POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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La danse des Serpents | Hypérion

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Anne Fraser


MessageSujet: La danse des Serpents | Hypérion Dim 16 Juil - 16:23

Il n’était pas tard quand Anne sortit de chez Gringott où s'était tenu le dernier évènement du PP. C’était une chose rare pour elle. Quoiqu’elle soit souvent présente à ce genre d’évènement, elle y était rarement pour des raisons privées. La jeune femme devait ce changement d’habitude au “triomphe” de son oncle, en réalité cousin, Paul. Ce n’était pas tous les jours qu’un membre de votre famille se présentait comme grand électeur. Ca demandait du soutien, au moins officiellement, qu’on soit en accord ou non avec la décision de la personne. De son éducation, Anne avait retenu quelque chose de fondamental. Peu importe à quel point on désapprouve la politique familiale, il fallait toujours sembler l’approuver. Il n’y avait rien de pire qu’une famille qui offrait un front désunis, parce qu’au final seule la famille vous soutiendra jusqu’au bout. Cette façon de penser, très similaire à celle de son grand-oncle Chapman scella leur entente depuis son enfance. L’homme n’était pas simple, loin de là, souvent de mauvaise humeur - quoique plus depuis la mort de sa femme -, prompt à critiquer et à tout voir en noir, peu l’appréciait et Anne n’en faisait pas partie. Elle respectait son oncle, son intellect, mais elle ne pouvait pas nier son caractère exécrable qui pourrissait la vie de sa propre famille à commencer par celle de ces petits-enfants. Elle avait d’ailleurs eu vent d’une rumeur intéressante. Apparemment, c’était Chapman lui-même qui avait incité Paul à devenir candidat. Elle n’en était guère étonnée. Anne avait, en effet, songé que l’oncle Paul n’avait pas posé sa candidature lui-même. Contrairement à ce que son casier judiciaire donnait comme impression, c’était un homme profondément gentil avec une grande modestie naturelle, il n’aurait jamais eu l’idée seul. Hypérion devait avoir eu la même idée qu’elle. Elle le connaissait bien et elle savait que l’absence de commentaire ne l’empêchait pas de penser probablement la même chose qu’elle.

C’était d’ailleurs lui qu’elle allait rejoindre au Verre d’Oz, un bar huppé de Londres où il avait une table attitrée. La clientèle y était sélectionnée avec soin et même si Anne n’y allait pas souvent ; elle se voyait mal y aller en compagnie de Tom ou d’Al dont ce n’était pas la came ; elle y avait également ses entrées. Quoiqu’ils aient décidés d’y aller ensemble, Anne était finalement partie un peu plus tard de Gringott. Le temps de dire aurevoir aux gens présents, mais également d’éviter certains ragots. Tom avait toujours trouvé sa relation avec Hypérion incompréhensible, elle ne tenait pas à ce qu’il s’imagine des choses alors qu’ils venaient juste de se séparer.

- Mademoiselle Fraser, dit-elle au majordome qui tenait la liste des tables à l’entrée du bar. Je rejoins monsieur Nott.

On la conduisit à une table où l’attendait déjà Hypérion. Elle s’assit en face de lui avec élégance. Un serveur s’approcha prestement pour savoir ce qu’elle désirait boire.

- La même chose, s’il vous plaît.


L’homme étant parti, elle porta son attention sur Hypérion

- Eh bien, j’espère que tu es fier de toi. Tu as réussi à me débaucher pour l’après-midi. Moi qui avait prévu de jouer les nièces modèles. Sans compter que Harper au prise avec Selwyn et l’oncle Chapman est un spectacle que je suis déçue d’avoir raté. Enfin, en étant objective, je mise sur Chapman et Selwyn, déjà individuellement, ils ne sont pas simple, mais alors à deux ….

Elle haussa les épaules. On ne pouvait pas être dans l’opposition sans se dire qu’on allait pas se casser les dents avec les vieux dragons du parti puriste. Chacun sa croix. Anne était bien heureuse de ne pas s’être engagée politiquement. Elle n’avait pas les convictions nécessaire pour s’engager du côté puriste. Néanmoins, elle donnait parfaitement le change, même pour des gens proches d’elle comme Hypérion. Ses recherches étaient plus importantes et lui prenaient trop de temps pour qu’elle s’engager au sein du parti si elle pouvait l’éviter. Elle savait que c’était inévitable en quelques sorte. Ces dernières années, l’avancement au sein du Ministère était certes dicté par les compétences, mais également par les connexions familiales et l’engagement politique pour les postes à haute responsabilité. Or, Anne avait bien l’intention d’arriver au sommet, mais une chose à la fois seulement.

- Comment vas ta fille à propos ? Toujours fan des Harpies ? Elles n’ont pas fait une saison exceptionnelle cette année ? Il va falloir qu’elle se fasse une raison ?

Son verre arriva et Anne trinqua avec son compagnon.

- A nos retrouvailles.
Elle lui sourit. Je t’ai très peu vu ces dernières mois. Je suppose que je ne fais plus partie des femmes de ta vie.
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Hypérion A. Nott


MessageSujet: Re: La danse des Serpents | Hypérion Lun 17 Juil - 17:46

Hypérion Nott était un homme surfant sur la vague incroyablement satisfaisante de la superficialité. L’erreur était de croire qu’il l’était. Car c’était bien ce qu’il voulait laisser voir. Quel homme pouvait plus se vanter que lui de vivre dans la parure et la bienfaisance ? Il était fils d’un homme à la carrière inégalée, reconnu, apprécié, craint, fortuné. Il avait lui-même une carrière enviée et une reconnaissance sociale élevée. Il jouissait d’un bien matériel étendu et n’avait pas à se plaindre de ses relations. Son pouvoir n’était pas simplement matériel. Il était politique, social, mystique. Il contrôlait l’information du plus gros journal médiatique anglais sorcier du moment, et celui alignant le plus de tirages depuis plusieurs décennies, voire siècles. Il en était arrivé là après des années de galère, d’échecs, de censure, de prison. Il surfait aujourd’hui sur la vague sur succès, prétextant la superficialité, laissant jaser les haineux et jouissant de ses acquis. Car Nott était un homme au lourd passé dont l’une des plus grandes fiertés avait toujours été sa dévotion passionnelle à l’enquête et au respect de ses valeurs. Puriste jusqu’au cou, il avait été plus loin que nombre d’écrivains du même genre. Ses revendications, ses convictions, ses appuis étaient souvent cités comme les plus durs du monde politique moderne. Il était d’un extrême si catégorique qu’on en oubliait ses autres défauts. La vague de la superficialité qu’il montrait au monde lui permettait, sans que personne ne s’en rende compte un seul instant, de continuer à vendre ses tirages à des millions d’exemplaires et à diffuser ses idées néfastes à travers de superbes lignes vendant du rêve à la ménagère. Là était toute l’expérience d’Hypérion, qui faisait de lui un rédacteur en chef prisé par tous les médias : il comprenait facilement et avec un pragmatisme effrayant comment vendre efficacement un produit. Presque devenu plus commercial que journaliste, il comprenait où se trouvait les points d’ancrage d’une vente et comment faire oublier le propos d’un produit tout en diffusant son fond dans les esprits. Les papiers du puriste étaient tous teintés de politique. Tous saupoudrés d’élan revendicateur d’extrémiste puriste. Pourtant, dans un pays où l’on gardait encore un a priori sévère sur le purisme extrême, ses essais étaient les plus vendus. L’idée résidait simplement dans l’image qu’il renvoyait. Il était l’image même du luxe, de la bonne éducation, de la classe à l’anglaise parfaite. Il était riche, élégant, intelligent et se pavanait un peu partout, serrant toutes les mains, imitant des amitiés à droite à gauche. Quoi de plus vendeur pour la débile du coin que de lui faire croire que sa vie ne se résumait qu’à ça ? Quoi de plus malin que d’adoucir ses propos par une image resplendissante et intégrée à la société, qui n’avait rien en commun avec la réalité ?
Somme toute, Nott banalisait le purisme, sa radicalité, et la rendait, aux yeux du monde et du peuple, tout à fait sereine. Il poussait même le vice jusqu’à faire penser que le purisme amenait la réussite sociale et financière, permettait de s’accomplir, donnait au sorcier moyen un véritable impact.

Et dans cette grande machination qu’était la superficialité, peu étaient élus. Peu y arrivaient, peu en comprenaient les rouages. De ceux qui comprenaient, il y avait deux écoles : les partisans, et les observateurs. Il jugeait qu’un Chapman Rosier était le profil type de l’observateur. Intelligent, fin et pragmatique, le vieux Rosier comprenait tous les codes de la politique. Son expérience jouait nécessairement, mais son flaire aussi. Pourtant, il ne jouait sur aucun tableau social. Il ne se pavanait pas, ne parlait pas, ne se présentait pas. Il observait le jeu et observait, surtout, celui des partisans de la superficialité tels qu’Hypérion. Aucun des deux profils n’avait à envier l’autre, aucun n’était moins que l’autre. Les méthodes étaient sensiblement différentes, mais l’objectif n’était pas le même non plus. Quand l’observateur cherchait à asseoir son pouvoir, le partisan voulait changer les mœurs. Nott n’en avait que faire du pouvoir. Il se fichait bien d’être assis à un haut poste. Il avait refusé plusieurs postes en lien avec le Ministère, simplement car il n’était pas de ceux de l’ombre. Il avait besoin de sentir qu’il changeait les idées de la foule. C’était un travail de longue haleine et, surtout, un travail d’équipe. Alors qu’un observateur comme Chapman renforçait le pouvoir puriste central et politique, Nott aidait à ce que les mesures, toujours plus dures, soient acceptées sans mal par la société. Rien n’était donné sur un plateau d’argent, et Hypérion n’était pas divin. Parfois devancé par des mesures trop drastiques – tel que l’ouverture de Poudlard au sein du Ministère – il était mains et pieds liés par la colère de la foule. Mais petit à petit, il était évident que les mœurs changeaient. Grâce à la magnifique entreprise puriste et à ses petites mains.

Jouer la superficialité était une aubaine pour Nott. Il adorait, de manière générale, le bien-être matériel, et avoir une table privée au Verre d’Oz était, forcément, un luxe qu’il se permettait. De sa terrasse, on le voyait, on le retenait, on parlait de lui, on s’intéressait puis, petit à petit, son nom poussait à la vente. On mettait un visage sur ses articles, sur sa rédaction. C’était un grand travail de communication finement abouti et mené d’une main de maître.
Anne Fraser était un personnage que Nott ne plaçait pas. Ni observatrice, ni partisane, elle semblait se déjouer des codes. Ce qui était néanmoins sûr, c’est qu’elle comprenait parfaitement le jeu d’Hypérion, ce qui la plaçait directement en haut du panier. Simplement car, avec elle, Nott ne jouait plus aucun jeu que celui d’être le même qu’avec lui-même.

- Oh, s’il te plaît. Ma présence vaut toutes les disputes politiques du monde. Et puis, entre nous, tout le monde sait que l’issue du débat est déjà attribuée aux vautours du Ministère.

Il alluma une cigarette, et en proposa une à son invitée. Le vin qui était servi était un grand cru de Bourgogne qui n’avait pas son pareil. Il trinqua.

- A toi, ma chère Anne, pour avoir accepté cette entrevue. A nos retrouvailles.

Il rit sincèrement à la remarque de Fraser qui, elle non plus, n’avait pas son pareil pour piquer justement le monde superficiel que s’était construit Nott. Il lui adressa une courbette légère.

- Fasciné par ta perspicacité. Je me lasse souvent vite des femmes qui se déjoue de moi. Mon charme est rancunier : il n’aime pas être laissé indifférent. Il sourit, amusé. Et reprit un ton plus sérieux. Ceci dit, plus sérieusement, j’ai eu quelques prises de tête avec les services médiatiques d’Irlande ces derniers temps. Ils n’ont, vraisemblablement, pas apprécié que j’infiltre leurs services pour en dépeindre la triste censure qu’ils opèrent.

Car de toutes les grandes causes que défendait Nott, la plus prestigieuse était l’abolition de la censure. Il n’était, d’ailleurs, pas de ceux privant l’opposition politique de se battre. Il adorait le jeu politique médiatique. C’était l’une des particularités de ses convictions, l’un des paradoxes qu’il entretenait.
- Sur une note plus joyeuse, Cassidy va bien. Je ne l’ai plus vue depuis quelques semaines, elle révise les examens organisés par Yaxley. Je ne me fais pas trop de soucis pour elle. Mais oui, toujours fan de cette équipe désastreuse. J’ai tout essayé, rien y fait. Je soupçonne sa folle de grand-mère de l’endoctriner vers la connerie humaine.

Il s’avança lentement vers la table, jusqu’alors confortablement installé au fin fond de son fauteuil. En bas, dans la rue, la foule continuait les festivités.

- Et toi ? Quelles sont les nouvelles à l’est ? J’ai ouïe dire que les mystères essuyaient quelques crises en ce moment ? Rien qui ne puisse atteindre ta sécurité, j’espère ? Tu avais quelque chose à me dire, d’ailleurs. Je ne peux plus attendre plus longtemps, ma patience a déjà été mise à rude épreuve.

Car la superficialité imposait une impatience infinie. Il lui fallait tout et tout de suite. Tout et tout de suite. Nous disons : tout et tout de suite.
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Anne Fraser


MessageSujet: Re: La danse des Serpents | Hypérion Sam 22 Juil - 0:49

Quand on y pensait bien, Anne était une créature jalouse. Il fallait bien qu’elle ait des défauts, comme tout le monde. Cette jalousie se manifestait d’une façon particulière. Elle était jalouse de l’attention qu’on lui portait ou plutôt celle qu’on portait à quelqu’un d’autre qu’elle-même. Depuis qu’elle était jeune, elle avait eu l’habitude d’être un centre d’attention. Longtemps la seule fille de sa bande de cousin, elle avait toujours eu un statut particulier qu’elle avait appris à cultiver. Ce n’était probablement pas un hasard, si à Poudlard, elle s’était retrouvée la seule fille d’une bande de pote parmi lesquels on retrouvait Al, le batteur des Gryffondors, Tom, son éternel comparse pour faire les quatre cents coup, Adrian, son, trop, trop timide cousin ou encore Theo avec qui elle avait grandi. Sans compter Hypérion, cet ami plus âgé qu’elle, qui avait contribué à lui donner une certaine aura. La relation qu’elle avait entretenue avec lui avait fait l’envie de bon nombres de demoiselles trop timide pour approcher cet adolescent, déjà proche de l’homme, qui dégageait un charisme que peu de gens de leur âge avaient. Avec l’âge, et peut-être même avant, on avait commencé à la courtiser et l’admirer pour ce qu’elle était. Une belle femme qui aimait faire des mystères. Sans être vaniteuse à l’excès, elle s’était nourrie de cette attention qu’on lui avait fournis tout au long de sa vie. Si elle n’en avait pas besoin pour vivre, elle détestait qu’on lui retire. Elle aimait trop le lien privilégié qu’elle entretenait avec certaine personne pour accepter que celui-ci soit mis au rebut du jour au lendemain sans explication. Or, quoiqu’elle soit bien trop fière pour l’avouer, l’absence d’Hypérion, si elle n’avait pas été insupportable, avait tout de même quelque peu blessé sa fierté.

Elle connaissait bien l’homme. Ils s’étaient rencontré alors qu’elle était encore très jeune. Elle l’avait vu évoluer et monter au sommet. Elle avait été présente à son mariage, la naissance de sa fille. Anne l’avait vu dans ses bons moments, comme les mauvais. Elle connaissait ses travers parce qu’il ne lui avait jamais caché. D’autres l’auraient vus comme un manque de courtoisie, elle savait que c’était une faveur qu’il lui faisait. A elle, comme à peu d’autre, il se montrait sous son vrai jour. En échange, elle faisait de même autant qu’elle le pouvait.

Pour beaucoup, ils formaient un beau couple. On s’était d’ailleurs demandé pourquoi ils n’étaient jamais sorti ensemble. Ce n’était certainement pas de la faute d’Hypérion qui ne ratait jamais une allusion. Plutôt celle d’Anne qui avait toujours refusé de franchir cette ligne. Parce qu’elle le connaissait, elle savait la façon dont il traitait ses conquêtes. La jeune femme s’était toujours refusée à être quantitée négligeable. Quand il s’était séparé de sa femme, même avec une enfant sur les bras, il faisait un bon parti. On s’était attendu à ce qu’une discussion s’établisse entre le patriarche des Nott et celui des Fawley pour un éventuel mariage, mais rien n’était venu. D’ailleurs, le vieux Reginald n’avait jamais cherché à marier sa petite fille. Leur descendance était assurée et on y voyait là la marque d’un vieil homme dont la femme était parti trop tôt et que si refusait à perdre sa seule petite fille.

- Si ta présence vaut tous les sacrifices, que vaut le mienne ?
Elle lui sourit. Et puis, imagine, si les merlinistes arrivaient à prendre le pas sur les puristes, voilà une vraie surprise, quoique désagréable, qu’il serait digne d’être rapporté.

En réalité, puristes, merlinistes, elle n’avait pas des convictions assez forte pour s’engager dans une cause où une autre. Ses convictions étaient celle d’une merliniste, venant elle-même d’une famille en partie moldue, mais elle était assez intelligente pour savoir qu’elle n’avait pas à le dire tout haut. Elle trinqua avec Hypérion et pris une cigarette qu’elle lui laisse allumer pour elle.
Je n’ai presque jamais rien su te refuser, tu le sais.

Presque en effet. Sauf ce qu’il lui demandait depuis des année ou presque. La suite de la discussion se faisait sur le ton de l’humour, mais dans le fond, on y retrouvait certaines vérités.

- Mais ton charme ne m’a jamais laissée indifférente, tu le sais. C’est simplement que je ne voudrais pas devenir comme toutes tes conquêtes. Si ta fidélité n’avait d’égale celle que tu donnes à tes amis, il y a longtemps que je serais tienne. Elle chercha des yeux un cendrier qu’un serveur lui apporta prestement et y mis ses cendres avant de continuer. J’ai lu ton article la dessus. Très bien documenté comme d’habitude.

Elle n’en dit pas plus pour le moment mais clairement, il n’allait pas être heureux de ce qu’elle allait lui annoncer prochainement. Gardant ça pour plus tard, elle écouta les nouvelles de sa fille, songeant que la dernière fois qu’elle l’avait vue, c’était dans un poste de police. Un secret qu’elle s’était bien gardé de révéler à ses parents. Anne aimait collecter les faveurs. Elle ne les utilisait pas toujours, mais elle appréciait savoir que les gens lui étaient redevables.

- Je ne sais pas, on a tous nos défauts tu sais. Si c’est son seul, estime toi heureux. C’est une gamine intelligente. Il lui manque peut-être un peu de discrétion, mais ça viendra avec l’âge je suppose.

Hypérion se rapprocha et Anne celle-ci ne put s’empêcher de rire de son inquiétude. Elle posa sa main sur la sienne.

- Le grand Hypérion s’inquiéterait-il pour moi ? Tu me flattes. L’est va plutôt bien figure-toi. De façon tout à fais non officielle, nos renseignements indiquent que plusieurs pays devraient voir un gouvernement puristes arriver à leur tête dans les prochaines années.


Elle but du vin et se délecta un moment de l’impatience d’Hypérion.

- Oh vraiment ? J’avais quelque chose à te dire ? Elle rit en le voyant s’impatienter un peu plus. Bon, j’arrête de jouer avec tes pieds. J’ai en effet deux informations qui pourraient t’intéresser. La première, c’est un bruit de couloir qui ne te plaira peut-être pas. Tu me parlais de l’Irlande tantôt, mais j’ai entendu dire que des collaborateurs de Malefoy voudrait qu’on exerce un droit de relecture sur les médias considérés comme hostile à la démocratie. Je ne t’apprends rien si je te dis que leur définition de la démocratie veut dire tout ce qui est pro gouvernement.

Elle leva discrètement la main et le serveur s’approcha.

Vous nous mettrez quelque chose à grignoter. Je meurs de faim, dit-elle à Hypérion lorsque celui-ci fut parti. Pour en revenir à ce que je disais, je chercherais à voir si je peux tirer quelque chose de la secrétaire de Malefoy si j’étais toi, elle est particulièrement bavarde.

Elle sourit en sachant que la seconde information risquait de le faire rire.

- J'ai gardé le meilleur pour la fin, mais je ne t’apprendrais peut-être rien ici. Savais-tu que mon oncle avait une maîtresse ?

Elle avait beaucoup d’oncles et de cousins aussi fallait-il préciser de qui elle parlait.

- Apparemment, Chapman entretient une jeune femme du nom de Nancy Wildhurst. Je n’ai pas eu le plaisir de la rencontrer, mais elle est plus jeune que moi et bonus, tu ne devineras jamais de qui elle est la secrétaire.

Ca la fit rire. Il y avait quelque chose de ridicule à imaginer Chapman avec sa jeune maitresse. Parce qu’on avait rien sans rien, elle se tourna vers Hypérion et demanda :

- Et donc, contre quoi m’échanges-tu ces informations ?

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Hypérion A. Nott


MessageSujet: Re: La danse des Serpents | Hypérion Aujourd'hui à 12:46


Les conquêtes d’Hypérion ne se comptaient plus. Il y en avait tant. Lui-même oubliait, malgré une incroyable mémoire physiologiste, plusieurs d’entre elles. Il fallait dire qu’il couchait régulièrement et parfois même avec non pas une ou deux femmes, mais bien plus. Il était tout aussi extrême sexuellement, qu’il l’était politiquement. Ses ambitions avec les femmes allaient à de simples culbutes, à de véritables mises en scène, accessoires compris. Nott ne faisait pas dans le sensible et le délicat, il préférait les échanges corporels vivants et mouvementés. Aussi, ce besoin crucial d’assouvir tous les fantasmes que le monde renfermait obligeait le fils Nott de changer de conquête régulièrement. Il refusait de se satisfaire d’une seule personne. Enfin, se disait-il, jusqu’à tant qu’il ne rencontrait pas la personne idéale. Il avait longtemps cru qu’il s’agirait de Demelza, la mère de Cassidy, mais le destin en avait décidé autrement.
Vrai que sa fidélité n’avait jamais été exemplaire. Contrairement aux peu de personnes qu’il admirait et estimait, ses conquêtes n’avaient jamais goûté à son dévolu. Il pouvait être généreux, agréable, gentleman, il n’en était pas moins volatile et sans pitié. Il s’estimait bien trop pour refuser sa liberté. Il se croyait suffisamment intelligent pour gérer soi-même chaque infime partie de sa vie, sans considérer l’élan propulseur que lui donnerait une femme à son bras. Encore fallait-il que la femme en question ait le caractère nécessaire pour assumer le sien. Rotor s’il en était, Nott n’était pas une mince affaire.

- Ta présence vaut mille fois toutes les autres, tu le sais très bien.

Il lui adressa sa coupe. Belle, Anne l’était, attirante, intelligente et parfaitement inaccessible pour Nott, c’était tout ce qui pouvait le faire bouillir. Il refusait de ne pas obtenir ce qu’il voulait, et Anne sortait clairement des clous. Elle représentait un paradis auquel Hypérion ne pouvait pas accéder, elle était la femme qu’il enviait pourtant sans raison, elle remplaçait Demelza sans lui ressembler, elle le comprenait comme aucune autre n’avait un jour essayé. Anne Fraser, ovni dans le paysage féminin sorcier actuel, avait tout pour fasciner Nott. Rien d’étonnant à ce qu’il la favorise et la flatte. Elle commençait, très certainement, à être habituée depuis le temps que la cour prenait place. Il ne désespérait pas. Nott n’était pas du genre à lâcher prise. Néanmoins, s’il attaquait régulièrement les défenses de sa comparse, il ne se focalisait pas sur sa réussite. Hypérion jouait plus qu’il ne s’obstinait à obtenir d’elle ce qu’elle refusait de lui offrir. Il l’appréciait suffisamment pour ne pas la harceler.

- Une vraie surprise ? Les merlinistes nous ont pourtant opprimé pendant des décennies. Le changement n’arrive que maintenant. Je n’ai jamais vu une révolution politique se rétracter en pleine course. La surprise viendrait plutôt des puristes qui se laissent abattre par l’opposition.

On ne pouvait pas dire qu’Hypérion portait singulièrement Malefoy et son gouvernement dans son cœur. Il ne les appréciait pas vraiment, sans les détester. Ils les trouvaient vaniteux, sans intérêt, lâches. Ils profitaient d’une tendance politique qui les rendait favoris, mais ils ne se passionnaient pas pour le fond du propos. Nott était un puriste sensiblement convaincu, qui avait œuvré sur le plan médiatique pour son acceptation, son indépendance et sa liberté. Un Malefoy n’avait fait que surfer sur une vague, avait lâché ses propres condisciples, et n’avait jamais pu supporter Azkaban. Un lâche de première que Nott peinait à prendre en considération. Il l’avait bel et bien aidé à prendre le siège du Ministre en écrivant ses plus grands discours, mais il ne se sentait pas particulièrement impliqué dans les choix du mangemort. Il se carrait bien de savoir où allait sa politique et s’il serait abattu demain. Hypérion était détaché de ce monde-là, préférant mille fois celui de l’ombre.

- Il n’y a aucune règle stipulant que deux amis ne peuvent pas se retrouver dans le même lit. La fidélité se mérite, certaines conquêtes n’en sont pas dignes. Mais rien n’est dit pour la prochaine.

Il souriait, amusé par le ton de la discussion. C’était léger et suffisamment vrai pour en devenir amusant. Le petit jeu auquel se confrontaient les deux amis était excitant par la lucidité dont ils faisaient preuve. La tension corporelle était palpable entre eux deux. Il était difficile de croire qu’aucun ne voulait de l’autre. C’était d’ailleurs tout l’inverse. Mais quelques barrières empêchaient le processus. Malheureux étaient les bien lotis, ces deux-là avaient tout pour être heureux.

Mais la discussion tourna vite à quelque chose de plus sérieux. Bien qu’amis, les deux étaient aussi comparses de fourberies. Si Nott était une véritable fouine journalistique, plongeant son nez dans toutes les affaires qui n’étaient pas les siennes, déterrant secret et autres joyeusetés dont on voulait bien taire le nom, Anne avait fait de sa vie, une investigation. Aux Mystères, le mot d’ordre était silence et observation. Tout devait être su, rien ne devait être dit. Elle avait pris le bon goût de tout savoir et, ce qui n’était pas confidentiel, finissait rapidement aux oreilles d’Hypérion. Parfois même, de simple indications vastes et nébuleuses de Fraser avaient fini par mettre Nott sur la voie. Aujourd’hui n’y faisait pas exception, après tant de temps sans se croiser, ils avaient des choses à s’échanger.

- Excellente nouvelle. Je ne peux que me réjouir de la tournure que prennent leurs gouvernements. J’avais une envie folle de retourner en Croatie. Un article sur la montée du purisme Balkan fera un très bon prétexte.

Si Nott était d’une habitude riante et souriante, il changea rapidement d’humeur à l’annonce d’une censure organisée par Malefoy. Il tira longuement sur sa cigarette. Un rire nerveux, méprisant, le prit l’espace d’un instant. Il but une large gorgée de vin.

- Hé bien. Un courrier à International Magic ne devrait pas faire de mal à ce gouvernement de pouilleux sans cervelle. Je n’ai rien contre une dictature, Anne, mais de là à empêcher mes confrères de descendre un chef d’état aussi puriste qu’un sang-de-bourbe, ce serait un crime. Je vais creuser cette histoire.

Vrai qu’il avait les contacts suffisant pour empêcher toute action contre la presse magique. Il pouvait même toucher la presse moldue tant Nott était devenu influent dans le domaine journalistique. Il était bien conscient qu’à terme, vu l’ampleur que prenait le gouvernement Malefoy, ils finiraient par lui demander de mettre en place une presse d’état non objective et propagandiste. Il était évidemment contre, mais ne s’y opposerait pas. Il voulait simplement retarder l’échéance tant qu’il en avait encore la possibilité. La censure politique n’avait aucun sens pour lui. Il l’avait vécue de plein fouet, avait refusé d’abdiquer, avait dû purger une peine à Azkaban pour ses convictions. Il n’était en rien favorable à la censure. Encore moins si elle était prodiguée par un sous-fifre tel que Malefoy qui avait bien profité de la liberté d’expression médiatique pour laquelle s’était battue Nott afin d’être élu.

- Sa secrétaire ? Hum… je la connais, il me semble. Déjà croisée en tout cas. J’enverrai un stagiaire. Merci Anne.

Il nota rapidement sur un carnet qu’il se trimbalait toujours les quelques informations que Anne lui passait. Dans ses notes, il fut pris d’un rire à l’idée que Chapman puisse encore copuler sans vergogne avec de jeunes secrétaires en mal de personnalité. Il imagina la scène, reprit son rire de plus belle, et s’obligea à boire un coup avant d’allumer une clope, encore, pour s’arrêter de rire.

- Merde, ça c’est du scoop. Quand je vais annoncer ça à Sorcière Hebdo – oui, j’ai un rendez-vous avec Yann Compton la semaine prochaine -  qu’est-ce qu’il va rire. Nancy Wildhurst hein… me demande bien quel genre de mal-être elle peut bien avoir pour se taper un rat d’égout pareil. Le type croule sous les rides. Enfin… l’argent, l’argent, l’argent. Terrible fardeau de notre époque.

Il fit une mine pensive. Puis reprit.

- A tout hasard, ce ne serait pas la secrétaire de Rosier ?

Sacrée histoire tout de même. Et en échange, Nott n’allait pas pouvoir vendre de la poudre artificielle à Fraser. Il lui fallait du tangible. Il avait bien quelque chose ne stock… même s’il avait voulu le conserver jusqu’à confirmation totale. Mais c’était bien trop tentant et il aurait été mal élevé de ne pas récompenser autant d’efforts.

- J’ai bien quelque chose pour toi. C’est plutôt gros, ça vient directement de la Coopération Internationale. Mais rien n’est confirmé, et ce n’est qu’un vieux contact qui m’a mis sur la piste sans même me garantir la véracité de ses informations. Néanmoins, mon flair me dit qu’on y va bel et bien. Il y aurait un projet de loi liant la Coopération Magique Internationale et la Justice Magique qui se monterait. Quelque chose d’assez énorme pour engager la radicalisation de l’état sur les différentes problématiques liées au Secret Magique, à la préservation du sang et de la Magie. Du purisme comme on en a pas vu depuis plusieurs décennies, voire siècles. Tu-sais-qui place ses pions et ses remparts. Malefoy n’est qu’une façade, mais ses Directeurs investissent bel et bien les droits fondamentaux du sorcier pour une race plus pure. Ça ne fait aucun doute.  On pourrait peut-être demander à Wildhurst du coup, elle doit être bien placée pour le savoir.

Car sous les bureaux, les meilleurs échanges étaient souvent ceux qu’il fallait taire.

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La danse des Serpents | Hypérion

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