POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Who's afraid of the Big Bad Wolf ? || Darius P. Macmillan

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    Date de naissance du joueur : 19/12/1996
    Âge du joueur : 20
    Arrivé sur Poudnoir : 05/08/2017
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    Pensine
    Mon casier judiciaire est: vide
    Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
    Ma résistance magique est de: 11PV
    Pr Darius P. Macmillan


MessageSujet: Who's afraid of the Big Bad Wolf ? || Darius P. Macmillan Sam 5 Aoû - 2:11


Darius P. Macmillan


Identity



Mon nom  est Darius Philémon Cyrus Macmillan mais on me surnomme parfois Mac ou Big Bad Wolf. J'ai 28 ans. Je suis originaire de Brighton où j'ai vu le jour le 27 Janvier 1972. Je suis actuellement marié. J'ai étudié à Poudlard, chez Serpentard et je travaille comme Professeur de Potions. Je suis sang pur. Ma baguette est rigide, en bois de Prunellier, mesure 33.5 cm et contient un Crin de Sombral, et mon patronus est un Lycaon. Enfin, on dit que je ressemble à Sam Claflin.

We know who you are...


♦ Famille : Si les Macmillan ne sont pas la famille de Sang-Pur la plus riche ni la plus reconnue de Grande-Bretagne, elle n’en reste pas moins respectée et fière de son statut de sang. Bien que certaines branches de cette famille sont Merlinistes, ce n’est pas le cas de celle de Darius, qui conserve ses traditions puristes depuis les premières générations.

Philémon Macmillan, son père. L’homme que Darius a toujours le plus admiré. Parmi les puristes, il reste des hommes meilleurs que d’autres, et Philémon en faisait partie. Élevé par sa mère, ayant un père absent très absorbé par son travail, Philémon n’a jamais subit la colère de ce père comme l’a pu connaître Darius. Philémon s’est toujours montré bienveillant et pédagogue envers son fils. Ils ont toujours été très proches, et Philémon portait tous ses espoirs envers Darius, son héritier. Cette relation fusionnelle a d’ailleurs été longtemps jalousé par Leith, le jeune frère de Darius. Aujourd’hui décédé, Darius essaye d’agir comme son père aurait voulu qu’il le fasse, bien qu’il échoue assez régulièrement.

Édith Macmillian, née Travers, sa mère. Édith n’a jamais eu la fibre maternelle, et n’a été présente que pour donner naissance à ses deux fils ou les réprimander s’ils n’agissaient pas selon ses propres envies. Mariée politiquement à Philémon, pour l’argent et conserver sa lignée de sang, elle n’a jamais ressenti aucun amour pour son mari. Ils se contentaient d’être courtois l’un envers l’autre, se croisant aussi peu que nécessaire. Avoir une progéniture était une formalité dans leur contrat de mariage, et ne se sont jamais touchés à d’autres moments que pour la conception de leurs deux fils. S’ils sont venus à procréer le second, c’était en cas de non survie du premier, purement et simplement. Darius n’a aucune affinité avec elle, et ne l’appelle Maman que parce qu’il est d’usage d’en faire ainsi. Il ne cherche ni son accord ni sa fierté, et elle même ne se préoccupe guère de lui, tant qu’il ne va pas lui faire honte.

Leith Macmillan, son frère cadet. Mangemort de son état, Leith a toujours été très jaloux de Darius, de ne pas avoir eu cette relation privilégiée avec leur père, de ne pas avoir été choisi comme héritier, d’avoir été un peu l’intrus de cette famille. Si tout petits, les deux garçons s’entendaient bien, la jalousie de Leith à l’égard de son frère a rendu leur relation tendue. Sa solitude et le rejet qu’il ressentait de la part de ses parents l’a rendu bien plus violent, assez peu stable psychologiquement. Il en veut beaucoup à Darius de n’avoir jamais rien fait, de s’être même montré parfois méchant avec lui. Si aujourd’hui les deux frères se parlent peu, Darius regrette qu’ils n’aient jamais réussit à mettre leurs querelles absurdes de côté, mais il est bien trop buté pour faire le premier pas vers la réconciliation. De toute manière, il est persuadé que Leith fera la sourde oreille.

Clovis Macmillan, son grand-père. C’est avec lui que Darius a apprit tout ce qu’il sait, qu’il s’est endurcit. Clovis a réservé un entraînement rigoureux et parfois bien difficile à son petit-fils, lui en faisant voir de toutes les couleurs. Si Clovis est un homme dur, Darius a toujours su lui être reconnaissant et se soumet à ses ordres. Bien qu’étant enfant, il avait peur de ce que pouvait lui faire faire cet homme, refusait parfois même d’agir, les corrections de ce dernier l’ont poussés à se dépasser. Il garde quelques séquelles physiques des punitions de son grand-père, qu’il raconte être des blessures de combat à ceux qui les voient. Après que Clovis fut envoyé quelques années à Azkaban pour torture et séquestration sur nés-moldus et accusé d’être un partisan de Voldemort, Darius a pu prendre du recul. Ils ne se fréquentent plus désormais qu’aux dîners de famille, mais il garde cependant toujours un comportement très soumit envers son Grand-Père, sans doute traumatisé, mais ne se l’est jamais admit. Philémon le déplorait de son vivant, Clovis est parvenu à formater son petit-fils comme il le souhaitait.

Aloysia Macmillan, née Greengrass, sa femme. Si Darius s’entend très bien avec Aloysia, ils ne ressentent rien de plus pour l’autre que de l’amitié. A l’instar du mariage de ses parents, Darius s’est uni à Aloysia pour conserver l’intégrité de son sang et avoir un héritier. Ils étaient fiancés avant même de se rencontrer, mais auraient pu tomber sur bien pire. Alors que Darius est un homme de terrain, c’est elle qui se tient dans l’ombre et aide discrètement les projets de son mari. Très concernée par sa famille, elle éduque ses deux enfants avec beaucoup d’amour et rend Darius fier de sa petite troupe. Sur l’image, ils forment un couple parfait. Elle est très mondaine, à l’aise dans ses talons et ses robes cocktails, lui est charismatique et médiatique. Leurs grands sourires photogéniques sont plus sournois qu’il n’y paraît.

Meredith Macmillan, sa fille. A sept ans, Meredith est une jeune fille à la santé fragile et au comportement discret. Atteinte de Lycanthropie depuis près de deux ans, elle s’est alors enfermée dans le mutisme depuis qu’elle s’est faite mordre. Très timide et peureuse, on ne la voit que rarement sourire et évite toujours de croiser un regard. Meredith n’est proche que de ses parents et ne voit jamais personne de son âge, c’est à peine si elle sort du manoir de ses parents. Souvent dans les bras de sa mère, elle préfère rester dans son ombre plutôt de se montrer aux autres. Darius a beaucoup d’amour et d’inquiétude pour sa fille. Il cache son état de tous, pour la protéger. Mais c’est aussi parce que, malgré lui et sans qu’il ne l’admette, il en a un peu honte.

Lester Macmillan, son fils. Lester n’a que quatre ans, et ne ressemble en rien à sa sœur. Très en avance pour son âge, il est éveillé et ouvert au monde. Souriant, expressif et curieux, il fait la grande fierté de son père. Darius compte en faire son digne héritier, lui inculque tout ce que son propre père lui a transmit, l’éduquant dans sa propre vision du purisme. Ayant la fibre paternelle, Darius se montre proche de ses enfants et surprotecteur, étant les deux personnes qui comptent le plus à ses yeux. Il compte lui transmettre le même entraînement qu’il a eu auprès de son Grand-Père, en ajustant les méthodes.

♦ Avis sur la situation actuelle : Bien qu’il porte les valeurs puristes de ses parents et soutient le Gouvernement Malefoy, il n’est pas aussi extrémiste que ceux détenant le pouvoir. Il souhaite conserver le Sang-Pur chez les siens, mais n’a aucune honte de fréquenter les Sang-Mêlés. Concernant les nés-moldus comme les moldus eux-mêmes, il a un discours plus mitigé. S’il estime qu’ils n’ont rien à faire du côté sorcier et qu’ils leur sont inférieurs, Darius ne pense pas qu’ils méritent plus ou moins la mort que d’autre. Chaque être humain, sorcier ou moldu, a des raisons de mourir, Darius ne fait pas la différence sur le sang qui doit couler.

Il ne s’intéresse que peu à la politique, les longs discours et jeux politiques l’ennuyant plus qu’autre chose. Il laisse tout cet intérêt à sa femme, à qui il pose des questions quand il sent qu’il devrait se mettre au courant. Il préfère agir que parler longuement. Quant à l’Ordre du Phénix, il est prêt à combattre ces hors la loi. Bien qu’il ne rejoindra jamais les Mangemorts, il n’a rien contre se battre à leurs côtés, tant qu’il en approuve les raisons. S’il ne partage pas leur avis ou qu’il n’y voit aucun intérêt personnel, il n’ira pas au front et n’a pas peur de leur dire ce qu’il en pense. De la même façon, il pourra aider un Merliniste s’il en tire avantage. Pour le reste, évidemment qu’il craint le Seigneur des Ténèbres. Avec certains de ses partisans les plus cruels, il est d’ailleurs des seuls que Darius craint véritablement.

♦ Informations : Darius est un homme de façade, il n’est pas réellement celui qu’il paraît être ♦ Il est d’apparence très enjoué, ayant toujours un sourire mi-moqueur ♦ A l’air feignant et je m’en foutiste, sans-gêne et très décontracté ♦ Beaucoup d’humour et un certain degré de vulgarité, il aime avoir un public ♦ Grand gamin et aime les farces ♦ S’il a été envoyé à Serpentard, le Choixpeau a longuement hésité avec Serdaigle ♦ Est en réalité très appliqué par son travail, débrouillard et malin ♦ S’engage toujours beaucoup auprès de ses élèves, son père lui ayant transmit la fibre de l’enseignement ♦ Depuis que sa fille a été mordue par un Loup-Garou, il recherche activement et désespérément un remède à la Lycanthropie, en plus de toutes les expériences qu’il fait ♦ Darius est un homme de terrain, excellent duelliste et grand connaisseur en Sortilèges et Défense contre les Forces du Mal, a d’ailleurs eu un Optimal dans ses deux matières à ses ASPICS, ainsi qu’en Potions et Botanique ♦ N’a jamais peur d’ouvrir sa grande gueule et de dire ce qu’il pense, a d’ailleurs peur d’assez peu de personnes ♦ Il est impulsif, réagit rapidement quand on vient lui titiller ses points faibles, il peut en devenir presque hystérique, a assez peu de contrôle ♦ Fut Gardien de l’équipe de Serpentard ♦ Fut également préfet ♦ Homosexuel, bien qu’il n’en ai pas honte, s’en cache du grand public afin de conserver une bonne image de sa famille ♦ Fidèle, autant à ses valeurs qu’aux personnes qu’il fréquente ♦ Ne cache rien à sa femme, même lorsqu’il entretien une relation extra-conjugale, et l’inverse est aussi vraie ♦ Peut se montrer très violent et sournois, c’est un homme rancunier et vengeur ♦ N’a rien contre la torture et la magie noire pour obtenir ce qu’il veut ♦ Darius est un véritable paradoxe entre la grande sympathie et la méchanceté froide et dure ♦ N’aime pas être contredit ♦ Possessif et jaloux ♦ Son épouvantard représente sa fille, son plus grand amour comme sa plus grande peur ♦ Se moque de tout et de tout le monde ♦ Aime en apprendre toujours plus et transmettre son savoir, déteste l’ignorance et la stupidité ♦ A toujours été surnommé Le Grand Méchant Loup, pour son air doux et son mordant d’acier, nom ayant été renforcé lorsqu’il jouait au Quidditch à Poudlard ♦ Très bon acteur et menteur ♦ Doux manipulateur ♦ Son regard habituellement pétillant peut rapidement devenir froid et sombre ♦ Très sarcastique ♦ Bien qu’il pratique beaucoup l’auto-dérision, il est très satisfait et se vante facilement de son physique, toujours avec humour ♦ Est d’ailleurs l’égérie du magazine pour sorcières Warm Wand ♦ A hérité de la propriété de la famille à la mort de son père, c’est là qu’il vit avec sa famille, sa mère étant allé vivre chez sa propre famille ♦ Se bat facilement avec les poings ♦ Il fait beaucoup de sport pour dépenser son énergie négative et garder le contrôle de ses émotions ♦ Bien qu’il ai une résistance mentale relativement moyenne, voire faible, sa résistance physique est plutôt élevée, endurcit par les entraînements de son Grand-Père  ♦ Il ne fait plus confiance à grand monde et ne se fie pas totalement au Gouvernement, surtout depuis la morsure de sa fille

crazyoilmachine pour Poudnoir




We know your story...



13 avril 1978

Dans leur manoir, les Macmillan avaient une immense bibliothèque, grande fierté de Philémon, Guérisseur-en-chef du Service de pathologie des sortilèges de St Mangouste. Elle était son inépuisable source de connaissances, indispensable pour l'ancien Serdaigle qu'il était. C'était aussi la seule pièce où Édith, sa femme, ne mettait jamais les pieds. Sur la grande table de bois, érigée au centre de la pièce, Philémon était penché sur un vieux grimoire, montrant à son jeune fils l’étendue des savoirs magiques. A six ans, Darius était capable de lire la plupart des petits ouvrages de sorcellerie de la bibliothèque. Il était passionné par l’art de la magie, passionné par son père et par les cours qu’il lui donnait. Si Darius était en avance pour son âge, c’était parce que Philémon lui enseignait tout ce qu’il savait depuis que son fils était capable de comprendre. Même si Darius ne suivait pas toujours ce que son père lui disait, il faisait de son mieux pour le rendre fier, ayant prit goût à ses retrouvailles quotidiennes dans ce domaine de savoir.

« - Tu vois, Darius, un informulé est un sort lancé sans prononcer l’incantation. C’est une pratique difficile pour les débutants, qui te sera enseignée à Poudlard.
- Je peux pas essayer Papa ?
- Tu sais bien que tu ne peux pas encore pratiquer la magie mon garçon. Mais tu peux l’apprendre dans les livres, connaître chaque composant d’une potion, comprendre l’histoire des sorciers, savoir réciter n’importe quel sortilège pour repousser un maléfice, tout mon fils. Lorsque tu arriveras à Poudlard, tu seras déjà un grand sorcier. Nous avons ça dans le sang mon fils, de la pure magie circule dans nos veines.
- Parce que je suis de Sang-Pur, je suis plus fort !
- Et prédisposé à tout savoir. Mais reste humble »


La grande porte de la Bibliothèque fut poussée avec difficulté, un tout jeune garçon y passant la tête, pleine de curiosité. Si Darius fit un grand sourire à son frère, pour l’inviter à les rejoindre, Philémon lança un air sévère à son plus jeune fils de trois ans.

« - Leith, tu sais que je ne veux pas que tu viennes ici, ton frère et moi sommes occupés à travailler.
- Moi aussi, veux lire ça.
- Tu viendras prendre le livre qui te plaît quand tu sauras lire, mais pour l’instant tu es trop jeune. Retourne jouer maintenant. »


Déçu, le petit garçon s’éloigna de la Bibliothèque, retournant à ses préoccupations d’enfant, seul dans sa chambre. Darius lança un regard interrogatif à son père, qui revenait vers lui.

« - Mais Papa, je venais déjà ici quand j’avais trois ans. Il y a des livres avec des images qui expliquent bien dans la cinquième allée.
- Revenons en aux informulés Darius, et concentre toi, c’est important.
- Oui, Papa. »


02 octobre 1980

Aux abords de la propriété de son fils, Clovis avait cette fois dirigé son petit-fils de huit ans dans le bosquet, celui qui était formellement interdit d’accès par le maître des lieux, Philémon lui-même. Darius connaissait cette règle, mais avait promis à son grand-père de ne pas le répéter. De toute manière, il n’oserait jamais le trahir ou le décevoir. Poussé en avant par ce dernier, il se retourne une dernière fois vers le vieil homme, espérant que Clovis allait lui dire qu’il pouvait faire demi-tour et choisir de ne pas y aller. Mais ce fut un regard dur et implacable, il n’avait aucun choix.

Darius avait beau avoir révélé ses pouvoirs magiques il y a plus d’un an, il n’était pas en âge de les utiliser ni même d’avoir une baguette. Ce que désirait son Grand-Père, c’était développer son mental, son physique et sa hargne. D’après Clovis, s’il était incapable de se défendre à son âge, il ne méritait pas de devenir l’héritier des Macmillan, qu’ils ne parviendrait jamais à s’en sortir dans l’arène de la vie. La force d’esprit, voilà ce que Darius devait développer. Même si, en avançant dans ses bois sombres et infestés de petites bêtes plus nuisibles les unes que les autres, le jeune garçon n’avait qu’une envie, retourner dans la bibliothèque et étudier avec son père. Mais il s’avança, sachant qu’il n’avait qu’un moyen de sortir du bosquet en ayant satisfait son Grand-Père, le traverser et ressortir de l’autre côté, avec une ou deux entailles de préférence. C’est pourquoi, au bout d’un certain temps, le petit garçon s’arrêta près d’un rocher. Il se pencha pour observer les cailloux qui se trouvaient là, et prit le plus tranchant d’entre tous. Prenant sa respiration, il se taillada le bras, puis la joue. C’était douloureux, mais ce n’était rien par rapport à ce qu’il pourrait subir s’il désobéissait.

Seulement, il ne pu repartir en toute tranquillité. S’il avait été silencieux jusqu’ici, ses petits gémissements sous le coup de la blessure firent frémir les buissons derrière lui. Un minuscule petit être fit son apparition, pourvue d’ailes. Clignant des yeux, Darius était certain qu’aucune fée ne vivait dans ce bosquet. Mais à bien y regarder, il avait tord. Il remarqua bien tard que la créature était un doxy, qui se jeta sans manières sur lui. A la morsure, le garçon poussa un cri strident, mais la bête ne le lâcha pas, plantant profondément ses crocs dans le bras de l’enfant. Les larmes lui montant aux yeux, Darius se concentra pour réfléchir, ne voulant pas céder à la panique. Tenant toujours le petit caillou avec lequel il s’était tranché, il se mit à frapper le doxy, encore, encore, et de plus en plus fort. La bête l’avait déjà lâché, et gémissait sous les coups du jeune garçon. Mais il frappait, encore et toujours, rugissant de colère, et sans doute de peur. Bientôt, le corps de la créature ne ressemblait plus à rien, ne bougeait plus, ne gémissait plus. Retombant en arrière et relâchant le caillou, il respirait encore avec intensité, les yeux exorbités et transpirant d’adrénaline. Mais bientôt la douleur dans son bras revint, le faisant reprendre conscience. Il commençait à y voir flou, à sentir sa tête tourner. Se relevant gauchement et jetant un dernier œil à la créature dont il avait fait de la bouillie, il s’éloigna en titubant.

Fort heureusement, il n’était pas bien loin de la sortie du bosquet, et s’écroula presque devant son Grand-Père, qui le regardait d’un air impénétrable. Il sortit aussitôt une petite fiole de son veston, l’administrant à son petit-fils qui était sur le point de tourner de l’œil.  

« - Et bien, tu aurais pu faire mieux. On recommencera la semaine prochaine, je ne veux pas te voir échouer, tu ne voudrais pas me fâcher, Darius. »

Oh non, il ne voulait pas.

25 mars 1988

Des rires moqueurs s’élevaient dans le couloir du troisième étage. Un groupe de cinquième année de Serpentard sortait de leur cours de Sortilège, et félicitait encore une fois leur camarade pour ses prestations.

« - T’as vu sa tronche ? Ce petit Sang-de-Bourbe l’a bien mérité !
- En plus Flitwick était impressionné, t’as le chic pour faire des mauvais coups en douce Darius.
- Ouais,
répondit le jeune homme de seize ans, c’était dans le cadre du cours, il pouvait rien me reprocher !
- Parfois je me demande pourquoi t’as pas été envoyé à Serdaigle, mais quand je vois ça, je comprends pourquoi t’es à Serpentard ! »


Les garçons approuvèrent tous en donnant de petites tapes à Darius, qui ne pouvait s’empêcher de sourire. Il était drôlement fier de lui et du sale coup qu’il avait fait au né-moldu. Après tout, ce sale gosse l’avait cherché, il l’avait insulté de brute sans morale, lui affirmant que son sourire agaçant finirait par ne plus fonctionner auprès des enseignants, que Maclechouchou ne méritait pas sa première place. Il s’était alors arrangé pour se retrouver face à lui en cours. Il n’avait pas fallu longtemps à Darius pour faire comprendre à l’autre qu’il avait intérêt à se la fermer à l’avenir.

« - Darius ? T’as encore flanqué une branlée à quelqu’un ? Tu crois que Papa serait fier de toi ?
- Leith ?»


Tous les garçons avaient cessé de rire, s’étant tournés vers le jeune frère de leur camarade. Darius observa Leith avec un certain dédain,

« - Tu ne sais pas ce que tu dis Leith, retourne avec tes petits copains les lionceaux.
- Il va être très déçu Darius, je ne crois pas qu’il se doute de ce que tu fais, il ne voit que tes notes exemplaires.
- Fais pas le malin microbe. »


En un coup, Darius envoya un Tarentallegra bien placé sur son jeune frère, qui se mit aussitôt à danser malgré lui, sous les moqueries des potes de Darius. Ce dernier eu même un sourire en voyant Leith s’agiter ainsi, mais le perdit rapidement quand il vit la mine décomposée du petit Gryffondor. Il libéra le pauvre garçon, et avertit Leith d’un seul regard, avant de se retourner accompagné de ses camarades toujours hilares.

29 décembre 1989

Les deux jeunes hommes s’embrassaient avec fougue, seule la bougie encore allumée du dortoir éclairait leurs visages. Ils profitaient d’être les seuls Serpentards à être restés pour les vacances de Noël, s’adonnant pour la première fois au plaisir charnel. Ici, il n’avaient aucun risque d’être surpris. Rapidement, Darius se vit retirer son pull par son petit ami, bien pressé de goûter au fruit défendu. Mais aussitôt qu’il eu passé ses mains sur le torse de Darius, et que la bougie éclaira faiblement sa peau, le jeune homme s’arrêta.

« - D… Darius, qu’est-ce que c’est ? Tu as des marques sur tout le corps…
- C’est rien. De simples cicatrices de combats, reprenons,
fit-il prestement en rapprochant les lèvres de son petit ami, qui ne se laissa pourtant pas faire.
- Ne me fais pas croire qu’à dix-sept ans, tu as fais la fête à tous les pauvres types du coin. Bordel Darius, Ce sont de grosses plaies et de vilains bleus ! T’as pas pu choper ça avec quelques coups mal placés. »


Mais Darius évitait son regard, fuyait la confrontation. Il comprit rapidement qu’ils n’iraient pas plus loin s’il ne parlait pas. Le jeune homme se détacha de son compagnon, se redressant sur le bord du lit. Désormais assis, son dos couvert de marques était à découvert, laissant le loisir au jeune hommes à ses côtés de les voir. Aussitôt, leurs mains s’enlacèrent.

« - Raconte-moi. Je ne pourrais jamais te juger Darius.
- Je ne peux pas… Je n’arriverais pas à te le dire. Tu dois simplement savoir que je n’ai pas toujours eu une enfance facile.
- Comment ça ?! Ton père ? Il faut le dire à Dumbledore, on ne peut pas…
- Non ! Ne le dis à personne, tu dois me le jurer ! »


Le regard furieux de Darius sembla convaincre le jeune homme, mais il n’appréciait guère. Seulement, il aimait bien trop Darius pour oser le trahir, malgré la douleur dans son cœur de le voir ainsi.

10 février 1991

Apprêté, soigné et nerveux, Darius attendait assit sur le canapé du grand salon. Sous le regard jugeant de son grand-père et la main apaisante de son père sur son épaule, le jeune homme de dix-neuf ans patientait. Il savait qu’il avait intérêt à faire bonne figure. Près de la fenêtre, sa mère se tenait avec un verre de vin, épiant les grilles du jardin. Puis, alors que l’on entendit des pas sur le chemin, elle se retourna vers eux en leur faisant un petit geste autoritaire. Ils se levèrent tous aussitôt, défroissant leurs costumes d’un coup de main. Édith et Philémon se placèrent à l’entrée, mimant le parfait petit couple qu’ils n’étaient pas. Un petit elfe de maison vint ouvrir la porte, découvrant un couple et une belle jeune femme.

« - Madame, Monsieur Greengrass, c’est un plaisir de vous recevoir. Enchanté également, Aloysia. »

Le couple Greengrass remercia Philémon avec politesse, et saluèrent Édith avant de s’avancer vers Darius et Clovis. Derrière, Aloysia suivait ses parents en souriant à ses hôtes. Elle s’approcha de Darius, puis se pencha en une sorte de révérence. Darius masqua son étonnement, et fit de même. Il devait bien reconnaître qu’elle était d’une grande beauté, ses longs cheveux bruns tombant avec délicatesse sur ses épaules dénudés. S’il n’avait pas tant aimé les hommes, il aurait sans doute été sous son charme.

Le groupe rejoignit la table, déjà servie par l’elfe de la maison. Si Madame Greengrass salua la qualité du repas, c’était tout autre chose qui intéressait son mari.

« - Alors, ce mariage, quand est-il prévu Philémon ?
- Nous comptons marier nos enfants en juin prochain, le jour de l’été, si cela vous va.
- Oh oui, c’est parfait. Je suis certain que Darius et Aloysia sont du même avis, n’est-ce pas ?
- Bien sur Monsieur Greengrass.
- Oui Papa. »


Ils n’avaient de toute manière pas le choix, mais c’est avec l’idée d’un mariage arrangé qu’ils étaient nés, il ne pouvait pas en être autrement. Et bien que Darius n’en ai rien à faire de fréquenter des Sang-Mêlés ou des Sang-Purs, il comptait  tout de même conserver la pureté de sa lignée, persuadé que le sang pur était un don pour les sorciers qu’il ne fallait pas gâcher. Visiblement, Aloysia était du même avis, aussi passèrent-ils toute l’après-midi à discuter, se découvrant de nombreux points communs. Elle avait, d’après Darius, toutes les qualités qu’il pouvait recherché chez sa femme. S’il n’en serait jamais amoureux, il pouvait se vanter d’avoir un mariage heureux.

10 janvier 1992

C’était une pièce inutilisée depuis longtemps par Philémon, mais ce dernier ne se doutait pas à quelles fins l’utilisait Clovis. Dans le dos de Darius, qui était accroupit, les yeux fermés et le visage crispé, il lui parlait avec autorité et froideur, comme à son habitude.

« - Tu m’as beaucoup déçu, la dernière fois. Tu es un homme maintenant Darius, tu ne peux pas te permettre d’être faible. Je n’ai jamais eu le temps de parfaire l’éducation de mon fils, mais je suis présent pour toi. Et j’aimerais pour une fois, que tu m’en sois reconnaissant ! »

Dès qu’il prononça ses mots, il lança un sort qui déchira la chemise de Darius, découvrant son dos couvert de cicatrices. Clovis se retourna lentement vers une table, y déposa sa baguette et souleva un long fouet, emprunt de magie noire. La longue corde de l’objet luisait de noirceur, sa simple vue fit trembler Darius. Mais il n’eut le temps de rien dire – si seulement il l’avait osé – que déjà, le fouet s’abattait sur son dos. Puis une nouvelle fois, et encore. Sur la dizaine de coups qu’il reçu, Darius ne s’autorisa à aucun moment de crier, sachant que cela aggraverait son cas.

« - Alors ?
- M… Merci, Grand-Père. »


Satisfait, Clovis rangea le fouet dans son boîtier, prenant soin de ne pas toucher la corde. Il ignora le sang qui ruisselait sur le dos de son petit-fils, attendant que se dernier veuille bien prendre la peine de se relever. Pendant ce temps, il ouvrit la porte d’un grand placard, en sortant un jeune homme, du même âge que Darius. Leurs regards se croisèrent une nouvelle fois, chacun savait ce qui allait arriver.

« - Aujourd’hui, tu vas recommencer. Et cette fois, je veux te voir réussir, je ne serais pas aussi indulgent. »

Darius ne prononça pas un mot, il savait ce qu’il devait faire. Si Clovis appelait ça le courage, ce n’était en réalité que la lâcheté d’un Serpentard, qui faiblissait et se soumettait devant son tyran. La baguette bien tendue, dirigé vers le jeune sorcier, Darius savait ce qu’il devait faire. Il n’en avait pas eu la force la dernière fois, mais il ne voulait pas subir de nouveau la colère de son Grand-Père. Alors, inspirant pour se souffler cette lâcheté, il fit subir le sortilège Doloris à sa victime, sans savoir s’il en appréciait ou non l’effet. Contrairement à Clovis, qui accordait à son petit fils l’un des rares sourires qu’on lui ai vu. Depuis des années, le vieil homme s’appliquait à détruire la morale de son petit fils, il ne voulait en faire que son chien de guerre.

« - C’est quoi ce bordel ? Darius, arrête immédiatement ! »

Le sort s’arrêta net quand Darius se tourna vers la porte ouverte en grand sur son père, qui les dévisageait. Philémon ne parvenait pas à savoir où regarder, que ce soit son propre père, dont il découvrait une facette effroyable, sur ce jeune né-moldu qui gémissait encore, ou sur le dos ensanglanté et les traits hagards de son fils. Mais ce fut sur Clovis qu’il choisit de poser ses yeux plein de haine.

« - Qu’as-tu fais à mon fils !
- Ne prends pas tes grands airs Philémon, je l’éduque ce garçon. Il ne peut pas toujours avoir le nez dans tes bouquins. Ce n’est pas ce qui va l’aider à se battre.
- Il n’a pas besoin de se battre, Darius n’est pas un mage noir, il n’est pas toi !
- Tu l’as pourtant bien vu comme moi, ce garçon a ça dans le sang. Tu n’y peux rien si cela a sauté une génération. Il était prédisposé à apprendre.
- Je ne… Je ne te pardonnerais jamais ce que tu as fais à mon fils ! »


Aussitôt, Philémon dégaina sa baguette, et lança un sort sur son père. Mais le vieil homme était encore agile et rapide, malgré son âge. Clovis se jeta sur sa propre baguette, avant de renvoyer un sort sur Philémon. Abasourdit et terrifié, Darius se recula contre le mur, dévisageant le combat des deux hommes. Les sorts fusaient, détruisant les meubles et la pièce. Puis, une lumière verte, et plus rien. Un corps s’effondra, et Darius se jeta vers lui.

« - Nooon ! Papa !
- Il était faible Darius. C’est toi, mon héritier, il n’était qu’un parasite et l’a toujours été. Tu le pleureras un moment, mais tu comprendras.
- Ne m’approche pas ! Je… Je ne veux plus t’entendre, tu l’as tué, je l’aimais !
- Pourquoi ne pas l’avoir défendu Darius, si tu tenais tant à lui ? »


Darius avait beau pleurer de rage au dessus du corps de son père, il ne parvenait pas à répondre à son Grand-Père.

« - Je te l’ai dis, tu me remerciera. »

Sur ces mots, le vieil homme lança un dernier regard à son fils et son petit-fils, puis quitta la pièce, laissant Darius à son deuil.

Peu de temps après, Clovis fut envoyé à Azkaban. Accusé d’avoir été un partisan du Seigneur des Ténèbres et d’avoir torturé et séquestré des nés-moldus, il y resta jusqu’à la grande évasion des Mangemorts au retour de Vous-Savez-Qui.

10 janvier 1993

Dans sa robe verte citron, Darius avait fière allure. La tenue de Guérisseur lui allait comme un gant, et il était fier de travailler au Service d'empoisonnement par potions et plantes. Après la mort de son père, Darius avait décidé de le rendre fier en rejoignant à son tour St Mangouste. Avec de telles notes à ses ASPICS et ses prédispositions en potions, il n’eut aucun mal à décrocher un stage et à se faire former. S’il n’avait jamais eu le besoin de soigner autrui ou d’être bienveillant envers son prochain, Darius restait un homme de science. Sociable, il n’eut aucun mal à s’intégrer et se faire apprécier de ses collègues. Si le jeune homme avait encore et toujours le sourire et n’était pas le dernier pour rire, son cœur n’en était pas moins sombre. Il ne s’était toujours pas remit de la mort de son père, et n’avait pas perdu ses accès de violence. Même si c’était une partie de lui-même qu’il parvenait à cacher avec brio, il s’emportait facilement. C’est de cette manière qu’un jour, il se retrouva dans la chambre d’un patient, prêt à déraper.

« - Je ne veux pas de vous pour me soigner, je ne vous fais pas confiance à vous autres, les Sang-Purs !
- Je sais Monsieur, vous me le dites tous les jours, je ne fais pas vraiment confiance aux vieux shnocks non plus, vous me direz. Mais je fais mon boulot.
- Petit ingrat, de mon temps, on n’osait pas répondre ainsi aux vénérables ! Ah, si je n’étais pas malade et dans ce lit mon garçon, vous...
- La prochaine fois vous éviterez d’ingérer du poison, et vous pourrez me dire ce que vous pensez.
- Ah mais je vais vous le dire petit sot ! Vous jouez au grand guérisseur, mais vous ne valez pas mieux qu’un veracrasse. Honte sur vos ancêtres et votre descendance... »


Darius n’écoutait plus, mais il serrait les dents et lançait un regard noir au vieil homme. Il était las d’entendre ce vieux rabougri se plaindre et l’insulté depuis plus d’un mois. Ses nuits courtes n’aidaient pas au contrôle de soi. Entre ses cauchemars, sa femme enceinte qui pouvait accoucher d’un jour à l’autre, dormir dans le manoir et le lit de ses parents, les nuits où il devait prolonger son service, ses longues heures à étudier, les quelques supérieurs un peu tyrans et les autres patients jamais satisfaits, il n’en pouvait plus. Mais il se mit à sourire au vieil homme, sourire de toutes ses dents.

« - Je pense que vous feriez mieux de vous reposer, à présent, cela doit être épuisant de bougonner à longueur de journée. »

Il sortit une fiole de sa poche, faisant tinter toutes les autres qu’il avait sur lui. Si le patient se mit à grogner de plus belle, Darius ne l’écoutait pas, et fit glisser la potion dans la perfusion, en plus des précédents remèdes qu’il lui avait injectés. Rapidement, l’homme s’endormit. Quittant la chambre, Darius prit le temps d’écrire sur un petit carnet, à côté de nombreux composants d’une potion : effet en vérification, sujet âgé ayant ingéré la goutte de trompette des anges.

Deux jours plus tard, l’homme fut déclaré mort, le traitement n’ayant pu faire effet.

17 septembre 1997

Darius rentra tard de St Mangouste, ce soir là. Promu depuis quelques années en tant que Guérisseur-Formateur, il avait à sa charge des jeunes apprentis, et avait dû leur réexpliquer au moins cinq fois comment détecter quelle plante avait ingéré un patient si celui-ci n’était pas capable de le leur expliquer lui-même. Darius passa la porte du manoir peu après minuit. Épuisé, il déposa sa sacoche sur le canapé, avant de grimper les marches quatre à quatre. Il entra dans la chambre de sa chère fille, Meredith. Endormie dans son lit, elle avait laissé sa bougie allumée, un livre ouvert sur ses draps. Darius s’approcha et dégagea ses longs cheveux blonds qui lui tombaient sur le visage. Il lui embrassa le front, puis se leva pour ouvrir la fenêtre, laissant entrer un peu d’air. Il éteignit la lumière et referma la porte derrière lui, se dirigeant maintenant vers la chambre de la seconde prunelle de ses yeux, son fils. Dans son berceau, ce dernier dormait aussi profondément. Silencieusement, il alla s’asseoir sur le fauteuil de la chambre, afin d’observer Lester dormir. Il aimait se poser là, admirant et aimant sa progéniture. Mais épuisé de sa journée de travail, il finit par s’endormir.

Ce fut un cri d’agonie qui le fit se réveiller. Lester s’était mit à pleurer, mais ce n’était pas de la chambre que provenait la plainte. Dans le couloir, il vit la lumière s’allumer, et des pas de précipitation. Darius se rua vers le berceau pour prendre son fils, avant d’ouvrir la porte à la volée. Il y avait de l’agitation dans la chambre de Meredith.

« - Non ! Pas ma fille, pas elle, non ! Darius ! »

Le cri d’Aloysia termina de l’alerter. Il débarqua dans la chambre, et découvrit sa femme penchée sur le lit de leur fille, tenant Meredith dans ses bras, tremblante, presque convulsant. Aloysia pleurait, hurlait de rage. Le père de famille déposa Lester à terre, dont les pleurs avaient redoublés. Il s’approcha de sa fille, découvrant une profonde marque sur son cou. C’était une morsure sanglante, bestiale. Darius essaya de ne pas céder à la panique, mais voir sa fille ainsi, son petit ange, le sang de son sang, c’était insoutenable. Meredith pleurait, saignait, suait. Elle souffrait.

« - Je… Je reviens, je dois avoir un antidote !
- Non, ça ne sert à rien Darius, elle a été mordue ! C’était un loup-garou, je l’ai vu… J’ai vu ce monstre ! »


Elle désigna la fenêtre grande ouverte, les yeux gonflés de larmes, tenant toujours leur fille contre elle. Darius sortit sa baguette d’un seul geste, et se rua sur l’ouverture, scrutant la pénombre du vaste jardin. Pas une ombre, pas une lumière, rien que les hululements de leur hibou, qui devait voler au loin. La bête, le monstre était déjà parti, ou bien l’épiait-il au loin. Il devait bien rire d’avoir détruit la vie d’une enfant. Le visage déformé par la rage, Darius se mit à hurler à plein poumons.

« - Je te retrouverais ! Où que tu sois sale monstre, je te tuerais ! »

05 avril 2000

C’est à peine si elle touchait son assiette, son regard était terne et sa peau pâle. Mais personne ne disait rien, il était habituel de voir Meredith à peine manger lors des repas. Ses cheveux blonds de blé semblaient plus être de paille, filasses et cassants. Aloysia essayait pourtant de leur rendre leur éclat, mais rien n’y faisait. Elle répétait pourtant régulièrement à sa fille comme elle était belle, mais Meredith ne répondait jamais. Elle ne disait plus jamais rien. Il n’y avait plus que Lester pour lui demander encore pourquoi elle ne voulait pas lui parler.

« - Je vais quitter St Mangouste, en novembre, lâcha soudainement Darius, tandis que tout le monde était penché sur son assiette. »

Aloysia le dévisagea, même Meredith avait relevé les yeux vers son père.

« - On m’a proposé un poste à Poudlard. Enfin, au Ministère, comme l’école rouvrira là-bas. Professeur de Potions. J’ai accepté.
- Mais, Darius… Nous n’en avons pas parlé, quand est-ce qu’ils t’ont demandés, ça ne changera rien pour nous ? Tu seras obligé de loger là-bas ? As-tu pensé à Meredith ? Et…
- Ne panique pas Lysia. Ça ne changera rien, et c’est bien payé. J’aurais peut être même plus de temps pour Meredith, les horaires seront plus souples. Je commençais à en avoir assez de l’hôpital, de toute manière. Trop de… bons sentiments.
- Et bien, je suppose que tu y a réfléchis. Ce n’est pas si mal, après tout. Félicitations dans ce cas.
- Merci Lysia.
- Bravo Papa !
- Merci Lester. »


Il posa ses yeux sur Meredith, qui le regardait d’un air impénétrable. Comme d’habitude, Darius était incapable de savoir à quoi pensait sa fille. Mais au bout d’un instant, elle lui fit un petit sourire et fit un léger signe de tête.

« - Merci Meredith, sourit alors Darius avec sincérité. N’oublie pas de prendre ta potion ma puce, tu sais que c’est la pleine lune mercredi. »






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MessageSujet: Re: Who's afraid of the Big Bad Wolf ? || Darius P. Macmillan Sam 5 Aoû - 12:13

Re-bienvenue Fouinasse On s'occupe de ta fiche bientôt !


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MessageSujet: Re: Who's afraid of the Big Bad Wolf ? || Darius P. Macmillan Sam 5 Aoû - 19:50

Ce perso trooop bien !
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MessageSujet: Re: Who's afraid of the Big Bad Wolf ? || Darius P. Macmillan Dim 6 Aoû - 13:56

J'aime toujours autant ce perso Magne toi, je veux le voir en action !

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MessageSujet: Re: Who's afraid of the Big Bad Wolf ? || Darius P. Macmillan Dim 6 Aoû - 14:18

re-bienvenue Fouinasse

Hâte de te voir martyriser ces feignasses d'élèves

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MessageSujet: Re: Who's afraid of the Big Bad Wolf ? || Darius P. Macmillan Dim 6 Aoû - 18:35

Bienvenue
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MessageSujet: Re: Who's afraid of the Big Bad Wolf ? || Darius P. Macmillan Dim 6 Aoû - 19:38

Merci tous


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MessageSujet: Re: Who's afraid of the Big Bad Wolf ? || Darius P. Macmillan Lun 7 Aoû - 13:06

Un prof, un prof, un prof

C'est trop bien je me réjouis de te voir en action

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I'M NOT HEARTLESS

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MessageSujet: Re: Who's afraid of the Big Bad Wolf ? || Darius P. Macmillan Lun 7 Aoû - 13:08


  Vous voilà validé !


 


Vous voilà validé, c'est parfait !
Que faire à présent ? Avant de jouer, n'oubliez pas de :


- De demander votre premier RP si vous le désirezici, si vous ne vous ne souvenez pas de ce qu'est le premier RP, vous trouverez cette partie du règlement ici.
- D'avoir un avatar aux dimensions demandées (200*320)
- D'inscrire votre avatar dans le registre ici et également evotr patronus Ici

En jeu, n'oubliez surtout pas de :

- Prendre en compte le système des PVs et PA lorsque vous faites un duel
- Ne pas hésiter à poser des questions au Staff si vous avez des problèmes
- Participer à la vie du forum en souhaitant la bienvenue aux membres, en votant pour les top-sites, etc.
- Prévenir lorsque vous êtes absent ici.

Et pour finir :

- Amusez-vous ! N'oubliez pas que c'est un jeu, bon RP à vous.




 





 
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MessageSujet: Re: Who's afraid of the Big Bad Wolf ? || Darius P. Macmillan

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Who's afraid of the Big Bad Wolf ? || Darius P. Macmillan

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