POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Tour d'ivoire || Cassidy Faulkner-Nott

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    | ADMIN DES POURRIS ;; Rédacteur Chef de la Gazette

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Hypérion A. Nott


MessageSujet: Tour d'ivoire || Cassidy Faulkner-Nott Ven 18 Aoû - 17:39


Je ne suis pas un mafieux, pourtant j’en ai toutes les compétences. C’étaient les exacts mots que Nott avait lâché à son père la vieille au soir lorsque la discussion avait virée. Il était question d’argent, de plan financier, de capital. Les Nott n’étaient clairement pas la famille la plus riche d’Angleterre, ils n’en restaient pas moins délaissés. Leur fortune avait été bâtie sur des décennies d’industrie dont son père avait hérité avant de couper court à l’activité des suites d’une faillite. La fortune était conséquente mais elle s’amoindrissait progressivement. Probablement la pire hantise du patriarche Nott, Hypérion héritait du problème à chaque rencontre. Comment vas-tu redorer les coffres, Alderan ? Comment ? S’il n’était pas un mafieux, Hypérion avait de la suite dans les idées et il avait bien réfléchi à comment renflouer les caisses sans transgresser les règles.
C’était l’un des points d’honneur – il n’y en avait pas beaucoup – auxquels tenait le sang-pur : de l’argent propre. Rien qui rentrait à Gringotts chez les Nott n’était pourri. Quelques méthodes pouvaient être critiquées, parfois condamnables mais aucune rentrée d’argent n’était liée à un quelconque trafic. Il avait, par exemple, organisé minutieusement et sans réellement d’autorisation, l’expulsion des locataires d’un bâtiment en banlieue de Londres pour y reconstruire de belles bâtisses sans âme ramenant un cachet plus important. Ce que faisait Hypérion était digne d’un mafieux, mais il n’en était pas un. Il avait simplement appris, aux contacts de certains loubards, comment tirer profit du malheur des autres. De cela, il ne retirait que le strictement légal jouant sur la corde sensible du socialement incorrect. Ça fonctionnait.

Son nouveau coup financier était tout tracé. Il y réfléchissait depuis des mois, implanté progressivement l’idée dans la tête de ses conseillers financiers, et, pire, approchait secrètement sa cible avec les bonnes manières. Loin d’être très loyal, Nott était un requin prêt à tout pour son profit personnel. Il en avait longuement parlé avec Edward, son père, ce nouveau coup assurerait de manière pérenne la fortune Nott. Il frappait suffisamment fort, en une période où le bénéfice à en tirer était énorme. L’idée était de lui, la concrétisation avait été permise grâce à l’investissement personnel de quelques proches d’Hypérion.
Parmi eux, Wayne Ali, petite fouine aux mauvaises intentions qui comprenait les interactions économiques et sociales sorcières mieux que quiconque.
Il était parti de la côte anglaise où logeait pendant quelques semaines son père en annonçant sa réussite prochaine. Bientôt, les Nott domineraient la Ligue de Quidditch de Grande-Bretagne.

-

Hypérion attendait, patiemment, survolant les derniers titres des journaux internationaux, derrière son bureau. Les pieds sur son office, le soleil d’août lui frappait le dos à travers la baie vitrée, aussi avait-il retiré sa veste de costard, n’était plus qu’appareillé d’une chemise blanche impeccable. Il avait demandé à ce que sa fille le rejoigne pour des affaires familiales. Les actions financières étant proprement délicates, elles devaient rester secrètes. Aussi n’avait-il jamais évoqué ses plans à Cassidy qui, malgré tout son amour pour sa progéniture, n’était pas discrète. La fille Nott débarqua à la Gazette sur les coups des dix-huit heures trente, ce mercredi-là. Le rendez-vous était fixé à dix-neuf heures, sur la côte, dans un magnifique restaurant surplombant la Manche. Il avait demandé à Cassidy de se vêtir correctement – il n’en demandait pas trop, il savait qu’elle ne l’écouterait pas. Lorsqu’elle entra dans son bureau, à sa manière, Hypérion lui adressa un sourire étiré, joyeux.

    -Te voilà ! Ma grande de dix-sept ans s’est bien remise de la soirée ? Ta mine du lendemain n’était pas aussi radieuse !


Rire moqueur, il se leva, déposa le journal et posa ses fesses sur un coin du bureau. Il lui tendit un paquet. Magnifiquement placée, un bracelet en argent pur s’entrelaçait sur lui-même. Quelques fines rayures d’or ornait les filaments.

    -Je ne voulais pas t’offrir ça à la soirée. Ce n'était pas l'endroit. Mais maintenant... Il appartenait à ma mère. Tu n’es pas obligée de le porter, je sais que tu n’es pas très axée sur les bijoux et la parure. Mais ça me tenait à cœur que tu l’aies. Encore joyeux anniversaire ma fille.


Nouveau sourire, il était rudement fier de la prunelle de ses yeux. Loin d’être démonstratif, il suffisait de le connaître pour voir toute l’admiration qu’il portait à la rouge et or dans ses yeux. Fait rare et légendaire habitant le personnage d’Hypérion, il était réellement capable d’aimer.
Le journaliste contourna de nouveau la pièce, se saisit de sa veste, et l’enfila, habilement.

    -Enfin ! Je ne t’ai pas fait venir pour refaire un épisode d’Une sorcière à marier. Tu connais les Pies de Montrose je suppose ? Une sportive comme toi. Il se dirigea vers une armoire où il prit un paquet de cigarette, et une bouteille de vin de Bourgogne achetée pour l’occasion. Il se retourna vers Cassidy, fier. Nous allons manger avec son actuel propriétaire et président. Je ne te cacherai pas que je rêve de lui encastrer la tête dans un plâtre, mais… comme on dit, ce n’est pas bon pour les affaires. /


Il estimait suffisamment l’intelligence de sa progéniture pour la laisser cogiter sur l’importance de cette phrase. Le sous-entendu était vicelard, pouvait-on évoquer le rachat d’un club de manière aussi futile ? Comme acheter une baguette de pain après le travail, Nott ne sentait pas le poids financier qui l’incombait.
Un sourire en coin, comme un duo de vilains prêts à passer à l’assaut, Hypérion tendit son bras à sa fille qui l’empoigna avant qu’ils ne disparaissent dans un élan de fumée grisâtre.

Le vent soufflait fort sur la côte, à Portsmouth où Aston Summers avait donné rendez-vous aux Nott. Devant eux, l’île de Wight, et la mer, la France. Le cadre était somptueux, surtout en fin de journée. La fraîcheur de l’air marin ravivait Hypérion prêt à en découdre. Le président et propriétaire des Pies de Montrose les attendait. Gros, gras, grand, son double menton aurait fait pâlir un troll. Ses mains empotées témoignaient des nombreux festins qu’il s’était enfilé durant sa carrière d’investisseur privé au capital riche et influent. Rien n’était, chez ce type, reluquant. Il écarta les bras, Hypérion, hypocrite, l’imita. Ils s’enlacèrent pendant deux bonnes minutes. Nott jeta un regard de détresse à sa fille par-dessus l’épais avant-bras de sa future victime. Il s’écarta.

    - Aston, je vous présente ma fille, Cassidy.

    - Quelle jolie jeune femme. Tout l’portrait de son père, celle-là. Il lui prit une main, l’embrassa sur le dos… Hypérion tira discrètement la langue, dégoûté. Enchantée, Cassidy. Tu viens donc faire campagne avec ton paternel. Ah ! Vous autres, les Nott, vous êtes bien consanguins. Soit, venez, entrons, on se les gèle ici.


Ils suivirent le maître des lieux dans le restaurant qui comptait quelques convives. Huppé, même Hypérion n’aurait pas choisi un tel endroit. C’était presque trop. Ils prirent place autour d’une table ronde, quatre assiettes étaient disposées. La vue était sublime néanmoins. Aston commanda quelques bouteilles de vin et les hostilités commencèrent.

    - Alors, Cassidy, dis moi. Tu joues au Quidditch ? Quel poste ? Tu soutiens au moins les Pies n’est-ce pas ? Qui d’autre prétend rivaliser avec l’équipe numéro Une de la ligue de toutes façons ? Hahaha ! Hypérion, j’te sers ? Allez, hop, pas plus haut que le verre dirait mon gendre. Quel con. Soit, et les études, Cassidy ? Tu as réussi tes examens ? Paraît que c’était une sacrée entreprise qu’a concocté Yaxley cette année.



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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Re: Tour d'ivoire || Cassidy Faulkner-Nott Sam 19 Aoû - 19:32

Cassidy regardait avec une mine perplexe la dernière missive de son père. Laconique, comme toujours, il lui demandait de venir ce soir le retrouver à la Gazette, et rien de plus. Sale manie de journaliste que de toujours vouloir garder les scoops seulement pour lui. Ça ne l’aurait certainement pas tué de donner un ou deux détails en plus. Ou bien il surestimait grandement les capacités de voyante dont elle était capable. La pauvre était en ce moment accablé par des visions récurrentes quelle était incapable d’interpréter. Son troisième œil s’obstinait à lui renvoyer des images d’une mer grise acier et de nuées d’oiseaux noir et blanc. Ce genre d’images n’évoquait sûrement pas des lendemains qui chantent, mais même en se concentrant du mieux qu’elle le pouvait, elle était incapable d’en démêler le sens profond. Sa grand-mère ne cessait de lui répéter d’ouvrir son esprit et de se laisser guider, et toute cette salade de sempaï au rabais. À dire vrai, Cassidy commençait à en avoir assez de la famille Faulkner et de son merveilleux don. Alors cette petite virée du côté de chez Nott tombait pile au bon moment. Demelza était, comme toujours, aux abonnés absents, occupée à distiller poisons et antidotes au fond de son laboratoire, laissant Cassie aux bons soins de sa timbrée de grand-mère. La séparation de corps et de biens de ses parents n’avait pas que du mauvais finalement, ça lui laissait un endroit où s’échapper quand l’une des familles devenait trop oppressante.

« Bien habillée » qu’il avait dit le daron. Elle poussa un soupir en contemplant le contenu de son armoire. Quoi qu’elle choisisse, elle ne serait de toute manière pas au niveau des exigences d’Hyperion, cet irrécupérable coureur de jupon. Enfin, vu le genre de radasses qu’il fréquentait parfois, si un jour il prenait à sa fille l’envie de s’habiller comme elles, les yeux lui sortiraient probablement de la tête. Elle se décida finalement pour une robe courte, bleu électrique, et une paire de chaussures à petits talons argentées. Elle admira le résultat dans la glace, pas mal, le bleu piquait un peu les yeux au premier abord, mais ça allait bien aux blondes diaphanes dans son genre. Un maquillage léger pour laisser croire qu’elle avait bonne mine, et ses cheveux rassemblés dans un chignon bas, un peu stricte. Et voilà, la jolie petite fifille à son papa, enfin jusqu’à ce qu’elle ouvre la bouche pour laisser sortir un retentissant « par les sacrées baloches de Merlin. » A dix-sept ans, tout juste passés, Cassidy avait réussi à domestiquer un peu son apparence d’enfant sauvage, mais pas son caractère, elle avait toujours toute la délicatesse d’un scroutt-à-pétard moyen. Elle n’avait pas perdu son goût pour les jurons les plus épicés, ni celui de dire toujours tout haut ce qu’elle pensait.

Elle arriva au bureau de la Gazette par la cheminée, sortit de l’âtre sans prendre la peine épousseter ses chaussures, lança un retentissant « Salut les péons, mon père est dans son antre ? » et fila en direction du bureau directorial, laissant une traînée de cendre grise sur le parquet impeccable. Elle embrassa son père, qui, sans attendre, ouvrit le feu, en lui rappelant, charitable, comme à son habitude, sa « légère » gueule de bois post-anniversaire. Elle avala la remarque avec bonne humeur et haussa les épaules en répondant sur le même ton.

« On n’a pas tous la chance d’avoir suivi le même entraînement que toi dans ce domaine. »

Pour autant qu’elle s’en souvienne, depuis qu’elle était capable de parler et de répondre, son père et elle n’avait jamais su communiquer autrement que par vacheries interposées. Et comme son père, elle portait le verbe haut, alors leurs échanges manquaient rarement de sel. Ce qui ne la dérangeait pas plus que ça. Cassidy n’était de toute manière pas du genre sentimentale, et aurait été moins gênée de devoir se balader les fesses à l’air que d’avoir à exprimer ouvertement ses sentiments. Si son père se mettait soudainement à lui raconter des trucs niaiseux et à lui raconter à quel point il l’aimait ou à quel point il était fier d’elle, de un, ça lui aurait probablement filé la nausée et de deux, elle n’aurait pas su quoi répondre. Alors non, elle adorait son père comme il était acerbe, piquant et beau parleur. Mais elle n’avouerait jamais, et continua la conversation sur le même ton désinvolte, qui était de mise entre eux.

« Et toi ? Ton foie s’est pas encore tiré pour se trouver un hôte plus raisonnable ? »

Elle prit avec plaisir le cadeau qu’il lui tendait. Un de plus, sa mère allait encore en faire une jaunisse et dire qu’il la pourrissait en la gâtant. Après qu’elle l’eut ouvert, et une fois n’était pas coutume, Cassidy se trouva à court de bon mot. Elle savait l’affection et l’admiration qu’Hypérion avait pour sa mère. Cassie était vive, impulsive et pas la personne la plus délicate du monde, mais elle était assez intelligente pour comprendre la signification d’un tel présent. Elle n’avait jamais douté de l’affection que son père avait pour elle, mais là, il venait de la prendre par surprise. Elle enfila le bijou, et le remercia d’une voix inhabituellement serrée.

« Merci. J’en, j’en prendrai bien soin. »

Heureusement, la séquence émotion toucha à sa fin, si elle avait duré une seconde de plus, ça aurait été obscène. Retour aux affaires donc, et avec gouaille, s’il vous plaît. C’était pour ça qu’il l’avait fait venir, un dîner avec le propriétaire d’une équipe de quidditch. C’était donc ça la nouvelle marotte du daron ? S’offrir un équipe de sport. Pourquoi pas, il y avait des placements plus dégueulasses. Restait à déterminer pourquoi il lui avait demandé de l’accompagner, simplement pour lui faire plaisir ou parce qu’il pensait avoir besoin d’elle ? À voir, un peu des deux certainement, en tout cas ça promettait d’être divertissant comme soirée.

« Les Pies hein ? C’est parce qu’elles sont premières du championnat ou seulement pour impressionner Anne ? » commenta-t-elle avec un sourire en coin.

Lors de leur première rencontre au stade, la langue-de-plomb avait laissé entendre qu’elle était une fervente supporter de Montrose. Et à sa soirée d’anniversaire, quand elle n’était pas occupée à mener la vie infernale à son meilleur ennemi ou à peloter le fils de l’ambassadeur, elle avait cru percevoir un rapprochement entre les deux. Elle s’occupait rarement de la vie sentimentale de son père, et ne voulait surtout pas y être mêlée, ni de près, ni de loin. Mais elle n’allait quand même pas rater une si belle occasion de le chatouiller un peu.

Ils transplanèrent ensemble, Cassidy accroché au bras de son père. Elle était capable de le faire seule maintenant, mais l’exercice était périlleux quand on ne connaissait pas la destination. Et si la soirée prévue était aussi chic que son père l’avait laissé entendre, un membre en moins ne serait pas du meilleur goût. À peine débarquée, elle sentit une odeur iodée venir lui chatouiller les narines. Le bord de mer, ça c’était une bonne surprise. Elle faussa compagnie à son père quelques secondes, le temps de se rapprocher de la digue et de profiter des embruns. Cassie ne quittait pas souvent Londres, et même la Manche, et son incomparable couleur gris marron, suffisait à faire son bonheur.  

Lorsqu’elle revint, elle retrouvera Hypérion en compagnie d’un autre homme. Sûrement le propriétaire du club dont elle avait entendu parler un peu plus tôt dans la soirée. Pendant que le rituel des salutations suivait son cours, elle en profita pour le dévisager discrètement, tout en essayant de ne pas rire aux pitreries de son père. Aston donc, il était, hum, gras, et jovial. À le voir comme ça, elle n’imaginait pas en lui un homme d’affaire. Le pauvre vieux, son père n’allait en faire qu’une bouchée.

Pour l’instant, Cassidy jouait parfaitement son rôle de fifille modèle. Elle réussit même à se retenir de faire remarquer qu’en termes de portrait, elle était plutôt celui de sa mère. Mais c’était une cause perdue, son père était le mondain par excellence et sa mère fréquentait plus les laboratoires que les salons. Alors, par défaut, l’on disait de Cassidy qu’elle ressemblait à son père.

Une fois installés dans le restaurant, elle se laissa même aller à boire un verre de vin. Elle n’aimait toujours pas ça, mais en deux ans elle avait retenu la leçon : quand on vous offrait un verre d’un nectar hors de prix, on répondait « avec plaisir » et pas « j’peux pas avoir un soda plutôt ? » Si Cassidy se formait peu à peu à la vie mondaine, il n’en était pas de même pour son palais, elle était incapable de faire la différence entre une piquette premier prix et un grand cru de Bourgogne, mais elle fit comme si elle le trouvait excellent. Puisque son père avait pris la peine de l’emmener avec lui, elle ferait de son mieux pour se comporter convenablement.

La conversation suivait son cours, et elle répondait de bonne grâce aux questions qu’on lui posait. Oui, elle jouait, comme attrapeuse. Tout se déroulait sans accro, jusqu’à ce que le nom des Pies déboule sur le tapis. Affaires ou pas, hors de question de trahir son équipe favorite. Certes, elles avaient perdu leur dernier match, et celui d’avant et encore le précédent, mais on n’abandonnait pas son équipe parce qu’elle faisait une saison de tanche. Question de loyauté. Le Quidditch c’était un peu comme le mariage, le supporter faisait corps avec son équipe, pour le meilleur comme pour le pire.

« Non. Les Harpies de Holyhead. »

Heureusement Aston n’en perdit pas sa jovialité pour autant. Et cuisina Cassidy sur ses examens. Là, au moins, elle ne ferait pas honte à son paternel, elle s’en était sorti avec les honneurs et avait décroché un Optimal.

Cassidy buvait de petites gorgées de vin, attendant fébrilement la suite des opérations. Car enfin, Aston n’avait certainement pas voulu rencontrer Hypérion Nott seulement pour s’enquérir des résultats scolaire de sa progéniture.
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Hypérion A. Nott


MessageSujet: Re: Tour d'ivoire || Cassidy Faulkner-Nott Lun 21 Aoû - 16:47


Aston Summers était tout de même un drôle de type. De naturel bon vivant, il n’en restait pas moins un excellent homme d’affaire qu’on ne bernait pas avec des sornettes. Ayant fait fortune Outre-Atlantique en créant l’industrie de textile sportif le plus réputé du nouveau continent, il avait pu s’associer à une multitude d’équipes, faisant ainsi fructifier son entreprise et multiplier les profits. Revenu en Grande-Bretagne, il avait continué à investir dans le sport, son domaine de prédilection où il semblait être Roi, en rachetant les Pies de Montrose, d’abord, puis les Canons de Chudley qui revendra quelques années plus tard. Summers roulait sur les galions, il n’avait pas à s’en faire pour l’avenir. On disait d’ailleurs qu’il était sur un nouvel échange financier prospère qui prenait place en Italie. C’était cette dernière rumeur qui avait attiré l’attention d’Hypérion Nott.
Le journaliste au nom reconnu, et à la fortune affiliée, avait vu dans ce bruit de couloir, le moyen de doubler la concurrence. Si Summers se débarrassait des Pies, c’était le moment parfait pour s’en emparer, en le séduisant de la meilleure des manières. Aston n’était pas un homme complexe. Il restait relativement simple dans ses goûts et malgré l’argent qu’il possédait, rien ne lui faisait plus plaisir qu’un bon sandwich.
Si Nott voyait juste, il était donc parfaitement prompt à la séduction.

Si Hypérion avait ramené sa propre fille dans cet échange financier, c’était pour deux raisons valables. Premièrement, lui montrer ce qu’était le monde adulte dans lequel elle prenait place et où elle évoluerait plus rapidement qu’elle ne voulait bien le croire. N’était pas un Nott qui veut, et tout comme il incombait à Hypérion de gérer certaines affaires, il incomberait à Cassidy de prendre son relais. Deuxièmement, il avait évidemment envie de faire plaisir à sa fille, en lui montrant l’envers du décor du sport qu’elle affectionnait tant. Si la partie financière n’était probablement pas des plus intéressantes pour une jeune adulte de dix-sept ans, cela n’en restait pas moins enrichissant. Et il savait que d’autres surprises moins abstraites seraient au rendez-vous d’aujourd’hui.
Ce qui pouvait sembler être une drôle d’idée, d’amener sa fille rebelle en dîner d’affaire, n’était finalement pas si déplacé.

C’était probablement sans compter sur la loyauté sans faille de Cassidy pour son équipe de cœur. Les Harpies. En mauvaise position au sein du championnat cette année, elles n’étaient pas l’équipe sur laquelle Hypérion miserait son argent. Il y avait évidemment pensé, ce fût par ailleurs son premier choix, mais leurs situations sportive et économique désastreuses l’avaient repoussé vers d’autres horizons. Notamment ceux du haut du championnat. Summers se renfrogna au fond de son siège, allumant un cigare, la mine contrariée.

    - Il faut être fou pour supporter une équipe qui ne gagne pas. Enfin, je suppose que le jeune âge favorise l’espoir. Ce n’est qu’un détail, mais enfin… pourquoi suivre une telle équipe, Cassidy ?


Cela ne s’expliquait probablement pas. Hypérion n’avait jamais réellement apprécié les Harpies mais il comprenait le choix de sa fille. C’était un coup de cœur de jeunesse qui ne partait pas. Summers était d’une autre époque, et d’un autre monde. La finance avait envahi sa vie, et il ne voyait que par le profit. Des dires qui circulaient, la fortune Summers était l’une des plus propres de Grande-Bretagne. Ce type, aussi beauf était-il, n’avait sur ses mains que le charbon du dur labeur. Enfin, du moins sur les mains de ses employés.
    - Oui, Yaxley a fait son labourage scolaire cette année. Ces examens étaient drôlement mal préparés. Mais rien ne moins étonnant de la part d’un ancien du Ministère, n’est-ce pas Aston ? La blague était singulièrement propre aux sorciers ayant toujours refusé de s’associer avec le Ministère. Jugeant la bureaucratie ministérielle bien trop arriéré pour leurs ambitions grandiloquentes. Je dois dire que vous nous faîtes un grand honneur en nous invitant. Ce devrait être à moi de vous courtiser.


Summers rit de bon cœur, fumant allègrement, buvant sans modération. Après une longue gorgée et une belle bouffée de tabac, il enchaîna, la fumée fuyant entre ses dents.

    - Enfin, Hypérion. Enfin. On serait un peu rudes si une simple note de frais nous rendait malades ! Rien de bien grave. C’est un plaisir de vous accueillir ici. Je viens assez souvent, voyez ? Du coup, j’y ai mes petits entrées. Et je parle pas du plat ! Hahaha ! Quel con. Enfin, allez, encore un peu de vin ? Soyez pas poli. Il remplit le verre en cristal du journaliste et celui de sa fille. Enfin, hé, on est pas ici pour se donner du plaisir mutuellement, hum ? Alors dîtes-moi, Hypérion. Dîtes-moi ce que ma détresse vous inspire ?


Les hostilités commençaient enfin. Hypérion, verre au bec, reposa lentement l’ustensile. Il comptait bien croquer Summers entre deux bouchées, mais l’autre semblait plus armé qu’il n’y paraissait. Il avait, sous ses airs simplets, une véritable expérience de carnassier financier qui lui permettait, sans aucun doute, de lire entre les lignes. Il plongeait ses adversaires dans l’embarras en exposant au grand jour leurs pensées les plus crues.
Qu’à cela ne tienne, il en fallait plus pour désarçonner le puriste. Il croisa les doigts, confortablement installé au fond de son siège, les coudes sur l’accoudoir.

    - Votre détresse en serait une si vous n’aviez d’autre choix que de vous séparer du club. Entre vous et moi, Aston, qui a le plus besoin de l’autre ? Lui laisser l’avantage, simuler une faiblesse, rien de tel pour endormir l’animal. Le fait est que d’après mes sources, vous vous reportez sur une nouvelle industrie. Si les Pies ont pu être une source de revenu, les entretenir risque de vous gêner pendant la mise en place de vos nouvelles activités. Sommes-nous d’accord ? Alors, vous débarrasser d’un bien gênant me semble être la meilleure des solutions. Mais une chose me chagrine dans cette histoire. Voyez-vous, si ma fille est ici avec nous ce soir, ce n’est pas pour descendre l’honneur des Pies, ni pour meubler un couvert de plus. Cassidy se destine à une carrière de joueuse professionnelle. Elle a été repérée par plusieurs sélectionneurs d’équipes formatrices universitaires pour le poste d’Attrapeuse. On mentait rarement aussi bien qu’un reporter de terrain. Encore moins qu’un ancien censuré pour l’exactitude de ses articles. - Aussi, je me positionne pour racheter non seulement le club des Pies de Montose, mais aussi leur marque ainsi que l’ensemble des infrastructures  d’entraînement qui leur sont liés. Je parle aussi de l’Université Magique de Ballycastle où ma fille est approchée. Il est de mon devoir de préserver une unité de maîtrise commune à l’équipe et c’est impossible d’accomplir correctement le travail sans posséder à plus de soixante pourcent les parts de l’entreprise. Vous en êtes conscient.


Summers écoutait, les bras croisés, le visage dur. Il n’était plus si agréable et souriant qu’auparavant. Les affaires prenaient une tournure qu’il n’aimait pas beaucoup. Si Nott était un acheteur plus que potentiel pour les Pies, Aston n’avait pas prévu de lui céder les parts de marché de la marque, ni de l’Université dont il était l’investisseur financier. Il se tourna vers Cassidy.

    - Que t’apporterait l’Université de Bally ? Enfin, ce n’est pas l’Université Royale de Londres tout de même, alors, en quoi jouer à Bally en Universitaire te permettrait d’être draftée en Ligue officielle, selon toi ? Tu y aurais tes chances ? Parce que, détrompez-vous Hypérion, je ne céderai pas l’Université pour des pâquerettes sans m’assurer du bienfait de ce rachat. Je suis un homme d’affaire, mais je reste attaché à l’Université où j’ai fait mes classes, comprenez ? Si votre fille y entre l’année prochaine, que comptez-vous y faire ? L’investissement n’est pas aussi rentable que le club.  


Nott acquiesça, allumant une cigarette.

    - Cassidy m’aiguille là-dessus. Elle qui joue à un niveau semi-professionnel et bientôt, on l’espère, professionnel, connaît les besoins d’une équipe et où l’investissement doit aller. Rien ne serait plus stupide que du fric mal placé, vous me suivez ? D’ailleurs, elle peut vous faire une brève liste non exhaustive de ce qu’il faudrait modifier à Bally. Elle y est allée, en visite, il y a deux ou trois semaines. Notamment sur le plan des infrastructures d’entraînement.


Il se tourna vers Cassidy, le regard insistant. Il avait besoin qu’elle l’aide à justifier le rachat des parts de l’Université. Si la vente incluait à la fois le club, la marque et l’Université, l’investissement serait quadruplé. Il le savait. C’était la niche dans laquelle s’était fourré Summers. S’il prétextait qu’elle n’était pas aussi rentable que le club, il voulait tromper. Fourbe et vicieux, il dévoilait sa véritable nature. C’était probablement le meilleur filon. Jouer les attrapeuses professionnelles convaincrait probablement Summers de céder les parts à un véritable duo de connaisseurs.  


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MessageSujet: Re: Tour d'ivoire || Cassidy Faulkner-Nott Mar 22 Aoû - 21:18

« Parce que c’est un équipe Galloise, la seule exclusivement féminine de la ligue. Et que Gwenog Jones tabasse tout. »

Sans se démonter, Cassidy énuméra les raisons qui faisaient des Harpies son équipe préférée. Et elle ne voyait pas en quoi ce choix était déraisonnable. Elle trouvait les raisons énoncées parfaitement valable. Mais si elle appréciait autant les Harpies, c’était, comme elle venait de le dire, parce que c’était la seule équipe exclusivement féminine de la ligue. Bien que joué en équipe mixte, le quidditch restait un sport dominé par les hommes. Cassidy voyait dans les Harpies une inspiration, la possibilité pour une jeune femme d’espérer devenir un jour professionnel. Elle aimait l’image de sororité qui se dégageait de l’équipe, elle avait peu d’amis, encore moins masculin et préférait largement la compagnie des autres filles, et plaçait la solidarité féminine au-dessus de tout. Elle estimait retrouver cet état d’esprit à Holyhead. Sans parler en plus de la flamboyance de Gwenog Jones, qui savait se faire respecter, à grand coup de batte si nécessaire, et qui, malgré une baisse de régime de l’équipe, se maintenait loin au-dessus du niveau des autres batteurs de la ligue.

« Puis d’abord, c’est quel genre de supporter qui retourne sa veste dès que son équipe fait un peu moins bien ? »

Cassidy s’amusait de plus en plus à ce dîner. Elle avait eu peur de se raser en constatant à quel point le restaurant où ils avaient été invité était chic, que ça soit encore un de ces repas interminables où elle s’emmerdait à deux cents de l’heure en n’ayant rien de plus intéressant à faire que de regarder fondre les chandelles. Mais pas du tout, c’était plutôt agréable de participer à une discussion d’adulte, et grâce à ses dix-sept ans fraîchement échus, d’être considérée en tant que tel. Quelques mois encore auparavant elle aurait pensé que ce genre d’invitation était un pensum et aurait tout fait pour y échapper, quitte à prétendre avoir attrapé l’éclabouille, et était la première surprise de constater qu’elle passait finalement un moment agréable. Si elle n’y faisait pas attention, elle allait devenir adulte avant même de s’en rendre compte.

Elle pouffa dans son verre en entendant la blague d’Hypérion sur le ministère. Un point commun de plus entre la fille et le père. Cassidy aussi méprisait l’institution mais pour d’autres raisons. Et tant qu’elle ne levait pas son verre en trinquant à l’anarchie, Summer n’avait aucune raison de douter qu’ils n’étaient pas tous sur la même longueur d’onde autour de la table.

Mais toute les bonnes choses ont une fin, et celle de ces aimables bavardages entre adulte était arrivée. Le ton venait imperceptiblement de changer, et l’on abandonnait les platitudes pour s’aventurer sur le terrain des affaires. Et soudainement la conversation devenait très difficile à suivre pour Cassidy. Elle était une novice dans toutes ces histoires de rachat, de marques de part de marché.   Vous pouviez lui demander d’avoir un avis net et tranché sur n’importe quelle doctrine puriste publiée durant les trente dernières années, mais il ne fallait attendre d’elle une brillante tirade quand le sujet de la conversation portait sur des choses aussi bassement capitalistes. Le matérialisme ne l’intéressait que s’il était historique. La pauvre avait déjà du mal à gérer son argent de poche et avait perpétuellement les poches vides, et d’un coup, elle se retrouvait autour d’une table où se négociait des contrats à six chiffres.
Heureusement pour ses interlocuteurs, elle était fière et détestait passer pour une imbécile en publique. Alors pour l’instant elle se contentait de siroter son verre de vin en hochant la tête quand cela lui semblait approprié, se forçant à rester concentrée, à ne pas perdre le fil de la conversation et à emmagasiner autant d’information que possible, au cas où l’on aurait le mauvais goût de lui demander son avis sur tout ça. Espérant au fond d’elle-même que Summers jugerait qu’elle n’avait rien d’intéressant à dire sur le sujet et la traiterait comme une aimable potiche.  

Elle manqua de s’étouffer avec une gorgée de vin en entendant son père la présenter comme une future attrapeuse professionnelle. Elle cacha tant bien que mal sa gêne derrière un sourire qu’elle espérait charmeur. Par les pantoufles à glands de Gryffondor, son père mentait comme il respirait, peut-être même encore plus facilement que comme il respirait. Elle devait entrer en sixième année à la rentré et n’avait même jamais joué dans l’équipe de sa maison à Poudlard, et voilà que son père affirmait qu’elle était une joueuse semi-professionnelle, et qui rentrerait bientôt à l’université, celle de Ballycastle en plus. Elle se serait fait trancher la tête deux fois plutôt que d’aller étudier dans cette boîte, leur équipe de quidditch sentait le veau froid et leur programme de science politique le vomis de rat. Merci pour elle.

Et comble de l’horreur, voilà que Summers voulait entendre son avis sur l’université de Bally. Heureusement que son père monopolisa une fois de plus la parole, lui laissant le temps de rassembler ses idées pour sortir une salade quelconque à Aston. Elle fulminait intérieurement. Alors ça c’était typique d’Hypérion, typique. Ça ne lui aurait pas coûté de la mettre au courant du plan à l’avance quand même. En dix-sept années de vie semi-commune avec sa fille, elle ne semblait toujours pas avoir assimilé le fait qu’elle n’était pas une bonne menteuse, qu’elle détestait ça plus que tout et qu’en plus elle n’avait jamais eu beaucoup de talent pour l’improvisation. Ou alors, au contraire, Hypérion connaissait parfaitement Cassidy et savait que si elle avait été prévenue, jamais elle n’aurait accepté de mentir, mais qu’une fois mise devant le fait accompli, on pouvait compter sur sa loyauté.

Cassidy s’arma donc d’un air convaincu et commença à énumérer, avec ce qu’elle espérait ressembler à de l’assurance, les points qu’il faudrait améliorer à Ballycastle : renouvellement du parc de balais, étalonnage du terrain, un poste de magi-kiné en plus, et toute en tas de conneries vraisemblables qu’elle lisait dans le mensuel du quidditch. Heureusement qu’à défaut d’être une véritable semi-professionelle, elle était une véritable passionnée de quidditch, du jeu en lui-même comme de ce qui se tramait dans l’arrière-cuisine. Elle écrasa quand même sournoisement le pied de son père, pour lui montrer tout le bien qu’elle pensait de ses méthodes.

« Et en plus, Bally a un excellent programme en science politique. Si encore Wilder Lane enseignait à la Royale... » ajouta-t-elle en terminant son second verre de vin.  

Elle comptait de toute façon rentrer à l’Université de Londres. Mais si elle pouvait convaincre un mec comme Summers d’embaucher le sulfureux Wilder Lane, c’était toujours ça de gagné.

« Enfin, si vous me commandez un plateau de fruits de mer, je vous dirai tout le bien que vous voudrez de l’Université Royale. »

Ce vin tapait plus fort qu’il n’en avait l’air, et si Aston continuait à remplir les verres de ses invités sans leur remplir le ventre, la soirée promettait une autre sévère gueule de bois à Cassidy.
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Hypérion A. Nott


MessageSujet: Re: Tour d'ivoire || Cassidy Faulkner-Nott Mer 23 Aoû - 11:59


Mentir était d’une aisance déconcertante pour le journaliste. Il n’en avait pas peur, il s’en servait habilement pour parvenir à ses fins. Nul doute que ça ne plaisait pas à tout le monde… mais tout le monde n’avait pas capital de l’héritier Nott. On ne pouvait pas décemment remporter tous les duels sans jamais tricher. Hypérion en était convaincu, et jusqu’à présent, la vie lui avait donné raison. Mentir n’était pas une fin en soi, simplement un ustensile qui, si l’on s’en servait correctement, remportait toutes les batailles. Le monde des affaires n’était pas celui des attendris, ni des utopistes. Il s’agissait de nager parmi les requins et les carnassiers que seul votre cadavre pouvait réjouir. Le puriste ne faisait pas partie des perdants. Contrairement à d’autres comme Sallybanks qui enchaînaient les situations misérables et la mauvaise aventure, Nott était de ceux qui se battaient pour rester en haut du panier. Et on n’y arrivait pas en restant faible.

C’était ce que Nott associait à la bienséance dont pouvait parfois faire preuve Cassidy. Ne jamais mentir. Ça n’avait aucun sens. C’était s’avouer vaincu face à l’adversité. C’était se donner un genre, se donner une excuse pour masquer son échec. Il n’en disait rien à Cassidy, préférant lui montrer par les actes et la réussite ce qu’un moyen parfois douteux pouvait apporter. Elle ne serait pas d’accord avec lui, il en avait conscience. Mais contrairement à Demelza qui élevait leur fille dans un océan de bien-pensance, omettant volontairement de lui montrer la réalité d’une vie sorcière aujourd’hui, Hypérion avait choisi la transparence. Il n’était pas un sain, comme son frère, comme son père, comme son grand-père. Les Nott n’étaient pas connus pour être agréables. Cassidy devait s’y faire. Qu’elle les suive dans le chemin de la saloperie n’était pas des affaires du journaliste. Il respectait un droit essentiel : celui de Cassidy de construire son propre avenir. Mais il ne voulait pas qu’on se trompe. Il ne voulait pas qu’elle l’idéalise – ce qui n’était déjà pas le cas. Il voulait qu’elle sache de quoi il était fait car il l’aimait trop profondément pour jouer au jeu des apparences. Nott était un être perfide, jouant avec la corde sensible de l’honnêteté. Il obtenait gain de cause, restait en haut du panier… mais à quel prix ?

Parfois, il s’imaginait rompre le lien avec Cassidy. Non pas volontairement, mais bien à cause des différences qui les opposaient. Elle était une Nott par le sang, par son franc-parler, mais elle avait l’âme d’une Faulkner. C’était un fait. Elevée par la famille d’Afrique du Sud, elle n’avait probablement jamais saisi les valeurs des Nott, les jugeant peut-être trop malhonnêtes.
Alors, il ne fût pas surpris que sa fille lui écrase le pied.

    - Oui… peut-être que nous aurions pu réorganiser les fonds et répartir l’investissement sur les infrastructures médico-sportives… Enfin, tout de même, ça changera que dalle. Enfin, merde, Hypérion, qu’est-ce qui vous intéresse dans cette équipe Universitaire ? Ils jouent en Division Hypogriffe, vous comprenez ce que ça signifie ? La Draft ne vient quasiment jamais les voir. Je ne vois pas le rapport avec les Pies, à la fin. L’Université n’a d’importance que parce que les Chauve-Souris y sont affiliées. Mais je ne suis pas le propriétaire des Chauve-Souris. Alors que comptez-vous faire de cette équipe sportive Universitaire sans rendement ?

    - Les Pies sont un investissement certain. Il me compensera le rachat, c’est évident, vous en avez fait l’expérience. D’où mon envie de les racheter. Mais je veux tenter un rebond économique, un coup de poker. L’Université de Ballycastle, si elle n’est pas exceptionnelle, possède une infrastructure sportive existante. Ce n’est pas le cas de toutes les Universités. Ce peut être un excellent centre de formation… si l’on sait comment l’entretenir. Les Chauve-Souris remanient leur équipe, Tom Sallybanks a été recruté en tant que Sélectionneur Principale. Ils tentent un renouveau. Ce que je trouve particulièrement intelligent. La prise de risque paiera, vous verrez. S’ils ne gagnent pas le championnat, je serais déjà surpris, mais ils mettront les Pies en danger. Il faut anticiper les prochaines saisons de championnat. Les Pies sont l’un des seuls clubs qui Draft dans d’autres centres de formation. Car ils n’en ont pas. Ce qui rend leur Draft incertaine car ils ne connaissent que peu les joueurs qu’ils recrutent. Je pourrais en créer un, à Montrose, mais le coup que cela représente serait bien trop élevé. Je ne suis pas le plus pauvre des investisseurs, mais je ne suis pas Gringott non plus. L’Université de Bally fait partie des équipes universitaires solides et confirmées qui restent abordables. Je peux y attirer de jeunes joueurs prometteurs et les transformer en légende sportive. Il me faut simplement la base d’investissement que vous avez construite. Je m’occupe de la rendre prospère. Si j’arrive à les faire monter en Division Dragon, la Draft regardera de près l’évolution de ces joueurs. Croyez-moi.


Summers écoutait patiemment. Cogitant. C’était un homme d’affaire. Mais d’affaires sportives. Objectivement, ce type avait de quoi s’échapper financièrement. Sa fortune était immense, bien plus que les Nott, et il réinvestissait dès l’automne, dans une nouvelle industrie de textile sportive en Italie. Quelque chose de luxueux, de qualitatif. Il se foutait bien du rendement que ferait Hypérion. Néanmoins il était aussi un grand supporter sportif. Il adorait le Quidditch. C’était une raison de vivre, et s’il n’avait jamais pu pratiquer en raison de son poids qui avait toujours été conséquent, il avait fini par trouver le moyen de vivre au milieu de l’industrie sportive magique. Alors s’il était prêt à vendre les Pies car, comme disait Nott, il s’agissait d’un entretien dont il voulait se passer, il ne comptait pas vendre de petites équipes incertaines comme l’Universitaire de Ballycastle à un enfoiré de journaliste qui en ferait de la friture. Il redoutait quelque chose de mauvais pour ces jeunes.
Mais ce que prévoyait Hypérion le séduisait. C’était cocase, risqué. Favoriser un centre de formation pour y former plusieurs pépites à réinvestir dans l’équipe de Ligue… merde, pourquoi n’y avait-il pas pensé plus tôt ? Si Nott réussissait son coup, il pouvait à la fois suivre le parcours de l’équipe de tête en Ligue et titiller la première place du championnat et des compétitions européennes, mais en plus, il suivait le développement de nouveaux joueurs qu’il pouvait orienter vers les Pies pour former une équipe monstrueuse. Restait encore à savoir s’il réussirait à trouver ces fameuses pépites. Car l’Université de Bally n’attirait plus les grands joueurs en devenir. Royale ou l’Université Magique d’Edimbourg en charmaient plus d’un.

    - Tu as raison Cassidy, j’en oubliais mon appétit avec ces conneries. Il leva le bras, un serveur se rapprocha rapidement, déjà prêt à dégainer le service tant la réputation du restaurant était à tenir. Vous pouvez servir la première entrée ? J’ai vu avec Monsieur Kozo pour la structure du repas.

    - Tout de suite Monsieur. Néanmoins, si je puis me permettre, votre quatrième couvert n’est pas encore arrivé ?

    - Il ne saurait tarder. Servez le tout de même. Le serveur s’éclipsa, acquiesçant. Hypérion reporta son attention sur Summers.. Je ne vous cache pas que relancer l’équipe université de Bally est un pari risqué. Cassidy n’était pas convaincue.  

    - Nous nous rejoignons alors. Je trouve effectivement votre effort exceptionnel pour un résultat si incertain. Cassidy, vous qui êtes la principale concernée, à quel degré jugez-vous l’importance que pourrait prendre un centre de formation comme celui de Ballycastle si votre père réussit ? C’est tout de même un sacré risque, vous ne trouvez pas ?


Les plats arrivèrent sur ces dernières notes. Des salades composées méditerranéennes d’une superbe confection et aux produits frais décoraient maintenant la table. Summers recommanda du vin qu’on vint servir en accompagnement. Ce n’était pas nécessairement copieux, mais c’était d’une richesse en bouche délicieuse. Hypérion leva son verre aux affaires et à la réussite des futures entreprises de Summers, et entreprit d’attaquer le repas. Quelques échanges suivirent sur l’intérêt d’une telle équipe universitaire dans un investissement sportif, puis de la progression à venir des Pies, des futurs intérêts financiers. Le rachat était comme acté alors que rien n’avait été encore décidé.
Après un bon quart d’heure, une jeune femme d’environ vingt-cinq ans débarqua, flanqué d’un serveur. Elle serra la main de Summers, puis de ses invités.

    - Bonjour, Jane O’Connell, enchantée Monsieur Nott. Elle se tourna vers Cassidy, tout en prenant place en face d’elle. Comment tu t’appelles ? Enchantée de te rencontrer. Cette salade était bonne ? J’ai une faim de loup.


Jane O’Connell, l’ancienne star Poursuiveuse des Harpies de Hollyhead ayant été transférée voilà deux saisons aux Pies de Montrose pour un montant astronomique, venait de rejoindre l’assemblée. La joueuse était assez grande, métissée, les cheveux bouclés, le regard bleuté perçant. Quelques tâches de rousseurs ornaient son visage. Elle était jeune et pourtant semblait déjà si adulte. Elle s’était imposée comme une joueuse essentielle dans le jeu des Pies après avoir participé activement au grand succès d’antan des Harpies, son club de formation. Elle était en passe de devenir Capitaine de l’équipe des Pies, si le coach principal se décidait à la nommer.

    - Un plaisir de vous avoir ici, Jane. Je disais justement à Aston à quel point les clubs de formation étaient importants pour les équipes titulaires de Ligue. Et l’importance que pouvait prendre un bon investissement dans cette entreprise. Vous qui êtes désormais bien installée chez les Pies, que pensez-vous de la Draft Universitaire ?

    - Evidemment. C’est capital de rentrer dans une formation sérieuse ayant les bonnes ambitions. En quittant Poudlard, j’ai obtenu une bourse d’étude pour l’Université de Cardiff. J’y ai été un an. J’ai rencontré pendant l’été Juan Scorcieso qui m’a averti du mépris de la Ligue pour l’Université de Cardiff, apparemment en raison d’affaires douteuses entre son doyen et quelques présidents de club. Alors j’ai voulu changer, mais on m’a rapidement mis au pied du mur, m’accusant de tous les maux parce que je quittais le navire. La seule université qui m’ait repêché c’est Hull. Ils jouaient en Division Sombral à l’époque, c’était vraiment le fond du fond. Mais on a conquis en passant en Hypogriffe et en remportant le championnat d’Espoir. Alors la Draft s’est intéressée à nous, et à moi, et j’ai rejoint les Harpies.

    - On peut donc supposer qu’un bon investissement dans une équipe de division Hypogriffe se justifie ? Vous connaissez mon positionnement sur les Pies, je compte en devenir le nouveau propriétaire. Mais j’avais comme projet de récupérer l’équipe Universitaire de Ballycastle, de la faire prospérer en investissant intelligemment dans les bonnes infrastructures, pour créer un simili-centre de formation pour les Pies. Qu’en dîtes-vous ?

    - Oh ! Oui, ce serait super. Nous n’avons pas de centre à Montrose, ça nous freine sur le recrutement. Ce serait top de pouvoir suivre l’évolution des jeunes pour les intégrer au processus d’entraînement de l’équipe. Et donc, toi, Cassidy, tu joues aussi ? Tu es en quelle année ? Tu aimerais continuer en professionnel après, tu penses ? C’est qui ton coach cette année ?  


C’était un quotidien particulier, celui de fréquenter les grandes personnalités du milieu dans lequel on voulait un jour graviter. Manger à la table du président, du futur président et de la probable nouvelle capitaine et superstar des Pies de Montrose en aurait fait baver plus d’un. Le haut du panier se portait bien.

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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Re: Tour d'ivoire || Cassidy Faulkner-Nott Mer 23 Aoû - 15:33

Cassidy se retint de pousser un soupir de soulagement. Visiblement les salades qu’elle avait servies à Aston Summers l’avaient plutôt convaincu. Pas au point qu’il en vienne à reconnaître qu’investir dans l’université de Bally était une bonne idée, mais au moins il ne semblait pas de se douter de la supercherie. Le pauvre vieux, s’il savait que l’expérience semi-pro de Cassidy se résumait à se retrouver avec d’autres élèves désœuvrés dans une carrière abandonnée. Et ça encore, c’était l’année précédente, depuis que la carrière avait été condamnée par la ville de Londres, son entraînement se résumait le plus souvent à s’entrainer seul à chasser le vif d’or au jardin, parfois avec l’aide de Theo et d’un ou deux cognards bien frappés, quand il était dans ses bon jours. Si elle avait dû se situer sur l’échelle de la ligue d’Irlande et de Grande-Bretagne, elle aurait qualifié ça de division véracrasse.

Elle aurait presque eu de la peine de mentir comme ça à Summers, enfin, elle en aurait eu si elle avait été certaine qu’il n’avait pas déjà utilisé lui aussi les mêmes méthodes pour parvenir à ses fins. De ce qu’elle avait pu saisir de la conversation, il était un homme d’affaire accompli qui avait bâti une fortune solide au fils des ans, et elle ne pouvait pas imaginer qu’il en était arrivé là en étant exclusivement propre et net. A dire vrai, elle était même un peu étonnée de la voir mordre aussi facilement à l’hameçon. Peut-être que le vieux briscard subissait le poids des années, ou alors il avait vu clair dans leur jeu et était en train de la leur faire à l’oseille. Elle profita de ce que son père avait repris la main sur la conversation pour observer Aston à la dérobée. S’il avait une carte cachée dans sa manche pour la leur faire à l’envers, il cachait bien son jeu, il avait l’air sincèrement intéressé par le projet que présentait Hypérion pour l’université de Ballycastle et son équipe universitaire.

Si elle n’était pas certaine des véritables intentions de l’actuel propriétaire des Pies, elle était certaine d’une chose. Elle ne s’amusait plus autant qu’au début de la soirée. Elle détestait mentir, même par loyauté, même pour rendre service. C’était une activité déplaisante, et elle sentait ses entrailles se serrées en repensant à ceux qu’elle venait de proférer. Elle avait été élevée par sa mère dans l’idée que le mensonge était une mauvaise chose, un pêché sans rémissions qui pourrissait l’âme durablement. Et il était trop tard pour réformer dix-sept ans d’une éducation qui portait la vérité au pinacle. Elle était trop attachée à son père, et prompte à lui pardonner facilement ses défauts pour lui en vouloir réellement, mais elle était un peu déçue quand même. Et plus particulièrement parce qu’il lui demandait de mentir sans prendre le peine de lui expliquer les tenants et les aboutissants de la manœuvre en amont, la laissant tâtonner à l’aveuglette, au risque de commettre un faux pas qui mettrait tout à terre.   Ce qu’elle souhaitait éviter autant que possible, mais si cela arrivait, il ne pourrait s’en prendre qu’à lui-même. Cassie buvait son verre à petite gorgée, en s’assombrissant de plus en plus. Cette histoire commençait à la mettre de plus en plus mal à l’aise.

Heureusement pour sa bonne humeur, Aston apprécia sa suggestion de passer à des nourritures plus conséquentes et moins liquides. Les plats servis ici auraient su réconforter une veuve de la veille, et même Cassidy retrouvait un peu de sa bonne humeur habituelle. Elle était absorbée dans la dégustation d’anchois frais, lorsque Summers lui demanda son avis une fois de plus.

« Vous êtes un homme de goût Monsieur Summers, vous connaissez certainement les principes de la course hippique. Il faut tout miser sur un canasson à cent contre un si on veut remporter plus que des miettes. C’est risqué, mais si les réformes sont bien menées, ça peut rapporter, et durablement. »

Le ton était assuré et le sourire conquérant, mais en vérité, la jeune femme n’avait aucune idée de ce qu’elle venait de raconter. La phrase sortait tout droit de son feuilleton radio préféré, Les Mystérieux Mystères de Londres, et lui semblait appropriée au contexte. Elle n’aurait jamais pensé pourvoir la ressortir un jour dans une conversation réelle. Elle était impatiente de pouvoir resservir « On va s’occuper de toi ! » « Qui on ? » « Moi, avada et kedavra », mais ça, ça n’était pas pour tout de suite. Quoiqu’au rythme où allaient les choses, elle ne pouvait jurer de rien. Ce matin, elle se demandait s’il lui restait deux noises pour aller manger une glace et ce soir il buvait un bon bourgogne en discutant du rachat d’une équipe de quidditch.

Le quatrième convive annoncée arriva enfin, et Cassidy manqua de tomber de sa chaise. C’était Jane O’Connell, une ancienne joueuse des Harpie et maintenant nouvel espoir de l’équipe des Pies. Ça c’était une bonne surprise. Elle avait hâte de raconté ça aux autres, ils allaient en être vert de jalousie. Ce n’était pas tous les jours qu’on avait l’occasion de s’assoir à la même table et de discuter avec une joueuse de ce calibre. Elle n’estimait pas que ce genre de privilège mérite les mensonges qu’elle avait dû proférer un peu plus tôt dans la soirée, mais c’était une agréable compensation. Par chance, Jane était tout à fait amicale et Cassidy se retrouva aussi à l’aise que quand elle était arrivée.

« Je viens de passer mes examens. Je joue comme attrapeuse, et j’aimerai bien passer pro à l’avenir. J’ai déjà été approchée, mais je me fais pas d’illusion, je sais que le route est encore longue. »

Les négociations allaient toujours bon train entre Aston et Hypérion, et Cassidy tendait toujours l’oreille, des fois qu’on jugea son intervention opportune, mais elle préférait largement papoter avec Jane O’Connell, lui demandant si elle allait vraiment jouer en équipe nationale à la prochaine coupe du monde et passant en revue avec elle les plus beaux matchs des Harpies auquel elle avait eu la chance d’assister. Elle demanda même à la jeune femme de lui signer un autographe.
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MessageSujet: Re: Tour d'ivoire || Cassidy Faulkner-Nott Ven 25 Aoû - 17:23


Les négociations avec Summers semblaient porter leurs fruits. Le type, s’il était un bon investisseur, semblait rouillé dans les affaires. Il restait loin de la supercherie, sans se douter qu’Hypérion avait organisé tout ce dîner dans le seul but de le coincer. Jane n’était pas ici par hasard, Cassidy non plus. Tout était calculé pour conforter Aston dans l’idée qu’Hypérion savait de quoi il en retournait, de gérer un club. Nott voulait maximiser le rendement de ce rachat, quitte à rajouter quelques billets en amont, pour un profit décuplé. Un coup de poker financier qu’il savait intéressant. Bien sûr, c’était risqué. Il savait vers quoi il s’engageait et comprenait parfaitement qu’on le traite de fou. Racheter les Pies était déjà une grosse opération, alors ajouter à cela une équipe Universitaire, c’était de la folie financière. Mais Hypérion n’écoutait pas souvent les « on-dit » de la foule. Il était bien au-dessus de tous leurs colportages et se référait à son simple instinct et son expérience personnelle.

Même Cassidy y allait de ses dictons à rallonge pour convaincre – peut-être sans grande conviction – le riche sorcier. Ce dernier, renfrogné, restait bras croisés au fond de son siège. Il avait englouti son plat sans mal et avait fini par allumer un cigare qu’il mâchait entre ses épaisses dents. Rasé de près, on pouvait observer toute la subtilité de sa graisse soutenue péniblement par sa peau devenue élastique. Son double menton jouait avec son torse, ses joues tombaient. Il n’était pas très beau, mais d’une prestance incomparable. Un tel poids laissait des traces, on sentait son poids dans chaque mouvement. Son rire était gras, sa voix était rauque. De temps en temps, il se raclait la gorge, c’était dégueulasse. Nott avait envie de lui arracher la langue à chaque fois mais se retenait en serrant le poing. Il ne portait pas Summers dans son cœur. La chemise entrouverte de ce dernier laissait dépasser une large forêt de poils grisonnant envahissant. Ses boudins de doigts y passaient régulièrement pour les ébouriffer, et c’était avec dégoût qu’Hypérion maintenant son regard bien plus haut.

    - De goût ou non, je ne sais quoi penser de ce rachat. Mais nous y reviendrons. Parlons d’un terrain d’entente, n’est-ce pas ? Le club des Pies.

    - Combien en voulez-vous, Aston ? Mon avocat vous a déjà fait une première offre, vous deviez rebondir dessus, je n’ai jamais eu de réponse.


Summers se mit à rire de bon cœur. Il s’étouffait presque dans son hilarité, sous le regard soutenu de Nott qui ne se laissait pas souvent démonter par un comportement aussi changeant. Aston était un type imprévisible. S’il faisait la gueule, il pouvait vous embrasser la seconde d’après, puis vous rire au nez. Sans que l’on s’en aperçoive, il montrait progressivement son talent incomparable pour défaire le jeu des autres. Nott comprenait petit à petit, il n’était pas face à un novice en la matière. Summers avait plus de ressources qu’il n’y paraissait.

    - Très honnêtement, Hypérion, les Pies valent un prix abordable. Surtout pour vous. Alors, j’accepte votre première proposition. Elles n’en valent pas autant, et c’est tant mieux pour moi. Par contre, pour ce qui est de la marque… c’est une toute autre affaire. J’en demande Quatre milliards.


Hypérion baissa les yeux. Il fit tourner son verre, dont seul restait un fond de vin. La somme était colossale et il ne l’avait pas. On approchait d’un moment crucial de l’échange. Les arguments étaient vains, la discussion était comme terminée alors que l’on passait déjà au fromage après avoir enchaîné une première entrée, un entremet, et un plat de conséquence. Un plateau français d’une belle richesse arrivait. Suivraient quelques déserts et l’entrevue serait terminée. Il ne restait plus à Hypérion qu’une bonne demi-heure pour combler les incertitudes de Summers et repartir triomphant.

L’impossibilité de racheter la marque était une énorme lacune. Sans la marque, le profit qu’il ferait de l’équipe était réduit d’au moins quarante pourcents. Ce qui n’était clairement pas négligeable après avoir dépensé de telles sommes. Il fallait renflouer les caisses des Nott et la marque était l’élément indissociable de l’équipe. Summers avait bien foutu en l’air l’espoir de Nott de se voir remporter le duel d’affaire. Il rageait entre ses dents, silencieusement.

    - Vous êtes un homme habile, Aston. Quatre milliards.


Sa colère était palpable. Summers avait volontairement attiré l’attention d’Hypérion sur son incertitude quant à vendre l’Université pour obliger le journaliste a consacrer du temps pour un rachat somme toute ridicule en comparaison. Tout cela pour fatiguer ses arguments et réduire le temps de négociation sur ce qui allait lui rapporter le plus : la marque. Drôle de stratégie qui s’avérait payante. Après tant de temps discuté sur une équipe universitaire, Hypérion ne pouvait pas revenir à la charge sur la marque. Il n’avait ni le temps, ni la patience, ni le pouvoir de le faire. Aston se lasserait trop vite de devoir renégocier un prix après avoir été tant poussé à vendre un bien qu’il ne voulait pas céder.

De leur côté, Jane O’Connell – qui écoutait d’une oreille attentive les échanges financiers – et Cassidy discutaient paisiblement, ramenant sur le devant de la scène quelques grands matchs et autres souvenirs sportifs intenses de la carrière de Jane. Elle trouvait en Cassidy une jeune joueuse pleine de vivacité, tant et si bien qu’elle fût ravie de lui signer un autographe. Elle lui confia qu’elle était tout de même inquiète pour les matchs en équipe nationale tant le niveau y était excellent, et qu’elle avait le trac de foirer une coupe du monde. Elle lui écrivit une adresse sur une serviette estampillée du restaurant.

    - Tiens, tu sais quoi ? C’est mon adresse. Passe à la maison dans la semaine. Disons jeudi, ça te va ? L’entraînement est plus cool, et tu pourras peut-être jouer un peu avec nous. Coach Williams râle toujours qu’on manque d’un attrapeur qui en veut. Qu’est-ce que tu en dis ? Pour 10h ?


Elle lui sourit alors qu’Hypérion rallumait une cigarette. Il enfila un verre de vin cul sec. Son esprit fulminait, il fallait trouver une solution. Ce n’est que lorsque le dessert arriva, un sublime vacherin d’une réalisation impeccable, qu’il trouva enfin. Théodore l’aiderait. A deux, il pouvait réunir une telle somme, ou presque, et le profit irait tout de même à la famille. L’argent ne sortait pas des liens sanguins.

    - Disons deux milliards, Aston. La marque ne vous ramènera jamais autant sur une année.


    - L’intérêt des affaires, Hypérion, c’est qu’elles nous rapportent plus que ce qu’on pouvait espérer. C’était officiel, il le prenait pour un con. Deux milliards, je préserve l’Université et je garde cinq pourcents des parts de marché de la marque. Je ne descendrai pas plus bas.


Hypérion souriait de dégoût. Il s’était fait enfler en beauté sur la ligne d’arrivée. Il ne repartait certes pas bredouille, mais une médaille d’argent ne valait en rien celle plaquée Or. Alors Nott ravala sa rancœur, il ne fallait pas paraître mauvais joueur, et élança sa main vers Summers. L’autre la saisit. C’était acté, alors.

    - Nous signerons jeudi dans une semaine, qu’en dîtes-vous ? Nott acquiesça, Summers leva son verre et trinqua à l’affaire. Aux succès futurs des Pies.


Nott leva son verre, le descendit d’une traîte et déjà il était l’heure de dire au-revoir à ce rat d’égout puant. Hypérion se leva en premier, intimant Cassidy de le suivre. Il serra fermement la main de Summers, et raccompagna Jane qui le félicitait pour son rachat. Elle lui indiqua sa hâte de travailler avec lui, puis salua Cassidy, lui glissant discrètement qu’elle espérait la voir chez elle, à dix heures pétantes. Puis, dans un élan, disparue. Nott alluma une cigarette, ils marchèrent un moment au bord des falaises.

    - Désolé de t’avoir fait mentir, Cassie. Avec des requins pareils, tu n’as pas d’autres choix. Enfin, même ça, ça n’aura pas marché. Quel enfoiré. Quel fils de cracmol. Il tira deux fois plus fort sur sa cigarette, la réduisant de moitié. Je vais lui arracher les deux couilles. Bon, ta mère risque de criser si on rentre plus tard, je suppose. Je te dépose devant chez elle ? Ou on fait comme quand t’étais petite et que tu voulais monter la rue toute seule ?


Il termina sa clope, et avant qu’elle ne réponde, se permit néanmoins un sourire paternel.

    - Enfin, je le pense, tu pourrais devenir pro si tu le voulais. Ça a l’air d’être bien passé avec Jane, non ?








Dernière édition par Hypérion A. Nott le Lun 28 Aoû - 0:33, édité 1 fois
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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Re: Tour d'ivoire || Cassidy Faulkner-Nott Dim 27 Aoû - 14:48

Cassidy discutait avec passion avec Jane O’Connell, des anciens matchs comme de ceux à venir. Elle devisait sur la capacité d’attrapeur de Dos Santos, de l’équipe d’Angola, que l’Angleterre devait affronter en match amical la semaine prochaine, quand les mots « quatre milliards » vinrent cogner à son oreille. Quatre milliards de gallions, la somme était colossale, elle n’était même pas certains du nombres de zéro que cela faisait. Quatre milliards, quatre et neuf zéros, quatre milliards. Ça donnait le vertige une somme pareil, elle n’arrivait même pas à imaginer ce que ça représentait exactement comme somme. Le chiffre était tellement énorme qu’il en devenait nébuleux et presque irréel. Elle en eut presque le souffle coupé, c’était une adolescente de dix-sept ans, ce matin elle étudiait un chapitre de métamorphose et grattant son chat derrière les oreilles et ce soir, elle buvait un verre de vin en écoutant des gens se balancer à la face le chiffre de quatre milliards, comme d’autres annonçaient qu’il y aurait du soleil ce week-end. Quatre milliards, nom d’une licorne galeuse, nom d’une foutue licorne galeuse même. Cassidy ne connaissait peut-être rien aux affaires, mais elle avait assez de bon sens pour se rendre compte de l’énormité de l’offre. Les seules fois où elle avait entendu parler de quatre milliards de gallion, c’était dans les colonnes de la Gazette, et en général, cela concernait des budgets du Ministère. C’était le niveau de cette négociation, les sommes dont on parlait étaient dignes du budget national, c’était à peine croyable.

Cette soirée était décidément pleine de surprises. Pendant que son père et Summers en était à s’écharper sur un contrat à dix millards de gallions, Jane O’Connell lui proposait de venir participer à un entraînement officiel de Pies. Pas possible. Une chance comme ça, elle avait presque du mal à y croire. Elle ne savait pas si réellement le coach cherchait un attrapeur de bon niveau, ou si Jane le lui proposait simplement pour faire plaisir à Hypérion, et elle s’en moquait complètement. Elle ne laisserait pas passer une occasion pareille. La Gryffondor s’empressa de prendre la serviette que lui tendait Jane, la rangea soigneusement dans son sac et répondit avec un sourire qui allait presque d’une oreille à l’autre.

« Tu parles que je viendrai, je raterai ça pour rien au monde. Merci, c’est génial, j’ai hâte de montrer ce que je sais faire. C’est super gentil, merci. »

Elle continua sa conversation avec Jane, mais l’une comme l’autre n’était plus vraiment intéressée par ce qu’elles disaient. Le match qui se tenait juste à côté des deux jeunes femmes était aussi fascinant que n’importe quelle rencontre de quidditch de ces dix dernières années. Cassidy n’arrivait pas à détacher son regard d’Aston Summers. Le jovial homme d’affaire venait de se transformer en un dangereux requin. Le changement dans l’air en était presque palpable, tout ce qui s’était dit avant n’était que d’aimables bavardages, qui avaient servis à préparer ce moment. Cassie n’avait pas assez d’expérience pour saisir les subtilités des négociations en cours, mais assez pour interpréter justement le rire gras de Summers. Sous l’allure débonnaire et résolument vulgaire, il cachait un instinct de tueur, et venait clairement de la leur faire à l’oseille. Elle serra discrètement la main de son père sous la nappe, il devait être au dernier degré de l’énervement, et ne devait penser qu’à rien d’autre qu’au plaisir qu’il aurait à encastrer la grosse tête de Summers dans le plat de gratin. Ce qui pouvait certainement s’avérer divertissant mais tout aussi certainement contre productif.

Le moment était venu de quitter cette aimable compagnie, et de retourner à sa vie d’adolescente. Pas plus mal, Cassidy elle-même avait de plus en plus de mal à supporter le petit regard ultra-satisfait d’Aston, cette vieille dent de gargouille. Les Nott quittèrent le restaurant en compagnie de Jane, au moment de se séparer, elle assura une fois de plus à la jeune femme qu’elle viendrait à l’entraînement ce jeudi. Le père et la fille restèrent un petit moment à discuter près de la falaise.

« T’excuse-pas, ça te va pas au teint. » Elle prit une cigarette dans le paquet. « Tu le diras pas à maman ? N’empêche ce fils de cognard, il nous l’a faite à l’envers. »

Nous, oui. Contre toute attente, cette histoire de rachat d’équipe, de marque, de part dans le capital d’une université avait fini par intéresser Cassidy. Toutes les pièces de l’affaire lui échappaient encore, mais après ce dîner, elle se sentait personnellement impliquée. Elle était d’un naturel passionné, et prenait cette affaire très à cœur, et se sentait au moins aussi insultée que son père de s’être faite rouler par Summers. Elle fumait ça cigarette nerveusement, en disant tout le mal quelle pensait de leur hôte de la soirée. Le sale rat. La Gryffondor s’était prise au jeu, elle était énervée mais aussi un peu soucieuse. Elle se demandait si c’était à cause d’elle, et de son incapacité patente à être une bonne menteuse que le coup avait foiré. Ou simplement parce qu’Aston était bien plus roublard qu’eux. Elle traçait des lignes dans le sable avec la pointe de sa chaussure et demanda d’une voix un peu timide.

« C’est pas à cause de quelque chose que j’ai dit au moins ? J’ai eu du mal à suivre, c’est compliqué tout ça. Mais, tu aurais le temps de me voir dans la semaine pour m’expliquer mieux ? »

Elle n’avait jamais penser auparavant qu’elle était, pour l’instant, l’unique héritière de son père, et que quand le moment viendrait, c’était à elle que reviendrait la gestion des affaires familiales. C’était une lourde charge, et elle était légalement une adulte maintenant, et il était peut-être temps qu’elle s’intéressa aux affaires financières des Nott pour autre chose que le montant de son argent de poche. Elle avait toujours vécu confortablement, sans se soucier d’où venait l’argent, mais maintenant elle était intriguée. C’était un univers nouveau qui s’ouvrait à elle, quelque chose de mystérieux, et dont, à son avis, l’enseignement à Poudlard manquait cruellement. Elle ne savait même pas s’il existait des livres sur le sujet dans la bibliothèque des l’école. Probablement pas. Elle pourrait aller faire un tour à la librairie, il existait peut-être une livre intitulé « Gérez votre héritage familial pour les nuls », ou « Devenez un requin en quinze leçons » ou encore « Le manuel illustré de la gamine pourrie gâtée. » Tout ceci l’angoissait un peu, mais elle ne pouvait pas s’empêcher d’être optimiste, elle n’avait que trop rarement l’occasion de se rapprocher de son père. Elle ne lui en voulait même pus de l’avoir embarqué avec lui dans cette histoire, c’était assez excitant en fin de compte.

« Maman est à St-Mangouste et grand-mère est malade, ça fait trois jours qu’elle est couchée. Mais on ferait bien de pas traîner, maman a un radar super sensible en ce qui concerne les horaires. »

Ils transplanèrent en direction de Londres, et arrivèrent dans le jardin de la maison. Toutes les lumières étaient éteintes, sa mère allait encore sûrement passer toute la nuit à l’hôpital, Cassidy n’avait pas du la voir plus de quinze minutes pendant les trois derniers jours. Elle récupéra Nietzsche qui l’attendait sur le palier, et ouvrit la porte sans faire de bruit, pas âme qui vive. Elle invita son père à entrer pour prendre un dernier café. Par-dessus sa tasse, elle discuta de l’entraînement de quidditch à venir.

« Jane a été super, elle m’a invité à leur entraînement de jeudi. Ça serait génial de passer pro, t’imagines ? Je veux dire, j’y avais déjà pensé, mais avec l’école fermée, c’était compliqué. Mais je vais tenter ma chance, on verra bien comment ça se passera jeudi, il faut pas trop s’emballer. » Elle termina son café. « N’empêche que, maman va l’avoir mauvaise, tu sais comment elle est avec le quidditch. »

Il était certain que la mère de Cassidy accueillerait avec peu de bonne humeur l’idée que sa fille veuille faire carrière dans le quidditch. Elle méprisait ce sport, qu’elle considérait simplement comme une perte de temps et un excellent moyen de se tuer, avec panache. Elle avait déjà assez mal digérer le D qu’elle avait obtenu à l’examen de botanique, qui lui fermait les portes d’une carrière de médicomage. La seule qu’elle trouvait vraiment respectable. Alors faire profession de monter sur un balai pour chasser une petite balle dorée, ce n’était certainement pas une carrière qu’elle envisageait pour sa fille adorée. Mais rien n’était encore fait, et pour l’instant, Cassidy ne lui parlerait même pas de la séance d’entraînement, elle aviserait après coup. Mais si l’entraînement aboutissait à quelque chose, on aurait à faire face à une crise qui ferait date entre la mère et la fille.

Cassidy raccompagna son père, elle l’embrassa en promettant de venir le voir bientôt. Quand il fut parti, elle monta dans sa chambre. Elle s’assit à son bureau, et commença à rédiger une page dans son journal intime. Elle griffonna trois mots, puis referma le journal avec un soupir énervé. C’était trop exceptionnel pour confier tout ça à un stupide journal, elle voulait raconter ça avec quelqu’un capable de partager sa joie. Elle rédigea à la place une longue lettre pour Alice, lui racontant chaque détail de la soirée. Une fois terminée, elle l’envoya immédiatement. L’heure était un peu inappropriée, mais la patience était une vertue inconnue de Cassidy, et depuis quand l’amitié se préoccupait-elle de l’heure qu’il était ?
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MessageSujet: Re: Tour d'ivoire || Cassidy Faulkner-Nott

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Tour d'ivoire || Cassidy Faulkner-Nott

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