POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
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Comme chien et chat || Cassidy H. Faulkner-Nott [Terminé]

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    | Poufsouffle ;; 6ème année

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Achlys Kaustas-Deketh


MessageSujet: Comme chien et chat || Cassidy H. Faulkner-Nott [Terminé] Sam 8 Juil - 23:27



Comme chien et chat

Feat Cassidy H. Faulkner-Nott & Achlys Kaustas-Deketh



    ▬ Et moi je dis que c’est une idée franchement débile.
    ▬ Mais puisque je te dis que je l’ai vu ! Tais-toi et suis moi.

    ▬ Tu m’énerves Prym, et puis qu’est-ce qu’on s’en fiche ! Il est majeur il fait bien ce qui lui chante.


Prymnéus donna un coup de coude à sa sœur pour la faire taire. Levant les yeux au ciel, Achlys ne rajouta rien, bien que ça lui brûlait la langue. Elle était généralement experte en mauvais plans, mais cette fois son frère avait la palme. Ils étaient censés venir tous les deux sur le Chemin de Traverse pour prendre une glace, afin de fêter la fin des examens, et donc des révisions. Une après-midi somme toute normale. Mais entre les deux, il y en avait toujours un pour avoir une idée à côté de la plaque, et entraîner l’autre avec lui. Souvent, ça fonctionnait. Le frère et la sœur s’embarquaient toujours dans des histoires sans queue ni tête. Leur première année à Poudlard, ils avaient suivi Dolores Ombrage dans les couloirs du château, persuadés qu’elle était possédée par un esprit démoniaque, et s’étaient évidemment fait prendre et envoyé en colle. En seconde année, ils voulaient faire une mauvaise blague à un Serpentard, qui s’était finalement retournée contre eux. Dans toutes leurs mésaventures, Prymnéus avait dû se perdre dans le Londres Moldu, ou bien encore Achlys s’était faite mordre par un gnome. Il n’était donc pas nécessaire de souligner que les idées de l’un comme de l’autre étaient souvent mauvaises et ne menaient pas à grand-chose.

Cette fois, Prymnéus avançait une excellente raison, d’après lui : Il avait vu leur grand frère, Astréos, se rendre dans l’Allée des Embrumes. Depuis quelques semaines déjà, le garçon reprochait au Serpentard d’avoir des comportements louches. Achlys lui répliquait qu’il avait toujours été louche, et qu’il n’était pas pour autant un Mangemort. Mais son jumeau était bien trop buté pour entendre raison, et était persuadé qu’Astréos rejoignait le Siège Puriste pour rejoindre leurs valeurs d’extrémistes. Idée absurde pour la jeune fille. Mais le frère l’avait embarquée avec lui, comme d’habitude.

Ils arpentaient silencieusement l’Allée malfamée, suivant de loin leur grand frère. Très mal à l’aise de se retrouver là, Achlys tirait sans cesse sur le t-shirt de Prymnéus. Elle regardait avec nervosités les vitrines poussiéreuses des boutiques ou les ruelles sombres devant lesquelles ils passaient.

    ▬ Je n’aime pas ça, on ne devrait pas être là, gémit-elle en tirant une nouvelle fois son frère.
    ▬ Chut !


Elle déglutit quand ils croisèrent un homme bien trop louche à leur goût, qui les suivit des yeux. Droit devant, Astréos tourna à l’angle d’une rue. Les deux adolescents s’approchèrent, prenant soin de rester cacher derrière le mur. Ils virent le Serpentard entrer dans un bâtiment, que la devanture désignait comme étant un pub plutôt mal fréquenté.

    ▬ Tu vois ! Tu trouves que ça ressemble au Siège Puriste ça ? Allez, arrêtons deux minutes nos conneries, je rentre pas là dedans.
    ▬ Enfin, Lys ! Qu’est-ce qu’il vient faire ici à ton avis ? Se confesser au pape ? Il faut qu’on en ai le cœur net.
    ▬ Débrouille toi tout seul alors. On a plus cinq ans, c’est finit de jouer aux espions à deux Noises.


Sur ces paroles, elle planta son frère où il était, faisant demi-tour. Il hésita à la suivre, mais resta finalement où il était. Achlys accéléra le pas pour sortir de cet endroit. Elle croisa une vieille dame qui lui fit un grand sourire dépourvu de dents, puis croisa le regard insistant d’un homme au long manteau noir. Dans ces rues étroites, elle avait l’impression que même le soleil refusait de s’y promener. Quand elle vit une pancarte indiquant le Chemin de Traverse, elle se mit presque à courir pour rejoindre l’allée commerçante. Achlys n’était pas peureuse, mais elle savait quand elle risquait sa sécurité. Elle n’aurait sans doute pas dû laisser son frère tout seul, mais il était bien trop têtu pour le faire changer d’avis.

Enfin, elle retrouva la rue animée et ensoleillée du Chemin de Traverse. Elle préférait nettement cette ambiance chaleureuse. Un peu honteuse d’avoir abandonné son frère, elle se dit qu’elle irait l’attendre à la terrasse du Glacier en face d’elle. D’ici, elle pourrait voir Prymnéus revenir.

Achlys se dirigea vers les tables, quand elle cru apercevoir une chevelure blonde qui ne lui était pas inconnue. Délaissant son idée de glace, elle rejoignit la jeune fille, et reconnu rapidement Cassidy, la Gryffondor avec laquelle elle avait passé l’examen pratique.  

    ▬ Oh, Cassidy ! Tu vas bien ? Tu as l’air…


Étrange ? C’était un faible mot, elle tirait une drôle de tête. Mais Achlys était contente de trouver une tête connue. Les deux filles étaient plus des connaissances que des amies, mais la Poufsouffle appréciait sa camarade. Evan pouvait en dire ce qu’il voulait, Lys trouvait Cassidy drôle et pas aussi mauvaise qu’il le disait.

Elle ne savait pas ce que Cassidy avait, mais peut être pourrait-elle lui proposer une glace ?
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Dernière édition par Achlys Kaustas-Deketh le Jeu 17 Aoû - 16:47, édité 1 fois
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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Re: Comme chien et chat || Cassidy H. Faulkner-Nott [Terminé] Dim 9 Juil - 13:27

Nietzsche n’était pas un chat ordinaire, c’était la plus formidable de toutes les boules de poil, et entre autres cette chatte était une formidable contorsionniste, une véritable acrobate chinoise en fourrure argentée. Son dernier exploit était d’avoir réussi à grignoter son collier. Quand Cassidy entra dans sa chambre, elle trouva l’animal, débonnaire, allongée sur le rebord de la fenêtre, en train de savourer les dernières miettes de la lanière de cuir.

« Oh non, Nietzsche, encore ? »
« Meow. »
« T’en as pas marre de gaspiller mon argent de poche ? »
« Meow meow. »

Pour parachever cette scène de grand guignol, la chatte recracha la petite médaille où était gravés son nom et son adresse, et entreprit de se lécher l’entre-patte. A ingratitude dans le dictionnaire, on trouvait certainement la photo d’un chat. Et à serviteur complaisant, une photo de Cassidy.

La petite Gryffondor descendit jusqu’au salon et raconta à sa mère la mésaventure du collier de Nietzsche. Demelza accueilli le récit avec un sourire aussi compatissant qu’ironique. L’adoption de la chatte avait été une longue bataille entre la mère et la fille, Cassidy rêvait depuis longtemps d’un compagnon à fourrure, et la médicomage ne voyait pas l’intérêt d’un estomac sur pattes ingrat, qui mettrait des poils partout dans sa maison propre et nette. Pour Demelza, un animal n’avait de l’importance qu’une fois disséqué dans son laboratoire. Mise devant le fait accompli, Cassidy était rentrée un jour avec un chaton dans la poche, elle avait accepté qu’elle le garde, à condition qu’elle s’en occupe elle-même.

« Ma pauvre chérie, voilà ce qu’on gagne à s’embarrasser d’un animal de compagnie. »
« Oui maman. Je peux aller sur le Chemin de Traverse lui racheter un collier ? »
« Oui, mais sois rentrée pour préparer le diner pour ta grand-mère. Je travaille tard ce soir. »
« Comme d’hab’. Dis, t’aurais pas un gallion pour une fille qui a pas eu de chance ? »
« Certainement pas. Si tu veux de l’argent pour cette bestiole, va taper dans le portefeuille de ton père. »

Demelza embrassa sa fille adorée avant de partir travailler à l’hôpital, et ajouta une dernière recommandation : pas de balade sur l’Allée des Embrumes. La médicomage ne connaissait que trop bien le goût de Cassidy pour les boutiques louches du quartier, et n’avait aucune envie de voir sa fille se promener dans cette ruelle mal famée. Cassie se contenta de répondre un « oui mon général » et regarda sa mère transplaner.

Elle monta ensuite dans sa chambre et s’habilla pour sortir, une simple jupe noire et un t-shirt des Harpies de Holyhead, deuxième du championnat national cette année, elle pouvait le porter avec fierté. Cassie fourra ensuite Nietzsche dans son sac et emprunta la cheminée, direction le Chaudron Baveur.  

Arrivée sur le Chemin de Traverse, elle fila tout droit vers l’animalerie magique. Après de longues minutes à tergiverser, elle se décida finalement pour un collier rose, agrémenté d’un grelot d’argent. Elle passa le collier autour du coup de la chatte, pour juger de l’effet. Merveilleux, il s’accordait très bien avec le pelage argenté de l’animal. Si possible, Nietzsche était encore plus belle. Cassidy était une brave fille, mais vous ne pouviez pas lui demander d’avoir un avis objectif sur son chat. C’était une solitaire, dans le fond, et elle n’avait pas de meilleure amie que sa chatte.

Ce sujet important désormais réglé, l’adolescente déambula le long des vitrines de la rue commerçante. Ses pas la menèrent tout naturellement vers l’entrée de l’allée des Embrumes. Elle se demandait s’il y avait des choses intéressantes à L’Index, sa librairie favorite. Et la promesse faite à sa mère ? Ben, si elle y allait avec un but précis, ce n’était pas une balade. Cassidy ne mentait jamais, mais comme tous les adolescents, elle s’arrangeait parfois avec la vérité.

Arrivée devant la librairie, elle posa son sac pour fouiller à son aise dans les bacs des occasions. Nietzsche était un animal merveilleux, mais elle n’avait que peu d’intérêt pour la littérature. La chatte somnolait au fond du sac, quand un rat, dodu à souhait, fit son apparition presque sous son nez. L’instinct prenant le dessus, elle s’extirpa avec pertes et fracas, et se lança à la poursuite du succulent rongeur, avec un tintement de grelot argentin.

Abandonnant les ouvrages moisis chers à son cœur, Cassidy jeta son sac sur son épaule et partie sur les traces de son chat, essayant de garder le rythme. Nietzsche avait détalé à toute allure, comme le fier chasseur qu’elle était, en direction du Chemin de Traverse. De retour sur l’avenue commerçante, Cassidy avait été distancée, plus aucune trace de poil argenté en vue, et plus aucun son de grelot à portée d'oreille.


 La Gryffondor remonta deux fois la rue en appelant sa chatte d’une voix qui se faisait de plus en plus désespérée. Mais l’animal n’était nulle part. C’était comme si elle s’était évaporée. De plus en plus paniquée, Cassidy stoppa ses recherches et commença à sangloter. Elle était vraiment très attachée à son chat et ne pouvait pas supporter l’idée de la perdre.

Quelqu’un vint tout d’un coup l’aborder. Au travers de ses yeux embués de larmes, Cassidy reconnu Achlys, l’amie d’Evan. Oh non ! Il ne manquait plus que ça ! Si elle allait lui raconter qu’elle avait vue Cassidy pleurnichant sur le Chemin de Traverse, il lui en reparlait pendant des années.

« Bonjour Achlys. » Elle renifla bruyamment et s’essuya le nez sur son avant-bras, avec sa classe habituelle. « J’ai perdu mon chat, je l’avais emmenée à la Ménagerie Magique mais elle s’est sauvée. »

Cassidy était plutôt secouée, elle tremblait de la tête aux pieds et s’efforçait de ne pas éclater en sanglot. La Poufsouffle allait la trouver complètement ridicule après ça, se mettre dans des états pareils pour un chat.

« Tu ne l’aurais pas vu ? C’est une chatte rayée, noire et argent, avec un collier rose et un grelot ? » demanda-t-elle d’une voix suppliante, qui ne ressemblait en rien à la Cassidy de d’habitude.
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Achlys Kaustas-Deketh


MessageSujet: Re: Comme chien et chat || Cassidy H. Faulkner-Nott [Terminé] Dim 23 Juil - 15:06


Achlys en avait entendu des vertes et des pas mûres à propos de Cassidy. Qu’elle n’était qu’une peste insensible et agaçante. Qu’elle se mêlait toujours de ce qui ne la regardait pas. Parfois, Lys entendait des petits surnoms rarement flatteurs, et souvent très vulgaires. Mais les sources de ces informations n’étaient sans doute pas fiables. Prymnéus et Evan n’étaient pas les plus fins de la gamberge, leur avis sur Cassidy était sans doute faussé. Achlys ne voulait pas avoir d’à priori sur la Gryffondor. Du peu qu’elle avait pu la connaître, elle la trouvait avenante et bien dans ses baskets, le genre de fille qu’on apprécierait avoir dans son entourage. Peut être était-ce aussi parce qu’Achlys n’était pas aussi butée que son frère ou son meilleur ami – pourquoi ces deux là ne s’entendaient-ils pas déjà ? – mais elle ne voyait en Cassidy qu’une fille sympathique qui n’avait pas peur de dire les choses.

Pour cette raison, Lys s’approcha de sa camarade sans penser à mal. Passer un bon moment, se faire une nouvelle amie, échanger quelques potins. Entre filles, il fallait savoir se serrer les coudes. Mais la lionne n’avait pas l’air d’être partante pour manger une glace au soleil, elle avait plutôt les yeux humides et le nez prit. Aussitôt, Achlys se sentit touchée par l’état de la jeune fille. Elle s’approcha et posa une main sur l’épaule de Cassidy, la regardant avec bienveillance. Elle n’aimait pas voir les autres pleurer, peu importait la raison de leur tristesse. La Poufsouffle était une adolescente très empathique, qui ne jugeait jamais les petits malheurs des autres.

Achlys était le genre de fille à être touchée par la cause animale. Elle avait déjà manifesté contre la maltraitance envers les hippogriffes, le trafic de dragons ou les élevages intensifs de Botrucs. Dès qu’elle pouvait aider bénévolement une créature, elle se proposait. Elle avait donné une petite somme à une association d’aide pour les elfes, c’était peu mais c’était sa manière d’aider. C’est pourquoi la détresse de Cassidy ne pouvait que lui parler. Si Achlys elle-même perdait son chat bien aimé, elle ne s’en remettrait pas. Prise d’un élan de sympathie, elle prit Cassidy dans ses bras pour la consoler.

    ▬ Non, je suis désolée. Elle se détacha d’elle. Mais je vais t’aider à la chercher, ne t’en fais pas.


Lys tenta un sourire réconfortant. Elle n’allait pas laisser la Gryffondor dans un tel état, et surtout pas laisser une propriétaire pleurer la disparition de son animal. La pauvre bête devait être perdue à l’heure qu’il est, Achlys ne voulait pas qu’il lui arrive du mal. Il y avait bien trop de personnes mal intentionnées qui détestaient les animaux, et qui pouvaient faire d’horribles choses à la chatte simplement parce qu’elle s’est frottée à leur jambe.

    ▬ Une fois qu’on l’aura retrouvée, je t’offrirais une glace. Puis, elle regarda autour d’elle, cherchant un indice du passage du petit félin. Quand l’as-tu vue pour la dernière fois ? Pourquoi se serait-elle échappée ?


Lys observa Cassidy en détail. Si elle se mettait à pleurer devant elle, Achlys ne pourrait pas lui en vouloir. Mais cela ne pourrait pas les aider à retrouver la chatte, alors la Poufsouffle tenta de donner un peu d’entrain à cette chasse au minet.
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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Re: Comme chien et chat || Cassidy H. Faulkner-Nott [Terminé] Mar 25 Juil - 16:00

Cassidy fut surprise de sentir Achlys la prendre dans ses bras. La Poufsouffle voulait certainement la réconforter, mais Cassie n’avait pas l’habitude de ce genre de contact. Ses parents étaient affectueux, mais assez peu démonstratifs, et il était rare qu’ils aillent plus loin qu’une tape sur l’épaule pour lui redonner le moral lorsqu’elle était triste. Et en ce qui concernait ses amis, déjà elle n’avait pas beaucoup d’ami, et ensuite, la proximité physique, même amicale, n’était pas quelque chose qu’elle se sentait prête à affronter. Elle ne faisait pas assez confiance aux autres pour les laisser s’approcher autant d’elle. Sous sa façade de scroutt-à-pétard mal embouché, Cassidy était bien plus vulnérable qu’elle ne le laissait penser. Elle craignait énormément la réaction des gens, s’ils venaient à apprendre qu’elle n’était pas aussi dure qu’elle le prétendait, elle avait peur qu’ils s’en servent contre elle. Alors à Poudlard, peu importe les difficultés qu’elle traversait, elle faisait toujours son possible pour être perçue sous son meilleur jour, gagnant au fil des années une réputation de butor insensible.

Cette étreinte lui parut durer une éternité, et tout ce qu’elle arrivait à se dire pendant ce temps-là c’était « pourvu que je mette pas plein de morve sur son épaule. » C’était trop nouveau pour qu’elle puisse trouver cela agréable, mais elle appréciait pleinement l’intention, c’était déjà pas si mal. Au lieu de se moquer d’elle parce qu’elle l’avait trouvée, pleurnichant en pleine rue, Achlys faisait de son mieux pour la réconforter et bien loin de se moquer d’elle, lui proposait même de l’aider à chercher la chatte. Et même de lui offrir une glace. Cassidy sécha ses larmes et offrit un pâle sourire à la jeune femme.

« Vraiment ? Merci Achlys, tu es adorable. Mais s’il-te-plaît, ne dis pas à Evan que tu m’a vu pleurer. »

Miracle, elle avait laissé quelqu’un la voir en position de faiblesse, et ce quelqu’un ne s’en était pas servi pour l’humilier, bien au contraire. Et si s’ouvrir un peu plus aux autres pouvait lui être bénéfique, c’était peut-être vrai dans le cas de personne comme Achlys, mais Cassidy doutait fortement qu’il en soit de même pour des personnes du genre Evan Rosier. Non, si ce dernier apprenait qu’elle avait été vue en publique, pleurant toutes les larmes de son corps, simplement parce qu’elle avait perdu son chat, le Serpentard se servirait de cette juteuse information pour rire jusqu’à la fin de ses jours. La Gryffondor espérait vraiment que Lys, en plus d’avoir bon cœur n’était pas trop bavarde.

« Elle s’est sauvée pendant que je regardais une vitrine sur l’allée des Embrumes, elle chassait un rat… »

Toujours un peu secouée, Cassidy donna un petit récapitulatif de la situation à Achlys. Son petit tour à la ménagerie magique, le petit crochet sur l’Allée des Embrumes, la fuite de Nietzsche, et enfin ses tentatives infructueuse pour la retrouver. Cassidy avait déjà remonté la rue plusieurs fois, en appelant l’animal à plein poumon. Si elle ne l’avait pas retrouvée, et comme elle doutait fortement qu’elle ait été capable de rejoindre le Londres Moldu, la meilleure hypothèse était que la chatte était repartie sur l’Allée des Embrumes.
En voilà une idée qu’elle était bonne, deux petites blondes de seize ans se baladant dans le quartier le plus famé de la ville, qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

« Je sais que c’est un peu ridicule de se mettre dans des états comme ça, mais je l’adore, je l’ai eu quand elle était encore toute petite, alors tu comprends ? »

En chose était sûre, la gentillesse d’Achlys avait regonflé à bloc le moral de Cassidy, celle-ci ne songeait plus à se morfondre et était prête à reprendre les recherches. A elle deux, elles allaient bien y arriver, et de toute façon, ce n’était pas en chouinant à côté des poubelles qu’elle retrouverait son chat chéri. Elle s’aventura tranquillement sur l’Allée des Embrumes, venant d’une famille d’adeptes de la magie noire, elle avait eu plus d’une fois l’occasion d’arpenter ces ruelles sombres et mal fréquentées, et en avait conclu que, à part pour un ou deux endroits vraiment craignos, les sorciers que l’on croisait ici étaient plus louches que réellement dangereux. Et plus encore depuis que Force Puriste avait décidé de placer ici le siège de son parti. Ah, la gentrification, ce fléau.

Tandis que les deux jeunes demoiselles remontait la rue, tentant d’ignorer du mieux qu’elles le pouvaient les individus tous plus étranges les uns que les autres, qui croisaient leur route, un tintement argentin arriva jusqu’à leurs oreilles. C’était probablement celui du grelot du nouveau collier de Nietzsche.

Cassidy saisi la main de Lys, pointa un index dans la direction d’où provenait le son et commença à courir. L’Allée de Embrumes n’était pas exactement l’endroit idéal pour laisser divaguer un chat. En tournant au coin d’une ruelle, elle aperçut un homme, agenouillé, et cherchant à attirer un chat rayé gris et noir. Pas de doute, s’était bien sa chatte, elle l’aurait reconnue entre mille. La Gryffondor accéléra la cadence pour arriver à auteur de du jeune homme, et l’interpella avec sa délicatesse habituelle.

« Hey, bas-les-pattes là ! C’est mon chat. »
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Achlys Kaustas-Deketh


MessageSujet: Re: Comme chien et chat || Cassidy H. Faulkner-Nott [Terminé] Mar 1 Aoû - 19:15


Achlys était une fille proche des autres, touchée par leurs problèmes et leurs maux de cœur. La sainte Lys, prête à retourner le monde pour mettre un peu de baume sur leurs cicatrices. Un jour, cette tendance à trop vouloir en faire pour ses proches se retournera contre elle, elle se rendra compte de la noirceur de certains, que tout ne se répare pas avec un peu d’amour. A traîner en permanence avec une bande de Sangs-purs, elle allait finir par se prendre une belle claque. Prymnéus ne cessait de lui dire que ses fréquentations étaient mauvaises, qu’elle allait finir comme Astréos, qu’elle changeait. Mais Achlys n’était pas d’accord. Le sang, la famille, d’où l’on venait, ça ne voulait rien dire pour elle. Si elle trouvait que Cassidy était une fille bien plus sympa qu’on ne le disait, qu’Evan n’était pas aussi casse-pied qu’il en avait l’air ou que Thorolf était un garçon brillant comme elle en avait rarement vu, c’était parce qu’elle avait prit la peine de regarder au-delà de leurs noms, de leurs parents, de leur argent. Peut être se trompait-elle, mais elle y croyait.

    ▬ Pourquoi je le ferais ? Je lui ai déjà dis plusieurs fois qu’il était injuste avec toi, je ne lui donnerais pas une nouvelle raison de se montrer puéril.


Elle tapota doucement l’épaule de sa camarade. Bien sûr qu’elle garderait ça pour elle, qu’elle ne la trahirait pas. Si c’était du soutient féminin, c’était aussi pour ne pas laisser à Evan l’occasion d’être méchant avec Cassidy, ou même de lui faire la remarque que la Gryffondor n’était pas quelqu’un que l’on voulait comme amie. Prymnéus le lui rabâchait bien assez pour que son meilleur ami en fasse autant.

    ▬ L’Allée des Embrumes, hein… Bon, je suppose que quand faut y aller, faut y aller !


Lys se retourna vers la rue malfamée d’où elle venait. Elle l’avait quitté pour ne pas y retourner, mais elle ne pouvait pas refuser à Cassidy de l’aider. Ce pauvre chat devait être terrorisé loin de sa maîtresse, elle ne pouvait pas non plus laisser cette bête se perdre et risquer sa vie. Qui sait qui il pouvait rencontrer là-bas, ce que l’on pourrait bien faire d’un chat. Achlys était certaine qu’elles pourraient retrouver l’animal empaillé et transformé en objet de magie noire si elles attendaient trop. Elle allait prendre son courage à deux mains et s’aventurer de nouveau là-bas.

    ▬ Si je perdais mon chat, je ne pourrais pas m’en remettre. Je comprends ce que tu ressens Cassidy, lui répondit-elle avec un sourire plein de douceur.


Tywin n’était pas un chat qui aimait vivre à l’extérieur, ainsi Achlys n’avait-elle jamais eu peur pour lui. Même si parfois il se promenait librement à Poudlard, il revenait chaque soir dans la salle commune où la jeune blonde pouvait le retrouver pour une longue séance de câlins. Mais elle devait se concentrer sur l’animal de Cassidy. A la suite de sa camarade, Lys s’aventura une nouvelle fois dans l’Allée des Embrumes, pour une bonne cause cette fois-ci. Cassidy semblait plus assurée qu’elle, mais elle n’allait pas lui faire remarquer qu’elle n’était pas à son aise ici. Sur leur route, elles recroisèrent certaines personnes louches qui avaient suivit du regard Achlys un peu plus tôt.

Plus rapidement qu’elle ne l’aurait cru, les filles entendirent un tintement. Aussitôt, Cassidy embarqua Lys vers la provenance du bruit. Elles tombèrent sur quelqu’un au coin de la rue, dos à elles. Le chat qui s’approchait de lui ressemblait en tout point à la description de Cassidy, finalement, il n’était pas si loin. La Gryffondor s’écria à l’homme de ne pas toucher à sa chatte, mais c’était trop tard, il l’avait attrapé et la tenait fermement dans les bras. Quand il se retourna, Achlys fut surprise de voir à qui elles avaient affaire. Prymnéus n’était pas entré dans ce bar miteux, il y a à peine dix minutes ?

    ▬ Tiens, Faulkneurk a égaré sa peluche, se moqua avec assez peu de gentillesse son frère, avant de se rendre compte de la présence d’Achlys. Lys ? Sérieusement, tu fiches quoi avec elle ?
    ▬ Je l’aide à retrouver son chat Prym, sois gentil tu veux.
    ▬ Pas avec elle, si c’est pour qu’elle martyrise cette pauvre bête, répliqua-t-il en lançant un regard haineux vers Cassidy.


Pour être un idiot, Prymnéus était parfois le roi. Entre Gryffondor, les deux auraient pu s’entendre, mais le jeune homme était parfois tellement buté qu’il exaspérait Lys. Elle leva les bras au ciel, agacée.

    ▬ Putain de merde, Prymnéus, arrête d’être aussi con !


Son frère la dévisagea, oubliant le chat qui s’agitait dans ses bras. Achlys n’avait pas l’habitude d’être aussi vulgaire, mais là c’était le summum. Elle en avait assez de ces guerres idiotes entre les maisons, les Sangs-Purs et tous les autres, alors le frangin ne la ferait pas chier pour un chat.
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MessageSujet: Re: Comme chien et chat || Cassidy H. Faulkner-Nott [Terminé] Mer 2 Aoû - 11:12

Cassidy allait finir par croire qu’elle était maudite, ce n’était pas possible autrement. Comme si cela ne suffisait pas qu’elle ait failli mourir d’angoisse parce que sa chatte s’était enfuie, cet animal idiot était aller trouver refuge dans les pattes de l’un des plus grands imbéciles qu’elle avait l’honneur de connaître. Il y avait mille et un dangers possibles pour un animal familier sur l’Allée des Embrumes : mage noir, dépeceur, empailleur, sadique pur et simple, mais non, le destin avait préféré mettre sur la route de Cassidy Prymnéus Kaustas-Deketh. Le jeune garçon était, comme elle, élève à Gryffondor, et le moins qu’on pouvait dire, c’était que la relation entre les deux manquait de tendresse.

La petite blonde regarda avec un œil étonné la discussion entre Achlys et Prymnéus. Ces deux-là semblaient bien se connaître. Il lui fallut moins d’une seconde pour faire la connexion. Elle avait tellement l’habitude de l’appeler simplement Prymitivus qu’elle en avait oublié son nom de famille, Kautas-Deketh. Mais a bien y repenser, cette tronche de goule avait bien une sœur élève à Poufsouffle, et cette sœur n’était nulle autre qu’Achlys. Comment n’avait-elle pas fait le rapprochement plus tôt ? Sûrement parce que Prymnéus l’agaçait, quand elle l’avait sous le nez, mais comme il n’était ni de son milieu, ni de son rang, elle ne perdait pas son temps libre à penser à lui. Heureusement pour Lys d’ailleurs, sans quoi la relation entre les deux jeunes femmes serait partie sur des bases bien différentes.

Cassidy croisa les bras et jeta un regard plein de mépris à l’autre Gryffondor. Elle n’attendait rien de lui, mais elle était quand même déçue.

« Prendre un chat en otage. C’est tellement bas que pour me mettre à ton niveau il faudrait que je me fasse mal au dos. »

La relation entre les deux n’était pas orageuse, elle était carrément électrique. Les puristes et fils de Mangemorts étaient peu nombreux au sein de la maison au lion, et encore plus rare était ceux qui, comme Cassidy, proclamaient haut et fort leurs idées politiques. Alors avec la montée en puissance du Seigneur de Ténèbres et de la politique puriste, et Prym qui se piquait de Merlinisme, leur relation était passée directement du stade de l’indifférence à celui de l’hostilité ouverte. C’étaient deux fortes têtes, qui ne connaissaient pas le sens du compromis, et plus d’une fois leurs camarades avaient dû les séparer avant qu’ils ne se jettent des sorts à la tête. Et comme les divergences politiques n’étaient pas suffisantes, les deux maniaient avec habilité le sarcasme et la moquerie. Ils ne savaient pas se retrouver dans la même pièce sans sauter à la gorge de l’autre.

Mais pour l’instant, Cassidy n’avait pas le temps de donner des leçons de morale ou de politique à Prym. Voir sa chatte dans les bras de cet imbécile lui donnait presque la nausée. Elle appela doucement l’animal, qui se tortillait déjà, impatiente de rejoindre sa maîtresse. En entendant Cassidy l’appeler, la chatte remua encore un peu plus, et comme Prym ne semblait pas décidé à la lâcher, Nietzsche donna un bon coup de griffe, avant de bondir en direction de Cassidy. C’était un animal idiot mais extrêmement loyal, Cassie ne l’avait jamais vu se laisser approcher par quelqu’un quelle même n’aimait pas. La Gryffondor prit sa chatte dans ses bras, et roucoula avec affection.

« Alors mon amour, c’est un très gros rat que tu as trouvé. » ajoutait-elle, en posant un regard moqueur sur le jeune homme.

Elle du réprimer un fou rire en entendant Achlys s’énerver contre lui. Sacré Prym ! Il était tellement lourd qu’il arrivait à taper sur les nerfs de sa propre sœur jumelle. Heureusement que Cassidy était fille unique, elle n’était pas certaine d’avoir assez de patience pour supporter un frère, surtout si elle avait hérité d’un frère imbécile dans ce genre-là. Cassidy tapota gentiment le dos d’Achlys, pour l’inviter à se calmer.

« Laisse tomber Lys, entre Prymitivus et moi c’est une cause perdu. »

Elle était même étonnée, maintenant qu’elle savait que Lys était la sœur de Prym, que celle-ci se soit montrée aussi amicale avec elle. Elle aurait pensé que son frère lui aurait déjà raconté tout le bien qu’il pensait de Cassidy Faulkner-Nott, la puriste infiltrée chez les Gryffondor. Cassidy avait quelques scrupules à asticoter Prym en présence de sa sœur. Elle ne voulait pas lui faire de peine et Achlys aimait certainement son frère, tout crétin poisseux qu’il était. Elle préféra donc mettre un terme rapide à l’échange d’amabilités usuelles et changea de sujet.

« Mais, pour satisfaire ma curiosité malsaine, qu’est-ce que tu fais sur l’Allée des Embrumes Prym ? Tu te lance dans la magie noire ? »

Le jeune homme ne figurait pas sur la liste des gens qu’elle pensait pouvoir croiser ici. Et elle doutait fortement qu’il ait changé son fusil d’épaule et décidé de rejoindre les rangs de Force Puriste. Fouineuse comme pas deux, Cassidy était prête à entendre une histoire, qui, elle en était certaine, s’avèrerait fascinante.
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MessageSujet: Re: Comme chien et chat || Cassidy H. Faulkner-Nott [Terminé] Lun 7 Aoû - 17:40


Achlys et Prymnéus s’entendaient vraiment, il ne fallait pas se fier aux apparences. Ils étaient juste les rois pour pour se prendre la tête pour un rien, et se prendre dans les bras l’instant d’après. Il fallait aussi dire qu’aujourd’hui, Prym avait le chic pour agacer sa sœur. Il enchaînait les idées stupides et inutiles que Lys ne cautionnait pas. Premièrement, cette idée de venir dans l’Allée des Embrumes, ensuite suivre leur frère et insinuer qu’il adhère à Force Puriste, et maintenant prendre le chat de Cassidy et l’insulter sans scrupule. Le garçon savait que Lys appréciait Cassidy, et ne le cautionnait pas. Comme il n’appréciait aucune fréquentation de sa sœur, d’ailleurs. Si elle comprenait ses motivations, elle espérait pouvoir le faire changer d’avis. Mais rien n’y faisait, Prymnéus était plus buté qu’un âne.

Excédée, Lys laissa les deux autres adolescents s’en mettre plein la tronche. Elle était venue pour secourir le chat, il était retrouvé, maintenant elle n’allait pas se mêler de leur querelle stupide. Elle se contenta de lever les yeux au ciel quand Cassidy parla à son chat et que Prymnéus lui répondit d’un claquement de langue. Elle observa son amie quand elle l’invita à se calmer, plus dépitée qu’agacée.

    ▬ Vous êtes aussi borné l’un que l’autre, soupira-t-elle.


Prymnéus n’osa pas répondre à sa sœur, sachant que c’était peine perdue de lui expliquer pourquoi Cassidy était aussi vilaine. Il se contenta d’observer la Gryffondor de l’air le plus neutre qu’il pouvait avant de lui répondre.

    ▬ Rêve. Je filais mon frère, Astréos. Tu sais, celui qu’est dans la classe de ton fiancé, Evan, se mit-il à rire, avant de se taire en voyant Lys qui le fusillait du regard.  Bref, c’est pas la première fois qu’il vient ici, alors on l’a suivi. Je suis persuadé qu’il se rend au Siège puriste.
    ▬ J’étais avec Prym avant de te trouver Cassie, je n’adhère pas à cette idée, autant que je ne pense pas qu’Astréos fréquente le parti. Il n’est pas extrême à ce point. Alors je me suis barrée. Tu connais la suite.


En affirmant ceci, Lys ne pensait pas du tout aux convictions de Cassidy. En réalité, elle ne les connaissait pas. Pour Achlys, Cassidy n’était qu’une Sang-Pur. Si elle était invitée à son anniversaire, elle une Sang-Mêlée, alors elle ne devait pas être bien mauvaise, si ? Quoi qu’il en soit, c’était une manière de dire que Lys n’aimait pas les idéaux du parti puriste.

    ▬ Du coup, quand ma brave sœur m’a quittée, il lui fit un regard appuyé. Je l’ai suivi jusque dans le bar à l’angle de cette rue. Mais j’me suis fait jarreté, apparemment j’ai pas le profil pour entrer dans leur établissement moisi.


Bon, voilà qui était fait, pour Lys l’affaire était terminée. Ils allaient pouvoir partir de là, elle irait prendre une glace avec Cassidy, parler un peu de leurs chats respectifs et rentreraient avant le coucher du soleil. Mais ce n’était pas ce que son frère avait en tête. Prymnéus plissai les yeux, un grand sourire plein de mauvaises idées.

    ▬ Moi toi Faulkneurk, t’as le portrait. Une bonne petite fille à papa au sang trop pur, tu rentres comme tu veux. Avec toi, on pourrait entrer.


Achlys ouvrit grand les yeux, déconcertée. Elle tourna vivement la tête vers la jeune femme, croisant les doigts pour qu’elle refuse.

    ▬ Cassidy, ne te sens pas obligée.


C’était stupide, et ça leur attirerait sans doute des ennuis. Mais au fond, sans l’admettre, son petit cœur d’aventurière palpitait à l’idée de le faire.
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MessageSujet: Re: Comme chien et chat || Cassidy H. Faulkner-Nott [Terminé] Mar 8 Aoû - 18:50

Cassidy se contenta d’opposer à Achlys une moue dubitative lorsque celle-ci affirma qu’elle et Prymnéus étaient aussi bornés l’un que l’autre. Cassie ne se considérait pas comme quelqu’un de borné mais comme quelqu’un qui savait ce qu’elle voulait, c’était bien différent. Même si, de l’avis de sa mère, elle était effectivement une petite jeune femme très bornée, mais la mère de Cassidy manquait d’objectivité, elle était prompte à transformer en défaut les qualités de sa fille, surtout quand celles-ci mettaient à mal son autorité. Et si Cassidy était très indulgente avec ses propres faiblesses, elle l’était nettement moins avec celles des autres, à son avis, Prymnéus était effectivement un crétin obtus, et elle n’avait rien en commun avec lui.

Elle caressait négligemment Nietzsche, avec l’assurance d’un homme qui va vous faire une proposition que vous ne pourrez pas refuser, en écoutant Prym lui raconter la raison de sa présence sur l’Allée des Embrumes. Alors comme ça, ce brave garçon avait un frère puriste ? Il devait bouillir à l’intérieur, lui, le Merliniste en devenir, poignardé par son propre frère.  La Gryffondor essaya tant bien que mal de ne pas éclater de rire, mais c’était peine perdu, elle sentait déjà ses lèvres s’étirer en un rictus moqueur. Elle ne regrettait pas son après-midi, le frère de Prymitivus, puriste, elle était excellente celle-ci.

« Mon pauvre Prym’, je compatis. Si, vraiment. Je serai horrifiée d’avoir un Merliniste dans ma famille. »

Ce qui ne risquait pas d’arriver prochainement. Son grand-père était encore et toujours Mangemort, son père écrivait toujours des brûlots puristes dans son canard, et ne semblait pas près d’adoucir le ton, quant à Theo, il semblait décidé à suivre les pas de son père dans les rangs du Seigneur des Ténèbres. Qu’on se le dise, la famille Nott campait sur ses positions, « aussi pur que l’honneur », disait la devise de la maison.

« Mais je ne suis pas certaine que je serai ravie qu’il rejoigne les rangs de Force Puriste pour autant. » Continua-t-elle, avec un haussement d’épaule.

C’était ce genre de réflexions qui rendait Cassidy difficile à suivre dans ses raisonnements, et qui faisait que les gens ne savaient pas sur quel pied danser avec elle. D’un côté elle proclamait la supériorité du sang, et était une fervente partisanne de l’idéologie puriste mais de l’autre elle rejetait le gouvernement de Malefoy et son parti. Pour faire simple, Cassidy était ce qu’on pouvait appeler une puriste libertaire : elle pensait que la société sorcière devait préserver ses traditions, ceci passant par la conservation du pouvoir magique par les seuls véritables sorciers et par un cloisonnement du monde sorcier et du monde moldu mais surtout, elle ne croyait pas au pouvoir éclairé des gouvernements. Elle était également méfiante envers les Mangemorts, elle n’aimait pas les sauveurs suprêmes, les césars et les tribuns. Le purisme, par le peuple et pour le peuple.

Le cœur du problème était surtout que Cassidy n’avait pas assez d’amis et passait trop de temps à lire des livres de science politique dans la bibliothèque de son grand-père.
La Gryffondor agita un index réprobateur.

« On n’a JAMAIS le sang trop pur mon pauvre Primitivus »

Cassidy se tourna pour voir le bar dont parlait Prym’, « La Rascasse Pourrie », le nom ne vendait pas du rêve, et la réputation non plus. Elle n’avait jamais pénétré dans ce rade, mais on racontait que c’était le bar le plus famé de tout le Londres sorcier, et peu être même de tout Londres tout court. Du moins c’était ce que son père avait laissé entendre une fois, et elle lui faisait confiance sur le sujet, Hypérion Nott était loin d’être un novice en matière de bar. Alors non, Cassidy n’avait aucune envie de rentrer là-bas dedans.

Cassidy se dandina quelque seconde d’un pied sur l’autre, que faire ? La Rascasse Pourrie était vraiment un endroit abominable, même selon ses propres critères. Mais d’un autre côté, refuser serait manqué de courage, devant Prym’ c’était prêter le flanc à la critique et lui laisser une chance d’insinuer qu’elle n’était pas une véritable Gryffondor mais plutôt une Serpentard infiltrée. Ce qui était totalement inacceptable.

« Bon très bien, mais vous jetez un coup d’œil rapide et on sort. C’est vraiment un endroit craignos. »

Elle n’ajouta rien de plus, mais si leur frère allait se fourrer là-bas dedans, il filait sûrement un plus mauvais coton qu’une simple adhésion à Force Puriste.

La petite blonde remis Nietzsche dans son sac et se mit en marche en direction du bar, en expliquant rapidement le plan aux deux autres : elle irait raconter un bobard au barman et eux regarderaient s’ils apercevaient Astréos puis ils fileraient, ni vu, ni connu, j’t’embrouille.

Elle poussa la lourde porte d’entrée, qui s’ouvrit avec un grincement de tous les diables. Pour la discrétion c’était râpé. Ils faillirent suffoquer dès l’entrée, une odeur de tabac froid masquait à grands peines la fragrance du tord-boyaux frelaté. Elle se mordit les lèvres, Nietzsche elle-même semblait ne pas apprécier l’endroit, et le manifesta en lui plantant ses griffes dans le dos. Cassidy se dirigea avec peine vers le bar, le sol était si sale que ses pieds collaient au parquet. Elle essaya de prendre un air assuré en s’adressant à l’homme derrière le comptoir.

« ‘Jour, je viens régler l’ardoise de Theodore Nott. »
« Connais pas ce nom-là Et je crois que vous avez rien à foutre ici les mômes. »


La porte se referma avec fracas. Deux hommes bloquaient la sortie. Cassidy jeta un regard paniqué aux deux autres. Ils venaient de se fourrer dans un beau pétrin. Apparemment, le sang-pur ne vous ouvrait pas toutes les portes sur l’Allée des Embrumes.

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MessageSujet: Re: Comme chien et chat || Cassidy H. Faulkner-Nott [Terminé] Jeu 10 Aoû - 16:26


Elle ne pouvait pas dire qu’elle n’était pas curieuse. Lys aussi aurait aimé savoir ce que trafiquait leur frère par ici. Mais elle avait sans doute peur de découvrir la vérité sur lui, où il traînait et qui il fréquentait. Achlys était bien la seule de sa fratrie à encore croire en Astréos. Elle voulait comprendre, l’aider, mais il fuyait sans cesse. Alors si elle apprenait qu’il avait véritablement rejoint les puristes, elle en serait défaite. Lys était simplement persuadée que c’était un adolescent qui se cherchait, seul et mal comprit. Seulement, elle serait bien obligée un jour d’ouvrir les yeux sur son grand frère. Mais était-elle prête ?

Pourtant, Cassidy accepta, au grand désarroi de la Poufsouffle. Si même son amie affirmait que ce bar n’était pas fréquentable, alors il ne valait mieux pas y mettre un pied. Mais qu’est-ce que Astréos pouvait bien y faire ? Pour une fois, c’était avec le courage derrière elle que Lys suivit les deux autres, bien malgré elle. Elle avait peur, mais n’allait pas abandonner son frère et sa camarade pour autant. Avant même qu’ils ne poussent la porte, Achlys grimaça face à la devanture de La Rascasse Pourrie. Elle tira un peu sur les manches de Prym et Cassidy, cherchant à être rassurée.

    ▬ Je vous jure que si on vient pour rien, qu’on se fait chopper ou qu’on n’en ressort pas, c’est vous qui allez le regretter !


Prym leva les yeux au ciel, mais posa une main sur l’épaule de sa sœur, il ne laisserait personne s’en prendre à elle impunément. Puis ils entrèrent, Cassidy la première. Lys tenta de prendre un air assuré, comme si elle venait ici régulièrement. Quant à Prym, il restait derrière elle, cachant son visage. Il venait déjà de se faire virer, autant leur éviter de recommencer. Tandis que Cassidy se dirigeait vers le bar pour donner une quelconque excuse, Lys et son frère s’éloignèrent légèrement, fouillant le lieu des yeux. La jeune fille avait presque envie de se boucher le nez tant ça infectait, mais elle devait garder l’air le plus neutre possible.

Rapidement, Prymnéus lui indiqua une table tout au fond, où deux hommes semblaient converser activement autour d’une Bièraubeurre. Si elle ne connaissait pas aussi bien Atsréos, elle n’aurait pas reconnu sa silhouette qui leur tournait le dos. Les jumeaux eurent à peine le temps d’échanger un regard qu’ils sursautèrent. La porte d’entrée s’était refermée brutalement, bloquée par deux gorilles qui ne donnaient pas envie de s’y frotter. Lys lança un regard vers Cassidy, visiblement sa conversation avec le barman n’avait pas fonctionné.

    ▬ Patron, on a déjà dégagé ce morveux là y a pas dix minutes, il a pas dû comprendre, fit l’un des deux hommes au barman, en désignant Prymnéus.
    ▬ Faudrait pas leur donner envie de revenir, ricana le second.


Lys les vit sortir leurs baguettes et se remonter les manches. Elle déglutit, sachant parfaitement qu’elle n’était pas en âge de faire de la magie, et encore moins les deux autres. Et même s'ils s’autorisaient à lancer des sorts, seraient-ils assez forts à trois ?

    ▬ Prym, Cassie… On fait quoi là ? Chuchota-t-elle.
    ▬ On pourrait les Stupéfixer et se barrer aussi sec… Je préfère me faire convoquer au Ministère que d’avoir affaire à ces gus.


Elle n’était pas convaincue, même si elle n’avait pas mieux. Elle se tourna vers Cassidy, espérant qu’une idée de génie lui vienne. Mais les deux grands costaux s’approchaient déjà, ils n’avaient plus vraiment le temps de réfléchir.
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MessageSujet: Re: Comme chien et chat || Cassidy H. Faulkner-Nott [Terminé] Jeu 10 Aoû - 16:37


 Tour 1


 
C'était une vraie chance pour eux d'avoir eu ce job. Jack et William n'étaient pas deux gars bien dégourdis, ils n'avaient pour eux que leurs muscles et leur taille impressionnante. Ils étaient intimidants, et c'était bien pour ça qu'on les avait engagés. Ils devaient simplement virer les indésirables pour éviter que les petites affaires du patron ne soient découvertes. C'était plutôt mal payé, mais c'était bien la seule chose qu'ils savaient faire, et ne trouveraient certainement jamais mieux. Et il fallait le dire, ça leur plaisait de jouer les gros bras.

La journée avait d'ailleurs été plutôt calme, jusqu'à ce que ces trois gamins fassent leur entrée. S'il y avait quelque chose qui pouvait bien les agacer, c'était les adolescents. Toujours à vouloir mettre le nez dans ce qui ne les regardait pas et braver les interdis. Ils allaient prendre un malin plaisir à leur donner une petite leçon qu'ils n'oublieront pas de sitôt. Ricanant et faisant rouler leurs muscles, ils s'approchèrent d'eux, baguette en main.

- Jack, prends celle-là. Je m'occupe de l'autre, et on se fait le ptit gars après.

Aussitôt, William se déplaça sur sa gauche, lançant un Maléfice de croche-pieds sur Cassidy, se moquant grassement de sa chute. Jack ne perdit pas plus de temps pour envoyer son Maléfice de Chauve-furie sur Achlys, qui fut attaquée par une nuée de Chauve-souris. On ne pouvait pas dire que les deux gorilles sans cervelle avaient honte de s'en prendre à des enfants.


Statistiques:
 



 


 crazyoilmachine pour Poudnoir


 


Dernière édition par Maître du Jeu le Jeu 10 Aoû - 16:57, édité 2 fois
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