POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

Partagez|

Le Dindon de la Farce

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage


    | Membre du MpM ;; Briseuse de sort chez Gringott
    | Membre du MpM ;; Briseuse de sort chez Gringott

avatar
Date de naissance du joueur : 25/03/1988
Âge du joueur : 29
Arrivé sur Poudnoir : 03/02/2017
Parchemins postés : 65



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 10PV
Betty Holmwood-Black


MessageSujet: Re: Le Dindon de la Farce Lun 10 Juil - 16:13

En dernier recours, pour lui faire réintégrer l’appartement, Betty pouvait toujours lui coller une taloche comme quand il était môme et qu’il ne voulait pas finir ses choux de Bruxelles, ou aller embrasser sa tante Cryda. Elle avait encore la main leste et sûre, mais elle n’était pas certaine que ça allait arranger la situation. Heureusement, Al’ obtempéra, de mauvaise grâce, avant que Betty eu besoin d’en arriver à une telle extrémité.

Betty se contenta de rouler des yeux en entendant son frère râler, elle l’avait juste invité à diner, mais à l’entendre, on aurait pu croire qu’elle l’avait forcé à s’assoir sur des charbons ardents. Et après une scène pareille, il y’aurait encore des gens pour dire que c’était elle qui avait mauvais caractère. Où était donc passée l’époque où les jumeaux étaient si gentils et où elle pouvait en faire ce qu’elle voulait ? Du genre leur faire des couettes, leur passer une robe à frous-frous et faire comme si c’était ses deux petites sœurs : Oriane et Alexandria ? C’était le bon vieux temps, maintenant, s’étaient deux grands poilus qui juraient comme des charretiers. Et avec ça qu’ils avaient presque une bonne tête de plus qu’elle… Heureusement que Betty avait encore la plus grande gueule des trois.

« Non mais ça va aller ton numéro de martyr Al’ ? Bois un coup, ça ira mieux. »

Le frangin fini par aller rejoindre le canapé, rouspétant toujours du mieux qu’il pouvait, pour s’y servir un verre de vin. A la bonne heure! Si ce nectar ne le mettait pas dans de meilleures dispositions, Betty entrait au couvent pour s’y faire nonne. Enfin, si elle trouvait un couvent qui voulait bien l’accepter.

Bon, contre toute attente, elle n’eut pas besoin d’utiliser sa baguette pour ligoter les invités et les empêcher de partir. Ça aurait entaché sa note finale pour l’ambiance du diner.  Elle rangea sa baguette dans la poche arrière de son jean et se tourna vers Juliet, qui semblait un peu préoccupée par l’attitude de Al’.

« Lui ? » Elle pointa son frère du doigt « Non mais ne t’inquiètes pas, il n’a fait que râler depuis qu’il est sorti du ventre de notre mère. »

C’était comme ça chez les Holmwood-Black, ils savaient difficilement communiquer autrement qu’en gueulant comme des putois. Râler était comme une seconde nature chez eux, et il ne fallait pas s’inquiéter pour autant. C’était même plutôt un indicatif de leur bonne santé, il fallait se faire du mauvais sang s’ils restaient silencieux plutôt.  

Betty imita Jule et alla prendre place à table. L’ancienne Gryffondor avait bien raison, on n’allait quand même pas se laisser mourir de faim pour des conneries pareilles. Elle essaya de détendre l’atmosphère en plaisantant sur le chemise toute propre de son frère.

« J’sais pas. D’où tu la sors cette chemise ? Tous tes t-shirts étaient sales et tu savais pas comment faire une lessive alors t’es allé acheter ça chez Gaichiffon ? »

Comment aurait-elle pu deviner que cette chemise était les habits de baptême d’un homme nouveau, alors que celui-ci avait reprit les manières de l’ancien Al’, à la seconde même où il avait passé la porte d’entrée ?

Malheureusement, le temps des plaisanteries était passé, et on en était déjà au temps des explications.

« Vous savez que c’est pas mon genre de me mêler de la vie des autres. » Et pan, un mensonge éhonté, et sans rougir, s’il-vous-plaît. « Mais j’avais peur que vous vous fassiez la tronche, à cause de ce machin à Poudlard. Et comme je vous aime bien tous les deux, j’ai monté ce plan machiavélique et très, très, élaboré pour vous réunir. »  

Betty, pour sa part, n’était pas gênée du tout de voir son petit stratagème dévoilé au grand jour. Et mangeait son assiette de pâtes avec la tranquillité bienheureuse d’une mère la vertu. Certes, ce diner n’était pas exactement ce qu’elle avait promis, ni à l’un, ni à l’autre, mais il n’y avait pas mort d’homme pour autant. De son point de vue, vous pouviez vous permettre une ou deux entorses à la moralité si c’était pour la bonne cause. Cette petite soirée avait aussi pour but de laver un fond de culpabilité, après tout, si elle avait été capable de se taire, Juliet n’aurait jamais eu vent de l’embrouille. Et quoi de mieux pour libérer sa conscience que de réunir autour d’un verre deux personnes qui n’ont pas forcément envie de se voir ?

« Aldébaran Corvus Holmwood-Black, tu veux bien arrêter de faire ta tronche de troll et venir te mettre à table ? »

Par Salazard, quel sale carafon celui-là. Betty avait l’impression d’être revenue vingt ans en arrière, quand son père allait courir les vide-greniers à la recherche des reliques des Black et qu’il lui laissait la charge de l’éducation des garçons.

Betty leva un sourcil circonspect en direction de Juliet. Pourquoi est-ce que c’était elle qui demandait s’il lui en voulait encore ? Aux dernières nouvelles, c’était Jule qui avait été flouée par les jumeaux dans cette histoire. La sœur aînée était perdue, visiblement, elle avait raté un épisode. Et on venait après lui reprocher de faire des cachoteries. Prise au dépourvu, elle ne trouva pas de meilleure interjection que « C’est quoi ce bordel encore ? » pour manifester son incompréhension.

Son sang ne fit qu’un tour lorsque l’autre briseuse de sorts proposa de régler ça en duel. Et puis quoi encore ? Pour que ses vinyles de Célestina Moldubec et Jules César se trouvent pris dans les dommages collatéraux ? Certainement pas, on était dans une maison correcte ici.

« Mais bien sûr ! Battez-vous chez moi, vous gênez pas surtout ! J’vous préviens que si vous faites ça, j’vous taille les oreilles en pointes et le zgueg en biseau ! »

Des âmes moins charitables que Juliet et Al’ lui auraient déjà fait remarquer que, vu le désordre qui régnait ici, on se croyait déjà dans une zone de guerre, et que ce n’était pas un petit duel qui ferait la différence.

____________________________________
HOLMWOOD IS THE NEW BLACK
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


    | Apothicaire mal embouché
    |  Apothicaire mal embouché

avatar
Date de naissance du joueur : 10/03/1981
Âge du joueur : 36
Arrivé sur Poudnoir : 30/08/2015
Parchemins postés : 115



Pensine
Mon casier judiciaire est:
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 11PV
Al Holmwood-Black


MessageSujet: Re: Le Dindon de la Farce Mer 12 Juil - 22:36

Pour quelqu'un qui n'avait pas l'habitude, se retrouver entre deux des frangins Holmwood-Black pouvait ressembler à une plongée dans le septième cercle de l'enfer. Ça gueulait, ça s'insultait, c'était le mode d'expression habituel chez cette espèce. Pendant quelques instants, on aurait même pu croire que Betty et Al allaient en venir aux mains, avant que ce dernier ne capitule, non sans grogner. Cela faisait un moment qu'il n'avait plus cogné sur sa sœur. Sans doute parce qu'il avait fini par gober ces conneries de « on ne tape jamais une fille, même pas avec une rose »... Comme si sa sœur était une fille. Alternative fact que cela. Quoi qu'il en soit, il n'osait plus, comme au bon vieux temps, lui balancer un gnon bien senti, et elle en profitait. Elle n'avait jamais renoncé à la pédagogie par la tarte dans le museau ; fin connaisseur du fonctionnement bételgeusien, Al avait compris que ce n'était plus qu'une question de secondes avant qu'elle en fasse tomber une, aussi avait-il préféré aller sagement s'installer dans le canapé. Pas la peine de se ramasser une mandale devant Juliet, elle allait finir par croire qu'il était la tête à beignes officielle du Chemin de Traverse.

Ce gros cochon de Jules César – il devait peser quinze kilos, ce dégueulasse – ronronnait si fort qu'il couvrait presque les grognements d'Al. Les filles s'étaient mises à tables et discutaient, une discussion à base de quolibets pour sa pauvre pomme. Merde, on n'a plus le droit de mettre une chemise sans déclencher toute une polémique ? Est-ce que moi, je publie une annonce dans la Gazette les rares fois où ma sœur se décide à porter une culotte ? Remarque, je pourrais, j'y laisserais pas des fortunes. D'ailleurs là j'parie que... Bref. Tu veux vraiment savoir où je l'ai trouvée, cette chemise ?

-T'as rien d'autre à commenter que ma chemise, dis, viande à mouches ? J'te demande, moi, si ton nouveau tapis est fait avec les poils du cul de toutes tes conquêtes du mois dernier ? Non, remarque, il serait plus épais.

Classe, en toutes circonstances, tel est le gentleman. Al ne dérogeait jamais à ce principe sacro-saint, surtout depuis que le Al nouveau avait pris ses jambes à son cou. Il vida le contenu de son verre de vin en une seule gorgée, et manqua de s'étouffer en entendant Betty déclarer que ce n'était pas son genre de se mêler de la vie des autres. Putain, c'te blague ! Je la replacerai ! Toussant comme un perdu après avoir crachouillé son vin sur le fameux tapis, Al, les larmes aux yeux, lutta quelques instants pour retrouver son souffle, à défaut de sa dignité. Elle était fortiche, la sœurette, pour balancer des conneries comme ça sans trembler des genoux. D'une voix bizarre, encore gênée par la gorgée avalée de travers, il répliqua :

-Fallait pas te sentir obligée, tu sais. Quand on aura besoin de toi, on te sifflera... Et arrête de me donner mon blase au grand complet, putain !

Il se leva néanmoins pour aller s'installer à table, essuyant encore quelques larmes égarées. Sa sœur lui avait réservé, par hasard sans doute, la place située pile en face de Juliet ; celle-ci demanda au jeune homme s'il lui en voulait encore, erreur lorsqu'on avait l'inspecteur Betty dans la pièce. Bien sûr, la garce renifla du pas net et demanda de quoi il s'agissait.

-Rien, rien, s'empressa de répondre son cadet. Rien qui te concerne, ajouta-t-il en adressant un clin d'oeil à Juliet.

Si jamais Betty apprenait que sa teigne de petit frère s'était fait éclater le pif par Juliet, elle allait avoir un orgasme en direct, et si ce n'était pas de l'inceste, ça y ressemblait tout de même beaucoup. Autant la laisser dans l'ignorance de ce chapitre de l'histoire, même si, bien entendu, elle allait les bassiner pour savoir. Juliet tiendrait-elle sa langue ? Elle lui devait bien ça, après tout. Al estimait qu'elle devait s'en vouloir de l'avoir cogné – ce n'était pas le genre de la Juliet qu'il avait connu – même si elle proposait de se battre en duel pour apurer les comptes. Betty poussa une gueulante immédiate, tandis que le principal concerné répondait :

-Nan, ça ira... je m'en voudrais de foutre encore plus de merdier dans cet appartement, déjà qu'on se croirait à Ottawa... enfin, à Kawasaki... enfin bref le bled en Indochine où les Russes ont largué une putain de bombe qui a tout cramé et même que ça a fait tomber le mur de Berlin dans la baie des cochons tellement qu'ils y étaient allés de bon cœur...

Al avait de vagues connaissances sur l'histoire moldue, mais réécrites à sa sauce. Ayant exposé son savoir historique, il se servit un nouveau verre de vin, en prit une gorgée – en surveillant Betty du coin de l’œil, des fois qu'elle en ressorte une plus grosse qu'elle – avant de s'attaquer à son plat de pâtes.

-T'as vraiment cuisiné ça, toute seule Betty ? Y a comme qui dirait un miracle, c'est mangeable et même c'est plutôt bon. Finalement, j'avais raison de me saper pour une occasion !

Sa mauvaise humeur s'estompait un peu. La preuve, il n'avait pas grogné depuis cinq bonnes minutes. Il avala une grosse bouchée de pâtes, et, rigolard, se décida à informer sa sœur des dernières mésaventures d'Orion :

-Oh, j't'ai pas dit... tu sais qu'Orion s'est fait larguer ? Sa pouf a dit qu'elle voulait faire un break, réfléchir à leur relation, toussa, et puis une fois bien réfléchi elle s'est maquée avec un mangemort. De toute façon, j'avais toujours dit que c'était de la connasse pur jus. Bref, il déprime, un truc terrible. Tu devrais l'inviter un de ces quatre, ça lui changerait les idées.

Sans lui tendre un piège, faillit-il ajouter, mais il jugea préférable de ne pas jeter d'huile sur le feu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | Membre du MpM ;; ODP ;; Briseuse de sort chez Gringott
    | Membre du MpM ;; ODP ;; Briseuse de sort chez Gringott

avatar
Date de naissance du joueur : 30/08/1989
Âge du joueur : 27
Arrivé sur Poudnoir : 28/06/2016
Parchemins postés : 311



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 11PV
Juliet Birch


MessageSujet: Re: Le Dindon de la Farce Mer 19 Juil - 15:55

Ce dîner était en train de devenir du grand n’importe quoi. Après, c’était un peu toujours le cas quand elle fréquentait les Holmwood-Black. L’avantage, c’était qu’en bien ou en mal, on ne s’ennuyait jamais avec eux. A l’inverse, on se demandait aussi souvent dans quel merdier ils vous avaient fourré contre votre grés. A chacun sa croix comme disait les moldus. Quand ce n’était pas l’un qui échangeait d’identité avec son jumeau, c’était la soeur qui vous racontait ses grandes aventures sentimentales ou vous arrangeait des dîners impromptus avec le frère que avez tabassé la semaine précédente. Oui, on était donc toujours sûr de ne pas s’ennuyer. Il fallait d’ailleurs reconnaître que Juliet aurait passé une soirée bien morne si elle était simplement restée chez elle. Alors quelle importance dans le fond si ce dîner n’était qu’un traquenard ? Elle souriait et elle riait de bon coeur. C’était tellement rare qu’on pouvait considérer que c’était le principal. De bonne composition, elle pardonnait bien volonté la tromperie de son amie. Ce n’était pas pour autant qu’elle ne lui chercherait pas un peu des noises. Par principe, déjà. Ensuite, parce qu’il n’est jamais autant aisé de se faire pardonner par quelqu’un que quand on s’associe contre un but commun. Or, Al semblait prêt à reprocher à sa soeur le petit plan machiavélique qu’elle avait monté. Par solidarité gryffondoresque, Jule avait bien l’intention de le soutenir.

En attendant, les vannes fusaient de part et d’autre de la pièce entre le frère et la soeur. On aurait dit un match de tennis où Jule faisait office de filet. Elle les écoutait plus qu’elle ne participait, glissant un mot ou l’autre dans la conversation. Sa mission principale, et Merlin savait qu’elle n’était pas simple, consistait surtout à ne pas s’étouffer de rire en les écoutant. Elle tentait de rester discrète, mais ce n’était pas simple.

- Sur, parce que, toi, tu ne râles jamais, c’est connu, répondit Jule en se moquant.

Chez Betty, râler, c’était un signe de bonne santé. Un peu comme les chiens dont on vérifiait si la truffe était bien humide. Quoique dans le cadre du boulot, son amie soit très professionnelle, elle n’hésitait jamais à pousser une petite gueulante une fois les heures de boulot derrière elles. Dans la famille, il semblait qu’on avait le choix entre râler ou vaner. Pour le moment, les rôles étaient définis et c’était à Betty que revenait l’honneur de vaner Al. La chemise de l’apothicaire semblait être le sujet parfait. Probable rescapée d’une époque où l’homme pensait encore qu’une chemise aidait à emballer, elle ne lui allait pas mal et Jule le fit remarquer innocemment.

- Non, mais honnêtement, tu sais,
dit-elle en se tournant vers Betty, c’est pas sympa de le vanner comme ça, il ne la mettra plus jamais. Elle regarda Al et ajouta : Tu es plutôt attirant comme ça, ça te va bien. Mieux que les t-shirts.

Chez Juliet, les compliments prennaient la forme de petite bombe qui ne portaient pas à conséquences. Franche de nature, si elle trouvait quelqu’un ou quelque chose de beau, elle le disait sans détour ce qui donnait parfois lieu à des situations cocaces. Le compliment fait, sans plus y penser, elle prit son verre de vin qu’elle finit et remplit de nouveau pour faire face à la mauvaise fois de Betty.

- Tu sais ce qui m’impressionne chez toi ? Ta capacité à débiter des mensonges plus gros que toi sans même rougir. Vraiment, il y avait un cours spécial à Serpentard ?

La vieille blague sur les maisons marchait toujours. Que voulez-vous, on ne se refait pas, on est Gryffondor ou on ne l’est pas.

- Puis tu me connais, je ne fais jamais la gueule à personne moi. J’ai un caractère facile par rapport à vous deux.

Ce n’était rien de le dire. Ils ne pouvaient pas passer plus de cinq secondes sans se lancer des vertes et des pas mûres. Jule ne put retenir un ricanement lorsqu’elle entendit le nom complet d’Al. Elle ne l’avait plus entendu depuis des années et ça lui faisait toujours le même effet.

- Aldébaran Corvus. Sincèrement, qu’est-ce que vous leur avez fait à vos parents pour hériter de prénoms pareil ?

Il fallait avouer que le vieux délire des sang purs de donner des noms d’étoiles ou de fleurs à leurs enfants la dépassait un peu. Il fallait se mettre à leur place un peu, c’était dur à porter dans la cour de récrée des prénoms pareil. Le dénommé Aldébaran se décida enfin à arrêter de tirer la gueule pour venir s’asseoir en face d’elle et ils purent enfin manger un peu. Ca sentait bon, c’était bon, que demandait le peuple ? Apparemment, le peuple, en l'occurrence Betty désirait savoir ce qui s’était exactement passé entre Jule et son frère. Le dit frère lui ne semblait pas pressé de lui raconter. Juliet prit une décision rapide, celle de mentir. Ce n’était pas son genre, mais vu la situation, c’était le bon moyen de se réconcilier avec Al. Elle ne mentait jamais, les gens ne s’attendaient donc pas à ce qu’elle leur raconte des conneries. Il n’y avait que Sonny pour douter d’elle, mais c’était un ancien flic après tout.

- Oh, ça ne sert à rien de mentir, Al, dit-elle en avalant une bouchée de pâtes et provoquant une panique passagère chez le Gryffondor. Tu sais bien qu’elle va nous tanner jusqu’à ce qu’elle ait le fin mot de l’histoire ou tu ne connais pas ta soeur. Se tournant vers Betty, elle expliqua : Je te passe les détails, mais il est possible que quand je suis allée le trouver à propos du râteau qu’il m’avait mis à la place d’Orion, je me sois un peu emballée. Juste un peu, vraiment. A un moment dans la conversation, je ne sais plus comment c’est venu, j’ai très mesquinement balancé que de toute façon, il n’avait de quoi faire son malin parce qu’il courait après une connasse qui se servait de lui depuis des années et qu’il n’en aurait jamais rien. Il n'a pas beaucoup apprécié.

Bon, d’accord, c’était bas, MAIS c’était toujours mieux que la vérité, non ? Et en plus c’était crédible. Elle prit un morceau de pain et un peu embarrassée parce qu’elle insultait tout de même une amie, ajouta :

-C’était pas top de ma part, j’admets. En plus j’aime beaucoup Ashley.

Ce qui n’était probablement pas le cas de Betty, mais elle connaissait mal la relation que les deux femmes entretennaient. Évidemment, la mention du duel ne fut pas bien prise par la maîtresse de maison. Les menaces ne tardèrent pas à fuser et Jule continua à manger sans s’en préoccuper, ce n’était pas comme si elle avait réellement prévu de se battre à l’intérieur. Par contre, les connaissances d’Al en histoire moldue la firent blanchir plus d’une fois.

- Calme toi, Betty. J’ai connu des dragons qui s’emballaient moins vite parce qu’on essayait de leur piquer leurs oeufs. J’ai pas dit qu’on allait se battre ici. Je rappelle que j’ai faim, la nourriture passe avant n’importe quel duel.


Se tournant vers Al, elle tenta de corriger un peu le flot d’idioties qu’il leur servait.

- Hiroshima et Nagasaki, ce sont les deux villes sur lesquelles les américains ont lâchés les bombes atomiques. C’est au Japon pas en Indochine et le mur de Berlin est tombé il y a 11 ans seulement pas en 45 et …

Non, en fait non, ce n’était pas la peine. Les sorciers ne s'intéressaient pas à l’histoire moldue. Une grosse erreur du point de vue de Juliet. Quand bien même ils vivaient en marge du monde moldu, ils ne pouvaient pas continuer de faire comme s’il n’existait pas et comme si son histoire ne les touchait pas.

Le reste du dîner se poursuivit tandis que Jule écoutait Al raconter les déboires amoureux de son jumeau. Comme quoi, il n’y avait pas qu’elle qui avait un problème avec les mangemorts ...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | Membre du MpM ;; Briseuse de sort chez Gringott
    | Membre du MpM ;; Briseuse de sort chez Gringott

avatar
Date de naissance du joueur : 25/03/1988
Âge du joueur : 29
Arrivé sur Poudnoir : 03/02/2017
Parchemins postés : 65



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 10PV
Betty Holmwood-Black


MessageSujet: Re: Le Dindon de la Farce Jeu 20 Juil - 16:21

« Qui râle ? Moi j’râle ? Arrêtez, je suis délicate comme la rosée du matin. »

Betty était une jeune femme pleine de qualités, et absolument pas de mauvaise foi. Ou alors un petit peu, sur les bords et franchement au milieu. Mais que voulez-vous, râler c’était sa façon à elle d’évacuer son trop plein d’énergie, sous peine d’exploser comme une cocotte-minute. D’ailleurs, puisqu’on en était au chapitre de la délicatesse, Betty ne put s’empêcher de lever un sourcil circonspect, en s’entendant qualifiée de « viande à mouche » par son propre frère.

« Mais bordel à cul, d’où tu parles mal comme ça ? »

La paille, la poutre, l’œil du voisin, tout ça, tout ça. La conversation prenait un tour de plus en plus élégant. Pas de doutes, l’affection fraternelle chez les Holmwood-Black c’était quelque chose, et ça avait de quoi surprendre quand on n’avait pas l’habitude. En tout cas Juliette n’avait pas l’air de s’en émouvoir plus que ça.

Ce fut au tour de Betty de s’étouffer avec son verre de vin en entendant Jules affirmer que Al’ était plutôt séduisant dans sa chemise. Elle n’y allait pas de main morte quand elle faisait des compliments. Il existait quand même toute une gradation dans les compliments vestimentaires, qui aillait de « ça change » à « très séduisant » et elle grimpait directement en haut de l’échelle. Betty ravala tant bien que mal son fou rire naissant et se contenta de maugréer un « si tu le dis », elle n’avait pas tellement envie de spéculer sur le capital séduction de son frère.

« Oui mais si je ne m’occupais que de mes affaires, ma vie serait ennuyeuse à mourir. Rendez-vous compte, je suis une trentenaire avec un chat. »

Si elle suivait cette maxime à la lettre, l’évènement le plus fascinant à raconter aurait été que le week-end dernier elle pensait qu’il lui restait une boîte de bouffe pour chat dans le placard alors que finalement, non. Et si c’était pas les histoires de son chat, c’était des histoires de goules au boulot. Ou bien, pire encore, les navrantes histoires de ses conquêtes, qui se résumaient toutes de la même manière : j’étais saoule et je l’ai jamais revue. C’était plutôt déprimant, alors pour s’occuper elle aimait autant aller fourrer son nez dans les affaires des autres, c’était plus distrayant.

Pour un plan qui avait l’envergure criminelle d’une combine montée par un enfant de dix ans, ça marchait pas si mal son affaire. La preuve, Juliette et Al’ en avait oublié d’être furieux l’un après l’autre, puisqu’ils étaient occupés à se liguer contre elle. Tant mieux, c’était tout ce qu’elle espérait de ce diner. Enfin ça, et qu’ils évitent de mettre à sac son appartement.

Betty fit une moue sans conviction lorsque Juliette mis sur le tapis le sujet épineux des prénoms des enfants Holmwood. Enfin Holmwood-BLACK même, c’était bien là le cœur du problème.

« Les blases étoilés à la mords-moi-la-baguette c’est la tradition, comme papa est persuadé qu’il descend de la très noble et très ancienne famille des Black. »

Et sur ce plan-là, Bételgeuse et Aldébaran ne s’en sortaient pas si mal. Ils détestaient leur prénom autant l’un que l’autre, mais au moins ils pouvaient les raccourcir pour s’offrir un semblant de normalité. Ce qui n’était pas le cas d’Orion, sauf à se faire appeler Riri, ce qu’il détestait.

Elle faisait tourner son vin dans son verre en écoutant les révélations sur le différent qu’il y avait entre les deux. C’était fascinant, proprement fascinant. A tel point que Betty ne put s’empêcher de bailler bruyamment. Sans même prendre la peine de mettre la main devant sa bouche, tant elle était blasée. Elle s’attendait à une petite révélation du genre crousti fondante, et à la place elle devait écouter une explication, d’une banalité affligeante.

« Vous vous payez ma fiole là ? C’était pour ça, ce drame international, parce que Jule a dit qu’Ashley n’était qu’une grosse morue ? C’est du domaine public comme info pourtant. »

Le moins qu’on pouvait dire, c’est que Betty manquait de tendresse dans ses propos sur l’ancienne fiancée de Al’. Elle ne précisait jamais pourquoi, mais elle n’avait toujours pas digéré la façon, peu élégante, dont elle avait quitté son frère. Et si Betty, elle-même, trouvait que ça manquait d’élégance, c’était vous dire le niveau de grognasserie de la demoiselle. La briseuse de sort était aux cent coups à chaque fois qu’elle la croisait aux réunions du MpM. Et, non contente de dire tout haut tout le bien qu’elle pensait d’Ashley, le dernier fait d’arme de Betty était d’avoir transformé le « Chiara » en « Conasse » sur toutes les listes officielles.

Betty était du genre teigneuse, et ne lâchait pas facilement ses ennemis une fois qu’ils étaient dans sa ligne de mire, et pouvait même se montrer extrêmement vicieuse dans ses agissements. Mais en contrepartie, elle était loyale et extrêmement fidèle envers ses amis et alliés.

Elle renifla pensivement le contenu de son verre, tandis que Al’ étalait sa science et ses connaissances de l’histoire moldue. Y’avait de la potion de babillage dans ce pinard ou quoi ? Si Jules s’y mettait aussi, elle ne voulait pas rester derrière. Elle aussi elle savait des trucs sur les moldus.

« Des bombes atomiques, parfaitement. Et même que si on expose les humains aux radiations, ils se transforment en goules. »

Les goules occupaient réellement une place de choix dans la vie de Betty. Pas étonnant qu’elle soit encore célibataire à trente piges passées. Et à en croire la dernière nouvelle rapportée de la maison par Al’, la famille comptait un célibataire de plus.

« Mes couilles en peau de sirène ! Tu parles d’une histoire. C’est un Mangemort qu’on connaît ? Et il faisait quoi l’héritier ce soir, il s’était enfermé dans la buanderie pour chialer à son aise ? Pourquoi tu l’as pas ramené ici, le pauvre biquet. »

Mais bon, ce n’était peut-être pas de très bon goût de mêler Juliet aux déboires sentimentaux d’Orion. Elle embraya rapidement sur un sujet plus amusant.


« Et puisqu’on parle de Mangemort, Adrian Rosier c’est bien ton pote ? Tu sais quelque chose sur la maîtresse de son grand-père ? »


____________________________________
HOLMWOOD IS THE NEW BLACK
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne






Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Le Dindon de la Farce

Revenir en haut Aller en bas

Le Dindon de la Farce

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POUDNOIR :: 

Londres

 :: Londres Magique
-