustre popotin, le frangin avait déjà tourné les talons.

« Non, grognasse, c’est mon privilège. »

Betty s’activa pour le rattraper quand il était déjà sur le palier.

« Tu pouvais pas faire plus dramatique comme sortie ! Hé, r’viens s’pèce de Molière de mon cul, c’est plus sympa de mourir sur scène. »

Et maintenant qu’elle avait rapatriée Al’, c’était Juliet qui voulait se tirer. Un vrai vaudeville.

« Personne ne va nul part. Y’a quoi entre vous deux ? C’est quand même pas à cause de cette histoire à Poudlard ? Berthie Cunningham a gerbé dans mon chaudron pendant un examen de potion, heureusement que j’lui ai pas tiré le groin pendant quinze ans… »

Elle sortit sa baguette et fit apparaître trois assiettes de pâtes dégoulinantes de fromage sur la table.

« Allez, v’nez grailler et faites pas chier. Surtout qu’Al s’est sappé comme un milord pour l’occaz’. »

Aux deux autres d’obtempérer, elle avait une baguette à la main et n’hésiterai pas à s’en servir.


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Dernière édition par Betty Holmwood-Black le Jeu 20 Juil - 13:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Dindon de la Farce [terminé] Sam 8 Juil - 23:50

La salope. La sombre salope que ma frangine. Franchement, elle perd rien pour attendre, cette grande garce. On n'a pas idée de tendre des traquenards pareils aux gens, à son propre frère ! Qu'elle soit maudite, la chiennasse, elle, son chat, et sa putain de descendance sur quatre-vingt-dix-neuf générations – même si elle aura jamais de gosses, ce qui est une vraie bénédiction pour l'humanité en général et pour moi en particulier. Mais bref, qu'elle se prenne une putain de malédiction sur sa sale tronche, parce que des coups foireux comme celui de ce soir, on s'en passe.
Pis qu'est-ce qu'elle croit ? Si on veut parler, on est assez grands pour le faire tout seuls, on n'a pas besoin d'elle pour nous tenir la langue. Et là, perso, j'ai pas super envie de parler avec Juliet. Ni avec personne d'autre. J'vais aller m'écouter la retransmission du match à la maison, tranquille peinard... ou pas, parce que l'air de rien, le match doit être déjà bien entamé. Alors que j'aurais pu rester pépère-mèmère sur mon canapé, avec une bonne bière et ma radio. Merci la frangine.

Al n'avait pas atteint l'entrée qu'il avait déjà eu le temps de maudire sa sœur six fois, de la traiter de vieille pute dégarnie trois ou quatre fois, et de se jurer une bonne fois de ne plus jamais remettre les pieds chez cette timbrée. Efficace, le garçon. Sa réputation de ronchon n'était pas usurpée ; un rien le contrariait et le faisait grogner, et là, c'était tout sauf un rien. Il n'en revenait pas que sa propre sœur lui ait tendu un piège de ce genre. Les choses étaient pourtant claires entre eux : chacun se mêle de son cul, et voilà. Si on se mettait à s'occuper de la vie des autres, ça allait être sportif – entre Orion qui venait de se faire lourder, Al qui ne se remettait pas d'une amourette adolescente et Betty qui collectionnait mâles et femelles, ça promettait de belles soirées au coin du feu. Dire que Vega se promettait d'être un jour l'heureux grand-père d'une palanquée de petits Holmwood-Black aux cheveux noirs et aux prénoms improbables... Encore une fois, le vieux était loin du compte. Ce mec planait à une altitude pas croyable, et sans rien prendre. Une espèce de miracle, en somme.

Al reprit son blouson, mais il avait à peine pu franchir la porte que Betty l'avait rejoint, en le traitant de Molière de son cul. Molière, passe encore, mais son cul, avec tout ce qu'il avait vu durant sa carrière... encore un méfait à ajouter au palmarès déjà bien fourni de la sœurette. Les insultes, maintenant. Bon gré mal gré, elle traîna son frère jusqu'au salon (c'est qu'elle avait de la force, la carne, à force de faire du catch contre des goules et de valser avec des trolls). Il ne se hasarda pas vraiment à résister ; ils avaient aussi mauvaise tête l'un que l'autre et ça pourrait bien finir en baston, cette histoire. Il se retrouva donc dans le salon, face à Juliet qui, à son tour, prenait congé. Tu fais fuir les gens, Betty. C'est ça de leur monter des béchamels ratées. En un instant, Betty redevint la grande sœur inflexible qui cavalait après les jumeaux, vingt ans auparavant, et devait faire montre d'une autorité sans faille pour se faire obéir des deux morpions. Le ton qu'elle utilisa pour ordonner à ses deux invités de se mettre à table, Al l'avait déjà entendu des dizaines de fois – à chaque fois que sa sœur, excédée, prenait le relais lorsque Vega ne s'en sortait plus. Sachant très bien qu'avec Betty, une paire de tartes n'est jamais loin, les jumeaux avaient toujours été beaucoup plus sages avec elle qu'avec leur père. Al, cependant, retrouva un ton de gamin capricieux lorsqu'on prétendit le faire asseoir devant une assiette de pâtes :

-C'est de l'arnaque, ton truc. On m'a promis de la bière, vous étiez en train de vous piquer la ruche au vin des elfes quand j'suis arrivé, et j'ai même pas droit à un petit apéro ? Je refuse. J'entre en résistance.

Et il mit immédiatement ses menaces à exécution, refusant de s'asseoir à table. Au lieu de cela, il alla se caler sur le canapé, où Jules César, visiblement abandonné en pleine séance de grattouilles, vint aussitôt le rejoindre. Al prit l'animal sur ses genoux, estima qu'il devait peser une tonne et demie, et, avec son tact coutumier, lança :

-Bon, alors, Betty, c'était quoi le plan ? Tu m'as invité pour une soirée entre frangins... T'as fait croire à Juliet que vous passiez la soirée entre vous, j'imagine... T'as quoi en tête ?

Sans se gêner, il sortit sa baguette pour faire arriver un verre de la cuisine, et se servit du vin. Ceci fait, il reprit, tout en caressant le gros bide du chat :

-M'est avis que tu devrais mettre un sort pour garder tes pâtes au chaud, histoire qu'on tire ça au clair avant de becter.

Le plus curieux, songeait-il, était qu'il ne se sentait même pas mal à l'aise d'être dans la même pièce que Juliet. La rancune ne lui allait vraiment pas – même si pour le moment, il aurait volontiers tanné le postérieur de sa sœur à coups de savate.
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MessageSujet: Re: Le Dindon de la Farce [terminé] Lun 10 Juil - 0:20

Ok, ok. Il fallait l’admettre, on se marrait bien chez Betty et franchement, c’était mieux que de passer sa soirée seule dans une maison lugubre. Bon à la base, la maison était loin d’être lugubre. C’était une jolie petite bâtisse que Sean avait acheté avant leur mariage, mais en prévision de celui-ci. Désormais seule, elle continuait de payer la maison dont elle avait hérité. C’était un peu cher pour elle, même avec sa pension de veuve. Dans le fond, un appartement lui aurait mieux convenu et elle aurait mieux fait de revendre la maison, mais elle ne pouvait pas s’y résoudre. Elle tournait donc en rond. D’un côté, parce qu’elle ne voulait pas vendre sa maison, d’un autre parce que c’était douloureux d’y être maintenant qu’elle était seule. Il fallait admettre que ça avait de quoi rendre les soirées moroses. Tant qu’à faire autant les passer chez Betty.

Si elle était pour passer ses soirées chez Betty, elle était moins emballée à l’idée de tomber dans un traquenard. Elle ne s’était pas assez méfiée. Quand elle avait demandé à sa collègue ce qui lui avait valu une invitation et qu’elle avait éludé la question en répondant des banalités, elle aurait déjà dû avoir la puce à l’oreille. Ce n’était pas pour retomber dans des stéréotypes déjà éculés, mais on ne se méfie jamais assez d’un Serpentard. Bon, bien entendu, elle ne l’avait pas compris tout de suite ça. Il fallait mettre ça sur sa naïveté de Gryffondor. Juliet, toute brave qu’elle était, était vraiment persuadée que tout ça n’était qu’une coïncidence. Bon évidemment, jusqu’à présent, à chaque fois qu’elle était venue chez Betty, elle n’avait jamais vu Al, ou Orion d’ailleurs, s’y pointer par hasard. Elle aurait pu faire le rapprochement, mais il lui avait semblé naturel qu’un frère débarque chez sa soeur, même non invité.

Apparemment, non seulement ça ne l’était pas, mais en plus, Betty semblait être la principale instigatrice de ce plan démoniaque. Juliet ne voyait pas réellement où était le drame. Oui, d’accord, elle était là. Certes, il était éventuellement possible qu’elle ait fracassé le nez d’Al en guise de représaille pour un truc vieux de dix ans, mais c’était déjà il y a plus d’une semaine. Fallait-il vraiment l’éviter et lui faire la gueule pour ça ? En particulier quand lui-même semblait indigné à l’idée qu’elle puisse lui garder rancoeur pour un truc aussi vieux. Pour préserver la paix des ménages, elle proposait de mettre les voiles. Avec regret, il fallait l’avouer. Les pâtes sentaient bons, le vin n’était pas dégueu et l’envie de se faire à manger elle-même profondément inexistante.

Avec rapidité et surtout beaucoup de verve. Betty rattrapa son frère et elle-même avant qu’un des deux ne puissent mettre les voiles. Apparemment, elle tenait à ce que ses invités ne se taillent pas, après tout, elle n’avait pas fait à manger pour rien. Juliet fut plus facile à se laisser convaincre. Vraiment, ce n’était pas une mauvaise tête dans on la connaissait.

- Calme ta baguette, ma fille. Moi, c’était pour ton frère, je le sens pas extatique à l’idée de me voir, tu sais.

C’était rien de le dire. Al, avec la discrétion qui le caractérisait, faisait comprendre en des termes colorés tout le bien qu’il pensait de sa soeur et de ses plans. Bon gré, mal gré, il finit tout de même par les rejoindre en se plaignant du manque d’alcool et se servit avant de s’affaler dans un des fauteuils, prenant possession du chat par la même occasion. Juliet, pour sa part, s’était posée sur une chaise de la salle à manger, les jambes croisées, à la fois amusée et un peu perplexe face à cette scène inattendue. Sur le ton de la conversation, elle se tourna vers Betty, ignorant les raleries de son frère, et demanda :

- Ton frère en chemise, c’est si rare que ça ? A quelle occasion particulière tu dois cet honneur, du coup ? Ya un mariage programmer ou il a prévu de draguer ?


Après tout, ce n’était pas parce qu’il était en train de râler qu’elle était obligée de vaner. Pour Jule, l’affaire était réglée, mais par pour son ancien condisciple qui n’avait pas l’intention de manger tout de suite. Juliet ne peut pas s’empêcher de lever les yeux au ciel.

- Ca vous dirait pas de régler ça en mangeant ? Parce que perso, avec Betty, on a pas eu de pause midi et c’est pas que j’ai faim, mais c’est tout comme.

Pragmatique la Juliet, tant qu’à se reprocher des trucs, autant le faire en se remplissant l’estomac. On disait que ça rendait aimable.

- Après, sans vouloir mettre une mauvaise ambiance, dit-elle en se tournant vers son amie. C’est vrai que tu m’as vendu une soirée entre copine. Tu me dirais bien pourquoi tu t’es dis qu’il fallait faire des cachotteries du coup.

Se tournant vers Al, elle le regarda dans les yeux pour lui demander :

- Tu m’en veux encore ? Si tu trouves que j’y ai été vraiment trop fort, ça peut se régler en duel histoire de faire passer la pilule, ça fait longtemps que je ne me suis pas exercée.

Jule était définitivement pragmatique, peut-être un peu trop ?

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MessageSujet: Re: Le Dindon de la Farce [terminé]

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Le Dindon de la Farce [terminé]

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