POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Terreurs Nocturnes || Solo

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    | Professeur de Potion
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    Ma résistance magique est de: 11PV
    Pr Darius P. Macmillan


MessageSujet: Terreurs Nocturnes || Solo Mar 8 Aoû - 22:03



Terreurs nocturnes

« Regarde comme ta fille est faite, Maman. »





28 juin 1999

C’était un grand lit, bien trop grand pour un enfant de son âge. Mais si Darius avait lui même grandi dans cette chambre, alors son fils aurait les mêmes droits. La chambre elle même était grande. De nombreux bacs à jouets étaient rangés contre le mur opposé au lit. Une immense armoire en bois sombre projetait son ombre sur le grand tapis. Tous les soirs, Darius devait vérifier qu’aucun Épouvantard n’y avait élu domicile, sous les yeux de son fils. De la même manière, il se penchait pour regarder sous le lit, s’assurant qu’il n’y avait aucune créature malveillante prête à manger les pieds de son fils. C’était un rituel important pour le petit garçon de trois ans. Après avoir fait le tour de la chambre et barricadé la fenêtre à l’aide de nombreux sortilèges – c’était une précaution que s’imposait Darius lui-même – le père venait toujours près de son fils pour lui conter une histoire. Adossé contre la tête de lit, Lester allongé contre lui, Darius avait un livre ouvert devant, son précieux exemplaire des Contes de Beedle le Barde. Si Darius affectionnait l’histoire du Sorcier au Cœur Velu, son fils ne jurait que par La Fontaine de la Bonne Fortune.

    ▬ Ils eurent tous les quatre une longue vie de bonheur et aucun d’entre eux ne sut ni ne soupçonna jamais qu’il n’y avait pas le moindre enchantement dans les eaux de cette fontaine.
    ▬ Mais alors, elle va épouser le moldu la sorcière ?
    ▬ Sans doute Lester. Mais Amata est certainement une Sang-Mêlée, ou même une Né-Moldue. Alors ce n’est pas bien important. C’est bien dommage pour la magie, mais après tout sa descendance ne vaudra pas grand-chose. Ils sont de simples citoyens, tu comprends ?
    ▬ Ah oui, nous on marie nous, c’est important d’avoir la meilleure magie possible, faut pas gâcher potentiel.


Darius acquiesça et embrassa son fils sur le front, lui intimant de dormir à présent. Si Darius ne faisait aucun cas des mariages entre sorciers et moldus – il trouvait juste l’idée stupide, mais on ne rattrapait jamais la bêtise de certains hommes – il voulait que son fils comprenne qu’eux les Sang-Purs, étaient à part. Ils étaient nés supérieurs, il était important de ne pas diluer leurs puissants pouvoirs avec des sorciers de moins bonne qualité. C’était tout, pour le reste, il n’empêcherait jamais Lester de fréquenter des Sang-Mêlés, d’avoir même des amis parmi eux. Il ne fallait juste pas oublier d’où il venait, comme Darius l’avait lui-même apprit avec son propre père.

Le livre en main, Darius remonta les draps sur son fils, éteignant la bougie avec sa baguette. Avant de sortir, il fit de nouveau un tour vers la fenêtre, s’assurant qu’elle ne pouvait pas s’ouvrir. Après s’en être assuré deux fois, il quitta la chambre de son fils, refermant silencieusement la porte. Il longea le long couloir pour atteindre la chambre de Meredith, encore allumée. Il poussa la porte entrouverte, découvrant sa fille assise à son bureau, griffonnant sur un calepin.

    ▬ Tu ne dors pas encore ma puce ? Maman est déjà passée ?


Elle releva la tête vers lui, puis lui fit un petit sourire. Elle acquiesça, se leva et s’approcha pour enlacer son père. Il caressa sa petite tête blonde, ses cheveux rêches et son visage pâle. Elle lui tira le bras pour lui montrer ce qu’elle avait dessiné, aussi se laissa-t-il faire docilement. Sur le papier, il vit trois bonshommes, l’un avec de longs cheveux, le second beaucoup plus petit, et le dernier levait un bâton en l’air, probablement une baguette magique. Tout autour avaient été dessinés de nombreuses fleurs, un soleil, une grande bâtisse en arrière-plan. Dans l’imagination d’un enfant de six ans, cela devait représenter le bonheur. Puis, alors qu’il allait dire à sa fille comme son dessin était joli, il plissa les yeux. Tout en haut à gauche, presque caché par les fleurs luxuriante, une forme animale avait été crayonnée, à peine terminée. Darius n’arrivait pas à savoir si l’animal avait été mal fait ou intentionnellement moche. Il se tourna vers Meredith, qui baissait les yeux. Il s’agenouilla devant elle, pensant comprendre.

    ▬ Meredith, mon cœur, est-ce que c’est nous ?


Elle hocha la tête, sans la relever. Darius soupira, sentant son coeur se serrer dans sa poitrine. Il attira sa fille contre lui, qui ne se fit pas prier pour entourer son père de ses bras.

    ▬ Tu n’as pas à te dessiner loin de ta mère, ton frère et moi. Tu fais partie de la famille, peu importe ce que tu es ma fille. Cela ne t’empêche pas d’être heureuse.


Elle ne fit pas un geste pour lui signifier qu’elle avait comprit, restant dans ses bras. Au bout d’un moment, elle se détacha et rejoignit son lit, toujours sans regarder son père. Il l’observa faire, encore une fois perdu face à elle. Il avait beau faire, il ne parvenait pas à communiquer correctement avec elle, dès qu’on parlait de sa maladie. Il respira longuement avant de la rejoindre, relevant une nouvelle fois le draps. Il fit le même rituel, lui embrassa le front, éteignit la lumière, s’assura que la fenêtre n’était pas ouverte, et se dirigea vers la porte. Au dernier moment, il se retourna, un sincère bien que faible sourire pour sa fille.

    ▬ Bonne nuit Meredith, je t’aime.


Il vit briller les yeux de Meredith dans le noir, qui le fixaient sans transparaître aucun sentiment. Et malgré lui, il eu un frisson d’effroi, qu’il s’efforça de rejeter. Il referma, puis s’éloigna.

Darius eu rejoint le grand salon quand Aloysia sortit de la cuisine avec deux verres. Elle lui en tendit un, puis alla s’asseoir sur le fauteuil près du feu. Elle avait l’air épuisée de sa journée au Ministère, mais ne disait rien à ce propos, comme à son habitude. Darius alla s’installer face à elle, observant le whisky dans son verre à la lueur du feu. Ils restèrent tout deux là un moment, sans dire un mot.

    ▬ Meredith a encore fait un dessin, finit-il par dire.
    ▬ La dernière fois, son loup m’as presque fait peur, soupira sa femme, prenant une gorgée de son whisky.
    ▬ Je ne sais plus quoi lui dire. On ne peut pas lui retirer sa plume et ses encres, elle penserait encore qu’on la rejette.
    ▬ Bien sûr que non on ne peut pas ! S’offusqua-t-elle en relevant les yeux vers son mari. C’est de l’amour qu’elle a besoin, pas de punition !
    ▬ Parce que je ne lui en donne pas, de l’amour ? S’énerva Darius, qui n’aimait pas cette insinuation.
    ▬ Tu sais que je ne dirais jamais une telle chose Darius. Je suis aussi perdue que toi.
    ▬ Je sais, excuse moi Lysia. C’est juste que c’est douloureux de la voir comme ça. Elle qui était une petite fille si enjouée avant. Si je retrouvais le monstre qui lui a fait ça, je...


Leur conversation fut coupée par un bruit sourd, comme si quelque chose de lourd était tombé à l’étage. Ils se levèrent d’un même geste, quand un cri strident leur parvint. Ils n’eurent qu’à échanger un regard avant de se mettre à grimper les marches quatre à quatre. Ils ne se posèrent même pas la question et se précipitèrent dans la chambre de leur fille. Darius ouvrit la porte à la volée, découvrant une Meredith étalée sur le sol, gesticulant et hurlant à la mort. Ses grands yeux ouverts trahissaient la peur et la douleur. Darius se jeta à terre pour agripper sa fille, la soulevant et relevant sa tête. Derrière lui, Aloysia luttait pour ne pas pleurer, se précipitant à la fenêtre, et tirant les rideaux. La lumière blafarde de la pleine lune illumina la pièce, faisant redoubler les cris de leur fille.

    ▬ Meredith, Meredith ! Dis moi que tu n’as pas oublié ta potion ! Meredith !


Ils veillaient toujours à ce qu’elle prenne son traitement avant chaque pleine lune, tous les jours précédents la nuit tant redoutée. Pourtant ce soir, ni Aloysia ni Darius n’y avait pensé. Trop pris par le travail, trop pris par leurs problèmes, trop pris par la vie. Mais rien n’excusait leur oubli ce soir.

Darius ne perdit pas de temps à pleurer ou réfléchir, il souleva Meredith et se releva d’un même geste, fuyant la chambre à toute allure, sa femme surs ses talons. Sa fille avait beau se tortiller sous ses bras, Darius la tenait fermement, ignorant ses cris qui n’avaient plus l’air humains. Ils arrivèrent rapidement au sous-sol, dans cette pièce qui rappelait tant à Darius. Il ne prit pas le temps d’observer les meubles détruits, les marques de griffures sur les murs ou les brûlures sur le plancher. Sur le mur du fond avaient étaient installées de lourdes chaînes entourées de puissances charmes. Aidé de sa femme, il maintenu Meredith contre ce mur et l’enchaîna, tandis que de longs poils gris lui poussaient sur le visage. Pieds et points liés, le corps entouré de grosses chaînes, Meredith étaient emprisonnée, dans son corps comme dans son coeur.

    ▬ Excuse moi Meredith, hoqueta-t-il en passant une main sur la joue froide et velue de sa fille.


Il sentit une larme couler sur sa joue quand Aloysia le tira en arrière, non sans lancer un regard désespéré à leur fille. Fille qui était désormais plus proche du monstre que de la douce enfant qu’elle était. Il refermèrent la lourde porte, la sécurisant par de multiples sorts. A l’intérieur, ce n’était plus des cris, mais des hurlements et des grognements.

Aloysia s’effondra dos au mur, la tête entre les mains. Son mari la rejoignit, la serrant dans ses bras. La jeune femme ne retint pas ses larmes, resserrant son emprise sur la chemise de Darius quand elle entendit de nouveaux grognements derrière la porte. Quant à Darius, il ferma les yeux et serra les dents. Une lumière leur parvint, et le bruit de petits pas sur les escaliers de bois. Lester apparu face à eux, les dévisageant de ses grands yeux clairs.

    ▬ Meredith elle a peur.


Un nouveau hurlement canin leur parvint, suivit d’un jappement. Et le cœur brisé de deux parents.
© Imaginary pour Epicode

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