POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Foxfires

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MessageSujet: Foxfires Sam 9 Sep - 15:12

1er septembre 1980



Rose traînait péniblement son énorme malle le long des couloirs du Poudlard Express. Les yeux encore embués de toutes les larmes qu’elle avait versées sur le quai au moment du départ. C’était la première fois qu’elle était séparée de ses parents pour plus longtemps qu’un week-end. Elle ne devait pas les revoir avant les vacances de Noël, quatre mois, plus ou moins la durée d’une vie entière pour une petite fille timide qu’on a toujours surprotégé. Rose Nasreen Shafiq, fille unique d’un couple de carriéristes hyperactifs venait de passer douze années solidement accrochée aux robes de son père et de sa mère, et devait maintenant apprendre à marcher toute seule. Entreprise qui aurait pu être facilitée sans la nécessité d’avoir à se déplacer en traînant derrière soit une malle contenant tout ce dont avait besoin un élève effectuant sa première rentrée à l’école de sorcellerie, et qui devait bien peser pas loin des quinze kilos. Et malgré toutes ces nouvelles robes, ces nouveaux livres et les promesses d’excitantes découvertes, la jeune fille qui traînait cette lourde valise n’était pas aussi enthousiaste que le plupart des autres élèves dans le train, mais probablement la plus rongée par l’angoisse.

Pourtant, elle venait d’une famille de sorcier, une famille à l’arbre généalogique merveilleusement organisé, assurant qu’il n’y avait eu chez les Shafiq rien d’autre que des sorciers, depuis des siècles et des siècles. Cette rentrée n’avait rien d’exceptionnel dans le texte, elle allait étudier à Poudlard, comme ses parents avant elle, et les leurs avant eux, comme tout sorcier digne de ce nom. Mais le fait de faire sa rentrée en première année, comme tout le monde qu’elle connaissait, avant elle, n’apaisait en rien l’anxiété de Rose, au contraire. Tout, absolument tout à propos de l’école était une source d’angoisse. En premier lieu, elle devrait apprendre à vivre seul et loin de ses parents. Rose ne les avait jamais quitter, ils étaient perpétuellement en mouvement à cause de leur travail, mais l’avaient toujours emmenée avec eux. C’était une enfant si calme, si discrète, la plupart du temps elle se mettait dans un coin avec un livre, et l’on en oubliait presque qu’elle était là. Ensuite, elle devrait apprendre à vivre avec d’autres gens. Rose était une enfant unique, qui n’avait jamais manifesté le moindre désir d’avoir un frère ou une sœur, et se complaisait dans l’affection débordante de ses parents. Une enfant solitaire et un peu bizarre, le genre qu’on retrouve planquée sous une table à lire, pendant que tous les autres enfants s’amusent à sa propre fête d’anniversaire. L’idée même d’avoir à partager sa chambre avec cinq autres filles, qu’elle ne connaîtrait probablement pas, suffisait à faire monter sa tension. Et pour parachever le tout, la cerise sur la crise d’angoisse, les cours. Rose n’en avait parlé à personne, mais c’était encore ce qu’elle redoutait le plus, échouer en cours, être une sorcière médiocre et jeter le déshonneur sur ses parents, sur sa famille et sur leur chèvre.

Toute cette anxiété emmagasinée depuis la réception de sa lettre d’admission culminait en ce jour de la rentrée. Laissant Rose debout, au milieu du couloir du train, bloquant le passage à quiconque aurait voulu y circuler. Mais il était difficile de sécher ses larmes, tirer une malle de quinze kilos et de chercher désespérément un compartiment vide, tout ça à la fois, quand on est une petite fille de douze ans pas très débrouillarde. Et justement, quelqu’un désirait traverser le couloir, et manifesta son désir avec rien de moins qu’une tape dans le dos qui manqua de la projeter à l’autre bout du wagon, et une apostrophe qui manquait de tendresse, et qui faillit de peu déclencher un autre crise de larmes chez la timide Rose.

« Bon tu te décides à bouger ou faut que je te pousse ? »
« Hein, euh, oui, pardon, je, je vais te laisser le passage. »
« Avant que je sois vieux s’il-te-plaît-merci. »

Rose saisit donc la première opportunité de fuite qui s’offrait à elle, ouvrit la porte située à sa gauche et s’engouffra à l’intérieur du compartiment, priant de toute son âme pour qu’il soit vide et qu’elle n’eut pas à adresser la parole à des inconnus. Aidée dans cette entreprise par une bourrade vigoureuse de l’individu pressé, qui trouvait que, décidément, cette gourdasse en mettait du temps à libérer le passage. Heureusement, il était grand seigneur, en plus de Rose, il envoya sa valise à sa suite, claqua la porte d’un coup sec et reparti en maugréant un chapelet d’insultes à destination des premières années empotées.
Rose laissa échapper un soupir de soulagement, les fondateurs semblaient être de son côté malgré le tout, le compartiment était vide, elle était momentanément sauvée. Si elle avait trouvé derrière la porte un troupeau d’élève hilares, elle n’y aurait probablement pas survécu.

Elle essaya d’installer sa grosse malle dans le filet à bagage. C’est à ce moment là qu’une voix se fit entendre derrière elle, lui proposant de l’aider. Voix pleine de bonne volonté probablement, mais qui réussit seulement à effrayer une Rose se pensant seule dans le wagon. Surprise, elle laissa choir sa valise, qui retomba lourdement sur le sol, s’ouvrit sous le choc, répandant son contenu au passage. Parfait, Rose venait à peine de se remettre de l’incident du couloir et elle était à nouveau au bord des larmes. Elle posa des yeux embué sur la personne à qui appartenait cette voix, et entrevit une autre jeune fille, sûrement une nouvelle élève, comme elle. Les yeux de Rose plongèrent instinctivement en direction de ses pieds, et elle tenta tant bien que mal de bredouiller quelque chose, des excuses, une explication, une présentation, n’importe quoi qui pourrait la tirer de cette situation embarrassante.

« Excuse-moi, je ne t’avais pas vu en entrant. Cette valise est tellement lourde. Merci, je, je veux bien de l’aide pour la monter. »

Cette tâche laborieuse terminée, elle alla s’asseoir près de la fenêtre. Heureusement, il n’y avait qu’elle et l’autre fille dans le compartiment, lui évitant la douleur de se ridiculiser devant un tas d’inconnus. Rose venait d’adresser la parole à une personne qu’elle ne connaissait pas, et n’en était pas morte. Néanmoins, elle ne se sentait pas le courage de renouveler l’expérience plus que nécessaire, et préféra se plonger dans la lecture de l’Histoire de Poudlard. Ce livre était une façon comme une autre d’apaiser ses angoisses liées à la rentrée. En vérité, elle l’avait déjà lu deux fois depuis que ses parents l’avaient acheté, mais en parcourir les pages une troisième fois lui donnait l’impression de mieux connaître le château, et de relativiser l’angoisse d’avoir à y vivre. Le comportement de Rose ne semblait pas déranger sa comparse du moment, qui ne lui avait pas reparlé depuis l’affaire de la valise, et ne semblait pas plus portée qu’elle sur la discussion.

Les kilomètres de voie ferrées défilaient dans le calme et le silence. Quand la porte compartiment s’ouvrit à nouveau. Dans l’embrasure se tenaient deux autres adolescentes, qui devaient avoir quinze ou seize ans. Elles dévisagèrent Rose et Juliet de la tête aux pieds en gloussant. Rose leva la tête de son livre, elle ouvrit la bouche, mais aucun son ne sorti, pourtant, elle se demandait bien ce que ces deux là leur voulait.

« On fait le tour des premières années pour voir s’il y’a des gens de valeur. C’est quoi vos noms ? »
« R-Rose, Rose Shafiq. »
« Tu es la fille de Sabira Shafiq non ? Tu vas sûrement entrer dans l’équipe de ta maison ? »
« Oui. Hein ? L’équipe, euh, non, enfin peut-être, oui, je ne sais pas, je... »


Les deux adolescentes tournèrent les talons, toujours aussi gloussantes. Rose comprenait à peine ce qui venait de se passer, et n’était pas certaine de vouloir réellement le savoir. Elle jeta un rapide regard gêné à l’autre jeune fille, avant de se replonger dans son livre. Une nouvelle angoisse venait d’être ajoutée à une pile déjà considérable, elle avait maintenant peur qu’on attende d’elle qu’elle soit aussi talentueuse que ses parents.

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MessageSujet: Re: Foxfires Lun 11 Sep - 9:27

Sur le quai, c’était une fillette qu’on qualifiait souvent à tort de tomboy. De taille moyenne pour son âge, elle se caractérisait par une peau diaphane, une poitrine encore plate du haut de ses onze ans et des cheveux court blond très clair coupé à la “garçonne” et de grand yeux vert. Musclée par des années de danse classique, elle se déplaçait avec une certaine grâce qui évitait de la prendre pour un garçon. Ses habits, après tout, étaient choisis pour leur aspect pratique plus que pour leur style. Juliet qui préférait qu’on l’appelle Jule refusait systématiquement les propositions de sa mère de lui acheter des vêtements plus féminin. La jeune adolescent, l’enfant en réalité, qu’elle était pensait encore que c’était sa féminité qui lui avait valu les épreuves qu’elle avait traversé et refusait systématiquement ce qui pouvait l’en rapprocher.

La réception de la lettre pour Poudlard avait été une véritable surprise. Les parents de Juliet était des gens pragmatiques. Ils avaient crus à un canular jusqu’à l’arrivé d’un employé du Ministère. Les enfants né-moldus développant des pouvoirs magiques n’étaient pas si courant que ça. Plusieurs théories avaient été avancée pour expliquer l’arrivée du gène magique chez quelqu’un, qui à priori, n’avait aucune chance de le développer, mais aucune n’était certaine et les sorciers n’avaient pas d’explication concrète à offrir. Ce qui était sûr par contre, c’était Juliet était une sorcière.

Une fois l’incrédulité et la surprise passée, il fallut s’organiser. La première expédition sur le Chemin de Traverse fut comme un rêve. Gringott, ses gobelins, Fleury & Bott, l’animalerie. Tout dépassait les espérances de cette petite fille qui ne croyait plus aux miracles depuis un moment. Ces moments passés dans le monde magique furent un baume au coeur pour les parents de l’enfant. Depuis quelques années maintenant, elle était difficile, renfermée sur elle-même. Farouche, souvent triste, elle avait du mal à s’intégrer et à sociabiliser parmi les enfants de son école. Ses parents savaient d’où venaient ses troubles, la responsabilité était leur, mais ils ne savaient pas comment l’aider. Conscient qu’elle n’était pas heureuse à Londres, ils avaient pensé qu’un changement de lieu l’aiderait. Loin de tout ce qui l’avait blessée, elle pourrait recommencer une nouvelle vie. Alors ils étaient parti en Irlande et ils avaient recommencé une nouvelle vie. Ca n’avait pas amélioré grand chose, ce n’était qu’une fuite et la fuite n'apporterait rien de bon. Le psychologue leur avait expliqué, l’enfant se sentait coupable. Elle se voyait comme la principale responsable de ce qui était arrivé. Tant qu’elle ne se pardonnerait pas, qu’elle n'admettait pas que ce n’était pas sa faute, elle n’irait pas mieux.

Pourtant, pendant ses quelques jours bénis qui suivirent l’arrivée de la lettre, leur fille avait semblé heureuse. Bien plus qu’elle ne l’avait été ses dernières années. Elle était revenue chez elle les yeux brillants, un petit hibou au plumage gris tranquillement installé dans sa cage. Elle l’avait affectueusement appelé Orion. Chaudron, robe, livres divers, mais surtout sa baguette, rien ne manquait si ce n’était la certitude que tout était réel. Les semaines qui précédèrent la rentrée furent pleine d’incertitudes. Et si tout ça n’était qu’une blague potache ?

Le jour du départ arriva enfin et ce fut le coeur battant qu’elle se rendit à King Cross en compagnie de ses parents. Elle poussa comme un soupir de soulagement en arrivant à la voie 9 ¾, jusqu’à ce qu’elle arrive devant le train, elle n’y avait cru qu’à moitié. Elle qui montrait peu d’enthousiasme pour quoique ce soit ces derniers temps ne pouvaient pas s’empêcher de sentir une pointe d’excitation monter en elle. Elle fit ses adieux à ses parents, promis d’écrire régulièrement en traîna sa malle dans le train ou elle s’installa dans le premier compartiment vide du train qu’elle trouva. Elle fut tranquille pendant un moment, elle put observer la foule sur le quai jusqu’à ce qu’elle entende la porte du wagon claquer, laissant passer une jeune fille, probablement en première année comme elle au vu de l’air effrayé qu’elle abordait. Serviable, elle se proposa de l’aider ce qui lui valut quelques balbutiements. Jule n’était pas la plus avenante des filles, mais voir quelqu’un qui avait l’air de se sentir encore moins à sa place qu’elle faisait ressortir son côté serviable. Elle l’aida à hisser sa valise dans le filet prévu à cet effet avant de s’installer en silence en face de sa nouvelle compagne de voyage.

Le silence ne dérangeait pas la jeune fille. Tout était tellement neuf pour elle, elle sentait qu’elle aurait pu regarder le paysage défilé en silence une bonne partie du voyage si on ne l’avait pas interrompue. Deux filles, probablement la quinzaine à l’air assurée entrèrent dans le wagon, demandant leurs noms. Jule fut la première à répondre, mais comme prévu, elle n’intéressait personne. C’était très bien comme ça et elle reprit sa contemplation du paysage tandis que sa compagne de voyage se présentait. Lorsque les deux adolescentes furent enfin sortie du wagon, elle se tourna enfin vers l’adolescente assise en face d’elle.

- Ta mère est connue ?

Elle jeta un oeil au livre que lisait Rose et sourit en reconnaissant l’ouvrage.

- Mes parents me l’ont achetés aussi, ça m’a bien aidé. Je n’y connaissais rien.

Se rendant compte qu’elle ne s’était pas présenté et que ce n’était pas très poli, elle lui tendit la main comme les adultes faisaient.

- Moi c’est Juliet, mais je préfère Jule et toi ?


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MessageSujet: Re: Foxfires Lun 11 Sep - 18:40

La visite express des deux élèves dans le wagon eut au moins le mérite d’apprendre à Rose le prénom de la jeune fille avec qui elle allait partager le compartiment jusqu’à la fin du voyage, en lui épargnant la peine d’avoir à le demander elle-même. Juliet Birch. Un nom qui ne lui disait rien. Pas un nom issu de la liste des vingt-huit familles de sang-pur. Ce qui était un soulagement. Prévoyante, la mère de Rose lui avait établi une liste des gens à qui ils étaient liés, et de qui elle devait leur demander des nouvelles si elle les rencontrait à Poudlard, comme la jeune fille de bonne famille bien élevée qu’elle était. Rose avait lu et relu le parchemin jusqu’à l’user, le connaissait certainement par cœur, mais aurait préféré pouvoir y jeter un coup d’œil pour être bien sûre de quel cousin au vingt-cinquième degré elle avait en face d’elle, et de ne pas commettre d’impair en lui demandant des nouvelles de sa grand-tante Griselda. La gymnastique mentale que demandait une bonne éducation puriste était effrayante. Heureusement pour elle, elle n’aurait vraisemblablement pas besoin de sortir le dit papier pour demander à Juliet si sa grand-mère s’était bien remise de sa dragoncelle. Attitude qui n’aurait probablement pas aidé Rose à se faire passer pour quelqu’un de normal, ce à quoi elle aspirait pourtant de tout son cœur.

Elle ne savait pas quelle attitude adopter en constatant que les deux chercheuses de « gens de valeurs » étaient sorties du wagon en ignorant complètement l’une des deux adolescentes. Ne sachant pas très bien comment réagir, elle choisit la solution la plus confortable, retourner à son livre comme si rien ne s’était passé.

« Oui. Ma mère est une joueuse de quidditch un peu connue. » Répondit-elle par-dessus son livre, avec un sourire qui semblait s’excuser.

Si Rose avait pu rougir, elle serait probablement devenue écarlate en entendant Juliet lui demander si sa mère était connue. C’était peu dire que sa mère était une joueuse un peu connue, en tant que poursuiveuse, elle faisait les beaux jours de L’Orgueil de Portree en ligue nationale, et avait emmené l’équipe d’Angleterre en demi-finale des championnats d’Europe cet été. Encore un paramètre que Rose avait négligé de prendre en compte. Pour elle, elle n’était rien d’autre que sa maman, mais pour d’autre elle était une championne de quidditch, et, éventuellement, on attendrait de sa fille qu’elle fasse elle aussi des prouesses sur un balai. Rose était mille fois trop modeste pour savoir tirer profit de la réussite de sa mère, au contraire, elle avait vainement espéré que personne ne ferait le rapprochement et qu’on la laisserait être une élève anonyme parmi le reste de la foule des premières années. Il ne lui restait plus qu’à espérer que les deux qui venaient de passer dans le wagon n’étaient pas du genre bavardes et n’iraient pas le clamer sur tous les toits. C’était peu probable. Il ne lui restait plus qu’à prier pour qu’en voyant Rose les autres comprennent vite qu’il n’y avait rien d’exceptionnel chez elle, et qu’on cesserait rapidement de s’y intéresser. L’adolescente poussa un discret soupir de soulagement, c’était probablement ce qu’il allait se passer, inutile de s’angoisser.

Rose referma son livre et adressa un sourire discret à Juliet. Elle n’était pas la gamine la plus débrouillarde qui soit, mais avait assez de bon sens pour additionner un plus un, et comprenais que si la jeune fille en face « n’y connaissait rien », il était très possible qu’elle soit née-moldu. La famille de Rose était traditionnellement plutôt puriste, modérée et certainement pas ouvertement engagée, si on exceptait le parrain de la jeune fille, bien évidement. Quant aux parents de Rose, ils étaient avant tout de l’avis du ministre, peu importe qui il était, tant que cela pouvait servir leurs intérêts. En bref, on avait enseigné à Rose que les sang-purs étaient de meilleurs sorciers, mais surtout à garder cette opinion pour elle sauf nécessaire et à ne pas appeler les nés-moldus sang-de-bourbe et surtout à se montrer aimable et polie avec tout le monde.

« Mes parents m’avait déjà raconté tout ce qu’il y avait à savoir sur Poudlard, mais j’ai préféré lire le livre quand même. Je me demande où je serai répartie, pas toi ? »

Rose serra la main que lui tendait Juliet. Bien que techniquement chacune connusse déjà le nom de l’autre, c’était sûrement plus correct de faire des présentations formelles, sans péronnelles qui cherchaient à savoir si vous valiez quelque chose ou non.

« Rose, juste, Rose. »

La conversation des deux élèves fut interrompue par le passage du chariot à friandises. Rose acheta un sachet de plume en sucre et un paquet de chocogrenouilles. Elle en offrit une à Juliet, qui, si elle était né-moldu n’en avait peut-être jamais vu auparavant, en lui expliquant le principe des cartes à collectionner et en lui recommandant de faire attention en l’ouvrant, les grenouilles avaient tendances à prendre le large si on ne faisait pas attention. Rose en ouvrit une, et poussa un soupir en contemplant la carte. L’ayant déjà en plusieurs exemplaires, elle la tendit à Juliet.

« Tiens si tu veux commencer une collection, c’est Urquhart Rackharrow, je l’ai déjà trois fois, et il est répugnant. »

Il commençait à faire de plus en plus sombre à l’extérieur. Rose regarda sa montre, si le trajet s’était déroulé normalement, elles seraient arrivées à Poudlard d’ici une quinzaine de minutes. Cette fois elle y était, les mains de l’adolescente tremblaient un peu tandis qu’elle réajustait sa robe et renouait proprement ses cheveux.

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MessageSujet: Re: Foxfires Mer 13 Sep - 16:43

La célébrité avait quelque chose d’effrayant. Jule était bien placée pour le savoir. En général, les enfants rêvaient de la célébrité. Celle de leurs parents ou la leur. Jule avait été pendant des années sous le feu des projecteurs et avec une certaine maturité pour ses onze ans, elle se disait que c’était une vie plutôt difficile. Plus de vie privée, les gens en attendent tellement plus de vous que des autres. Les regards navrés quand vous n’arrivez pas à atteindre leur attentes. Beaucoup de pression. Pendant un temps, elle avait aimé cette vie là, maintenant tout ce à quoi elle aspirait, c’était retombé dans l'anonymat. Ce fut probablement pour ça que qu’elle répondit à Rose :

- Ca doit être dûr.


Oui, avoir une mère célèbre ça devait être dûr. Probablement même plus dur que d’être célèbre soi-même. Au moins, quand on est célèbre pour ses propres capacités, on sait ce qu’on vaut, on comprend sur quoi sa célébrité est fondé. Être célèbre grâce au nom de ses parents, c’est aussi un fardeau à porter que d’être jugé par des gens qui vous en veulent de ne pas assez ressembler à vos géniteurs ou de trop leur ressembler justement. Heureusement pour Rose, Juliet n’y connaissait rien en Quidditch. Pas une goutte, elle savait juste plus ou moins en quoi ça consistait d’après ce qu’elle avait lu dans l’histoire de Poudlard, mais c’était tout. Elle était curieuse de voir un match et elle savait qu’elle en aurait bientôt l’occasion. Si la mère de Rose jouait au Quidditch, ça voulait donc dire qu’au moins un de ses parents étaient un sorcier. Jule voulait entretenir la conversation - après tout, elles passeraient peut-être un an ensemble si elles étaient dans la même maison - mais avait peur de passer pour une idiote. Un peu rougissante, elle demanda à voix basse :

- Tu aimes bien ça, toi … le Quidditch ? dit-elle en trébuchant sur la prononciation du mot Quidditch. Je n’ai jamais vu un match, ajouta-t-elle comme si ce n’était pas évident.

La conversation dériva sur la répartition et Jule se sentit soulagée. Ca, c’était un sujet qu’elle maîtrisait, elle avait lu tout ce qu’il y avait à savoir sur les Fondateurs de Poudlard (parce que oui, ça s’écrit avec un grand F). Chaque maison semblait avoir son charme, même si Serpentard n’avait pas spécialement l’air accueillant pour les gens comme elle. Pragmatique, elle se disait que les opinions du Fondateur n’avait pas dû perduré et que chaque maison avait probablement dû changer au cours des siècles. Ca serait une de ses première leçon : dans le monde sorcier, beaucoup de choses sont immuables.

- Si, j’ai passé toute une nuit à y réfléchir. Je ne crois pas que j’irais à Gryffondor, c’est pour les gens courageux apparemment.

Et s’il y a bien une chose dont Juliet était persuadée de manquer, c’était ça.

- Je ne crois pas que je suis assez rusée pour Serpentard. Peut-être Serdaigle ou Poufsouffle,
dit-elle avec espoir, mais également une pointe d’angoisse. Tu crois que c’est déjà arrivé au Choixpeau de refuser quelqu’un s’il ne va nulle part ?

C’était probablement l’angoisse qu’avaient éprouvés des centaines d’enfants en arrivant à Poudlard. Si je ne suis pas assez bien, qu’est-ce qui se passe ? Cette cérémonie qui dans quelques années les ferait rire était le summum de l’angoisse pour le moment. Un espèce de rite de passage qu’ils espéraient tout ne pas rater.

Heureusement, elles eurent de quoi se distraire jusqu’à l’arrivée du train en gare. Entre les chocogrenouilles (grande découverte pour Juliet) ou encore des échanges sur leur famille. Elle apprit que, comme elle, Rose était enfant unique. Tandis qu’elle expliquait à sa nouvelle compagne que son père était avocat et sa mère secrétaire. Enfin, le train s’arrêta et Juliet, qui commençait aussi à se sentir nerveuse, n’avait pas très envie de se retrouver seule. Aidant Rose à descendre ses bagages, elle proposa la seule solution qui lui semblait acceptable :

- On reste ensemble ?

Ca ne semblait pas gêné la jeune fille et elles descendirent ensemble sur le quai. Elle se fit bousculer par un garçon aux cheveux noirs, dont le jumeau, parfaitement identique se faisait disputer quelques mètres plus loin par ce qui semblait être leur soeur aînée.

- Pardon, je t’ai pas fais mal ? Moi c’est …

- Orion, par les couilles de merlin, je t’ai dis de ramener tes fesses de troll ...

Le reste des cris se perdirent dans la foule et le garçon s’en fut sans plus faire attention à elles. Juliet se tourna vers Rose en essayant de cacher le rire nerveux qui commençait à poindre.

- J’ai appelé mon hibou Orion, tu crois que c’est grave ?


Elles n’eurent pas le temps de débattre longtemps la dessus. Un homme imposant et d’une taille affolante appela les premières années à le suivre.

- Il est gigantesque …, murmura-t-elle pour elle-même.

Une main amicale se posa sur son épaule et elle voulut se dégager, mais ne le fit pas de peur qu’on la trouve impoli. Un garçon aux couleurs de rouge et or, assez rondouillard et le visage amical lui dit :

- Faut pas avoir peur. Il est juste plus grand que la moyenne, mais il ne vous fera pas de mal. Laissez vos affaires ici, vous les retrouverez au château.

Elles n’avaient pas le choix. Jule par réflexe, probablement pour se rassurer aussi, saisit la main de Rose et suivit les premières années en direction des barques. Il faisait déjà nuit et le lac était tout sauf rassurant. En temps normal, elle aurait probablement eu peur, mais la vue qu’offrait le château était tellement impressionnante qu’elle ne vit pas le temps passer. Ils furent vite conduit à l’intérieur du bâtiment et Juliet se sentait de plus en plus intimidée dans ce grand bâtiment où on les conduisait. Son coeur battait à tout rompre et elle se sentait contente d’avoir sa nouvelle amie à côté d’elle avec qui elle échangeait des regards de temps à autre. On les laissa seul quelques secondes et Juliet toucha le chapeau noir qu’elle portait comme tous les élèves présents. Elle murmura :

- Je sais que c’est l’uniforme, mais tu le trouves pas un peu moche quand même ce chapeau ?


Enfin, on les fit entrer dans la grande salle sous la surveillance du Professeur McGonagall et la répartition commença sous le regard angoissé de l’adolescente. Elle fut l’une des premières à passer et elle se dirigea vers le vieux couvre-chef un peu tremblante en regardant le sol. On posa le Choixpeau sur sa tête et il ne fallait pas beaucoup de temps avant que celui-ci donne sa sentence :

- GRYFFONDOR


Un viva se fit entendre à la table des rouge et or tandis que la fillette se dirigeait vers ses nouveaux condisciples à la fois surprise et soulagé. Tandis qu’elle était félicitée et les gens se présentaient, elle regardait sa compagne de voyage en espérant qu’elles seraient dans la même maison.

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MessageSujet: Re: Foxfires Ven 15 Sep - 22:32

Rose ne s’était jamais réellement posé la question de savoir si elle aimait ou non le quidditch, sa mère était une joueuse professionnelle, et Rose était perpétuellement pendue à sa robe, donc elle assistait à tous les matchs depuis qu’elle était sortie des langes. Et comme sa mère adorait sa fille autant que le sport, elle avait rapidement associé les deux, et avait offert à Rose son premier balai-jouet pour ses un an. La question d’aimer ou non le quidditch ne se posait même pas, c’était une évidence, marcher, parler, voler, c’était le minimum que sa mère attendait d’elle. Sa vie de famille ne lui offrait pas réellement la possibilité de ne pas aimer le quidditch. Et Rose n’avait certainement pas assez de personnalité pour que l’on puisse distinguer clairement ce qui était ses goûts propres et ceux de ses parents.

« Oui j’aime bien, je joue un peu avec ma mère parfois. La saison de quidditch de Poudlard commence en général après Halloween, mais tu auras l’occasion de monter sur un balai avant je pense, il y’a des leçons de vol en première année. »

Fait notable, ces leçons de vol était l’une des rares choses qui n’angoissait pas totalement Rose, au milieu de la multitude de promesses anxiogènes de Poudlard. Elle volait dans le jardin de ses parents depuis qu’elle était enfant, et après des débuts catastrophiques, se débrouillait maintenant plutôt bien. C’était l’un des rares domaines où elle avait un peu de confiance en elle, et savait qu’elle serait meilleure que la plupart des autres élèves. Paradoxalement, devoir parler à des inconnus la mettait dans tous ses états, mais voler à plusieurs mètres du sol sur un ustensile ménager ne lui posait pas de soucis. Si l’adolescente volait bien, elle n’envisageait certainement pas de rejoindre l’équipe de sa maison. Elle avait assez confiance en elle pour s’amuser dans le jardin de ses parents, mais voler devant un stade rempli de gens, ça non, elle n’était pas prête pour ça, et ne le serait sûrement jamais. Malgré les encouragements de sa mère, qui prétendait que ça lui ferait du bien.

Si Rose avait voulu compiler tous les conseils de « ce qui lui ferait du bien », elle aurait pu publier une encyclopédie en vingt volumes. La terre entière semblait avoir une opinion sur ce qu’elle devrait faire ou penser, mais personne n’avait jamais pris la peine de le lui demander. En cela, elle appréciait cette conversation avec Juliet, c’était la première fois qu’elle rencontrait une totale inconnue, la plupart de ses autres connaissances étaient des cousins, ou des enfants d’amis de ses parents. Pour la première fois, Rose avait l’occasion de discuter avec quelqu’un qui ne la connaissait pas, n’avait pas d’idée préconçues sur elle et n’attendait rien d’elle. C’était surprenamment facile, et la première appréhension passée, Rose faisait la conversation comme une personne naturelle, c’est-à-dire, sans bafouiller et sans fixer ostensiblement ses pieds.  

« Je ne crois pas non plus avoir le courage d’une Gryffondor, ni l’ambition d’un Serdaigle. Mon père était à Serpentard, mais je pense que j’irai plutôt à Poufsouffle, comme ma mère. »

« Poufsouffle, la maison de ceux dont on ne sait pas quoi faire » ironisait parfois le père de Rose, mais si ça avait été assez bien pour sa mère, ça le serait probablement pour elle aussi. Rose était tellement maladroite et empotée qu’on se demandait régulièrement ce qu’on allait bien pouvoir faire d’elle, alors cette maison semblait être taillée sur mesure pour la jeune fille. Poufsouffle semblait comme le choix le plus ingrat, mais Rose n’avait pas une once de fierté ou d’ambition, alors elle saurait s’en accommoder.

Elle haussa les épaules en entendant la question de Juliet, même elle, fille de deux sorciers y avait pensé. Elle ouvrit machinalement l’Histoire de Poudlard au chapitre de la répartition et relu rapidement le texte, tout en commentant.

« Si c’était possible, ça serait écrit dans le livre non ? Il y’a des gens qui naissent de parents sorciers mais qui n’ont pas de pouvoirs magiques, on les appelle des cracmols, mais ils ne vont même pas à Poudlard. Donc je pense que si tu as reçu ta lettre, ça veut dire que tu es bien une vraie sorcière. »

Difficile de dire si ce petit discours visait à rassurer Juliet ou simplement elle-même, un peu des deux, sûrement. Heureusement, le train s’arrêtait enfin en gare, et les deux adolescentes sauraient bientôt si elles étaient assez bonnes pour être répartie, n’importe où, mais quelque part.
Rose accepta joyeusement la proposition de Juliet de rester ensemble jusqu’au château, elle sentait bien plus à l’aise en compagnie de la jeune femme, qui restait calme au milieu de toute cette agitation qui effrayait un peu la timide Rose. Trois têtes aux cheveux noires semblait justement particulièrement agitées, têtes que Rose reconnu comme étant ses propres cousins. Heureusement ils filèrent avant qu’elle n’eut le temps d’une embarrassante conversation, ce qui lui fit pousser un soupir de soulagement. Elle pouffa discrètement de rire en entendant Jule annoncer que son hibou se prénommait comme l’un des garçons.

« Ce sont mes cousins, et ils ont tous des noms d’étoiles, la fille c’est Bételgeuse, et les garçons, Aldébaran et Orion. » elle baissa un peu la voix, pour ne pas trop attirer l’attention « C’est assez courant chez les sorciers. »

Rose se sentit impressionnée elle aussi en faisant face au garde chasse, on lui en avait parlé, mais il était réellement gigantesque. Un autre visage connu croisa leur route, elle salua poliment Adrian, le petit fils de son parrain. À ce rythme-là Juliet allait penser qu’elle était de famille avec la moitié de l’école.

Heureusement, le moment était venu pour les premières années de prendre place à bord des barques, épargnant à Rose de fastueuses explications généalogiques. L’adolescente pris place à bord avec une aisance inhabituelle, native de Brighton, elle était aussi à l’aise qu’on pouvait l’être dans n’importe quelle coquille de noix, même sur un lac sombre, au fond duquel reposait un calamar géant. Le mollusque géant était de toute façon le cadet des soucis de Rose, tandis que la silhouette illuminée du château se découpait dans la pénombre. C’était un spectacle à vous couper le souffle, et Rose devait bien l’admettre, aucune gravure de l’Histoire de Poudlard ne lui rendait justice.

Les deux nouvelles amies furent séparées par l’ordre alphabétique. Rose enviait Juliet qui avait été rapidement débarrassée et envoyer à la table des rouge & or. La timide adolescente fixait ses pieds, en attendant son tour, incapable de penser à quoique ce soit, avec pourtant mille et une pensées dans sa tête. Enfin, son tour vint, Rose sentit son estomac se tordre lorsque le professeur McGonagall appela son nom. Elle avança à petit pas vers le tabouret, tremblante de la tête aux pieds. Elle eut un haut le cœur lorsque le Choixpeau toucha son front, jamais elle n’avait rien vu de plus vieux et sale. L’artefact s’agita légèrement et commença à murmurer « Tu sais ce qui te ferait du bien jeune fille ? Non ? Ça serait de rejoindre les rangs de GRYFFONDOR. »

Une clameur assourdissante s’éleva de la table des rouge et or, que Rose fila rejoindre, comme si le spectre de la mort était après elle, les yeux toujours fixés sur le sol. Heureusement pour la petite fille émotive, la table des Gryffondor était la moins éloignée. Elle releva la tête, et chercha Juliet du regard. Écrasa quelques pieds, s’excusa et fila s’asseoir à côté de la blonde, en poussant un long soupir de soulagement, et essuyant avec une serviette les larmes qui pointaient au coin de ses yeux. Tout ça, c’était beaucoup d’émotion pour juste Rose. Remise du choc, elle adressa un sourire à Juliet.

« Ouf, c’est fini. On va rester ensemble on dirait. »

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MessageSujet: Re: Foxfires Mer 20 Sep - 10:26

Octobre 1981


Le premier mois de la rentrée était passé. Il avait été particulièrement dur pour la jeune Juliet. Elle avait passé sa première année dans une espèce de bulle dont elle avait eu peur de s’éveiller. Finalement, la fin d’année était arrivée et on lui avait annoncé qu’elle avait réussi ses examens avec des résultats particulièrement satisfaisant en sortilèges. Il avait fallu casser cette bulle et rentrer chez elle pour deux mois. Elle n’avait pas revu ses parents depuis Noël et elle ne savait pas exactement comment leur expliquer l’année qu’elle venait de passer. Tout était si différent. Si magique en réalité. Entre les fantômes qui vous passaient au dessus de la tête le matin, Peeves et ses tours en tout genre, l’écriture à la plume, l’assemblage de potion diverse (une matière dans laquelle elle ne semblait pas avoir un avenir prometteur au vu du chaudron qu’elle avait fait exploser en début d’année), elle avait du mal à savoir quoi dire. Bien entendu, ses parents étaient extrêmement curieux. Ce n’était tout les jours qu’on apprend l’existence d’une communauté magique et que votre fille en fait partie. Du haut de ses douzes ans, la jeune Gryffondor n’imaginait pas à quel point ça pouvait être effrayant pour ses parents de la laisser passer presque une année seule dans un pensionnat à l’autre bout de l’école sans possibilité autre de la contacter que les hiboux postaux. A ses yeux, tout ça commençait déjà à devenir la norme.

Quoiqu’heureuse à Poudlard, elle n’en restait pas moins une enfant renfermée et très méfiante. Rare était les personnes ayant pu être admise dans son cercle de confiance. Parmi elle, Rose Shafiq. Les deux jeunes filles s’étaient rencontrées dans le train à Poudlard et elles étaient immédiatement devenus amies. Rose était gentille, parfois maladroite, jamais intrusive, compréhensive et elle avait directement plu à Juliet. Comble du bonheur, elles s’étaient toutes les deux retrouvées dans la même chambre et allaient donc passer leur sept années ensemble.

Seul point négatif, elles ne s’étaient pas vue depuis deux mois. Juliet avait promis de lui écrire, mais elle n’avait jamais osé l’inviter chez elle. Ils étaient peu de né-moldu à Poudlard, les commentaires désobligeants sur eux de la part des sang-pur (en particulier ceux de Serpentard) étaient légions. L’adolescente avait peur que les parents de Rose voit d’un mauvais oeil une invitation chez elle et avait tout simplement préféré ne pas pas proposer de peur de devoir faire face à un refus.

Leurs retrouvailles avaient été joyeuse, mais pleine de retenue de la part des deux jeunes filles. Elles avaient repris le cours de leur existence à Poudlard comme on enfilait une vieille chaussette et les habitudes des sorciers étaient vite revenue à la petite Juliet après deux mois passés dans le monde moldu. Rien ne semblait devoir troubler leur routine ou presque.

Ca avait d’abord été une rumeur. Nul ne savait qui l’avait commencée ou qui en avait entendu parler en premier, mais elle avait enflé pour finalement être entendue de toute l’école. C’était le week-end, aussi ne voyait-on pas vraiment le bout du nez des professeurs, mais il se murmurait que McGonagall et Dumbledore étaient parti de toutes urgences et, en effet, personne ne les avait vu depuis le début de la journée. La nouvelle avait eu un impact particulier sur l’ensemble de l’école. On avait vu des regards furieux de la part de certains Serpentard qui se promenaient désormais la mine basse. Dans d’autres maisons, des personnes s’étaient mise à pleurer silencieusement quand d’autres avaient poussés des cris de joie.

C’est à la bibliothèque que Jule en avait entendu parler pour la première fois de la journée. Deux Poufsouffle de cinquième année parlaient à voix basse. Madame Pince, d’habitude, prompte à couper court aux bavardages, parlaient elle-même de façon animée avec le professeur Chourave.

- Mort d’après ce qu’on dit. Leur fils aurait survécu.
- Leur fils ? Impossible, comment ?
- Personne ne sait, le professeur Dumbledore serait …

Voyant qu’on semblait les écouter un peu trop attentivement, les deux femmes se turent pendant que madame Pince lançait un regard sévère à l’ensemble des personnes présentes dans la bibliothèque. Décidant qu’elles en avaient probablement trop dit, elles se séparèrent. Juliet, décidant que son devoir de potion était moins passionnant que les différentes rumeurs qui parcouraient le château décida de fermer ses livres et de rejoindre la tour des Gryffondor.

Elle y trouva Rose, assise au coin du feu. Elle rejoignit son amie et posa ses livres a terre sans délicatesse.

- Tu as entendu la nouvelle ? Tout le monde dit que le Seigneur des Ténèbres a été défait.

Elle eut un moment d’hésitation.

- C’est une bonne chose, non ?


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MessageSujet: Re: Foxfires Hier à 15:47

Un an déjà que Rose avait effectué sa première rentrée au collège Poudlard. Cette seconde rentrée c’était passée beaucoup plus calmement que la précédente, et avec nettement moins de larmes, aucune même. Contre toute attente, Rose s’était bien adaptée à la vie et l’école, et quand elle était rentrée chez ses parents pour les dernières vacances de Noël, elle avait complètement oublié la promesse que lui avait faite son père sur le quai de la gare, de pouvoir revenir s’installer à la maison si la vie à Poudlard ne lui convenait pas. Les parents de Rose avaient eu raison d’être optimistes en mettant leur fille dans le train, l’école de sorcellerie avait fait beaucoup de bien à l’adolescente, si Rose était toujours aussi calme et discrète, elle était néanmoins un peu plus autonome et moins pleurnicharde, et arrivait, ô miracle, à vivre sans être pendue à la robe de sa mère.

D’un point de vue scolaire, la première année de la Gryffondor avait été on ne peut plus banale et sans histoire. Rose était une élève absolument insignifiante, elle appliquait point par point, et scrupuleusement, le règlement de l’école, s’asseyait au deuxième ou troisième rang et suivait ses cours sans bavarder et sans faire de vagues, rendait toujours ses devoirs dans les temps, travaillait sérieusement et obtenait dans toutes les matières des notes qui oscillaient entre l’Acceptable et l’Effort Exceptionnel. Elle était une élève si discrète et si silencieuse que certains professeurs en oubliait presque sa présence dans leurs cours parfois. Rose était tellement incolore qu’elle réussissait même l’exploit d’échapper au regard perçant du professeur Rogue, qui n’avait pourtant pas pour habitude d’oublier l’existence d’un élève de Gryffondor dans sa classe.  Les seuls exploits de cette scolarité sans éclat étaient un Optimal à l’examen de sortilèges et les commentaires appréciatifs du professeurs Bibine lors des premières leçons de vol.

Rose ne s’était pas fait énormément d’ami lors de sa première année, son caractère sans relief et accommodant faisait qu’elle s’entendait relativement bien avec les filles de son dortoir, ainsi qu’avec les autres élèves de sa maison. Et à part un ou deux imbéciles qui se réjouissaient de sa timidité et de sa maladresse, que Rose se contentait d’ignorer en espérant que ça leur passerait, elle entretenait des relations à peu près cordiales avec tout le monde. La seule véritable amie de l’adolescente était Juliet Birch, depuis le premier voyage dans le Poudlard Express, les deux jeunes filles étaient pour ainsi dire inséparables. Calmes et discrètes, on les croisait rarement l’une sans l’autre, à condition de prêter attention à leur présence, bien entendu. Dans l’ensemble, la situation convenait parfaitement à Rose, qui n’inspirait à rien d’autre qu’à mener sa petite vie tranquille sans qu’on s’occupa d’elle, et qu’on vienne déranger ses petites habitudes.

Pourtant, au lendemain d’Halloween, la vie paisible et sans intérêt de Rose allait être chamboulée, la sienne et celle de tous les sorciers Britanniques. Rose était assise devant la cheminée de la salle commune de Gryffondor, absorbée à moitié par la lecture d’un chapitre de métamorphose et par le rangement de sa collection de cartes de chocogrenouilles. Elle fut interrompue par des coups secs frappés à la vitre de la tour, relevant la tête, elle vit le hibou de ses parents. Rose afficha une mine étonnée, elle avait déjà reçu une lettre de ses parents la veille, et alla ouvrir la fenêtre en espérant qu’il ne s’agissait pas d’une mauvaise nouvelle. L’oiseau lui apportait un court article de journal, une édition spéciale de la Gazette du Sorcier et une lettre de sa mère. Rose parcouru rapidement l’article, à en croire le journal, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom avait été vaincu, dans des circonstances obscures, et un jeune garçon, un certain Harry Potter était désormais le plus célèbre des orphelins. Rose retourna s’asseoir près du feu, tout en lisant la lettre que lui adressait sa mère. Dans sa missive, Sabira conseillait à sa fille de s’en tenir à l’ambiance d’allégresse générale qui devait régner à Poudlard suite à cette information, et d’oublier momentanément les Mangemorts qu’elle connaissait, son parrain par exemple, et de se contenter d’émettre de commentaires banals si le sujet de la défaite du Seigneur Des Ténèbres était abordé par les autres élèves. Ce qui ne manquerait pas d’arriver.

Rose hocha silencieusement la tête pour elle-même, et plia soigneusement la lettre avant de la ranger dans la couverture de son livre. C’était donc ça la cause de l’agitation qui régnait dans l’air depuis ce matin. Partout elle avait croisé des petits groupes qui tenaient des conciliabules à demi-voix, Rose n’avait pas osé se mettre en avant et demander ce qu’il se passait, mais nul doute que c’était ça qui occupait les conversations de tout le monde. Et maintenant qu’un article de la Gazette était paru, les gens n’avaient plus de raison de douter de la véracité de l’affaire, c’était désormais officiel, Vous-Savez-Qui était mort, et les langues n’allaient pas tarder à se délier.

Rose fut tiré de sa réflexion par un sac de livre tombant sur le sol. Elle sourit timidement à Juliet qui venait de la rejoindre. Rose hocha la tête en signe d’assentiment et sorti de sa poche l’article de la Gazette que sa mère venait de lui envoyer. La jeune femme lut rapidement à son amie le contenu du papier « Blablabla soir d’Halloween, blabla, Godric’s Hollow, famille Potter, maison en ruine, blablabla, mage noir disparu, bébé orphelin, blablabla cicatrice. Plus de blabla, Mangemorts, bureau des Aurors, blablabla, Barty Croupton prochain ministre de la magie, blablabla. »

Rose haussa les épaules, un peu indécise, lorsque Jule lui demanda si elle pensait que c’était une bonne chose. La famille Shafiq n’était pas partisanne du Seigneur des Ténèbres, et c’était le genre de question qu’évitait adroitement les parents de Rose, férocement accrochés à une neutralité du meilleur goût. Mais pour une élève née-moldu comme Juliet, la chute de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom était certainement une grande nouvelle, ça ne faisait aucun doute.

« Hein ? Euh, oui, oui. C’est sûrement une bonne chose. » Rose enroula une mèche de cheveux brun autour de son index, tout en réfléchissant à haute voix « mais, c’est étrange quand même, comment un bébé a-t-il pu causer la mort d’un dangereux mage noir ? »

La discussion allait bon train entre les deux adolescentes, quand elle fut interrompue par l’arrivée dans la salle commune d’un petit groupe de cinq ou six garçons de Gryffondor. Si certains faisait encore preuve de circonspection quant à la chute du Seigneur des Ténèbres, ce n’était clairement pas le cas de ceux-ci, qui laissait ouvertement éclater leur joie. L’un deux interpella brusquement Juliet.

« Hé Birch, maintenant qu’on est débarrassé de Tu-Sais-Qui, t’as plus besoin de te traîner une gourde comme Shafiq, on s’en fiche maintenant de qui est Sang-Pur et de qui est Né-Moldu. »

Rose se contenta d’exhaler un long soupir et d’ignorer du mieux qu’elle pouvait les rires des garçons, et se concentra du mieux qu’elle pouvait pour ne surtout pas pleurer, pas devant eux en tout cas. Elle fit mine de feuilleter son livre de métamorphose, en attendant qu’ils se décident à retourner d’où ils venaient.

« Et en parlant de Sang-Pur, vous auriez pas vu Rosier, par hasard ? »

Oui, les choses changeaient, et rapidement.

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MessageSujet: Re: Foxfires

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