POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Because I must be happy... || solo

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    | Stagiaire du Ministère de la Magie
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    Date de naissance du joueur : 16/07/2000
    Âge du joueur : 17
    Arrivé sur Poudnoir : 28/09/2016
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    Pensine
    Mon casier judiciaire est: vide
    Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
    Ma résistance magique est de: 10PV
    Athénaïs H. Moreau


MessageSujet: Because I must be happy... || solo Ven 4 Aoû - 1:32


Athé voyait disparaître une part entière de sa vie sous ses yeux. Là, à cet instant, alors même que le soleil étincelait au-dessus de leur tête, alors même que les oiseux chantaient dans les arbres, alors même que le vent balayait tout, autour d'eux, le noir tâchait le corps de la jeune fille, ainsi que son cœur. Et là, devant ses yeux, ce trou béant, ce trou noir, prêt à avaler tout ce qu'elle possédait. Elle voyait bien chaque détail. La terre tassée, les petits cailloux qui abîmeraient le bois, le vernis luisant de l'ultime demeure, et les poignées reluisantes qui pendaient, inertes et froides. Elle voyait tout ça. Elle le voyait, le rejetait, le haïssait. Elle détestait chacun de ces détails, chacun de ces éléments. Elle détestait cet endroit, elle haïssait ce que la vie avait fait. Ce que la vie lui prenait.

Elle aurait juste voulu que ça dure plus longtemps. Juste un peu plus de temps. Pourquoi est-ce qu'il avait dû partir si vite ? Et eux ? Qu'est-ce qu'ils allaient devenir sans lui ? Qu'est-ce qu'ils allaient faire ? Elle aurait tant aimé qu'il soit toujours là. Mais on le lui volait, aujourd'hui. On le lui arrachait, on lui arrachait le cœur. On lui prenait une part de sa vie. Qu'est-ce qui allait advenir d'eux ? Elle regardait sa famille, et elle pensait. Elle pensait que le trou n'était pas juste là, sous ses yeux, creusé dans la terre. Ce trou était aussi présent dans chacun de leur cœur. Et ce n'était pas un cercueil qui viendrait les combler. On ne pourrait pas soigner leur blessure avec de simples paroles. Qui comprenait vraiment ? Qui pouvait vraiment les guérir ?

Aujourd'hui, ils perdaient une partie de ce qu'ils étaient. Athénaïs perdait bien plus que son plus grand modèle. Elle perdait du même coup son enfance et son innocence. Elle ne le savait pas encore, mais bientôt, sa mère s'écroulerait, là, devant ce trou qu'on serait alors en train de combler du corps de son seul amour. Les gens se précipiteraient pour l'aider, pour l'éventer, la soulever. Tout le monde se plierait en quatre pour la remettre sur pied. Mais elle ne se redresserait plus, plus vraiment. Quelque chose se serait brisé en elle. Et les enfants, effrayés, viendraient se coller à leur grande sœur, viendraient chercher ce réconfort qu'ils désiraient tant, sans se douter un seul instant que celle qu'ils voyaient tous si forte en avait aussi terriblement besoin. Athé ne le savait pas encore, mais, dans quelques instants, elle se baisserait, pour entourer de son amour ceux qui le demandaient. Elle ferait ça pour eux. Elle cacherait courageusement ses larmes dans leurs cheveux d'ange, dans leurs cous fins. Elle ne dirait rien de ce qu'elle ressentait, murmurerait des paroles réconfortantes qu'elle ne croirait même pas, et relèverait la tête.

Et puis le trou serait rebouché. La cérémonie terminée. Sa mère emmenée. Et elle, ici, debout devant cette tombe, resterait sans rien dire, sans parler. Et les enfants ne diraient rien, parce qu'il n'y aurait rien à dire. Puis elle déposerait à même le terre fraîchement retournée, cette fleur qu'elle gardait pour lui, juste pour lui, puis elle partirait, toujours sans rien dire, serrant les mains de ses enfants qui, sans qu'elle le sache, étaient désormais bien plus les siens que ceux de sa mère.

Elle partirait. Et juste pour lui, elle sourirait. Parce que tout irait bien. Tout irait bien.

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