POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Dancing in the dark || solo || Terminé

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    | Mangemort ;; Membre du bureau des mangemorts
    | Mangemort ;; Membre du bureau des mangemorts
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    Date de naissance du joueur : 02/04/1986
    Âge du joueur : 31
    Arrivé sur Poudnoir : 28/06/2016
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    Pensine
    Mon casier judiciaire est: rempli
    Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
    Ma résistance magique est de: 11PV
    Adrian Rosier


MessageSujet: Dancing in the dark || solo || Terminé Mar 29 Aoû - 11:04




“Il y a un nom pour ce que tu fais, en Russie. Zapoï, on appelle ça.”

Adrian, qui en était à son cinquième whisky au comptoir du bar, regarda le type qui venait de lui parler d’un air interloqué. Non pas qu’il n’avait pas compris ce que le gars lui disait, au contraire, l’anglais de ce dernier était bon malgré un très fort accent slave, mais il ne voyait pas pourquoi il s’adressait à lui, ce parfait inconnu.

“J’vous demande pardon ? C’est une blague, c’est ça ?

-Non, Zapoï est affaire sérieuse. Un voyage, si tu veux. Le genre où on boit jusqu’à crever et où on raconte sa vie à des personnes qu’on vient de rencontrer, où on va de bar en bar sans savoir où on va.
-Pourquoi vous me dites ça ? Qu’est-ce que vous voulez ?
- Moi, rien. Je te le dis juste parce que c’est ce que tu es en train de faire. Salut.”

Il s’éloigna sans plus rien dire. Adrian regarda d’un air interdit ce russe qu’il ne reverrait sans aucun doute jamais plus partir. Il finit par conclure que c’était un maboul et qu’il ne fallait pas s’en préoccuper, et reprit son activité principale : boire jusqu’à oublier qu’il existait, en faisant effectivement la tournée des bars, de tous les bars qu’il trouvait. Zapoï, en effet. Il trinqua avec une personne imaginaire et se mit à rire, d’un rire jaune, sec, qui n’annonçait rien de bon, pour personne. Le barman fit signe qu’il fermait ; il jeta quelques galions sur le comptoir pour régler sa  note, et sortit lui aussi de l’établissement d’un pas déjà titubant. Mais Adrian n’avait pas l’intention de rentrer chez lui. Oh que non, certainement pas. J’ai tout un monde à oublier, et il est tellement tôt.

Et il était tellement mal, aussi, qu’il ne pouvait pas faire autrement. La raison de ça ? Après les litres de whisky pur feu qu’il s’était enfilé, Adrian ne savait plus trop comment il l’avait appris, mais il était au courant de la nouvelle, celle que les bons copains et les bonnes copines du chemin de Traverse s’étaient empressés de lui balancer à la gueule, oh sans penser à mal, mais peu importait : Al Holmwood-Black sortait avec Juliet Birch.

Qu’est-ce que tu veux y faire ? Tu devais bien te douter que si elle te disait non, ce n’était pas spécialement pour rester célibataire toute sa vie, et finir au couvent. Bien entendu qu’il le savait, mais ça faisait mal tout de même. Mais ce qui était surtout blessant, c’était que ce n’était pas n’importe qui. Un sinistre inconnu, peut-être que Adrian aurait mal digéré la nouvelle, mais guère plus. On virait les sinistres inconnus facilement. Mais un de ses meilleurs amis, son remplaçant lorsqu’il avait quitté l’équipe de quidditch de Gryffondor, son presque frère ? Pas moyen que ça ne le rende pas malade, écoeuré de colère, jaloux à crever.

Il avait essayé de prendre des bonnes résolutions. Il s’était exilé à Red Rose Castle, et il était prêt à écouter son grand-père, car à force de se l’entendre dire, Adrian voulait bien admettre qu’il fallait qu’il se calme avec la bouteille. Il voulait bien s’installer dans son rôle, puisqu’après tout il était revenu. Mais on aurait pu croire que le monde s’acharnait à le faire retomber dans ses vieux démons.


Adrian connaissait la suite. Il s’était levé dans la soirée, il n’avait rien à dire, et il rentrerait se coucher le matin en se sentant exactement pareil. Il n’allait nulle part sinon droit dans le mur. Pourtant, ce n’est pas faute d’essayer. Tu as essayé de changer, pas vrai ? De parler un peu moins, d’être un peu moins éveillé, moins changeant, plus doux...mais Adrian n’avait pas grand chose à dire de lui même. Etre lui le fatiguait et l’ennuyait assez. Il avait tourné en rond un bon moment chez lui, la radio allumée, et il avait jeté un oeil dans le miroir, et il s’était dit qu’il voulait changer. Ça ne marchait pas comme ça. Une seule chose était sûre : quelque chose se passait quelque part, dehors, sans lui, et lui n’allait nulle part - sauf à considérer que courir à sa propre perte était avoir une destination.

Alors il était sorti en quête d’un premier bar et maintenant, il se dirigeait vers un second. Ce soir, il y avait compétition de poker entre merlinistes et puristes au Diamond. Il y avait ses habitudes, il s’en sortait bien, alors pourquoi ne pas y faire un tour ? Il déambula lentement sur le chemin de Traverse, déjà bien aviné. Il pensait aux deux autres, qui s’amusaient sans doute bien sans lui, et à sa conscience qui avait tenté de le prévenir, et il réalisa que tout ce monde devait bien se marrer. C’est de moi qu’on se moque, aucun doute. Mais manque de chance et Adrian en avait parfaitement conscience, le monde ne fonctionnait pas le Magicobus, il n’y avait pas de chauffeur à qui dire “arrêtez-vous, je descends là”. Non, tout ce qu’il pouvait faire, c’était boire jusqu’à s’écrouler dans le caniveau, le long d’un trottoir en espérant que ça ferait un bon remède contre la tristesse.

Alors qu’il était plutôt apprécié au Diamond, il réussit à s’en faire virer au bout d’à peine une heure - alors qu’il était d’habitude capable d’y rester toute la nuit. Après avoir bu deux ou trois, ou quatre ou cinq, verres de plus,  et avoir déclenché un début de bagarre - fait encore plus exceptionnel, la règle d’or au Diamond était que le seul affrontement autorisé était celui des cartes - il accusa un merliniste de tricher. Dans la foulée, Mulciber était arrivé parce que lui, Adrian, avait arbitrairement décidé qu’il allait faire arrêter cette bande de soutiens des terroristes qui osaient s’en prendre à lui, mangemort, ça n’allait pas du tout et que la police magique le trouvait vraiment trop ivre mort pour être crédible.

Quelques instants plus tard, il était assis sur le rebord du trottoir, James lui parlant gentiment. Fenton Emerald, qui tenait le bar cette nuit là, répugnant à ce qu’il semblait à le laisser entrer de nouveau dans le bar le regardait lui d’un oeil torve :

“...rentrer chez toi...bonne idée...appeler quelqu’un ?”


Il ne voulait pas qu’on s’occupe de lui, il voulait continuer à boire et qu’on lui fiche la paix, complètement. Il se releva, réussit à rester à peu près stable sur ses jambes et lança d’un ton aviné :

“Non, je vais pas rentrer chez moi, je vous emmerde. Vas te faire foutre, James, et toi aussi, et toi aussi !”

Il désigna alternativement le merliniste ligoté qu’on s’apprêtait à emmener, Mulciber et Fenton. Tout le monde le regarda comme un dingue. Il se détourna sans plus y penser. Chez Emy’s ça doit être encore ouvert.

Ca l’était. C’était noir de monde. On servait du whisky sans difficulté. Ca lui allait. On lui tapa sur l’épaule. C'était Riley Collins, des Django Wizards, un groupe de rock sorcier qu’il aimait bien - c’était réciproque. Adrian adorait la musique. De base violoniste, il lui était arrivé de jouer avec Al et Tom, mais là c’était un peu rapé, et il préférait pour ce soir au moins les célébrités cocainées et riches qui gravitaient dans le monde de la jet-set sang pure.

“Ady, viens jouer une chanson une chanson avec nous, viens, on fait un after après !”


Une occasion de boire de plus ? Il ne disait pas non. Adrian chantait parfois, même si ce qu’il préférait, c’était la batterie, ça lui vidait la tête de cogner, de cogner en rythme, jusqu’à en être complètement mort et de ressortir crevé, mais sans plus penser à rien. Mais pas ce soir, ce soir on semblait décidé à le faire chanter, et c’était peut-être ce qu’il y avait de mieux pour lui, parce que sinon, il se serait sans doute mis à cogner quelqu’un. On pouvait exprimer des tas de trucs avec les chansons. Plus tard, il se souviendrait à peine comme il était venu à chanter sur la scène de chez Emy’s, mais pour l’instant, il s’en sortait bien, couvrant une musique rock qui le rendait un peu nostalgique :

“...I need a love reaction
Come on now baby gimme just one look...
Can’t stop about her,
Sitting ‘round crying over a broken heart,
This gun’s for hire
Even if we’re just dancing in the dark
Can’t start a fire,
Worrying that your lil’ world’s falling appart
This gun’s for hire
Even if we’re just dancing in the dark…”


Ils avaient joué encore une chanson, puis il était descendu de scène, dans la foule. Il avait suivi le mouvement, après, totalement partant pour plus d’alcool, plus de fête, plus de tout. Et puis il y avait eu cette nana qui le regardait et sans doute qu’il avait couché avec elle quelque part, le Emerald’s proposait ce genre de services. Il ne s’en souvenait que moyennement, à partir de là, les souvenirs commencèrent à se faire flous. Adrian, à vrai dire, n’était plus très loin de ne plus se rappeler qui il était lorsqu’il redescendit dans le bar. Il sortit, décida qu’il était temps de rentrer. Dehors, il vit un gars gifler sa copine, ou une fille qu’il ne connaissait pas, peu importait. Adrian s’arrêta, voulut dire quelque chose. Ivre, tu te préoccupes d’autres gens ivres.

“ Eh, ça suffit, tu vas lui faire du mal !”


Mais cet argument de bon sens ne parut pas plaire au gars, il voulut se battre et réussit à frapper Adrian en pleine figure, avant de recommencer à gueuler sur la fille. Rosier s’éloigna, toujours titubant, incapable désormais de penser à autre chose que la douleur qui lui lancinait la tête. Il était tombé et avait le visage en sang. Impossible de raisonner de façon cohérente. Il transplana directement à Red Rose Castle sans se demander le moins du monde si bourré comme il était, il ne risquait pas de se désartibuler. Il devait y avoir un bon Dieu pour les alcooliques. Cela ne se produisit pas. Il parvint même jusqu’au grand salon, où il resta debout, un moment, à regarder l’océan se fracasser en contrebas du château.

Il sentit qu’il ne tiendrait pas le coup plus longtemps. Il était vaincu. Il avait envie de tomber à genoux et de demander pardon pour ses péchés, pardon pour sa vie. Mais c’était trop tard. Trop tard. Plus personne n’était là pour l’entendre.

Il voulut se détourner et s’abattit de tout son long sur le sol, et puis ce fut le noir.

Lorsqu’il se réveilla, il eut la sensation aigue de manquer d’air, mais quelqu’un se précipita sur lui, l’aida à se redresser, lui parlant gentiment. Il se calma peu à peu et se tourna vers la personne qui le soutenait.

“Morgan ? On est où ? Oh merde, quel jour on est ?

- A la maison, tout va bien, c’est rien, t’es pas mort. On t’a soigné, t’as juste une vilaine plaie sur la tempe gauche, et une sacrée gueule de bois. T’as dormi douze heures. J’ai dit au ministère que tu viendrais pas, t’étais sacrément mal.”

Adrian voulait bien croire son cadet, le sang lui battait aux tempes avec un bruit infernal et il  avait envie de se cogner la tête contre les murs. Il y eut un silence, et puis Morgan recommença à parler :

“T’as foutu quoi, depuis trois jours ?”
Ah, c’est vrai que ces conneries durent bien depuis plus d’une journée. Je me suis perdu et j’ai disparu, avait-il envie de répondre. Pendant des jours. Parfois je me demande quelle part de moi est revenue. Mais Morgan continuait déjà : “C’est Edgar qui m’a prévenu, il t’a trouvé inconscient ce matin dans le salon, le visage couvert de sang. Qu’est-ce que t’as foutu, Ady, Merlin ? T’étais tellement mal qu’il a cru que tu faisais une O.D.”

Il ne répliqua rien, il était crevé. Morgan finit par le laisser. Adrian finit par sortir de la chambre, et descendit jusqu’au front de mer. Il avait envie d’un tour en voilier. La mer était calme, mais il y avait un peu de vent. Il faisait beau. C’était le temps idéal. Il manoeuvra le voilier familial, et une fois éloigné de tout, se sentit enfin libre. Il ne voyait plus que la mer autour de lui. Il faisait chaud, et il décida de s’offrir une baignade improvisé. Il plongea tête la première, disparut entièrement sous l’eau. Là, il fut un instant calme et apaisé, il ne pensait plus à rien, rien du tout. Il aurait pu ne jamais remonter à la surface. Après tout, j’ai bien déconné. Qui s’en soucierait ? Mais il rouvrit les yeux, et vit la lumière du soleil au dessus de lui, à travers l’eau cristalline. Il remonta sur le pont, et y resta allongé un moment, sous le soleil qui lui cuisait la peau.

C'est le moment d'apprendre. Il s'agissait de calculs erronés, d'erreurs et de fautes. Tu les as admis, tu peux en tirer des enseignements, tu peux passer à autre chose. Tu ne pourras pas oublier, mais tu n’as pas coulé non plus, tu ne t’es pas noyé. C’est le principal.

Il décida de se relever et de rentrer au port.

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