POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

Partagez|

L'air du soir | John L. Turman

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage


    | Professeur de Sortilège
    | Professeur de Sortilège
    avatar
    Date de naissance du joueur : 26/08/1997
    Âge du joueur : 20
    Arrivé sur Poudnoir : 29/06/2017
    Parchemins postés : 14



    Pensine
    Mon casier judiciaire est:
    Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
    Ma résistance magique est de: 11PV
    Pr. Ava St. James


MessageSujet: L'air du soir | John L. Turman Ven 30 Juin - 0:22

Ava se baladait paisiblement dans les rues de Londres après y avoir passé l'après-midi puis la soirée, une ancienne camarade de Poudlard lui avait donné rendez-vous et c'est le cœur léger qu'elle déambulait dans les rues, profitant des odeurs de la nuit. Ava aimait ça, la nuit. Surtout les nuits en ville parce que la vie y régnait toujours. Elle jetait parfois un œil indiscret dans une maison sans rideau ou s'asseyait sur un banc pour regarder les passants.
Elle jeta un œil au ciel et conclut qu'il devait être à peu près minuit. Observant les étoiles elle oublia l'espace d'une minute l'ascension de Voldemort, l'ordre, Poudlard, tout ça n'existait plus au fond de ses yeux bleus. Elle repensait avec nostalgie à l'avant, les années collège, puis ses années de jeune adulte. Elle regarda sa tenue et se compara à l'adolescente qu'elle fût. Ce soir, elle était habillée en femme, une robe à fleur blanche et bleu, des talons noirs. Elle était en fait habillé en femme tous les jours depuis quelques années. Elle se posa une question, qu'elle laissa échapper à voix haute dans l'air du soir : « Quand suis-je devenue adulte ? » Elle souria, puis soudainement se sentit très seule. Depuis quand n'avait-elle pas dormi avec quelqu'un ?
Ava avait connu plusieurs amourettes, plusieurs passants, mais jamais rien de bien sérieux... La dernière relation à peu près sérieuse, c'était John. Il y a déjà plus de cinq ans. Le temps passe vite lorsqu'on apprécie la solitude, mais parfois celle-ci devient pesante. Ils s'étaient séparés d'un commun accord et Ava n'en retirait pas la moindre amertume. Il faut savoir faire des choix, et se séparer était le meilleur d'entre eux. Chacun devait faire son bout de route.
Elle se releva de son banc pour continuer sa marche dans la ville, elle humait l'air, la mine satisfaite et s'éloigna encore un peu plus du centre. Elle entrouvrit son sac et observa, l'air rêveur sa baguette, rassurée qu'elle soit toujours là.
Elle referma le sac à main et releva les yeux sur un visage familier. Elle sourit intérieurement en se disant qu'elle avait du le sentir venir. John était là. Il avait changé mais elle l'aurait reconnu entre mille. Ils ne s'étaient pas revus depuis leur séparation et Ava avait envie de découvrir qui il était devenu, qui l'avait remplacée, aussi.

Elle sortit son plus beau sourire, parfaitement travaillé et sincère avant de s'approcher de lui, faisant semblant de douter :
« John ? Mais oui, c'est toi ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | Contrôleur du Magicobus
    | Contrôleur du Magicobus
    avatar
    Date de naissance du joueur : 19/12/1996
    Âge du joueur : 20
    Arrivé sur Poudnoir : 18/03/2017
    Parchemins postés : 68



    Pensine
    Mon casier judiciaire est: vide
    Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
    Ma résistance magique est de: 11PV
    John L. Turman


MessageSujet: Re: L'air du soir | John L. Turman Ven 30 Juin - 2:31



L'air du soir

Feat Ava St. James & John L. Turman



La porte de la chambre claqua derrière lui, John prenant soin de la fermer à clé d'un coup vif de baguette. Il savait que si Noah avait besoin de partir en vitesse, il saurait l'ouvrir. Mais l'on était jamais trop prudent. Le jeune homme descendit les marches de l'hôtel quatre à quatre, se retrouvant rapidement dans la rue déserte. Il ne devait pas être loin de minuit, à cette heure les allées proches du motel où ils créchaient étaient souvent vides de vie. C'était ce qu'il convenait à John, du moins à moitié. Avant qu'il n'ai été enlevé par les Rafleurs et d'avoir connu la phase la plus sombre de sa vie, John était quelqu'un de très sociable et toujours avenant. Mais maintenant, il était recherché et devait faire un minimum de bruit, éviter la foule et se cacher si le danger approchait. C'en était souvent lassant pour le jeune homme, lui qui avait besoin de contact et d'amis. Mais avec Malefoy au pouvoir et les Mangemorts qui rôdaient, la vie de John ne risquait pas de reprendre son cours de si tôt.

Pour se vider la tête, il allait courir chaque nuit. C'était une activité qui parvenait à le détendre et à expulser son trop plein d'énergie. Sportif dans l'âme, il lui fallait toujours sa petite dose d'adrénaline. Vêtu d’un simple short de sport et d’un t-shirt blanc, il commença par échauffer ses muscles. Il avait tout de même prit sa baguette et un peu de poudre d’obscurité de la boutique Weasley. Même s’il ne pensait croiser personne pendant sa petite course, l’on était jamais trop prudent.

La soirée était belle, douce et étoilée. Elle lui rappelait ces nuits où Noah et lui s’étaient un peu posés pendant leur cavale, devant un feu de camp à observer les astres. Ou celles qu’il avait pu passer avec sa sœur, dans leur parc préféré du Londres Moldu. Parfois, il se souvenait même de quelques sorties nocturnes en compagnie de sa dernière copine en date. Il ne comptait pas vraiment Riley comme une petite amie, même si leur relation avait été plutôt fusionnelle. Mais elle était décédée avant qu’ils ne puissent en parler d’avantage, se poser les bonnes questions. Alors pour John, c’était Ava. Il n’avait jamais regretté sa relation avec la jeune femme, et en avait certainement grandit. Mais peut être ne s’étaient-ils pas rencontrés au bon moment, ou qu’ils n’avaient pas été faits pour être ensemble, finalement. Qu’importe, John avait tourné la page et n’avait aucun remord. Elle lui resterait comme de bons souvenirs.

Courant doucement et d’un pas léger, il en oubliait son environnement, plongé dans ses pensées. Voilà bien longtemps qu’il n’avait pas été aussi serein, aussi peu anxieux à l’idée de faire un faux pas. John s’arrêta un instant pour reprendre son souffle. Il s’était un peu trop approché des rues animées et du Chemin de Traverse. Même s’il était bientôt minuit, l’allée risquait d’être encore fréquentée pour ses bars et ses soirées nocturnes. Voyant un banc non loin de là, il décida de s’y poser un instant, profitant de la fraîcheur de la nuit. A cette heure aussi avancée, John pouvait se sentir respirer, oublier ses problèmes un court instant. Il appréciait cette tranquillité, ce silence. John avait beau être un bout-en-train, il en était pas moins à aimer se poser de temps à autres.

Alors qu’il était perdu dans ses réflexions, ses souvenirs et ses objectifs, il lui sembla entendre son nom, et quelqu’un lui parler. Étonné, mais aussitôt sur ses gardes, John se leva rapidement. Mais il n’eut pas le temps d’attraper sa baguette qu’il reconnu le visage de celle qui l’avait appelé. John se détendit aussitôt, encore plus surprit. Alors qu’elle lui faisait un grand sourire – qui n’avait jamais perdu de sa beauté – lui écarquillait les yeux de stupéfaction.

    ▬ Ava ! Alors ça, mais par Merlin, ça fait quoi, quatre ans ? Au moins !


Finalement, il lui rendit son sourire. Il n’avait jamais pensé la revoir un jour, mais il n’en était pas gêné. Elle était magnifique dans sa robe à fleur, rentrant peut être d’une soirée. Mais Ava lui avait toujours semblé coquette, ce qu’il avait apprécié chez elle. A côté de son ex petite amie, il ne ressemblait à rien. Il était en sueur et vêtu pour le sport, absolument pas apprêté pour une rencontre. Là où d’autres aiment faire bonne impression devant leur ancienne partenaire, John n’en avait que faire. Il était qui il était, et n’avait rien à se reprocher pour ça.

    ▬ Ben mince alors, comment vas-tu ? Tu es superbe, comme toujours !


Il n’y avait aucune arrière pensée derrière ces paroles, John respectait les femmes et encore plus celles avec qui il avait partagé un bout de chemin. Il était simplement à dire ce qu’il pensait, et c’était vrai, Ava avait toujours été sublime à ses yeux. C’était une des raisons qui l’avait poussé à l’approcher, le soir de leur rencontre. C’était une belle femme de caractère, tout ce qui avait su le charmer. Aujourd’hui, il était heureux, quoi que surprit, de pouvoir croiser de nouveau sa route. Il espérait que tout allait bien pour elle, et qu’aucun malheur ne lui était tombé dessus avec la dernière ascension du Mage Noir.

    ▬ Mais tu es seule ? A cette heure ?


John regarda autour d’eux, Ava n’était pas accompagnée. Il estimait qu’une femme ne devait pas se risquer à se promener seule en ces temps troubles. Pas qu’il soit machiste ou à penser qu’Ava ne savait pas se défendre seule – il la connaissait assez pour savoir qu’elle était une femme forte. Mais John était protecteur envers tout ceux qu’il aimait ou qu’il avait aimé un jour, et voulait leur épargner les violences de ce monde. Alors maintenant qu’il y était, si elle était sur le chemin du retour, il pourrait la raccompagner chez elle. Au moins il serait certain de sa sécurité.

Dans tous les cas, il était ravi de la revoir.
© Imaginary pour Epicode

____________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | Professeur de Sortilège
    | Professeur de Sortilège
    avatar
    Date de naissance du joueur : 26/08/1997
    Âge du joueur : 20
    Arrivé sur Poudnoir : 29/06/2017
    Parchemins postés : 14



    Pensine
    Mon casier judiciaire est:
    Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
    Ma résistance magique est de: 11PV
    Pr. Ava St. James


MessageSujet: Re: L'air du soir | John L. Turman Sam 1 Juil - 18:03

John semblait rêveur avant qu'Ava ne l'interpelle mais, surpris par cette voix dans la nuit, il s'était relevé brusquement, l'air tendu. Elle s'en est voulu de l'avoir effrayé, peut-être qu'elle avait gâché un bon moment, qu'il n'avait pas envie de la voir, ou qu'il voulait rester seul... L'incompréhension passée, John souriait et semblait plutôt heureux de la croiser même si, d'après sa tenue, Ava devinait que c'était un soirée solitaire. Dans ses souvenirs, John était quelqu'un de très sociable, comme elle à l'époque. Elle se mit à se demander si, comme elle, John avait finit par s'assagir et délaisser un peu la vie nocturne. Ava aurait trouvé ça triste qu'il ait à ce point changé, ce serait toute une époque de sa vie qui serait terminée.

  Déjà à l'époque où ils sortaient ensemble John était quelqu'un de sportif, contrairement à Ava qui ne s'est jamais intéressé à toutes ces choses là, plutôt obnubilée par ses sortilèges.

- Ben mince alors, comment vas-tu ? Tu es superbe, comme toujours !
- Mais je vais bien, comme toujours et toi ! Voyons, cesse de me flatter, tu n'es pas mal dans ton genre non plus.


  Ava se ne demandait pas un seul instant si John tentait de la séduire, aveuglée par la franche affection nostalgique qu'elle lui portait. Elle était heureuse de le voir et de voir qu'elle restait superbe aux yeux de quelqu'un malgré les années. C'était le côté narcissique d'Ava, elle aimait être belle, désirable et la spontanéité de John lui prouvait qu'il l'a considérait, effectivement, comme belle et probablement désirable.

- Mais tu es seule ? A cette heure ?
- Je suis une femme forte voyons, c'est plutôt les autres qui devraient se méfier.


  Ava sourit tout en sachant très bien que c'était un simple instinct de protection qui faisait parler John. Elle n'était pas prétentieuse mais elle aimait faire semblant de l'être. Les temps étaient durs et la paranoïa touchait à peu près tout le monde, Ava aimait se dire qu'en osant vaincre la peur ambiante on rend le monde un peu plus beau, un peu plus vivable. Elle repensa soudainement à son futur poste dans lequel elle se retrouverait plongé au cœur du ministère et des idées qu'elle refuse ardemment.

- Qu'est-ce que tu deviens, John ? Tu es Auror ? Oh ou langue-de-plomb peut-être, quelque chose du genre.

  Poser cette question relevait presque de la flatterie pure aux yeux d'Ava, la réponse lui semblait évidente, John était forcément devenu Auror. Elle le considérait comme un jeune homme aussi brillant que juste, il était fait pour de grandes choses.
Ava avait plusieurs fois était légèrement jalouse de lui, de son ambition, son bagous, et puis sa force à aller au bout des choses. Elle repensait à elle-même, adolescente, qui aurait tué pour devenir un animagus. Elle avait abandonné, comme tout le reste. Elle se sentait un instant emprisonné dans un schéma de vie qu'on lui aurait imposé. La logique de l'existence l'effrayait, est-ce que c'était logique que John devienne auror ?
Elle l'écoutait parler et le dévisageait, il avait beau avoir l'air heureux, il gardait un sous-entendu grave au fond de son être, un mélange de peur, de colère, de tristesse et sûrement de solitude. Est-ce que quelque chose lui était arrivé, à lui ou à un de ses proches ? Les temps étaient tellement troubles que, parfois, Ava ne savait plus vraiment qui était menacé et qui ne l'était pas. Est-ce qu'ils étaient menacés, là, dans l'air du soir ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | Contrôleur du Magicobus
    | Contrôleur du Magicobus
    avatar
    Date de naissance du joueur : 19/12/1996
    Âge du joueur : 20
    Arrivé sur Poudnoir : 18/03/2017
    Parchemins postés : 68



    Pensine
    Mon casier judiciaire est: vide
    Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
    Ma résistance magique est de: 11PV
    John L. Turman


MessageSujet: Re: L'air du soir | John L. Turman Sam 1 Juil - 23:41



En sortant faire un tour ce soir, John ne s’était pas douté un seul instant pouvoir croiser Ava. S’il s’était préparé à rencontrer un éventuel Mangemort ou Puriste, jamais il n’aurait pensé à son ex-petite amie. Mais il était heureux de la revoir, et visiblement en bonne santé. Peut être même avait-elle quelqu’un en ce moment, et dans ce cas il serait heureux pour elle. Peut être légèrement jaloux, mais c’était de bonne guerre. Et au moins, cela voudrait dire qu’elle était épanouie. Alors en voyant son sourire, il ne pouvait que lui rendre. La voir ainsi lui mettait un peu du baume au cœur, lui qui dernièrement était si maussade.

Il émit un petit rire quand elle le complimenta à son tour. Il n’avait rien de charmant à cet instant, si ce n’était peut être son t-shirt humide lui collant à la peau. Même si le jeune homme aimait plaire, il ne faisait pas forcément d’effort pour. Il était simplement lui-même, et parfois cela suffisait pour en devenir attirant. Il n’était pas ce genre d’homme à courir après les femmes, à enchaîner les conquêtes et les traiter comme des objets. Alors peut-être n’avait-il pas eu un grand nombre de relation, mais elles avaient été sincères et respectueuses. Il ne regrettait rien, et encore moins sa liaison avec Ava. Parce qu’il fallait le dire, c’était une femme magnifique, et il se souvenait encore avoir fait des envieux. A l’époque, quand il sortait avec ses amis, ils lui demandaient souvent comment il avait fait pour avoir une fille comme elle. Et même s’il avait un peu cancané devant eux, il devait l’admettre, elle était sans doute trop bien pour lui. Même quand il était fier de lui, il gardait toujours une certaine modestie. Comme s’il savait que rien n’était jamais gagné d’avance.

    ▬ Excuse-moi, j’en fais peut être un peu trop. Tu sais, par les temps qui courent, il vaux mieux être trop prudent. Mais je ne m’en fait pas pour toi !


John la savait douée en sortilèges. Quand ils sortaient ensemble, il avait parfois prit exemple sur elle. Alors qu’il s’appliquait à suivre correctement sa formation d’Auror, la voir pratiquer la magie l’avait souvent motivé à se surpasser. Peut être que sans le savoir, Ava avait contribué à la réussite de ses études.

Il baissa les yeux quand elle lui demanda où il en était dans sa vie. Sa vie n’avait plus rien à voir avec ce qu’avait connu Ava. Son père était mort, il avait passé des mois enfermé dans une cave et n’avait depuis pas revu sa sœur et sa mère, il ne savait même pas si elles étaient encore en vie. Il était recherché, alors il était obligé de se cacher pour vivre, de se faire passer pour un autre, utiliser une fausse identité. Il était loin le temps où il pouvait aller boire un coup avec les copains après le boulot.

    ▬ Ah, si seulement, il soupira et se rassit sur le banc, ses yeux se perdant au loin. Je suis en effet devenu Auror, ma formation a été un succès. C’était tout ce que j’avais toujours voulu.


Depuis qu’il était gosse, ce métier l’avait fasciné. A Poudlard, il avait travaillé dur pour obtenir les notes demandées. Il était impressionné par tout ces grands noms de la magie, qui traquaient et emprisonnaient les pires criminels de l’histoire. Lui aussi avait voulu prendre part à ce combat, apporter la sécurité et enlever la peur. Il avait voulu apporter sa contribution. Et il avait réussi, toutes ces années de travail et il avait pu rejoindre cette élite qu’il avait admirée. Mais cela n’avait pas duré, tout avait rapidement basculé.

    ▬ Puis, tu sais, tout ce qui est arrivé est arrivé. J’ai dû quitter mon poste pour protéger ma famille. Il m’est arrivé un tas de trucs pas très jolis, et me revoilà sur Londres. Je travaille dans le Magicobus maintenant. Il ricana mollement, haussant les épaules. Plus très glorieux tout ça.


Il se passa une main sur le visage, essayant de contenir sa rage et son chagrin. Il n’aimait pas paraître faible, alors il ne se démontrait pas devant Ava ce soir. Même s’il s’était toujours senti bien avec elle, il savait qu’il pouvait lui parler, il préférait ne pas trop se lâcher. Autant pour son ego que pour sa survie. Parce que même s’il avait confiance en elle, il était désormais méfiant envers tout le monde. Il ne pouvait pas trop lui en dire. Après tout, peut être qu’ils étaient écoutés, ou qu’elle n’était pas du côté qu’il espérait. Et si elle avait rejoint le gouvernement ? Il en doutait, mais l’on était jamais trop prudent.

    ▬ Et toi, que fais-tu ? Tu t’en es bien sortie, avec le retour de Tu-sais-qui et… Toutes ces choses horribles qui sont arrivées ?


Elle lui semblait en forme, au moins plus qu’il ne pouvait l’être. Mais il voulait aussi s’assurer qu’elle n’avait pas subi trop de dommages. Même s’il n’y aurait été pour rien, il s’en aurait voulu. Son éternel instinct de protection.
© Imaginary pour Epicode

____________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | Professeur de Sortilège
    | Professeur de Sortilège
    avatar
    Date de naissance du joueur : 26/08/1997
    Âge du joueur : 20
    Arrivé sur Poudnoir : 29/06/2017
    Parchemins postés : 14



    Pensine
    Mon casier judiciaire est:
    Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
    Ma résistance magique est de: 11PV
    Pr. Ava St. James


MessageSujet: Re: L'air du soir | John L. Turman Dim 2 Juil - 18:22

A l'époque où elle sortait avec John, Ava s'était mise à beaucoup sortir le soir, elle s'est mise à apprécier la ville de nuit, d'abord en groupe, puis à deux, puis seule. Bien qu'elle sorte de moins en moins la nuit, Ava avait pu constater les rues se vider au fil des mois et il n'était pas rare que les seuls passants une fois minuit passé soient des Mangemorts et autres puristes, leurs victimes potentielles évitaient la nuit. Si elle ne connaissait pas John comme elle le connaissait, elle se serait sûrement demandé s'il était l'un d'eux.
Pourtant, malgré l'époque, elle ne sentait jamais vraiment menacée, d'une part parce qu'elle n'avait, en somme, pas grand-chose à se reprocher et de deux parce qu'elle se sentait capable de se défendre. Peut-être un peu prétentieuse sur les bords, elle n'aurait pas hésité à rendre le moindre sort.

- Excuse-moi, j’en fais peut être un peu trop. Tu sais, par les temps qui courent, il vaux mieux être trop prudent. Mais je ne m’en fait pas pour toi !

Cette réponse, bien que simple, confirma à Ava qu'il n'était pas l'un d'entre eux. C'était en fait plutôt rassurant, cependant elle finit par comprendre que John devait sûrement s'être embourbé dans de sales affaires avec le ministère. Ava avait réussi à y échapper et bientôt elle serait dans les entrailles même de cette institution qu'elle haïssait tant, au contact avec une idéologique qui pourrait la faire craquer d'une minute à l'autre. Elle se mettait en danger en voulant protéger à sa manière les élèves, elle avait eu vent des méfaits d'Ombrage quelques années plus tôt et refusait ardemment que ça puisse se reproduire.
Quelques instants plus tôt, l'instinct de protection de John la faisait sourire mais maintenant, c'était le sien qui commençait à apparaître. Est-ce que John était menacé ?

John semblait soudainement honteux tandis qu'Ava lui demandait ce qu'il devenait. Elle se sentit coupable de le mettre dans une position délicate.

- Ah, si seulement, il soupira et se rassit sur le banc, ses yeux se perdant au loin. Je suis en effet devenu Auror, ma formation a été un succès. C’était tout ce que j’avais toujours voulu.

Lorsqu'ils s'étaient rencontrés, John voulait à tout prix devenir Auror, il en parlait tellement qu'Ava à presque autant appris de la première année de formation de John que John lui-même. Peut-être qu'elle aurait du se tourner vers le métier d'Auror aussi, ou Langue-de-Plomb. Ce nom éveillait en elle milles et un fantasme. Peut-être que s'être tourné vers une profession un peu moins... glamour, était un mal pour un bien, au moins elle ne se retrouvait pas à la solde de ce gouvernement. Pourtant, un pincement la prit au cœur en comprenant que jamais elle ne serait l'élite de quoi que ce soit.

- Puis, tu sais, tout ce qui est arrivé est arrivé. J’ai dû quitter mon poste pour protéger ma famille. Il m’est arrivé un tas de trucs pas très jolis, et me revoilà sur Londres. Je travaille dans le Magicobus maintenant. Il ricana mollement, haussant les épaules. Plus très glorieux tout ça.

John semblait contenir tellement de colère, de tristesse qu'Ava prit un moment à répondre, redoutant de gaffer ou, pire encore, que quelqu'un les entendent.

- Je ne sais pas si ça peut vraiment te réconforter mais... Au moins tu sais où les trouver, tes mages noirs.


Ava se sentait bête de n'avoir trouvé que ça à répondre mais pourtant elle était sincère. Et puis c'était sûrement inconsciente pour elle d'exprimer à John qu'ils étaient du même bord, qu'elle le soutenait à sa manière. Ava était surtout réticente à l'idée dire à son ex qu'elle était parfaitement contre Malefoy et les autres, c'était peut-être un piège. Peut-être qu'ils testaient les futurs professeurs. Après tout, il était sensé être auror, donc à la solde du gouvernement... Pourtant elle voulait y croire, croire qu'elle avait trouvé d'autres personnes prêtes à lutter à leur manière.

- Et toi, que fais-tu ? Tu t’en es bien sortie, avec le retour de Tu-sais-qui et… Toutes ces choses horribles qui sont arrivées ?

Ava se rendit honteusement compte que oui. Elle s'en était plutôt bien sorti malgré Le retour. Elle acquiesça d'abord sans un mot puis soupira avant de répondre.

- Je prendrai mon poste de professeur des sortilèges quand Poudlard rouvrira. Enfin, les cours seront donnés au ministère mais je préfère me dire que j'enseignerai à Poudlard...

Elle n'était pas très douée pour les sous-entendus et, bien qu'à cet instant elle désirait sincèrement croire que John soit un opposant, elle avait une légère boule au ventre à l'idée qu'il soit du mauvais côté.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | Contrôleur du Magicobus
    | Contrôleur du Magicobus
    avatar
    Date de naissance du joueur : 19/12/1996
    Âge du joueur : 20
    Arrivé sur Poudnoir : 18/03/2017
    Parchemins postés : 68



    Pensine
    Mon casier judiciaire est: vide
    Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
    Ma résistance magique est de: 11PV
    John L. Turman


MessageSujet: Re: L'air du soir | John L. Turman Mer 5 Juil - 0:34



On ne pouvait pas reprocher à John d’être une mauvaise personne. Il faisait des erreurs, comme tout le monde, mais il essayait toujours de faire le bien autour de lui, au moins autant qu’il le pouvait. Ces derniers temps, cette tendance à vouloir être un homme bon s’était flétrie. Il ne voyait plus personne et ne vivait plus que pour ces deux objectifs : Retrouver sa sœur et rejoindre l’Ordre du Phénix pour botter le cul de ces sales Mangemorts. C’est pourquoi il pouvait se montrer plus bougon et cynique qu’à l’accoutumée. Parfois même paranoïaque, même s’il essayait de son contenir. Il était loin le John espiègle et bon vivant. Sans doute qu’une fois que le monde serait remit sur pieds et qu’il aurait retrouvé sa famille, il retrouverait son optimisme d’antan. Cela dit, tout n’était pas perdu pour lui. Il était toujours obstiné et protecteur, ces épreuves avaient renforcé sa grande gueule et son côté borné. John n’était pas un trouillard, il irait au bout. L’adversaire n’avait qu’a bien se tenir.

Le jeune homme se demandait ce qu’Ava pensait de tout ça. Il se souvenait d’elle comme étant une battante, alors elle serait sans doute de son côté. Mais ces derniers temps, il avait apprit à se méfier de n’importe qui, que même la personne qu’il pensait le mieux connaître pouvait être son ennemi. Il avait du mal à y croire concernant son ancienne petite amie, mais prudence restait de mise.

Mais elle parvint à lui faire passer le message. Elle était de son côté, il en était certain. Il ricana gentiment à sa remarque, puis l’invita à s’asseoir près de lui en tapotant le banc. Bien sûr qu’il savait où ils étaient, ces mages noirs : partout ! C’était bien ça le problème maintenant, ils avaient envahi leur société, leur ministères, leur école. Le seul avantage, c’est qu’il était plus simple de les repérer, vu qu’ils s’exposaient en permanence. Mais s’il s’attaquait à l’un d’eux, ils lui retomberaient tous dessus. C’est pour cette raison qu’il devait rejoindre la résistance. Il grandirait leurs rangs, et ils pourraient se battre.

Il releva la tête avec étonnement, quand elle lui dit faire partie des nouveaux enseignants de Poudlard. Enfin, de Poudlard-on-forme-les-futurs-Mangemorts-au-Ministère. John avait lu la nouvelle dans les journaux, et il trouvait cela révoltant. Un programme de magie noire, et des professeurs à la solde du gouvernement. Si Ava était contre ce nouveau mouvement puriste, que faisait-elle dans leur nouvelle équipe d’enseignement ? Suspicieux, il plissa les yeux, essayant de comprendre.

    ▬ Mais.. Tu bosses pour eux ? Enfin, je voudrais pas juger mais… Je n’apprécie pas vraiment leur politique.


Bien sur que si, il jugeait. Mais il attendait de connaître les réponses d’Ava, il se trompait certainement. Il voulait se tromper. Parce qu’Ava comptait à ses yeux, parce qu’il ne voulait pas avoir une mauvaise image d’elle. Il soupira, levant les yeux vers les étoiles.

    ▬ Tu sais, tu es la première personne que je revois depuis… Très longtemps. J’ai perdu de vue tout le monde, j’ai vu des choses affreuses. Mais te voir ici, ce soir… Ça me prouve que rien n’est encore perdu. Que j’ai raison de m’accrocher.


Alexa, Yan, sa mère et tous les autres. Il voulait tellement les revoir, il y pensait en permanence. A ce qu’ils avaient pu devenir, est-ce qu’ils étaient en vie. Il se prit la tête dans les mains. Il se sentait pathétique, mais ne pas avoir de nouvelles de tous ceux qu’il aimait était une torture. Il n’avait pas le droit de se plaindre, mais relâcher la pression de temps à autres pouvait lui faire du bien. Il espérait pouvoir se confier à Ava, être capable de lui faire confiance. Il releva ses yeux triste vers la jeune femme, quand ils entendirent des rires qui venaient vers eux.

    ▬ Te jure, ce Sang-de-Bourbe a tellement gueulé quand je lui ai lancé le sort que Marc s’est étouffé de rire !
    ▬ Merde, qu’est-ce qu’ils foutent ici ! Viens, ne traînons pas là ! S’exclama-t-il soudainement, se levant et prenant le bras d’Ava pour la tirer vers lui.


John n’attendit pas le consentement d’Ava, il devait se tirer immédiatement. Probablement des Mangemorts ou autres Rafleurs. S’il était prit, il devrait sans doute se battre. Il pourrait se faire arrêter, ou même mourir. Il traîna Ava sans véritablement de ménagement, fuyant les deux types qu’il savait derrière eux. Au premier angle, il les fit tourner, et plaqua Ava contre le mur. La ruelle était très sombre et étroite, avec un peu de chance, ces gars leur passeraient devant sans rien dire. Leur conversation se fit plus forte, ils étaient tout près. Le cœur palpitant, John eu peur qu’ils se fassent choper. Un Mangemort était cruel et mesquin, mais pas idiot. Ils n’avaient pas le temps de fuir, leur ruelle était un cul de sac. Tant pis, il tenterait le tout pour le tout.

    ▬ Pardonne-moi, mais s’il te plaît ne dit rien, la supplia-t-il dans un murmure.


Puis, alors que les Mangemorts n’étaient qu’à deux pas, il plaqua ses lèvres sur celles d’Ava. Aucune intention de séduction, c’était la seule couverture qu’il ai trouvé. Il fit semblant d’échanger avec elle un baiser passionné, cachant du mieux possible leurs deux visages à la rue principale. Il la serra dans ses bras, quand les types passèrent près d’eux. Ils tournèrent la tête dans leur direction, et les sifflèrent dans un éclat de rire gras et pervers. Visiblement, le submerge fonctionnait, ils s’éloignèrent comme ils étaient venus.

John se détacha alors d’Ava, reprenant son souffle. Ils étaient sains et saufs. Il leva les yeux vers la jeune femme, espérant qu’elle ne lui en voudrait pas trop. Il lui fit un sourire crispé emplit d’excuses.

Elle n’allait pas lui faire un fromage parce qu’il leur avait sauvé la mise, si ?
© Imaginary pour Epicode

____________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | Professeur de Sortilège
    | Professeur de Sortilège
    avatar
    Date de naissance du joueur : 26/08/1997
    Âge du joueur : 20
    Arrivé sur Poudnoir : 29/06/2017
    Parchemins postés : 14



    Pensine
    Mon casier judiciaire est:
    Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
    Ma résistance magique est de: 11PV
    Pr. Ava St. James


MessageSujet: Re: L'air du soir | John L. Turman Mer 5 Juil - 22:51

Ava était quelqu'un de plutôt doué avec une baguette et d'aucuns auraient pu la considérer plus apte à combattre les mangemorts « sur le terrain » que de la manière qu'elle envisageait en prenant sa place de prof. Elle savait très bien qu'en s'infiltrant comme ça, en menant sa propre lutte, on la prendrait forcément pour une sympathisante de tu-sais-qui, puis de cet insupportable Malefoy. Elle avait pensé à rejoindre l'Ordre, mais la seule pensée que des centaines d'élèves soient sous le joug des mangemorts l'effrayait. Même si elle devait se faire violence, les protéger était son seul but. Pour l'instant.

Elle attendait une seconde bataille de Poudlard, dans le fond. Là, elle pourra ressortir la rage accumulée, la rage née du vécu, du trop-vu. Car elle savait qu'elle serait aux premières loges. Ava avait peur.
Ses proches, sans qu'elle le dise, avait cerné sa volonté en acceptant le poste, mais elle se sentait trahir ses idéaux, elle s'en voulait. Les élèves, pense aux élèves. Elle savait de quel côté se trouvait John, elle n'en doutait plus. Est-ce qu'il était dans l'Ordre ? Ou bien, comme elle, il faisait bande à part ?
John lui fit signe de s'asseoir près de lui. Elle se sentait plutôt bien, bercée par la nuit et l'espoir d'un combat à venir, d'une résistance méritée. Pourtant, la nuit était lourde à cause de l'ombre des mangemorts, de ceux qu'elle estimait être les mauvais. Elle aussi finirait par se battre.
En expliquant à John qu'elle serait professeure à Poudlard, il parût étonné, dérouté, presque choqué.

▬ Mais.. Tu bosses pour eux ? Enfin, je voudrais pas juger mais… Je n’apprécie pas vraiment leur politique.
Ah bon ? Je ne vois pas ce qui te gêne...

Ava lui glissa un infime clin d’œil, puis un regard appuyé. Elle voulait qu'il comprenne. Qu'il comprenne qu'elle était la place d'Ava dans la balance énorme de la situation qu'ils subissaient tous les deux, à leur manière. S'il ne comprenait pas, personne ne le pourrait. Ava eut le sentiment qu'en voulant aider, en voulant résister, elle s'engluait dans le rouage du Ministère. John leva les yeux vers le ciel étoilé et Ava l'imita.

▬ Tu sais, tu es la première personne que je revois depuis… Très longtemps. J’ai perdu de vue tout le monde, j’ai vu des choses affreuses. Mais te voir ici, ce soir… Ça me prouve que rien n’est encore perdu. Que j’ai raison de m’accrocher.
Vraiment ? Tu pense vraiment que rien n'est perdu ? J'ai parfois peur de m'accrocher pour simplement retarder la chute...

John se prit la tête entre les mains et Ava se demanda s'il pleurait. Il avait l'air d'en avoir vécu, des choses. Ava se sentait coupable de bien s'en sortir. Elle n'était pas fugitive, personne ne l'avait attaquée, elle ou qui que ce soit de proche. Est-ce que la lutte vaut la peine d'infiltrer un système qui détruit tant de vie ? Est-ce qu'elle faisait les bons choix ? Elle repensa à Alexa, John n'y avait pas fait allusion et, en s'en rendant compte, Ava imagina le pire. Quand les yeux ternes du jeune homme émergèrent des paumes, Ava eut envie de lui dire quelque chose mais ses lèvres restèrent figées.

▬ Te jure, ce Sang-de-Bourbe a tellement gueulé quand je lui ai lancé le sort que Marc s’est étouffé de rire !
▬ Merde, qu’est-ce qu’ils foutent ici ! Viens, ne traînons pas là ! S’exclama-t-il soudainement, se levant et prenant le bras d’Ava pour la tirer vers lui.

En entendant le rire gras, vicieux des puristes, Ava se figea et pensa à ceux qui... Sa réflexion n'aboutit pas tandis que John la tirait par le bras. Il donnait l'air de savoir ce qu'il faisait, en tout cas c'est ce qu'Ava voulu croire, s'imaginant bien mourir dans cette ruelle glauque, contre ce mur où John l'a plaquait. Les voix se rapprochaient, et Ava posa la main sur sa baguette, un Expelliarmus au bout de la langue. Elle observa les alentours et finalement posa ses yeux bleus sur les étoiles, prête à leur dire adieu dans un combat à armes égales, touchée par un éclair vert lancé par un ignare. Elle était sur le point d'incanter, les mangemorts à quelques mètres d'eux, quand John la coupa.

▬ Pardonne-moi, mais s’il te plaît ne dit rien.

John l'embrassa. Elle comprenait le plan, elle sentit la colère, la peur. Est-ce qu'il avait plus peur pour Ava ou pour lui-même ? Elle entendit, un rire, un sifflement, elle rouvrit les yeux sur sa baguette. Ce simple rire méritait la mort. C'était le rire de la mort elle-même. Elle laissa couler une larme qui fit dégouliner un trait de rimmel sur sa pommette. Ils s'éloignèrent, partant comme ils étaient venus, de manière grotesque et risible. John relâcha son étreinte, essoufflé. Ava lâcha une insulte, tout bas, à l'égard des deux autres et relâcha l'étreinte sur la baguette. Elle aurait pû mourir, là, comme ça, dans une ruelle qui puait la mort, et John l'avait peut-être sauvée. Peut-être qu'elle aurait mieux de les tuer. La rage l'emplit, pernicieusement. Petit à petit.
John lui sourit, l'air gêné. Il l’émeut d'autant plus.

- Tu as le sens du spectacle... Un peu plus et je lançais le premier sort.

Elle sourit naïvement en s'écoutant parler.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | Contrôleur du Magicobus
    | Contrôleur du Magicobus
    avatar
    Date de naissance du joueur : 19/12/1996
    Âge du joueur : 20
    Arrivé sur Poudnoir : 18/03/2017
    Parchemins postés : 68



    Pensine
    Mon casier judiciaire est: vide
    Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
    Ma résistance magique est de: 11PV
    John L. Turman


MessageSujet: Re: L'air du soir | John L. Turman Jeu 6 Juil - 1:15



Il la regarda dans les yeux. Cette fois c’était certain, elle était de son côté. Il n’aurait pas dû douter, à aucun moment. Il comprenait à son ton et son clin d’œil qu’elle pensait comme lui, et avait certainement ses raisons pour s’être engagée comme professeur. Après tout, les enfants n’étaient peut être pas perdus, s’ils avaient des enseignants comme Ava. Ces centaines d’élèves à la merci du gouvernement, ça le révoltait. Il lui fit un sourire sincère, convaincu qu’elle pourrait bouger les choses à sa manière. S’il en avait l’occasion, alors il l’aiderait, comme il le pourrait. Peut être qu’en rejoignant l’Ordre, il pourrait lui filer un coup de main, d’une façon ou d’une autre.

Il haussa les épaules. Bien sûr qu’il essayer de s’accrocher. Il avait toujours été optimiste, malgré tout. Certains jours il pouvait déprimer, oser verser quelques larmes. Mais l’espoir ne le quittait jamais. Sans ça, il ne serait plus rien. Il n’aurait plus personne. Alors revoir Ava, vivante et heureuse devant lui, ça le confortait. Le monde avait encore de quoi lui offrir.

Puis la surprise, et de suite, il a fallu trouver une solution. John ne pouvait se risquer au combat. Ce serait stupide, et ils le paieraient sans doute cher. Même s’ils gagnaient, ça pouvait leur retomber dessus. Non, autant faire profil bas, c’est pour cette raison qu’il avait embrassé Ava. Par miracle, ça avait fonctionné. Ils étaient partis, John pouvait respirer.

A son grand bonheur, Ava n’avait pas l’air vexée, elle plaisanta même. John se mit à rire nerveusement. La situation pouvait être gênante, mais le jeune homme n’était pas du genre à s’en faire pour si peu. Si Ava n’était pas offusquée, alors ça lui suffisait. Et puis, ce n’est pas comme s’il avait été un parfait inconnu, ce n’était pas la première fois qu’ils s’embrassaient. Même si cette fois, c’était dans un contexte bien différent.

    ▬ T’as toujours eu la gâchette facile, lui répondit-il dans un clin d’œil complice. Mais il s’en est fallu de peu, je ne pense pas que le combat aurait été la solution.


Il était soulagé qu’elle n’eut pas décidé de sortir la baguette et balancer un sort aux Mangechous n’était certainement pas une bonne idée. Ava ne le savait pas – et presque personne dans l’entourage de John d’ailleurs, il le cachait bien – mais le jeune homme était né-moldu et n’avait pas passé la commission de sang. S’il se faisait griller, ou pire, reconnaître, s’en était fichu de lui. Il sortit de la ruelle, s’assurant que les deux glandus étaient bien partis.

    ▬ Bon, j’espère que t’as pas de petit copain, ça la foutrait mal. Ce serait dommage de me prendre un gnon pour avoir évité ces faces de pétoncle.


Il se mit à rire joyeusement. Le revoilà, le John plein de vie. Il se sentirait franchement idiot si un type plus baraqué que lui venait lui mettre son poing en pleine tronche pour avoir embrassé sa nana, contre son gré. Mais bon, il ne regrettait pas, c’était pour la bonne cause. Et peut être qu’une petite baston détendrait ses muscles. S’il l’entendait penser, Ava lui ferait sans doute la morale. Pas que John soit bagarreur, mais il suffisait de peu pour le provoquer et réveiller son impulsion mal placée.

Il se retourna vers elle, enfilant ses mains dans la poche de son short. Cette petite montée d’adrénaline lui avait rendu cette vigueur qui d’habitude, ne le quittait jamais. D’un sourire avenant, il lui proposa de continuer leur soirée ensemble. Après tout, il était quoi, à peine minuit ? Noah n’allait pas se réveiller avant au moins neuf heures, il avait le temps de s’éclater, comme au bon vieux temps.

    ▬ Une Bièraubeurre, ça te chauffe ? En tout bien tout honneur. Nous faudra bien un petit remontant après tout ça.


Il éviterait sans doute de se prendre un whisky ou autre alcool fort. Après tout, il travaillait le lendemain dès dix heures, et ce pendant au moins vingt neufs heures d’affilées. C’était parfois un boulot rude, mais ça payait. Il se satisfaisait du job en attendant de reprendre son poste d’Auror. C’était au moins utile pour récupérer des informations.

    ▬ Je crois qu’il y a les Sexy Murlaps qui donnent un concert au Red Dragon ce soir. Avec un peu de chance ils n’auront pas finit et il y aura toujours de l’ambiance. On ne perd rien à aller voir ?


Un groupe de rock sorcier assez branché, que John appréciait. Il avait vu un petit article sur eux la veille dans la Gazette, s’étant posé la question s’il irait y faire un tour. Mais seul, ce serait sans doute peu amusant. Noah n’avait pas semblé intéressé, alors il voyait là l’occasion de s’amuser, se changer les idées et passer du temps avec Ava, histoire de renouer contact.

Ça mettrait un peu de couleur dans ces temps sombres.
© Imaginary pour Epicode

____________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur





Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: L'air du soir | John L. Turman

Revenir en haut Aller en bas

L'air du soir | John L. Turman

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POUDNOIR :: 

Londres

 :: Londres Magique
-