POUDNOIR
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Once there was a way to get back home || Adrian

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    | Mangemort ;; Directeur de la Justice Magique
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MessageSujet: Once there was a way to get back home || Adrian Ven 21 Juil - 13:23


L'idée avait fait son chemin dans l'esprit de Chapman Rosier. Il fallait que Adrian revienne. Il ne voyait désormais plus que cela comme solution.  Non pas qu'il eut été influencé par Evan et tout son discours, et même si ça avait été le cas, il ne l'aurait jamais admis de toute façon, mais parce que cela s'imposait avec l'évidence de la nécessité. Adrian était loin d'être parfait, ça, Chapman n'en démordait franchement pas. Mais il fallait bien que cette famille survive, d'abord. Et au vu de ce qu'il entendait, des gens avec qui il parlait, il avait bien fini par arriver à la conclusion, avant même de parler à Evan, qu'il n'y avait pas de meilleur choix que Adrian. Pourquoi ? Parce que Morgan, sincèrement, ne serait jamais bon qu'à être un exécutant. Que Evan, même s'il lui ressemblait, finirait comme lui : Chapman Rosier n'apprenait jamais de ses erreurs, mais il constatait les clivages qui s'étaient créer au sein de la famille. Il l'avait porté à bout de bras, avait été exigeant jusqu'au bout, la famille avait survécu.

Le vieux prêcheur qu'il était n'était ni plus ni moins qu'un chef de guerre, qui avait su mener les Rosier à la victoire. Maintenant qu'ils avaient presque la paix, il n'était plus temps des décisions difficiles, il fallait quelqu'un doté d'une certaine rondeur. Ils avaient survécu à toutes les menaces extérieures, quitte à s'éloigner les uns des autres, quitte à tordre les liens de cette famille pourtant réputée secrète et soudée. Ce n'était pas pour, à présent, s'auto-détruire de l'intérieur. Restait Alice ? Mais ça, sûrement pas. La vision de Chapman était celle du début du siècle. Son purisme était encore plus réactionnaire et violent que ce que l'on vendait aujourd'hui comme un purisme radical. La place des femmes était celle d'épouses, de mère. Oh, elles pouvaient parler, s'impliquer, influencer. Avoir un métier, mais bien sûr. Mais il n'entendait pas moins marier ou au moins fiancer Alice à un jeune héritier d'une bonne famille. Elle avait dix-sept ans et c'était le bon âge pour ça.

Donc, il fallait que ce soit Adrian. Pour la famille. Quelle tristesse, aurait pu constaté un observateur extérieur, que ce clan. Des années de critiques pour finalement juger qu'il était moins critiquable que les autres. Mais Chapman Rosier n'en était pas une contradiction près : d'ailleurs, il ne se jugeait même pas, en lui même, contradictoire. Il avait toujours été constant dans l'idée que Adrian pouvait faire mieux. Faire mieux : c'était toujours l'esprit qui habitait Chapman Rosier. Il n'y avait pas de juste milieu avec lui, pas de demi-mesure. Pour cet adepte du tout ou rien, il n'y avait que la réussite ou l'échec, et toutes les tentatives, tous les efforts, s'ils n'aboutissaient pas réellement à la réussite, ne pouvaient pas être pris en compte. Mais ce n'était pas pour ça qu'il ne croyait pas en Adrian, lui-même. Chapman avait été là pour lui, comme pour tous ses petits enfants. Mais il allait de déception en déception avec lui, et ne voyait pas de toute façon, ce qu'il pouvait faire pour le sauver. Les lamentations n'étaient pas quelques choses de compréhensibles pour le mangemort. Ils étaient des Rosier, ils se battaient. Il y avait eu des tragédies, elles pouvaient encore se répéter, mais il fallait faire avec. C'était une partie de l'héritage, après tout. Alors que fallait-il faire ? Il n'était pas dans les habitudes de Chapman Rosier d'échanger des mots de réconfort, ni encore de s'excuser. D'admettre qu'il s'était trompé, encore moins. Il avait, après tout, toujours été là. Les mots, c'était du vent, seuls les actes comptaient vraiment. Adrian avait toujours pu compter sur lui, et maintenant, il était parti.

Alors que faire ? C'était un cercle vicieux, Chapman voulant que son petit-fils revienne, car c'était là qu'était sa place, il en avait la conviction, mais il gardait rancoeur à Adrian de ne pas comprendre, jugeant que lui était irréprochable. C'était manifestement faux mais faire des concessions là-dessus, était une chose absolument pénible et difficile à imaginer pour le directeur du département de la justice magique. Pourtant il le fallait. Parce qu'il fallait qu'Adrian revienne, pour la famille. Parce qu'il ne pouvait pas non plus laisser son petit-fils gâcher sa propre vie sans rien faire non plus. Avait-il été dur en lui disant de partir ? Non, il ne le croyait pas.

Mais peut-être, pour une fois, voulait-il croire que Adrian pouvait comprendre ce qu'il avait voulu faire. Sans doute était-il aveugle sur la rancoeur qui pouvait exister dans la famille, mais au moins était-il sincère. Malgré les avertissements de son fils Donovan, avec qui il évoqua le sujet, d'ailleurs, juste avant la visite qu'il avait préparé au domicile de son petit-fils.

« Les examens arrivent bientôt. J'espère que Evan et Alice s'en sortiront.

- Oh, ça ne fait aucun doute. Ce serait dommage si c'était le contraire. J'irai sans doute les attendre à la fin des épreuves pratiques, je ne peux pas me libérer avant, la réunion au sujet d'Azkaban est du genre à s'éterniser. Comptes-tu venir, ou tu laisses Grace s'en charger ?
- Je viendrais si le CA me le permets, Wallace veut revenir sur le budget de l'année prochaine.
- Parfait, je n'aurais pas à subir que des imbéciles. Dis à Evan et à Alice, si tu les croises, qu'ils pourront inviter quelques jours des amis à eux si leurs notes sont correctes. Nous les confierons à Adrian, mademoiselle Wildhurst l'aidera à organiser cela.
- Père... » Donovan semblait hésitant. « Vous croyez sincèrement que cela peut marcher, avec Adrian ? Je veux dire...
- Cela doit marcher, Donovan. Ce n'est pas vraiment sur ta branche qu'on peut compter pour maintenir cette famille à flot, pour ainsi dire. »


Finalement, trouver l'occasion de voir son petit-fils prit plus longtemps que prévu. Les examens passèrent, la semaine de vacances également. Il y eut l'attentat au siège de FP. Il ne passa qu'une fois voir Adrian à Sainte-Mangouste, occupé à initier l'enquête, en confia une partie à celui-ci à son retour. Puis finalement, il se décida à venir voir ce dernier. L'entretien commença froidement.

« Bonjour, Adrian. »

Quelques mots, sans plus. Rien de chaleureux, de proches.  Deux univers qui n'avaient rien à voir l'un avec l'autre se rencontraient ici. Il observa d'un air songeur l'appartement. Il nota les livres de botanique dans tous les coins. Et le capharnaum ambiant de la pièce. Il jeta un œil méprisant aux cadavres de bouteilles qui trainaient partout, et finalement, s'appropria un fauteuil. Adrian avait sa mine des mauvais jours, mais avait-il des bons jours, globalement ? C'était difficile à évaluer pour Chapman, qui de toute façon, ne comprenait pas comment on pouvait vivre cette vie de fiestas constantes, et encore moins avoir assez peu d'estime de soi même pour laisser apparaître qu'on était rien d'autre qu'une éponge à alcool bien trop émotive.

« Je voulais te voir. »
Une pause, méditative. Il ficha son regard clair dans les prunelles d'Adrian. « Je sais que nous ne sommes plus en très bons termes, toi et moi. Mais je pense qu'il serait bon que tu reviennes. »

Ce n'était pas une question. C'était le début d'une discussion.

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MessageSujet: Re: Once there was a way to get back home || Adrian Sam 26 Aoû - 16:43

Adrian Rosier se réveilla en sursaut : on cognait à sa porte. Il enfila un pantalon et se dirigea vers celle-ci, n’ayant aucune idée de qui se trouvait derrière. Il avait été beaucoup occupé ces derniers temps. Après l’attentat, il avait passé quelques jours à Sainte-Mangouste et puis il était reparti directement au travail. La Justice Magique était en pleine effervescence. La Machine grouillait de vie et d’action et une bonne enquête lui allait. Ca évitait à Adrian de trop penser, de trop se renfermer sur lui même et de trop s’interroger, aussi bien sur sa famille que sur des sujets aussi épineux que Juliet Birch.

C’était la mort, de n’avoir aucune confiance en soi, de s’attirer des ennuis en permanence, d’être agressé par tout.J e suis totalement conscient de ce que je suis ridicule. Ce serait beaucoup plus facile si je croyais que j'étais le centre de l'univers, si tout semblait vraiment important. Je sais combien mes problèmes sont modestes, mais cela ne m'empêche pas de m'égarer à leur sujet. Il faudrait que j’arrête. Mais arrêter, c’était déjà arrêter de boire, essayer de se raisonner, se convaincre qu’il n’était pas tout le temps en tort, essayer de faire en sorte que cette foutue famille ne le bouffe pas en permanence.

Essayer de trouver une solution en se mettant minable n’était probablement pas la meilleure chose que Adrian ait jamais faite, mais sur le moment précis, il n’avait pas d’autre solution. Les Rosier lui manquaient mais pas l’attitude de Chapman à son égard. Il gardait de bonnes relations avec les autres, mais être interdit de les voir officiellement, de débarquer au manoir, de se faire ignorer par le Padre, lui pesait. Si on additionnait à ça son séjour à Sainte-Mangouste, et son attitude d’idiot fini avec Juliet, il n’était pas étonnant qu’il se sente vidé, et un peu triste. Ni qu’il boive. Il aurait voulu prendre quelques jours pour lui, partir en voyage, peut-être. Avant, je pouvais m’occuper des plantes au manoir - il y en a tellement plus qu’ici. Ca le calmait, la botanique, ça l’avait toujours calmé. Mais il ne pouvait pas.

On frappait à la porte, il fallait qu’il ouvre. Il le fit sans penser un instant qu’il tomberait sur son grand-père et le regarda d’un air incrédule.

“Padre ? Qu’est-ce que tu veux ? Qu’est-ce que tu viens faire là ?”


Il le laissa entrer. Le silence était gênant. D’un geste discret, il enterra les lettres de Juliet, qu’il gardait précieusement, sous une pile de magazines.

Ils n’avaient rien à se dire. Ou plutôt tout à se dire. Il avait rêvé, parfois, de recevoir une lettre de Chapman qui aurait dit peu ou prou ceci : “Où que tu sois, c'est bon. Tu peux revenir. Tout ce qui t’est arrivé là-bas, peu importe comment est ton monde maintenant, ça n’est pas obligé de toujours ressembler à ça. Ca ne va pas toujours ressembler à ça. Il y a plus. Il y a toujours plus.”

Mais bien sûr, une telle chose ne pouvait pas se produire avec le padre. Adrian eut un rire sec, et incrédule. Ca ne pouvait pas se passer comme ça, c’était surréaliste.

“De revenir ? Revenir où ça ? Tu m’as déshérité, padre, tu m’as dit de ne plus jamais revenir. T’as été odieux, encore plus odieux que ce que tu es d’habitude. Tu ne peux pas…”
Il eut un geste vague, d’impuissance. “Tu peux pas débarquer ici, et juste décider de ma vie en me donnant des ordres, comme ça. Ca ne marche pas de cette manière.Pas après ce que tu m’as fait. J’y aurais peut-être réfléchi si tu étais capable d’être honnête et de dire que tu es responsable de cette situation foireuse. Moi je suis simplement parti parce que je n’en pouvais plus.”

Il serait revenu, volontiers, sans hésiter un instant, s’il avait eu ne serait-ce qu’un mot de gentillesse, mais Adrian savait qu’il n’en aurait pas. Il regarda son grand-père d’un air calme :

“ On n’a rien à se dire, padre, tant que tu es comme ça. Vas-t-en de chez moi.”


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MessageSujet: Re: Once there was a way to get back home || Adrian Sam 26 Aoû - 17:49

Il n’entrait pas dans la nature de Chapman Rosier de faire preuve de pitié. Ce n’était pas qu’il n’avait pas d’affection pour ses petits enfants, et c’était encore moins vrai pour Adrian. C’était qu’il pensait que la pitié ne servait à rien. Les gens n’apprenaient pas de leurs erreurs si on les laissait faire, ils s’enfermaient dans leurs échecs, et devenir inutiles. Le vieux mangemort était un homme pragmatique et il voyait le potentiel de chacun. Il avait voulu rendre Adrian combattif, réellement, prêt à se battre. Il en avait la capacité, il suffisait de voir comment il était capable de se battre avec lui, bec et ongles, quand ça l’arrangeait. Adrian avait toujours eu du potentiel. La capacité de rassembler, d’écouter, quelque chose que aussi bien que lui que Evan ignoraient. Celle d’apprendre, de se battre, il n’en doutait pas. Mais il gâchait tout en se laissant affecter par la vie, alors qu’il avait la possibilité de domestiquer, de plier la vie à ce qu’il voulait qu’elle soit.

Chapman ne ressentait pas de tristesse pour son petit-fils. Adrian était responsable de son propre malheur, jugeait-il. Il ne savait pas se donner les moyens de réussir, il se laissait entrainer, bouffer par des choses sans importance. Ce qu’il ressentait pour son petit fils, ce n’était pas de la tristesse. C’était à la limite de la colère, ou du mépris, quelque chose dans ce goût là. C’était le constat qu’il était battu, le sentiment de défaite, qui était plus amer que la tristesse ou la pitié, et sans aucun doute plus sincère. Pourtant, il en avait les moyens, son cas n’était pas désespéré, il suffisait de voir son ton vindicatif alors qu’il lui parlait. Chapman soupira, prit un tas de magazines et de papiers divers qui trainaient sur un fauteuil en les regardant d’un oeil navré. Il les laissa tomber au sol sans autre forme de procès et s’installa, jaugeant son petit-fils d’un oeil sévère alors que Adrian continuait à déblatérer ses reproches.

“Très bien, tu es en colère, mon garçon, parfait. Je sais que tu l’es, mais ton honneur est mal placé. Crois moi, ce que tu fais ne sert à rien. Tu perds ton temps, Adrian. Regarde moi. Je te propose de revenir, parce que c’est là qu’est ta place. Tu le sais comme moi.”
Il soupira : “Nous avons fait des erreurs, mais c’est le passé. Tu es l’héritier, tu le sais comme moi. Tu ne peux pas être ailleurs.”

Il soupira, se leva, fit quelques pas vers Adrian. La notion de concession était étrangère à Chapman, celle de marché de proposition, beaucoup moins :

“Tu as un rôle à jouer, comme ton père jouait un rôle à la fin de sa vie. Si tu veux mériter ma confiance, il faut le prouver, et peut-être que j’ai eu tort de ne pas te laisser une marge de manoeuvre pour le faire. J’ai aussi regardé ton travail comme directeur financier, chez Rosiam. Tu pourrais prendre la direction générale.”
Il déclara d’un ton ferme : “Tu sais comme moi que c’est là qu’est ta place, Adrian. Tu ne peux pas le nier. Pas plus que tu ne peux rester ici à gâcher ta vie simplement parce que tu es en colère. Tu ne peux pas te satisfaire de vivre ici, dans ce...gourbis infame, à boire jusqu’à en crever en vivant et en fréquentant n’importe qui.”

Une vraie honte, dont il entendait bien le sauver.

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MessageSujet: Re: Once there was a way to get back home || Adrian Sam 26 Aoû - 17:52

En colère ? Bien sûr que Adrian était en colère. Chaque action de Chapman Rosier sur sa vie semblait nocive et la faire partir en live le plus complet possible. Mon existence est un foutoir. Ma vie est un foutoir. Mon appart’ est un foutoir. Je suis ridicule, peut-être, mais vous savez quoi ? Allez vous faire foutre. Et vous aussi. Et vous aussi. Et toi aussi, Padre, toi le premier, même. S’il avait été un peu objectif, il aurait écouté un peu son grand-père, le marché n’était pas totalement inintéressant. En d’autres occasions, il aurait même sauté sur l’offre, mais là, il ne voulait pas. Revoir Alice, se réinstaller dans le rôle de l’héritier, avoir une marge de manoeuvre et un vrai rôle dans cette famille, celui qu’il avait toujours voulu, essayé d’assumer, enfin montrer qu’il était à la hauteur, tout ça, il s’en foutait, sur le moment. C’était au dessus de ses forces, le vieux l’insupportait. Vraiment. Il le regarda d’un oeil incrédule balancer ses livres par terre et s’installer. Mais quel genre de taré fait ça ?

“Putain, padre, je te jure…”

Il avait même eu droit à ce qui ressemblait à des semblants d’excuses, mais vraiment, Chapman s’y prenait si mal que Adrian n’en avait strictement rien à faire. Tout ce qu’il voulait, c’était que son grand-père dégage. Mais il s’accroche, le vieux, nom d’un dragon. Et puis d’un coup, s’en fut trop, assez.

“Je t’ai dit de partir de chez moi, padre.”


Dans un éclair rapide, il sortit sa baguette, et lança un simple expulso. Le fauteuil fut projeté droit contre le mur avec un bruit sourd. De l’autre côté, on entendit des protestations étouffées. Les voisins commencèrent à râler. Ils s’en remettraient. Il marcha droit sur son grand-père, se pencha sur lui :

“Mériter ta confiance ? Tu plaisantes, je crois, padre. T’as fait quoi, toi, pour mériter mon pardon ? Oui, mon pardon, tu entends bien. Voire le notre. Toutes les fois où tu m’as emmerdé. Ou t’as emmerdé Alice, et Evan. Pire, quand tu laissais papa me cogner dessus, sans rien dire ? Je sais même pas pourquoi je suis rester toutes ces années. Je t’aimais, padre, tu sais. Je voulais te prouver que je voulais bien faire. Mais maintenant, j’ai plus rien à prouver, je te dois plus rien. C’est toi qui as besoin de moi, et j’ai juste envie de te dire non. De ta balancer que tout ça, c’est de ta faute. Faudra faire mieux que ça, si tu veux que je t’écoute. Commencer par ne pas m'insulter, ce serait bien. ”


Après, tu as le choix. Tu peux me casser la gueule ou me présenter des excuses. Adrian sentait qu'il y avait plus de probabilités que la première option arrive, mais s'il parvenait à mettre un autre sort dans la gueule du vieux...

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Dernière édition par Adrian Rosier le Sam 26 Aoû - 23:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Once there was a way to get back home || Adrian Sam 26 Aoû - 17:52

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MessageSujet: Re: Once there was a way to get back home || Adrian Sam 26 Aoû - 23:29

Les erreurs de son fils et ses propres erreurs, Chapman les pardonnait facilement. Ou sans doute ne les voyaient-ils même pas comme des erreurs, à tout prendre, car il ne comprenait presque pas où voulait en venir Adrian. Comme Evan, il avait élevé ses enfants à la dure, car il avait été élevé à la dure lui aussi. C’était logique, normal. Il fallait endurcir le caractère des enfants, ils ne pouvaient pas se permettre cette sensibilité déplorable alors qu’ils avaient un monde à diriger. Il ne se rendait absolument pas compte qu’il ne rendait pas service aux gens en faisant ça, créant chez eux au mieux de la détestation, au pire l’effet contraire de ce qu’il escomptait, c’est à dire les rendre encore plus craintifs qu’ils ne l’étaient au départ. Dans le cas d’Adrian, c’était probablement les deux. Quoique Chapman était persuadé depuis toujours que son petit-fils était moins sensible qu’il en avait l’air et qu’il lui fallait simplement se reprendre en main. Adrian n’était pas dépourvu de capacités.

Il s’apitoyait simplement sur son sort, et lui était là pour le secouer, comme Evan avait voulu faire la même chose. L’idée d’être précisément la source du problème ne traversait pas l’esprit de Chapman. L’idée qu’une certaine gentillesse, sensibilité, compassion, peu importait ce qui habitait Adrian était précisément ce qui faisait de lui quelqu’un qui pouvait rassembler en sachant faire des compromis ne lui paraissait qu’abstraitement. Il commençait simplement à le voir, mais il fallait tout de même un peu de volonté à son petit-fils.

Il avait toujours vu Adrian comme une loque qu’il fallait secouer et en faisait le constat honnête. A vrai dire, son petit-fils ayant plié à tout ce qu’il voulait, il aurait pu trouver ça satisfaisant, et le juger bon petit pantin, mais ce n’était pas assez. Il essayait de l’endurcir, de lui donner une indépendance, une vraie volonté, et il gâchait son potentiel. C’était déplorable. Le problème venait sans doute de lui, en réalité, car si Chapman était prompt à juger et à critiquer, il n’était pas facile de savoir ce qu’il voulait.

Il ne vit pas venir le sort de son petit-fils. Ce n’était pas tout à fait la première fois qu’ils en venaient en main, pourtant. L’enterrement de Evan avait été des plus déplorables. Non, la différence, c’est que jusqu’à là, il avait toujours eu le dessus sur Adrian. Pas cette fois ci. Le sort qu’il voulut lui lancer en retour, pour le calmer, simplement le calmer, qu’ils continuent à parler, échoua et vint briser un vase, qui explosa sous l’impact, libérant une plante exotique.

Il était rare que Adrian lui dise non. Rare, mais pas impossible. Avec curiosité, il avait toujours constaté que ce dernier paraissait toujours plus sur de lui dans ce genre de cas. C’était donc bien qu’il en était capable.

“Je ne suis pas venu ici pour me battre, mais si c’est absolument ce que tu veux…” Il soupira : “ Est-ce que tu peux te calmer et m’écouter ? J’ai fait des erreurs, si c’est ce que tu veux entendre, et oui, effectivement, tu ne me dois plus grand chose. Mais tu sais que j’ai raison, que tu ne peux pas continuer comme ça.”

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Dernière édition par Chapman Rosier le Dim 27 Aoû - 16:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Once there was a way to get back home || Adrian Sam 26 Aoû - 23:29

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MessageSujet: Re: Once there was a way to get back home || Adrian Dim 27 Aoû - 16:14

Ca faisait des années que cette tension s’accumulait. Depuis le temps, il faut bien que ça pète. Depuis le temps. Adrian ne détestait pas son grand-père à l’origine, mais Chapman avait tout fait pour envenimer les choses. Lui n’avait fait qu’essayer faire de son mieux, mais ce n’était jamais suffisant. That’s not enough : story of my life. Il n’en pouvait tout simplement plus, il voulait que ça s’arrête. Non, pas tout à fait. Adrian voulait surtout qu’on l’écoute. Parce qu’au fond, il était plein d’espoir et prêt à revenir, au fond, il n’attendait que ça. Mais il ne voulait plus être le chien répondant aux ordres. Ca suffisait. J’ai passé ma vie à courber l’échine, assez. Chapman pouvait lui proposer ce qu’il voudrait, il s’en foutait, il y avait trop de rancoeur entre eux pour que ça ne vire pas au conflit ouvert. Il fallait exorciser tout ça. Adrian évita un sort, regarda un instant une de ses plantes s’écraser au sol avec un poil de désespoir - il y était plus attaché qu’à son grand-père. Que la bête meure, maintenant ça suffit. Il contre-attaqua et renvoya un nouveau bombarda. Ils massacraient l’appartement, mais à ce stade, il n’en avait rien à foutre.

“Ah parce que toi, tu n’aurais pas envie de te battre, à ma place, padre ? Après tout ce que tu m’as fait ?”

La terreur constante, voilà dans quoi il vivait. Parce qu’il savait que le monde était injuste, qu’il était du côté des salauds, et que ce camps avait pour chefs des gens comme Chapman Rosier. La vie leur est intolérable et ils font tout pour vous réduire à un stade brutal de machine. Adrian était souvent effrayé, à cause de ça. Effrayé que les bonnes choses de sa vie soient temporaires, que quelqu’un puisse les faire disparaitre, parce qu’il n’avait que sa force brute pour les arrêter.

Pourtant, quelque chose avait changé, dans le discours de Chapman avait changé. Si on l’écoutait bien, il était à la limite des excuses. Il n’en aurait pas, avec lui, Adrian le savait, mais on en était pas loin. Peut-être que pour une fois, il gagnait. Qu’il prenait l’ascendant.

ll se peut qu'il y ait une seconde chance. Mais peut-être est-il également vrai que les choses ne peuvent jamais être identiques et qu’on doit décider si la deuxième chance est à la hauteur de la première. Si on doit partir ou rester.

Il regarda un instant son grand-père sans rien faire, puis se décida à parler :

“ Qu’est-ce que tu veux dire par revenir, padre ? Prendre la place de Evan et devenir DG de Rosiam, ce n’est pas tout. Je ne veux pas, je ne veux plus, tu m’entends, que tu me donnes des ordres. Tu ne régenteras pas ma vie. Si je reviens c’est pour t’aider, parce que c’est l’ordre logique des choses. C’est fini, sinon, et on continue à se battre.”

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Dernière édition par Adrian Rosier le Dim 27 Aoû - 18:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Once there was a way to get back home || Adrian Dim 27 Aoû - 16:14

Le membre 'Adrian Rosier' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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MessageSujet: Re: Once there was a way to get back home || Adrian Dim 27 Aoû - 18:30

Cette fois, ça suffisait. Chapman en avait assez. Il avait assez toléré la colère du gamin, il avait été gentil, à la mesure de Chapman Rosier, bien évidemment. Il venait de se prendre un deuxième sort, alors qu'au départ, même si la méthode était mauvaise, et franchement, elle l'était, il venait plutôt pour se réconcilier avec Adrian. Le vieil homme se redressa, un peu déséquilibré. Malgré son grand âge, Chapman Rosier était un bon sorcier, et avait encore quelque peu d'endurance. Surtout, son naturel impatient et peu enclin au compromis ou à la discussion reprenait le dessus. Le poids des traditions se rappelait à lui, plus que sa volonté de compromis. Qui était ce petit idiot pour l'attaquer lui, son grand-père, et mieux son chef de famille, et encore mieux, son chef tout court puisque Adrian était son employé ? Personne. Cette histoire n'avait que trop duré, il fallait qu'elle s'arrête. Il se remit donc debout et levant sa baguette, lança lui aussi un sort, qui projeta Adrian en arrière, et il heurta violemment le bar. L'appartement, déjà mal rangé – et lorsqu'il jugeait qu'il était mal rangé, d'autres personnes l'auraient simplement trouvé vivant, contrairement à son manoir où tout était mort – devenait un véritable champ de bataille. Chapman soupira et rangea sa baguette, et enjamba pile de livres et magasines pour venir le relever.

« Bien, est-ce que tu es calmé maintenant ? Est-ce que tu comptes m'écouter ? A voir ta mine de perdu, je dirais que oui. »
Il hocha la tête, le fit asseoir : « Je dois reconnaître qu'au moins, tu t'es amélioré depuis la dernière fois. »

Il s'assit en face de son petit fils. Il fallait régler cette histoire. Le scandale, Chapman n'aimait pas ça, et l'absence d'héritier faisait précisément scandale pour la famille Rosier. Plus avant, il lui fallait quelqu'un sur qui se reposer. Les exigences d'Adrian l'agacèrent, mais au fond, étaient-elles si infondées ? Et avait-il le choix ? Evan était doué mais Evan lui ressemblait trop et il savait bien que si lui n'était plus adapté à la direction de cette famille alors il ne le serait pas non plus. Alice n'avait pas la maturité pour, malgré son intelligence. Elle finirait par occuper un rôle intelligent, mais elle ne pouvait pas transmettre le nom. Les femmes n'héritaient pas, pour Chapman, elles devenaient mères, c'était différent. Quant à Morgan, c'était un chien fidèle, mais ce n'étaient pas les chiens qui menaient la chasse.

«  J'ai dit que tu aurais le rôle que tenait ton père. Je te laisserais une marge de manœuvre. »
C'était le mieux qu'il pouvait dire. « Nous savons tous les deux que la situation politique est tendue et qu'il faut que quelqu'un s'en préoccupe. Mais je ne peux pas abandonner Rosiam, ni cette famille. Nous devons nouer de nouvelles alliances, et trouver de nouveaux investisseurs. Je crois que tu feras mieux que moi. Mais tu n'y arriveras pas seul, comme je ne peux plus y arriver seul. Je suis lucide, tu sais, je vieillis. Et c'est ton rôle. Il n'y a que toi à pouvoir l'assumer. »

Il soupira, et pour la première fois depuis longtemps, lui adressa une parole sincère, qui n'était pas dictée par le mépris :

« Mais, fils, faut que t'arrêtes de boire. Ca te tuera, tu m'entends ? Comme ça a tué ton père. »
Il claqua des doigts. «  Comme ça. »

Bien sûr que Evan n'était pas mort à cause de l'alcool, mais ce soir là il était ivre et seul. Et s'il y avait une chose que Chapman savait : c'est que mourir ivre et seul, il ne le souhaitait à personne.
Spoiler:
 

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Dernière édition par Chapman Rosier le Lun 28 Aoû - 15:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Once there was a way to get back home || Adrian

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Once there was a way to get back home || Adrian

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