POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Les Reines Du Shopping

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    Aaliyah Zabini


MessageSujet: Les Reines Du Shopping Mer 30 Aoû - 10:08

Aaliyah Zabini émergea des flammes de la cheminée de Trois Balai, le pub de Pré-au-Lard. L’heure était encore matinale et la salle était quasiment vide. Si tout était calme à l’intérieur, les journalistes se pressaient déjà à l’extérieur. Impatient de pouvoir prendre en photo Paul Fawley, le candidat de Force Puriste à l’élection du siège de grand électeur. Cette sortie n’était pas censée être un événement officiel, mais l’information avait fuitée et les charognards c’étaient passé le mot, et le cirque médiatique était là au grand complet. A la suite de la veuve noire émergea Astréos Kaustas, son assistant personnel au sein du parti. Le jeune homme était naturellement grognon, et semblait aujourd’hui encore plus renfrogné que jamais. Visiblement, cette sortie à Pré-au-Lard n’était pas ce à quoi il avait pensé en s’engageant à Force Puriste. Lys prit place à l’une des tables et envoya son assistant lui chercher un jus de citrouille, tout en lui conseillant de prendre pour lui-même un café avec, si possible, un supplément de bonne humeur. Elle n’arrivait pas à comprendre pourquoi il était aussi grincheux, tous le temps. Elle faisait pourtant des efforts pour le mettre à l’aise, elle lui permettait de l’accompagner sur des missions de communication dans le genre de celle d’aujourd’hui, il avait l’insigne honneur d’aller chercher ses robes au pressing et de promener ses chiens. Depuis deux années, Aaliyah Zabini avait réussi à se rendre plus ou moins indispensable à la bonne marche du parti, ou au moins, à donner l’illusion qu’elle l’était, même si en vérité elle se préoccupait du purisme comme de sa première paire de chaussette. Son adhésion et son engagement à Force Puriste était juste un moyen pour elle de gagner toujours un peu plus de pouvoir.

Conséquence de cette indispensabilité, il arrivait parfois qu’on lui confia des missions qui sortaient du cadre de ses attributions habituelles. En particulier en ce moment, où toute la boîte était en émoi pour préparer la campagne et la victoire de leur candidat. Aaliyah avait pensé que le programme économique qu’elle avait préparé pour Fawley aurait été une contribution suffisante à l’effort de campagne, mais une âme charitable avait trouvé un autre moyen de se rendre utile à la cause : essayer de rajeunir l’image du candidat. Vaste entreprise. Et sachant que l’âme charitable en question n’était autre que Narcissa Malefoy, la veuve voir ne doutait pas un seul instant qu’on lui avait juste refilé une tâche ingrate. Probablement l’unique avantage qu’il y avait à être marié à Lucius Malefoy, sa femme pouvait se pavaner dans les couloirs de Force Puriste, traiter les militants en propriété de rapport et déléguer à des subalternes les travaux les plus pénibles. Les relations entre Aaliyah Zabini et Narcissa Malefoy étaient officiellement excellentes, et officieusement exécrables.   Tous les opposaient : l’héritière au sang-pur et la parvenue au sang-mêlé, la bonne épouse et la veuve noire. Elles aimaient leur fils, c’était la seule chose qu’elles avaient en commun, mais ce trait de caractère avait plutôt tendance à la séparer qu’à les rapprocher. Heureusement pour le bien de tous, elles étaient deux femmes extrêmement bien élevées, qui se contentait de se sourire et d’échanger des banalités, en rêvant de poignarder l’autre dans le dos. Elle était venue trouver la veuve noire dans son bureau, armée de son meilleur grand sourire hypocrite, pour lui annoncer qu’en raison de son bon gout et de son élégance, il n’y avait qu’à elle que l’on pouvait confier une tâche aussi importante. Aaliyah avait accepté ce grand honneur avec un sourire tout aussi hypocrite. Sans être dupe, elle savait bien que Narcissa lui avait refilé le bébé simplement pour l’emmerder, car très honnêtement, Lya avait mieux à faire de sa vie que de courir les boutiques avec Fawley. Elle n’avait rien contre lui dans le fond, elle le connaissait à peine et chaque fois qu’elle l’avait vu en réunion, il lui avait semblé aimable et plein de bonne volonté. Mais rajeunir son image était un chantier herculéen, qu’elle n’avait pas envie d’assumer.

Fort heureusement, on lui avait assigné une compagne pour l’assister dans cette tâche, et pas des moindres, son amie de longue date : Anne Fraser. Ce qui était un soulagement pour Aaliyah. Les deux jeunes femmes s’entendaient bien, et pendant que Paul Fawley passerait d’essayage en essayage, elles pourraient s’adonner avec plaisir à leur occupation favorite : prendre des nouvelles de leurs connaissances communes. Ceci dit, en termes moins élégants et plus honnêtes, médire, cancaner et colporter des rumeurs. Autre avantage de l’avoir à ses côtés, elle était la nièce du candidat, et il serait probablement plus disposé à écouter ses conseils que ceux de la veuve noire. Pour une raison que lui échappait, les hommes étaient parfois nerveux et méfiant quand elle était dans les parages.

Une quatrième personne devait venir s’ajouter à la partie, la jeune Astoria Greengrass, fiancée de Drago Malefoy et de fait, future brue de chère Narcissa. Elle avait rejoint le parti récemment, et pour l’instant Aaliyah réservait son jugement à son sujet. Elle était jolie, intelligente, bien élevée, comme n’importe quelle héritière d’une famille sang-pur. La veuve noire entretenait des relations superficielles avec elle, elle ne l’avait jamais rencontré ailleurs qu’au bras de Drago, mais préférait se montrer prudente. Elle naviguait dans un cercle bien trop proche de Narcissa Malefoy pour qu’elle n’observe pas une réserve polie, avant d’en apprendre plus sur elle.

Aaliyah buvait son verre de jus de fruit, tandis qu’en face d’elle, Astréos Kaustas, fronçait les sourcils en direction de sa tasse de café comme si cette dernière l’avait personnellement offensé. Il avait décidément un caractère acrimonieux. Lya réfléchissait, pour sa part, aux boutiques à visiter en priorité. Si elle avait pu choisir, elle se serait volontiers rendue à Milan ou Paris, les seuls endroits où l’on pouvait faire une virée shopping digne de ce nom. Mais ce relooking était avant tout une opération politique, une opération de communication. Rien n’avait été laissé au hasard, elle avait décidé de privilégier des créateur locaux, et donner l’avantage à Pré-Au-Lard sur le Chemin de Traverse, c’était un village exclusivement sorcier, et pas une petite enclave qu’on leur avait accordé dans Londres, ça lui semblait plus approprié pour l’image du candidat puriste.

La veuve noire tira sa montre de sa poche. Comme toujours, elle était en avance. Elle était quelqu’un d’extrêmement organisée et ponctuelle, et n’était certainement jamais arrivée en retard à un rendez-vous. Elle avait encore un peu de temps avant l’arrivée des autres, elle en profita pour réajuster sa tenue et son maquillage. Elle avait opté pour une tenue discrète, un tailleur noir avec une jupe longue et une chemise en wax orangée. Pas trop de bijou pour une fois. C’était Paul qui devait être au centre de l’attention de tous aujourd’hui. Ils avaient tous passé des nuits blanches à lui préparer un programme, et il était hors de question de le voir échouer à cause d’un déficit d’image. De toute façon, sorcier ou pas, ils ne pouvaient pas faire de miracle, et Paul serait toujours très en dessous d’Harper dans ce domaine. Mais à elles trois, elles arriveraient bien à le retaper un peu.

Tout la compagnie étaient enfin arrivée, les trois jeunes femmes et la victime. Il était temps de lancer l’opération « remise à niveau pour Paulo. » Aaliyah expliqua rapidement le plan à chacun, on allait sortir du pub, prendre quelques photos, et on commencerait par les robes chez Gaichiffons. La veuve noire posa la main sur la poignée de la porte.

« Allez c’est parti. La presse est là, alors tout le monde sourit. Oui, même vous Kaustas. »

Aaliyah Zabini ouvrit la porte, affichant son plus beau sourire pour les flashs des photographes.

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    Astoria Greengrass


MessageSujet: Re: Les Reines Du Shopping Sam 2 Sep - 1:40


Astoria savait qu’une fois de retour, ce n’était qu’une question de temps avant qu’elle soit sollicitée pour une action du parti puriste. Elle savait que c’était inévitable, mais elle avait espéré que ça tarderait le plus possible. Son problème n’était pas tant de participer à des actions politiques avec lesquelles elle n’était pas nécessairement en accord – elle était habituée à devoir se comporter d’une manière qui ne reflétait pas ses opinions, puisque son rôle consistait souvent à ne justement pas en avoir, d’opinion – que de devoir recevoir des ordres soit de son fiancé soit de la mère de son fiancé.

Elle avait appris très jeune qu’elle ne choisirait pas elle-même la personne qu’elle épouserait, que la sélection serait faite au mieux des intérêts de la famille et que cela valait mieux ainsi pour tout le monde. Elle était tout à fait disposée à s’en accommoder. Mais elle tenait à entrer dans ce mariage arrangé sur un pied d’égalité, ou du moins sur un pied aussi égalitaire que possible étant donné que les contrats avantageaient toujours les hommes et que la famille Malefoy jouissait d’un statut plus élevé. Et dans cette visée, elle s’efforçait d’éviter toute situation qui la placerait dans une position subalterne vis-à-vis de son fiancé. C’est pour cela qu’elle s’était opposée à la suggestion de son père qui voulait qu’elle travaille au siège du parti puriste afin de faire preuve de loyauté envers sa belle-famille. Elle avait insisté pour aller travailler au Ministère afin d’être trop occupée pour être fréquemment sollicitée par le parti puriste. Et si au passage cela lui permettait de ne pas trop côtoyer Narcissa, ce n’était qu’un effet de bord opportun, ce n’est pas comme si elle cherchait à éviter délibérément sa future belle-mère, pourquoi le ferait-elle alors qu’elles s’entendaient tellement bien ? Du moins c’était l’impression que tout le monde avait, et le meilleur moyen de la préserver restait d’éviter de se retrouver à proximité.

Cependant, Narcissa en personne était venue trouver Astoria lors de son dernier passage au siège du parti puriste. Aussi mielleuse et flatteuse qu’à son habitude, elle avait bien enrobé sa demande, mais les faits se résumaient tristement à cela : Astoria allait devoir participer au shopping de relooking du candidat puriste à l’élection au collège des grands électeurs. Narcissa avait présenté cela en affirmant qu’elle regrettait de ne pouvoir s’en charger elle-même mais que sa chère belle-fille avait un goût si sûr qu’elle était indispensable à cette tâche, qu’elle savait pouvoir lui faire confiance pour la représenter. Astoria n’avait eu aucun mérite à flairer l’arnaque : c’était la seule manière dont sa potentielle future belle-mère semblait souhaiter interagir avec elle. Et en effet, une fois rentrée chez elle, une rapide recherche dans les journaux récents pour trouver quelques photos du candidat lui avaient permis d’établir que ce Paul Fawley était un cas désespéré. Ce n’était pas seulement d’une nouvelle garde-robe qu’il avait besoin, il lui faudrait des glamours et des charmes charismatiques. Narcissa lui avait confié cette tâche uniquement parce qu’elle avait la garantie que l’opération serait un échec. Et même en sachant cela, la jeune Greengrass n’avait aucun moyen de se défiler. Elle refusait de faire intervenir Drago pour une mesquinerie pareille… d’autant qu’il était fort probable qu’il prenne le parti de sa mère, ce qui ne ferait que rendre la victoire plus douce à Narcissa.

Astoria en avait donc pris son parti, prévoyant déjà de se réconforter après ce mauvais moment à passer en engloutissant le sorbet aux poires que son elfe avait confectionné pour elle et en finissant la journée auprès de ses chevaux. Heureusement, elle avait depuis longtemps trouvé des méthodes lui permettant d’endurer les pires frustrations. Elle était déterminée à accomplir cette mission absurde au mieux de ses capacités, ne serait-ce que par fierté. Elle détestait bâcler son travail. Et de toute manière, elle ne serait qu’une assistante, Narcissa avait mentionné que cette mission serait menée par Aaliyah Zabini et Anne Fraser. Elle devrait certainement se contenter d’être présente et de sourire : le rôle de sa vie. Sans vouloir se vanter, elle incarnait désormais si bien une potiche purement décorative qu’elle mériterait un trophée s’il existait une cérémonie de remise des prix pour ce type de performance.

Comme à son habitude, elle avait pris le temps de réfléchir à tous les détails au préalable, de manière à se préparer efficacement le jour venu. Son sac à main avait été réorganisé pour l’occasion, il contenait tout ce qui lui avait semblé potentiellement utile. Elle avait choisi de se vêtir d’une robe d’été seyante mais discrète, couleur vert empire, et surtout de porter des talons plats pour éviter que cette séance de shopping ne s’apparente trop à une séance de torture. Rhabiller Paul Fawley était une épreuve suffisante en soi, inutile d’en rajouter, cela confinerait au masochisme.

Ne connaissant pas suffisamment les trois personnes qu’elle était supposée accompagner, elle décida de se rendre avec un peu d’avance au lieu de rendez-vous. En principe, elle cherchait plutôt à être exactement ponctuelle, mais elle préférait ne pas risquer d’être la dernière arrivée et donc de faire attendre les autres. Elle utilisa le réseau de cheminette pour se rendre directement dans le pub de Pré-au-Lard, près d’un quart d’heure avant le rendez-vous fixé. La première chose qu’elle remarqua, c’est que si le pub lui-même était presque vide, une foule anormalement nombreuse se pressait à l’extérieur. Des journalistes. Evidemment. Elle aurait dû s’y attendre, ce n’était pas un simple relooking mais une opération médiatique. Si elle avait su, elle aurait demandé à Ditzy de mettre de pépites de chocolat dans le sorbet aux poires, à la fin de cette journée elle mériterait bien ça. Astoria s’efforça néanmoins de passer outre, et se dirigea vers Aaliyah Zabini pour la saluer, ainsi que son assistant personnel. Apparemment, elle était la deuxième arrivée, et elle avait même le temps de commander un jus de citrouille avant qu’il soit temps d’y aller.

Une fois tout le monde arrivé et le départ annoncé, elle se conforma aux instructions données par Aaliyah. Elle se plaça en retrait et sortit à la suite des autres avec aux lèvres un sourire des plus sincères, ne laissant pas douter de combien elle se sentait privilégiée de participer à cette opération.

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MessageSujet: Re: Les Reines Du Shopping Sam 2 Sep - 11:16

Il y a des missions que l’on se doit d’assurer sans rechigner. La première d’entre elle : venir en aide à sa famille. Quand venir en aide passe par une séance de shopping et bien on se fait violence et on avance. En réalité, le shopping était loin de déranger Anne, celui qui allait subir cette séance, par contre, c’était une autre histoire. Paul Fawley était beaucoup de chose, à commencer par un homme d’une grande gentillesse (excepté la fois où il avait tué sa femme), mais il avait un goût déplorable en matière de vêtements. La bonne société londonienne lui pardonnait avec indulgence ses extravagances vestimentaires et son manque de goût évident, grâce à sa cave toujours bien fournie et sa cuisine délicieuse. Cette époque était désormais révolue. Paul Fawley, Pauly ou Paulo pour les intimes, n’était plus simplement un des meilleurs restaurateurs du Chemin de Traverse, mais le candidat puriste du parti pour le poste de Grand Électeur. L’idée ne venait pas de lui, ce n’était pas dans la nature de son oncle de se mettre en avant de la sorte. Il ne fallait pas être un génie pour savoir d’où venait l’idée.

Narcissa, à la tête du parti depuis sa création, avait fait appel à elle pour accomplir cette tâche gigantesque. Anne, qui n’était pas très politique, se fichait comme d’une guigne de l’élection et se serait quand même bien passée d’une séance de shopping imposée, mais la femme du Ministre avait fait appel à leur lien familiaux pour l’empêcher de refuser la mission qu’on lui imposait.

- Je sais que tu es très occupée, lui avait-elle dit, mais il n’y a que toi qui convaincra Paul de se déplacer jusque là. Il se sentira plus à l’aise si tu es présente. J’ai envoyé Aaliyah Zabini. Elle fit une grimace, le désamour entre les deux femmes étaient connus de peu de gens, elles faisaient admirablement bien semblant en public. On peut dire ce qu’on veut de cette femme, mais elle a un goût irréprochable. Il y aura ma futur bru également. Ici, un nouveau soupir, quoique plus discret. Je ne l’aurais pas dans les pattes pour la journée et ça donnera l’occasion de voir ce dont elle est capable.

Le regard de Narcissa disait à lui seul tout ce qu’elle pensait des capacités de sa future bru, mais Anne ne fit pas de remarque. Narcissa était la filleule de feu sa grand-mère, Prudence Parkinson. Elle connaissait Anne depuis son enfance ou presque. Sans être proche, elles savaient qu’elles faisaient partie de la même famille. Elle avait eu l’intelligence de lui demander le service en question en tant que parente et non pas en tant que présidente du parti, ce qui lui aurait valu un refus de la jeune femme. Coincée, elle ne pouvait qu’accepter avec la meilleure grâce possible.

Heureusement, ce n’était pas à elle d’organiser la journée. Elle se contenterait juste d'assister celle qui était souvent considérée comme la maîtresse du bon goût. Comme prévu, l’oncle Paul avait été très réfractaire à l’idée de refaire sa garde robe. A septante-deux ans, il était persuadée que celle-ci était très bien. Comme personne, jusqu’ici, n’avait eu la courtoisie de lui dire que ses vêtements étaient démodés depuis au moins trente ans, il avait du mal à comprendre l’initiative des jeunes femmes. Le connaissant comme elle le connaissait, elle était certaine qu’il tenterait d’échapper à l’essayage comme il le pouvait, quitte à invoquer une dragoncelle sévère.

Le jour fatidique, Anne avait tout simplement débarquer chez lui par Poudre de Cheminette sans se faire annoncer, surprenant son oncle devant son café, la mine morose. Il avait probablement fait encore moins d’effort que d’habitude concernant sa tenue. La jeune femme retient un sourire et l’embrassa :

- Par Salazar, Paul, il n’y a pas lieu de tirer une tête pareille. Tu vas voir ça va bien se passer. Tu savais bien que ta garde robe aurait besoin d’un coup de frais. Tu n’as pas seulement restaurateur, tu es le candidat puriste maintenant. Elle lui sourit et le laissa finir son café. Vois le côté positif des choses. Ca ne peut pas faire de mal à tes affaires, mieux ça risque de le booster. Je sais que tu n’as pas besoin de ça, mais ce n’est jamais perdu après tout.

Avec douceur, mais fermeté, elle coupa court à toutes les protestations que son oncle pouvait émettre pour finalement prendre la Poudre de Cheminette directement dans le pub où ils avaient rendez-vous. Elle savait que des journalistes les attendaient et elle préférait que les premières photos prises soient du groupe plutôt que d’elle et Paul uniquement. Elle salua tout ce petit monde, ainsi que l’assistant d’Aaliyah. La question avait été posée de savoir s’ils avaient besoin d’un garde des services de sécurité pour la journée. Anne avait décliné, trouvant que le risque était nul et que ça ferait mauvais genre.

Elle afficha le sourire de circonstance devant les photographes tout en se glissant près d’Aaliyah qu’elle n’avait pas vu depuis un moment.

- Si je m’attendais à te voir ici. Je suis étonnée que tu te sois laissée embarquée là dedans. Comment diable Narcissa a-t-elle réussi à te convaincre ? Astoria n’a pas le choix, mais toi …. Sur un autre sujet, comment vas Blaise ? Il s’est remis de ses blessures ?
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Paul Fawley


MessageSujet: Re: Les Reines Du Shopping Mar 5 Sep - 22:34

Une fois n'est pas coutume, Paul Fawley n'était pas de bonne humeur ce matin-là. Lui qui, depuis soixante-treize ans, s'était peu ou prou levé tous les jours dans les mêmes dispositions d'esprit était ce jour-là morose. Il n'avait même pas eu le cœur à se préparer un petit déjeuner digne de ce nom, se contentant d'un café même pas gnôlé. La journée promettait pourtant d'être longuette, bien plus que celles où l'armée de conseillers de Force Puriste avait briefé le candidat au poste de Grand Electeur (et Merlin savait que ça n'avait pas été une partie de plaisir). C'était d'ailleurs à l'issue d'une de ces séances de préparation à l'élection que Chapman Rosier, passé s'enquérir des progrès du candidat puriste, avait lâché une petite bombe, en suggérant de « rajeunir » l'image du restaurateur. Les communicants avaient bien entendu approuvé, et la machine infernale s'était mise en route. Trois femmes, rien que ça, avaient été mobilisées pour l'occasion. Trois reines du bon goût, avait-on assuré à Paul. De ces trois, il ne connaissait vraiment qu'Anne, sa nièce. Il avait à peine croisé Aaliyah Zabini, rédactrice de son programme économique, et Astoria Greengrass n'était qu'une cliente du Sabot de Bacchus. Le vieil homme se sentait un peu intimidé à l'idée de passer sa journée avec ces dames, et espérait en silence qu'elles seraient patientes. Dans le fond, il avait toujours la même angoisse : gêner, être une perte de temps pour des gens plus importants ou plus intéressants que lui-même, et finalement se faire rabrouer. Son estime de lui-même était si basse qu'il avait toujours eu du mal à concevoir que lui aussi puisse être au centre de l'attention. Et s'il était maussade ce matin-là, ce n'était pas tant parce qu'il s'apprêtait à perdre une journée que parce qu'il craignait de se faire brusquer. Il avait entendu tant de choses désagréables dans sa jeunesse, tout particulièrement au sujet de son physique, qu'il avait développé une véritable peur des remarques acerbes. Et s'il se cachait dans des vêtements à la coupe improbable, toujours dans des tons de gris et de noir, c'était aussi pour se soustraire aux critiques.

Et à présent, on prétendait lui faire porter autre chose. Des coupes actuelles, des couleurs plus gaies, quelque chose qui lui fasse rattraper les soixante années de mode qu'il avait loupées. Du classique, des valeurs sûres, mais aussi de l'audace, avait expliqué le conseiller en image. De quoi poser Paul en type sachant regarder à la fois vers le passé et vers l'avenir, en termes uniquement politique car un tel strabisme aurait été proprement effrayant (le salopard avait jugé bon d'expliquer cela à Fawley, comme au dernier des crétins, au grand déplaisir du candidat qui s'était demandé s'il avait
vraiment l'air si con que ça). L'expérience avait quelque chose de profondément angoissant pour Paul, que son physique avait toujours complexé. Anne, bien consciente de la répugnance de son oncle, avait gentiment proposé de passer le chercher chez lui, ce qui rendait déjà la corvée un peu moins pénible. Elle le trouva en train de contempler son café, la mine sinistre, et se lança dans un petit discours encourageant qui le fit sourire :

-Je sais tout ça, ma grande, je le sais. Ça va aller.

Il n'en était pas certain, mais il devait s'en convaincre. Après tout, il n'était plus un gamin pour avoir peur qu'on se moque de lui ou qu'on le rudoie. Il essayait de se raisonner depuis plusieurs jours, et il aurait presque pu croire qu'il avait réussi... sauf qu'au moment de partir, une espèce de panique lui donna l'envie de poser un lapin à ses relookeuses.

-Écoute, Anne... commença-t-il, mais sa nièce, sans répondre, lui mit la main dans le pot de poudre de Cheminette. Paul en prit machinalement une poignée, et se résolut à affronter cette horrible séance de shopping. De toute façon, je n'ai pas le choix. Ils prirent donc la direction des Trois Balais, le pub de Pré-au-Lard, où le reste de l'équipe les attendait déjà. Le restaurateur, passablement intimidé, salua Aaliyah Zabini, puis Astoria Greengrass, et enfin le nommé Kaustas, assistant de la première nommée ; ce jeune homme arrivait à avoir l'air encore plus sinistre que Paul lui-même, ce qui constituait un véritable exploit.

Les conseillers nommés par Chapman Rosier avaient bien fait leur travail, si difficile fût-il. Paul Fawley avait parfaitement intégré leurs consignes, et il savait qu'il ne devait y avoir sur son visage aucune trace de son humeur morose. Par chance, l'hôtellerie lui avait appris à sourire en toutes circonstances, une compétence bien utile lorsqu'on se retrouvait à faire de la politique ; si bien que lorsque le petit groupe sortit du pub, le candidat puriste arborait un sourire radieux pour la photo sur laquelle il posa au centre, entouré de ces dames. Lorsque les journalistes eurent pris assez de clichés d'eux immobiles, ils purent enfin prendre la direction de la boutique Gaichiffon, non sans entendre le crépitement des flashs tandis qu'ils marchaient.

-Eh bien, il faut croire que c'est un événement national que Paul Fawley s'achète une nouvelle paire de chaussettes, ne put s'empêcher de grogner l'intéressé, sans cesser de sourire.

Il ne leur fallut guère de temps pour arriver devant la boutique Gaichiffon, toujours escortés de journalistes. Paul n'était jamais entré dans ce magasin, et il fut un peu surpris qu'une employée – ou la patronne ? – se porte immédiatement à sa rencontre, comme s'il avait été le Ministre de la Magie en personne. Lorsqu'elle demanda ce qu'elle pouvait faire pour lui, il chercha comment expliquer la situation, ne trouva rien de satisfaisant, et se contenta de se tourner vers Mrs Zabini, qui s'en tirerait certainement mieux que lui.

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FAWLEY

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MessageSujet: Re: Les Reines Du Shopping Jeu 7 Sep - 14:03

Aaliyah avait à peine poussé la porte du pub, que, déjà, les flashs se déchaînaient, cherchant à capturer le meilleur profil de Paul Fawley, et de ses accompagnatrices. La veuve noire affichait un sourire serein, sa fortune et sa beauté avait fait d’elle une habituée de ce genre de jeu médiatique, et elle se prêtait toujours de bonne grâce à l’objectif des photographes. Remerciant intérieurement de potentielles ancêtres vélanes, lui garantissant de toujours apparaitre sous son meilleur jour. Elle n’avait jamais réellement cherché à savoir si, vraiment, son arbre généalogique abritait l’une de ces mystérieuses créatures à la beauté intrigante, mais si tel était le cas, elle  se sentait redevable au pervers qui avait jugé bon de s’accoupler avec une créature magique, grâce à lui, elle était très photogénique ; la beauté de la veuve noire était l’une des clefs de son succès. Mondaine par nécessité plus que par goût personnel, elle jugeait sévèrement la présence aujourd’hui à Pré-Au-Lard de tout le cirque médiatique, à quel point étaient-ils serviles et soumis au pouvoir en place pour accepter de rédiger un article sur un non-événement de ce genre ? Le fait que le candidat puriste aille s’acheter de nouvelles robes méritait à peine trois lignes dans Sorcière Hebdo, et même moins que ça, et pourtant, ils étaient tous là. Elle jugeait le comportement de la presse indigne, mais elle était ici en représentation, et certainement pas pour son plaisir personnel, alors elle devait agir en conséquence, et en tant que militante de Force Puriste, faire comme si elle pensait sincèrement que le relooking de Paul Fawley était un événement digne d’intérêt.

Elle répondit d’une voix calme au quelques question qui leur furent posées. Les communicants du parti avait vraiment bien préparé le terrain pour cette petite sortie publique, les questions posées étaient aussi fades et inutiles que l’exigeait la teneur de l’événement. Si les journalistes n’étaient pas là par hasard, ils n’avaient clairement pas été sélectionnés au hasard, et aucun ne se mit en avant pour poser à Fawley une question dérangeante. Tout était lisse et parfaitement réglé. Force Puriste exhibait son poulain, avec la complaisance de la presse, qui se chargerait ensuite de transformer cette opération de communication en information authentique. Heureusement qu’Aaliyah avait renoncé à toute morale et à toute dignité il y’a longtemps, sans quoi, elle n’aurait pas supporté plus d’une minute de tremper dans ce genre de magouilles.

Une fois ces formalités médiatiques expédiées, le petit groupe se dirigea vers la boutique de prêt-à-porter du village. Profitant d’un moment de tranquillité, Aaliyah glissa son bras sous celui d’Anne, et répondit sur le ton de la conversation.

« Moi ? Oh tu me connais, j’adore rendre service. Je sers Force Puriste et c’est ma joie. Alors quand Narcissa m’a fait l’honneur de me déléguer une tâche aussi importante, je n’ai pas pu refuser. »
*Et j’espère que cette garce de Narcissa n’a pas abîmé son couteau en me le plantant dans le dos*


Elle se retourna, et adressa un sourire à la fiancée de Drago Malefoy, qui les suivait de près.

« Et je suis certaine que miss Greengrass en est tout aussi honorée que moi-même, n’est-ce pas ? »

Si Aaliyah détestait Narcissa Malefoy du plus profond de son cœur, elle ne la critiquait jamais ouvertement, du moins en publique. Elle détestait les affrontements directs, leur préférant largement les coups fourrés et les attaques sournoises. Alors quand le sujet de l’épouse de Lucius déboulait dans la conversation, elle se contenta d’offrir à son interlocuteur des remarques polies, bien que teintée d’une élégante touche d’ironie.

La veuve noire baissa la voix pour évoquer l’attaque des résistants sur le siège de Force Puriste. La sincérité idéologique d’Aaliyah avait à peu près autant de valeur que les vœux qu’elle avait prononcé lors de ses différents mariages. Dans la vie, elle ne se préoccupait que d’elle, d’elle-même et d’elle seule, et par extension de sa famille, éventuellement. Jamais elle n’aurait voulu s’impliquer dans la bagarre entre l’Ordre du Phénix et le gouvernement, mais puisqu’ils avaient eu la mauvaise idée de s’en prendre à son fils, leur problème était devenu son problème.

« Et toi ? J’ai entendu dire que tu avais perdu un collègue dans l’attaque, j’en suis désolée. Les blessures de Blaise étaient superficielles, dieu merci, mais si le bureau des Mangemorts et le Ministère ne se dépêchent pas de retrouver ceux qui l’ont attaqué, je m’en chargerai moi-même. »

Aaliyah avait mieux à faire de sa vie que courir après des résistants, elle n’en avait pas après l’Ordre tout entier, et simplement après celui ou celle qui s’en était pris à son fils. Pour l’instant, l’information était classée comme confidentielle par le Ministère, qui ne laissait rien filtrer pour ne pas perturber l’enquête. Mais la veuve noir avait assez de contact et de ressource pour obtenir le nom dont elle avait besoin, et, quand elle l’aurait, saurait agir en conséquence. Ça prendrait peut-être des années, mais Lya était quelqu’un de patient, qui pensait que les jours, les mois, et les années ne rendait la vengeance que plus délicieuse.

Une fois qu’ils furent arrivés à la boutique, à peine ouverte et encore vide, Aaliyah informa le personnel que Force Puriste réquisitionnait l’établissement. Le pauvre Paul semblait déjà assez peu à son aise, sans qu’on y ajoute des regards curieux. Aaliyah prit la tête des opérations, invitant la vendeuse à leur sortir tout ce qu’elle avait comme robe d’homme chic et de bon goût, et poussant Fawley en direction des cabines d’essayages, pendant qu’elle prenait place sur des fauteuils bas, en compagnie d’Anne et Astoria.

« Et vous Astréos, ne restez pas les bras ballants, vous n’êtes pas assez décoratif pour ça, allez plutôt nous chercher des cafés. »

Il était trop tôt pour un verre de vin, mais pas pour séance de commérage entre femmes du monde. Alors pendant que Paul essayait des robes et que Kaustas courrait leur chercher des cafés, Aaliyah en profita pour sonder un peu Astoria.

« Alors miss Greengrass, qu’est-ce que ça fait d’être la fiancée la plus en vue du monde sorcier ? Le mariage est prévu pour bientôt ? »

Les unions nuptiales étaient un sujet brûlant, pour les sorciers en général et pour Aaliyah en particulier, s’étant elle-même mariée sept fois, elle faisait figure d’experte dans ce domaine. Le sujet la passionnait, mais pas au point quand elle en oublie la raison de sa présence ici, et elle surveillait avec attention les essayages de Paul.

« Monsieur Fawley, le orange ne semble pas être la couleur qui vous mets le plus en valeur. Pourquoi ne pas plutôt essayer un joli vert ? » Demanda-t-elle avec un regard interrogateur aux deux autres femmes.

Tandis que les vendeurs et vendeuses courraient à droite à gauche pour satisfaire les exigences d’Aaliyah, Astréos Kaustas revint avec trois cafés. Lya l’envoya aider Paul pour ses essayages et reprit la conversation où elle l’avait laissé.

« Vous travaillez à la Justice Magique je crois Astoria, l’assistante de Chapman Rosier ne vous cause pas trop de problèmes ? » demanda-t-elle, en adressant à Anne un regard plein de sous-entendus.

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MessageSujet: Re: Les Reines Du Shopping Lun 11 Sep - 0:18


Se retrouver au contact des journalistes était toujours un mauvais moment à passer pour Astoria. D’un naturel discret et réservé, elle détestait se retrouver au centre de l’attention. Elle soupçonnait Narcissa de l’avoir envoyée accompagner Paul Fawley pour la placer délibérément dans une situation inconfortable. Mais heureusement, au moins dans ce contexte-ci, elle pouvait se contenter de sourire sans rien dire. Aaliyah Zabini gérait avec aisance les journalistes, qui n’étaient manifestement là que pour couvrir l’opération relooking du candidat puriste. Astoria fut surprise de reconnaître une journaliste du magazine Jeune et Envoûtante, celle-là même qui l’avait harcelée pendant des mois après l’annonce de ses fiançailles à Drago Malefoy, mais qui heureusement semblait avoir été briefée pour ne pas s’écarter du sujet du jour. Cela dit, elle se demandait quand même comment le nouveau look de Paul Fawley était supposé intéresser le lectorat du magazine.

La séance de questions resta brève, et le petit groupe ne tarda pas à se remettre en route. Aaliyah Zabini et Anne Fraser ouvraient la marche, et Astoria remarqua qu’elles semblaient bien se connaître et s’apprécier. Bien entendu, les apparences pouvaient être trompeuses, mais à ce qu’elle percevait, les deux femmes étaient à l’aise l’une avec l’autre, se tenant le bras et échangeant des nouvelles tout en marchant. La jeune Greengrass se contentait parfaitement de rester en retrait, mais Aaliyah décida de l’inclure dans la discussion. Tout naturellement, Astoria répondit au sourire qui lui était adressé et opta pour une confirmation diplomatique.

« Je suis effectivement honorée que Narcissa Malefoy ait pensé à moi, je suis ravie de pouvoir me rendre utile au parti. »

L’ironie dont la veuve noire avait teinté sa réflexion précédente pouvait laisser entendre qu’elle ne se sentait pas en parfait accord avec la co-dirigeante du parti, mais Astoria ne se risquerait pas à critiquer publiquement la mère de son fiancé. Elle n’avait rien à y gagner. Narcissa pouvait continuer à se rendre aussi pénible qu’elle le souhaitait, elle ne répondrait pas ouvertement aux provocations. Astoria n’était pas une Serpentarde pour rien : elle ne s’engagerait pas dans un conflit sans avoir la moindre chance de l’emporter. Et dans la situation actuelle, Narcissa jouissait incontestablement d’une position de pouvoir contre laquelle elle ne pouvait lutter. Alors cela attendrait. Mais aucun affront ne serait oublié. Pour qui savait attendre, tout finissait par se payer.

Une fois arrivés à destination, Astoria put une fois encore assister à l’efficacité remarquable avec laquelle Aaliyah Zabini menait ses affaires. En un rien de temps, tout fut organisé pour commencer la séance d’essayages. Astoria s’assit dans l’un des fauteuils prévu à cet effet, et s’attendait à ne pas être sollicitée avant que Paul Fawley revienne avec un premier costume, mais elle fut de nouveau incluse dans la conversation des deux autres femmes. Ce qui ne manqua pas de l’alerter : peu s’intéressaient à elle sans arrière-pensée. Elle était plutôt utilisée comme intermédiaire pour accéder aux personnes influentes qu’elle côtoyait, qu’il s’agisse de son père, de sa tante ou de sa belle-famille. Elle resta donc sur ses gardes, mais n’en répondit pas moins sur un ton aimable.

« Je suis heureuse d’avoir été choisie, qui ne le serait pas ? Drago Malefoy est un jeune homme charmant, compétent, promis à un avenir brillant. J’ai parfois encore du mal à croire en ma chance. »

Elle hésita un instant avant de répondre quant à la date du mariage, et fort opportunément, le candidat puriste choisit ce moment-là pour faire une apparition. Astoria se força à conserver une expression neutre en observant le résultat. Ce costume orange allait rester gravé dans sa rétine pour l’éternité. Comment est-ce que quelqu’un avait eu l’idée d’utiliser cette teinte pour un costume de qualité ? Ce devrait être réservé pour des brassards de quidditch. Toujours légèrement sous le choc, elle se contenta de hocher la tête avec un sourire encourageant en direction de Paul Fawley quand Aaliyah Zabini suggéra d’essayer avec du vert.

Un nouvel essayage étant en cours, la conversation reprit. Cette fois encore, Astoria eut l’impression d’être soumise à la question, mais elle eut davantage de mal à en saisir les implications. Elle opta donc pour une réponse sincère, ne voyant pas ce qu’elle aurait intérêt à dissimuler à ce sujet.

« Je travaille en effet à la Justice Magique, mais cela ne fait que quelques semaines et je n’ai pas eu l’occasion de travailler directement avec l’assistante de Chapman Rosier. Je travaille plutôt en relation avec le Magenmagot, en ce moment j’assiste l’un des juges. »

Astoria se demanda si c’était cela qui intéressait la veuve noire : peut-être une procédure judiciaire était-elle en cours au sujet de la mort de l’un de ses précédents maris ? Mais même si c’était le cas, elle devait savoir que toutes les personnes impliquées étaient tenues au secret. Et quel rapport avec l’assistante de Chapman Rosier ? Non, décidément, Astoria ne voyait pas à quoi cette question pouvait amener. A moins que… peut-être s’agissait-il réellement de simplement faire connaissance pour passer le temps ? Mais cette dernière hypothèse paraissait la plus absurde de toutes.

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MessageSujet: Re: Les Reines Du Shopping Mer 13 Sep - 12:13

Paul ? Aussi heureux d’être là qu’un Gobelin devant la Commission de régulation des Créatures Magiques et ce n’était rien de le dire. Anne était certaine que si elle n’était pas passée le chercher chez lui ce matin, le vieil homme ne serait jamais sorti de chez lui de son plein gré. En réalité, Anne était inquiète à propos de cet élection. Paul était un sorcier renommé pour sa bonne cuisine sur le Chemin de Traverse. Les puristes l’appréciaient et il bénéficiait du soutiens des grandes familles anglaise. Etais-ce assez pour gagner l’élection ? Son programme du point de vue du parti puriste était cohérent évidemment, les têtes pensantes derrière Paul y avaient veillé, mais ça lui assurait pas la victoire pour autant. Elle ne connaissait pas Harper personnellement, mais il fallait admettre que l’homme avait de quoi séduire. Bien de sa personne, il était charismatique et ambitieux. Son programme, du peu qu’elle en savait, récoltait son approbation, mais elle avait toujours eu des sympathies merlinistes, ce n’était donc pas étonnant. Merlin soit loué, le choix de chacun restait encore quelque chose privé dans l’isoloir sans quoi sa famille ne s’en serait pas remise.

C’était à se demander ce qu’elle faisait là finalement ! Si elle ne voulait pas voir les puristes gagner, elle aurait tout aussi bien fait de ne pas venir. Anne n’avait pas grand chose à répondre à ça si ce n’était que la politique et la famille était deux choses bien différentes. Sans compter que refuser quelque chose à Narcissa Malefoy relevait souvent du tour de force. Il suffisait de les regarder tout les quatres en train de faire leur plus beaux sourires aux photographes, contraint et forcé. Au final, elle était probablement la personne que ça gênait le moins d’être présente ce matin. Pour Paul, la question ne se posait pas. Aaliyah malgré ses paroles avaient probablement autre chose à faire que d’être là, mais il fallait admettre qu’elle le prenait avec bonne grâce.

- Qui ne connaît pas ton dévouement à la cause, ma chère Lya, équivalent au mien je dirais, répondit-elle sur le même ton.

Sachant qu’Anne n’était affiliée à aucun parti, ça en disait beaucoup sur son propre engagement. Astoria était la donnée intéressante de la matinée. Si Anne connaissait quelque peu Drago, ils n’étaient pas de la même génération. Blaise, Drago et Theo étaient des jeunes adultes qu’elle considérait surtout comme des adolescents sur lesquels il fallait encore veillé. Elle les fréquentait aux soirées mondaines, mais ne s’intéressait pas vraiment à leur vie. L’idée que Drago puisse être fiancé était d’ailleurs relativement drôle. Son cousin ne lui semblait pas être encore assez mature que pour prendre la responsabilité d’une famille. La preuve, tout le monde, quoique personne n’en dise rien, savait qu’il papillonnait à gauche et à droite. On racontait que sa dernière conquête en date était Alice, sa petite cousine. Nul doute qu’Adrian serait ravis d’en entendre parler. Quoiqu’il en soit, Astoria semblait supporter l’ensemble avec bonne grâce et maintenir une façade de circonstance. Anne comme Lya était particulièrement curieuse de savoir ce qu’il y avait en dessous.

La conversation tourna bien évidemment vers l’attaque qui avait eu lieu contre le QG des Forces Puristes. Anne, comme Blaise et Drago, s’était retrouvée sur place à son grand déplaisir. Elle avait définitivement autre chose à faire de sa journée que de se battre contre des fanatiques.

- Pour être honnête, je ne la connaissais pas bien, mais c’est une question de principe. Je ne sais pas grand chose pour le moment si ce n’est que le bureau des mangemorts et la police magique n’ont pas réussi à soutirer quoique ce soit aux membres de l’Ordre qu’ils ont capturé. Leur seule piste viable c’est de retrouver Alexa Turman et Augusta Londubat qui étaient sur place. Si j’en sais plus, je te transmettrai l’information.

Elles entrèrent ensemble dans le magasin, suivies d’un Paul bougon et Aaliyah, avec son efficacité habituelle, réquisitionna les lieux pour l’essayage tout en envoyant son assistant leur chercher des cafés. Anne s’assit avec élégance dans un fauteuil, appuyant nonchalamment son dos contre le dossier.

- C’est ton nouvel assistant ? Il a l’air particulièrement morose. On ne lui a pas encore appris que l’apparence faisait le sorcier, commenta-t-elle d’un air désapprobateur

La discussion s’orienta vers le mariage du fils du Ministre. Contrairement à l’ensemble du monde sorcier, Anne ne voyait pas les mariages d’un si bon oeil que ça. A trente ans, toujours célibataire, elle faisait office d’Ovnis puisqu’elle ne se décidait pas à se laisser la bague aux doigts. Il fallait admettre que personne ne s’était attendu à ce qu’elle se marie avec Tom. Une sang pur puriste faire une mésalliance pareille, ça ne serait pas passé, par contre, maintenant qu’elle fréquentait assidûment Hypérion, la question commençait à se poser.

- Je ne sais pas si charmant est le premier mot qui me serait venu à l’esprit pour décrire mon cousin, répondit-elle aimablement. Il est certain que tant que le Ministre Malefoy est au pouvoir et Narcissa à la tête du Parti Puriste, son avenir est brillant. Nul doute que l’élection de mon oncle comme grand électeur doit vous tenir à coeur.

Constatation ou menace ? Dur à dire. Il n’empêche qu’Anne, si elle appréciait Drago, était relativement réaliste. Son cousin avait un avenir grâce à son nom et ses parents. Il n’avait pas encore pris conscience qu’un nom n’est pas suffisant pour se maintenir au sommet. Il vous permet d’y arriver, mais pas de s’y maintenir. Pas longtemps en tout cas.

- Un joli vert bouteille, un bleu marine. Pas de brun, ça ne lui va pas au teint. Un gris anthracite pourquoi pas. Evitons le violet, l’orange, le rose ou les couleurs dignes de Rita Skeeter.

Ce n’était quand même pas compliqué de voir que Paul était un homme ayant passé la cinquantaine et que par conséquent, certains styles vestimentaires, dont l’orange, devaient être banni définitivement de sa garde robe.

- Est-ce qu’il y a quelque chose qui te plaît, Paul ?

Certes, il n’était pas vraiment là pour donner son avis, mais c’était bien de maintenir une certaine illusion.

La conversation dériva sur la charmante Nancy qui servait d’assistante très personnelle à Chapman Rosier. Anne ne la portait pas dans son coeur, en particulier depuis qu’elle était passée de son cousin à son oncle sans le moindre scrupule. En règle générale, elle préférait les arrivistes de son genre loin de sa famille, mais Chapman était un grand monsieur qui était capable de faire ses propres choix, elle aurait simplement préférés qu’il ne les inflige pas au reste de son entourage.

- Je voudrais vraiment qu’elle arrête de forcer son accent à ce point. Ca m'irrite.Anne savait reconnaître un faux accent quand elle en entendait un. Celui de Nancy était parfait, mais on apprenait pas à un vieux singe à faire la grimace. Ca mis à part, je ne savais pas qu’elle était capable de travailler. Je la prenais surtout pour une jet setteuse professionnelle du temps où elle sortait avec Adrian.



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MessageSujet: Re: Les Reines Du Shopping Dim 17 Sep - 12:14

Si l'entrée des enfers était quelque part, ce ne devait pas être loin de la boutique Gaichiffon. Entouré de trois dames qui se fichaient éperdument de sa présence, sans compter un assistant à peine moins joyeux qu'un Détraqueur atteint du cancer, talonné par une nuée de journalistes avides de recueillir son avis sur des questions aussi cruciales que « quel est votre styliste favori ? », Paul, malgré le sourire qui étirait ses lèvres, sentait un cafard monstre l'assaillir. Il avait eu beau jouer à l'oncle rassurant devant Anne, il appréhendait cette séance d'essayage, au moins autant que le débat avec cette raclure de Harper. Il ne répondit à aucune des questions qui lui étaient posées, se contentant de sourire aux journalistes ; il avait le sourire facile, par déformation professionnelle, et les conseillers lui avaient dit de ne surtout rien changer. On ne lui ficha la paix qu'une fois le petit groupe entré dans la boutique, qu'Aaliyah Zabini s'empressa de réquisitionner. Une petite vendeuse à la mine déconcertée regarda les trois femmes s'installer dans le coin salon situé devant les cabines d'essayage, et désigna à Paul l'une desdites cabines, côté hommes, si monsieur voulait bien se donner la peine. Son mètre de couturière ensorcelé prit de lui-même les mesures du candidat puriste, et le cirque commença. La vendeuse passa immédiatement la main à un homologue de sexe masculin, par correction – après tout, Paul Fawley en petite tenue, ça avait de quoi rebuter une âme délicate. Et bientôt, le patron lui-même débarqua, jacassant d'une voix de fausset, donnant ses ordres à ses vendeurs tout en montant la garde devant la cabine de Paul. Cette grande folle en tenue multicolore, véritable caricature d'homosexuel, fut tout de suite antipathique au restaurateur. Tout sentait le faux chez ce type, de sa voix contrefaite à sa démarche outrageusement chaloupée, sans oublier ses ongles peints.

-Et voici, monsieur Fawley, piailla-t-il en passant dans la cabine la première tenue sélectionnée par les vendeurs.

Paul considéra un instant l'ensemble. Robe vert menthe, chemise à imprimé floral, chaussures en cuir vert un peu plus soutenu.

-Je préférerais une tenue d'homme, s'entendit-il répliquer à travers la porte. Ce n'était pourtant pas son genre de ruer dans les brancards, mais il avait encore un brin de dignité à sauver.

La folle éclata de rire, pas vexée pour une mornille, et dépêcha un autre vendeur chercher une tenue différente. Le garçon revint porteur d'une robe d'un orange éclatant, accompagnée de chaussures de daim brun et d'une chemise à imprimé pied-de-goule orange et brun.

-Je ne vais tout de même pas essayer ça, grogna Paul qui avait passé la tête par l’entrebâillement de la porte.
-Mais si, allons, monsieur, c'est une pièce phare de la saison !
-Pièce phare ou pas, la couleur...
-Essayez toujours, qu'est-ce que ça vous coûte ?
intervint Kaustas à qui on ne demandait rien.
-Ça me coûte que je vais avoir l'air d'une grosse citrouille chauve, pardi !

Il se laissa cependant convaincre, par pure gentillesse, et enfila la tenue qui lui était proposée. Lorsqu'il sortit de la cabine, le patron de la boutique se confondit en exclamations admiratives, tandis que Fawley songeait au suicide en voyant son reflet dans le miroir.

-C'est très près du corps, finit-il par dire en essayant de lever les bras. Vous n'avez rien de plus ample ?
-Eh bien, monsieur, dans votre cas, je crois que ce n'est pas tant le vêtement qui est près du corps que le corps qui est près du vêtement !


La folle semblait enchantée de son trait d'esprit, mais Paul lui lança un regard glacial. Oui, je suis gros, et je n'ai pas besoin que tu me le rappelles, gamin.

-Venez vous montrer à vos amies, monsieur, vous allez voir, elles vont a-do-rer.

À contrecœur, Paul se laissa entraîner jusqu'au petit salon où ces dames papotaient, et lança un regard de détresse à Anne. Moins bigleuses que le patron de cette boutique de l'enfer, les trois femmes émirent une opinion négative quant à cette tenue, ce qui provoqua une moue d'intense déception chez la folle, et elles suggérèrent des couleurs plus classiques.

-Oui, voilà, un joli vert sapin, ce serait très bien, ou alors un gris approuva Paul. Et de l'uni, si possible, ou alors des motifs classiques. Je suis candidat à une élection, je ne cherche pas à devenir épouvantail à moineaux.

On finit par dénicher les vêtements classiques qu'il réclamait, avec difficulté car toutes les pièces mises en avant était très colorées. Enfin, le patron revint devant la cabine, suivi de Kaustas et d'un vendeur porteur de trois tenues. Une robe grise avec chemise à rayures pastel. Une robe vert sapin, accompagnée d'une chemise blanche toute simple. Et une robe bleu marine, avec une chemise à petits carreaux bleus, blancs et rouges.

Paul enfila successivement les trois tenues, ainsi que les chaussures qu'on lui proposait, et alla à chaque fois défiler devant les trois femmes pour recueillir leurs avis. Il se sentait moins ridicule dans ces couleurs, mais parader ainsi était tout de même très gênant. À chacune de ses apparitions, il lançait à Anne le même regard suppliant, comme pour la conjurer de mettre fin à cette exhibition grotesque. Mais ça ne semblait pas devoir se terminer de sitôt, au grand dam du candidat puriste mais aussi de Kaustas, qui soupirait à fendre le cœur en attendant la suite des opérations.

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FAWLEY

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MessageSujet: Re: Les Reines Du Shopping Dim 24 Sep - 17:54

Potiner, cancaner, ragoter, et plus généralement faire circuler toutes sortes de rumeur était une longue tradition de la société sorcière. L’exercice était encore plus vivace que chez les moldus, du fait de l’étroitesse relative du monde sorcier, où tout le monde connaissait plus ou moins tout le monde. Vous ne pouviez pas éternuer en public le matin sans que, avant l’heure du dîner, tout le monde fut au courant que vous étiez enrhumé. Bien que les rumeurs qu’on s’échangeait avec avidité étaient généralement bien plus juteuse qu’un rhume. Et Aaliyah Zabini était une femme qui excellait à ce petit jeu, incarnation vivante de la mondaine et savait toujours vers qui se tourner pour obtenir les dernières gorges chaudes, et à qui les répéter pour une diffusion optimale. Comme tout à chacun la veuve noire savait apprécier une bonne histoire quand elle en entendait une, mais au-delà du plaisir mesquin que l’on pouvait retirer à savoir que le mari de machine la trompait avec la sœur de truc, l’intérêt pour elle d’être si bien intégrer au cercle de résonance des bruits de couloirs, c’était de savoir ce que l’on disait d’elle et de pouvoir contrôler les anecdotes qui circulaient sur son compte, les enjoliver ou les faire taire au gré de ses besoins. L’Autre exercice dans lequel elle se montrait particulièrement habile était l’art de régler ses comptes par rumeurs interposées. Et c’était l’une des raisons qui la poussait à s’intéresser autant au mariage de la jeune Miss Greengrass, Aaliyah n’avait que faire des détails de la cérémonie, elle avait plus que son compte dans ce domaine, mais espérait bien qu’un ou deux détails juteux lui tomberaient dans le creux de l’oreille, et lui permettrait de faire payer à Narcissia cette pénible séance de relooking de Fawley.

« Drago est un jeune homme exquis, je ne doute pas que votre union sera très heureuse, et prospère. »
* et sinon, il existe des solutions très efficaces à ce genre de problème.*


Paradoxalement, si elle détestait cordialement sa mère, Aaliyah, depuis qu’elle avait été amené à travailler avec lui au sein de Force Puriste, appréciait relativement Drago. Il n’était pas rare que les deux soient amené  à travailler ensemble à l’organisation de divers événements puristes, et quand il laissait de côté ses manières de jeune paon blanc et était bien dirigé, la veuve noire et lui formait une équipe efficace. Mais pas assez pour penser sincèrement que l’union des jeunes fiancés serait très heureuse. Les jeunes femmes qui défilaient dans le bureau de Drago pour des raisons bien peu politique faisait la joie des commères du parti, et, pour l’instant, Aaliyah aurait été incapable de dire si Astoria saurait en tirer des avantages ou endosserait le bien banal costume de l’épouse délaissée sitôt la lune de miel terminée. La jeune femme avait l’air calme et inoffensive, mais Lya savait mieux que personne tout ce qu’on pouvait dissimuler derrière un beau sourire et de bonne manières.  

Malheureusement, la raison principale qui réunissait les trois jeunes femmes ici se manifesta, engoncé dans une robe orange. Aaliyah dû prendre sur elle pour ne pas se lever et aller faire avaler la dite robe à la vendeuse. Elle avait pourtant eu l’impression d’avoir été claire dans ses instructions, une robe chic et de bon goût pour le futur grand électeur. Le monde devait être tombé bien bas pour qu’on se retrouve face à des pignoufs incapables de suivre une directive aussi simpliste. Obligée de tenir son rôle public de grande dame, elle se contenta donc de fulminer intérieurement, tout en gardant sur son visage un sourire aimable et en réorientant l’essayage sur des pièces plus convenables.

« En parlant de cette chère Rita, il se murmure qu’elle préparerait un livre sur Lucius. Si c’est avéré, ça nous promet des nuits blanches à la cellule de communication du parti. Je vous laisse imaginer comme cela m’enchante. »

En vérité, oui, Aaliyah était enchantée à la pensé que Rita Skeeter puisse consacrer un ouvrage complet à la personnalité tortueuse du ministre. Pour rire un bon coup en lisant cela, elle était prête à passer des nuits au siège du parti à réparer les dommages collatéraux. La méchanceté des papiers de Rita la réjouissait au plus haut point, même si elle ne l’admettait pas en public et professait qu’ils étaient bêtes et vulgaires. Aaliyah ne se scandalisait même pas de ce que Rita avait écrit à son sujet, c’était elle qui l’avait, un jour, surnommée « La Veuve Noire » dans un article de Sorcière Hebdo, surnom que Lya trouvait charmant et délicieux. Alors c’était peu dire qu’elle avait hâte de voir Malefoy passer au fil de la plume.

« Nancy Wildhurst est la nouvelle meilleure amie de ma sœur Zahra, alors je ne peux pas dire que j’ai été étonnée de la façon dont elle a choisi de monter les échelons de la Justice Magique. Qui se ressemble s’assemble. »

Si Aaliyah respectait l’ambition et était la première à reconnaître qu’il fallait tout mettre en œuvre pour arriver là où on le souhaitait, elle supportait rien de moins que mal la très chère amie de sa sœur. Elles étaient aussi bêtes et vulgaires l’une que l’autre, et dépensaient des sommes impensable dans leurs soirées mondaines. Argent qu’elles ne possédaient ni l’une ni l’autre, et qui était en partie celui d’Aaliyah, ce qui n’avait de cesse de l’irriter. Nancy par-ci, Nancy par là, et blablabla. Lya était intimement persuadé que tout était faux chez cette femme, son accent comme le reste, et attendait patiemment le jour où un faux pas lui permettrait d’en avoir le cœur net. Quoiqu’elle eût à cacher, elle avait été bien mal avisée de se mettre à la colle avec une bécasse écervelée comme Zahra, qui était incurablement bavarde et inconséquente.

« En tout cas, si elle compte se faire passer la bague au doigt, elle chevauche le mauvais cheval. » conclu la veuve noire sur un ton lapidaire.

Enfin, Fawley réapparu dans des tenues décentes. Le pauvre homme avait l’air au supplice, malheureusement pour lui, la pitié était un sentiment totalement inconnu d’Aaliyah, qui se contentait d’observer les essayages d’un œil expert, tout en émettant des commentaires approbateur.

« J’aime beaucoup la verte, de très bon goût. La grise est plus banale mais très élégante. À vous de voir dans laquelle vous vus sentez le plus à l’aise Monsieur Fawley, après tout, c’est vous qui la porterez pour faire face à Harper. »

Retaper l’image de leur candidat n’était que la première partie du travail pour les militants puristes, il faudrait encore lui écrire un programme, des discours et transformer ce malheureux Paul en un orateur capable de rivaliser avec le porte-parole du MpM. Autant dire tout de suite qu’ils avaient encore du pain sur la planche. Aaliyah n’arrivait pas à comprendre pourquoi c’était Fawley qui avait été choisi comme candidat pour ce poste, le parti ne manquait pourtant pas d’ambitieux beaux parleurs qui auraient fait mille fois mieux l’affaire, en leur demandant bien moins de travail. Sûrement encore le fruit de quelques magouilles, d’un marionnettiste habile qui se servait de Force Puriste comme tremplin pour asseoir ses désirs personnels. Ali se pencherait sur ce mystère dès qu’elle aurait cinq minutes, et bientôt abandonnerait la carrière lucrative de veuve multiple pour celle de détective privé.

« Il faudrait accessoiriser la tenue. Non, pas de cravate, les cravates nous laisserons cela aux amoureux des moldus. Une jolie pochette en soie plutôt, faites voir ce que vous avez. »

Narcissia lui avait confié cette tâche dans le seul but de lui casser les pieds, mais Aaliyah était parfaitement dans son élément ici. Rhabiller un homme des pieds à la tête et donner des ordres à son monde était ce qu’elle faisait de mieux. Ça, et les oraisons funèbres. Si elle n’avait pas été maniaquement préoccupée de sa survie et de son petit confort, Lya aurait fait un excellent officier militaire.

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MessageSujet: Re: Les Reines Du Shopping Sam 30 Sep - 21:18


Entourée de ces deux femmes plus âgées et indubitablement plus expérimentées dans ces petits jeux sociaux que les Sang-Pur avaient élevé au rang d’art, Astoria se sentait désavantagée et se devait donc de rester sur ses gardes. Elle ignorait tout des intentions de ces femmes, il lui valait donc mieux rester prudente et ne pas trop en révéler.

Cependant, lorsqu’il était question de son fiancé, elle ne pouvait pas se permettre de ne pas prendre sa défense. Il le fallait, non seulement parce que ses propos risquaient d’être rapportés à Narcissa ou à Drago, mais aussi parce qu’elle croyait à la valeur du contrat qu’elle avait signé. Elle avait accepté ces fiançailles, accepté d’associer son futur à celui de l’héritier Malefoy pour le meilleur et pour le pire, son futur mari méritait sa loyauté. Il n’était certes pas parfait, mais il s’appliquait à se conduire décemment lorsqu’il était auprès d’elle, et elle appréciait ses efforts. Il n’avait pas eu davantage de choix qu’elle, elle ne correspondait pas non plus à ce qu’il aurait choisi s’il avait été libre de le faire, mais il avait eu la bonne grâce de ne pas le lui faire payer.

Elle avait donc pu adresser un sourire à Aaliyah en réponse à son commentaire – même si elle soupçonnait la veuve noire de ne pas envisager les critères habituels lorsqu’elle qualifiait un mariage de prospère. La déclaration était sans doute ironique, ce type d’union arrangée s’avérait rarement très heureuse pour les concernés, mais elle n’était pas de nature à offenser. Par contre, le commentaire d’Anne nécessitait un déni. Astoria lui répondit donc, sur un ton toujours aimable mais néanmoins empreint d’une certaine fermeté.

« Je suppose que vous avez d’abord connu Drago comme un cousin plutôt agaçant, comme tendent à l’être tous les cousins avec quelques années de moins, et que cela oriente la manière dont vous le percevez à présent. Cependant, je peux vous assurer qu’il ne manque pas de charme, et qu’il ne s’agit là que de l’une de ses qualités les plus visibles. Il est aisé d’attribuer à ses parents tout le mérite de sa carrière, mais s’il n’avait pas eu les capacités d’occuper ce poste, il aurait déjà été remplacé. »

En fait, du point de vue d’Astoria, l’influence de Narcissa et de Lucius compliquait davantage qu’elle ne facilitait la carrière de Drago. Personne ne pouvait considérer le travail de Lucius au poste de Ministre comme une réussite, et les retombées du mécontentement de la population sorcière n’épargnaient pas son fils. Astoria pouvait seulement espérer que Paul Fawley remporte l’élection, ce qui accorderait au Ministre davantage de marge pour agir et débloquerait peut-être l’impasse politique qui perdurait depuis deux ans.

Elle confirma donc la supposition d’Anne, substituant simplement à son raisonnement une justification plus neutre.

« En effet, je souhaite de tout cœur que votre oncle obtienne ce siège de grand-électeur. J’avoue ne pas y connaître grand-chose en politique, ma famille a toujours été neutre, mais je sais que c’est important pour le parti puriste. Et puis votre oncle paraît être un homme capable de bonté. Il me semble préférable que des hommes politiques supposés veiller à l’intérêt général n’aient pas oublié cette qualité. »

Astoria conclut cette déclaration avec un sourire placide, n’invitant pas à y voir davantage qu’une remarque superficielle.

La suite de la conversation lui permit de relâcher un peu sa tension, apparemment la question d’Aaliyah sur son travail visait réellement l’assistante de Chapman, une dénommée Nancy qu’elle avait à peine croisée. Elle écouta la discussion des deux autres femmes sans pouvoir y contribuer, et en profita pour boire quelques gorgées de café. Ce faisant, elle jeta un coup d’œil en direction d’Astréos : elle ne l’avait plus vu depuis leur cinquième année à Poudlard, mais il lui parut peu changé. Certes, il avait physiquement gagné en maturité, mais son expression restait la même : maussade et renfrognée, comme si sa seule envie était d’être ailleurs, très loin de tout ce qui l’entourait. Elle était étonnée qu’il ait accepté de devenir l’assistant d’Aaliyah, elle l’imaginait mal accepter des ordres de qui que ce soit, la fierté avait toujours été l’un de ses points faibles les plus évidents… et pourtant. Aaliyah avait demandé des cafés, et il les avait apportés. Alors peut-être qu’il avait tout de même changé, et appris à ravaler sa fierté si cela lui permettait de viser des objectifs à plus long terme.

L’essayage se poursuivit, et le candidat puriste réapparut dans différentes tenues, heureusement toutes beaucoup plus acceptables que la monstruosité orange que le styliste l’avait poussé à essayer en premier. Les trois étaient envisageables, mais Aaliyah semblait avoir une préférence pour la verte. Astoria marqua une hésitation, puis s’autorisa à émettre une remarque. Après tout, Narcissa l’avait envoyée là, il n’y avait pas de raison qu’elle ne participe pas.

« La verte est très seyante et donne une image plus moderne, mais je crains que la teinte ne paraisse trop proche du vert Serpentard et que l’association ne soit pas considérée positivement par une partie de l’électorat. La grise est certes plus classique, mais moins connotée. »

Elle adressa un regard interrogateur à Aaliyah puis à Paul, estimant qu’en tant que candidat c’était plutôt à lui de déterminer l’image qu’il voulait donner. Même si elle soupçonnait que ce serait Aaliyah qui aurait le dernier mot quant à la tenue qu’il porterait. De toute manière, le pauvre homme semblait avoir simplement envie d’être autorisé à s’en aller, il donnait l’impression de trouver toute cette agitation inutile. Auquel cas il était effectivement préférable de ne pas lui confier la grave responsabilité du choix de sa garde-robe.


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Les Reines Du Shopping

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