POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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En eaux troubles || Juliet

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Tom Sallybanks


MessageSujet: En eaux troubles || Juliet Sam 9 Sep - 23:32

“Barrister, j’ai besoin de toi, ramène toi, bordel.”

Ils étaient au deuxième appartement, côté moldu, seulement lui et Fenton. Thomas venait de débarquer et développait des photographies dans la salle de bain, reconvertie en chambre noire, Fenton comptait une liasse de billet moldus dans le salon : de l’argent sorcier converti en livres sterling. Comme son frère ne se décidait pas à bouger, il décida de se déplacer lui même.

“Eh, je te cause, tu pourrais répondre.”
Il attrapa une cigarette, posa ses photos sur la table, et reprit : “J’ai besoin de toi, frangin.
- Laisse moi deviner, tu as recommencé à voir Anne, elle est enceinte, vous allez vous marier, vous installer ensemble que sais-je encore et tu veux que je sois ton témoin de mariage.”
Fenton alluma une cigarette, comptant toujours ses billets. “ Ne compte pas sur moi, je te préviens.” Il fronça les sourcils d’un air sévère et reprit d’un ton dur : “C’est pour ça que tu as disparu trois jours ?”
- Non, c’était pas ça. Pour qui tu nous prends, Fen ?” Tom tira une bouffée de tabac, regarda les comptes : “Hm, pas mal, c’est Lambert qui va adorer. J’ai réactivé le plan standstill et j’ai trouvé des trucs intéressants. Arrête de me bassiner avec Anne, on a rompu, c’est fini, tu connais le principe ?
- C’est ça. Comme si j’allais faire confiance à Bonnie and Clyde.”



Fenton prit un air morose pour tirer sur sa cigarette. Tom savait que son frère n’avait aucune connaissance de ce qui se passait concrètement dans sa vie, sentimentale ou non, s’il ne lui disait pas, et encore moins dans celle de Anne. Sans doute ne voulait-il faire qu’un bon jeu de mots, car s’il pouvait lui correspondre à Clyde Barrow, aucune chance qu’il imagine Anne Fraser en Bonnie Parker, même si au final, la description lui allait bien. Mais Fenton n’avait pas les trois quarts de l’imagination de Tom, c’était un type pragmatique, et si Thomas n’avait pas réussi à imaginer la vérité à propos de Anne, son frère ne le pouvait pas non plus. Mais il fallait avouer que le surnom leur allait assez bien. Son frère reprit d’un air interrogateur.

“Alors, crache le morceau, tu as trouvé quoi ? De quoi te faire encore plus de thunes sur le dos de ce pauvre Mirallegro Walter ?

-J’en sais rien, mon vieux. C’est pas un truc que je peux exploiter, et je suis même pas sûr de pouvoir t’en parler sans te mettre en danger…”
Tom fronça à son tour les sourcils, écrasa sa cigarette dans le cendrier entre eux. “C’est pas un truc pour moi, un plan, non. Pas un truc de truand ou d’arnaqueur, ça. C’est un truc pour l’Ordre du Phénix, il faut que je les vois. ” Il leva les yeux vers son frère, qui le regardait d’un air sceptique. “Mais pas toi, si on fait le lien entre le personnage de Molloy et moi, on le fera avec toi. Moins t’en sais, mieux c’est. Quoi ? Me regarde pas comme ça, bien sûr que je sais que tu es dans l’Ordre, Barrister, je suis ton putain de frère. Alors, tu m’aides, ou pas ?”

Fenton le regarda un moment, immobile, sans bouger, fumant sa cigarette. Puis il soupira, balançant quelques mots qui ressemblaient à un ordre pour lui dire de pas bouger et de l’attendre, qu’il revenait, reprit sa veste, partit pour on ne savait où. Sans doute allait-il décider de ce qui allait suivre pour lui. Si Tom avait compris depuis assez longtemps ce que Fenton faisait de ses loisirs, à savoir aider des merlinistes plus radicaux que ceux du MpM, il ignorait totalement que c’était le cas de sa belle-mère ou de gens qu’il connaissait de façon plus ou moins proches. Que Fenton soit dans l’Ordre du Phénix, ça c’était évident, il ne fallait pas être grand clair pour le voir quand on avait grandi et qu’on bossait avec lui. Mais il aurait pu se contenter du MpM.

Mais le MpM ne servait pas à grand chose, Tom l’admettait.Qu’est-ce qu’elle avait changé, l’opposition, par rapport aux faces de cadavres qui régnaient sur le ministère ? Pire, certains des pontes du MpM étaient presque aussi corrompus que les dirigeants de FP, Tom en savait quelque chose, il arnaquait un peu tout le monde, et connaissait bien tous ces gens. Si égoistement, il ne tenait pas à se battre et se contentait de voter contre les puristes, il comprenait qu’on puisse adhérer à un mouvement comme l’Ordre. Même s’il se demandait ce que Fenton pouvait bien y foutre. Ce n’était pas un combattant comme ceux qui avaient orchestré l’attentat contre le siège de Force Puriste. Tom ne voyait pas bien à quoi son frère ainé pouvait leur servir. Mais c’était sa seule piste alors il attendit patiemment que son rabat-joie de frangin revienne. Ce qu’il finit par faire, deux heures plus tard.

“Je ne reste pas longtemps.”
Il s’assit face à Tom. “ Je vais partir d’ici. Tu sors dix minutes après moi et tu prends un taxi jusqu'à Hyde Park. Tu descends, tu rentres dans le parc par Victoria Gate. Tu prends l’allée principale et tu passes sur le Serpentine Bridge. Tu t'arrêtes à Temple Gate. Ton contact arrivera dix minutes après toi. Il te demandera le nombre total des mentions à ton casier judiciaire, on ne peut pas prendre de risques. Vous vous reconnaîtrez de toute façon.” Il se leva. “Des questions ?
-Non.” Tom sourit. “C’est dingue comme on se ressemble quand tu parles de faire des trucs illégaux. A plus, frangin.”

Fenton s’en alla en claquant la porte. Tom en profita pour fumer une nouvelle cigarette, et embarqua rapidement les photographies avec lui. Il attendit que les dix minutes passent puis sortit et sauta dans un taxi.

Ça lui laissait le temps de réfléchir. Un peu. Sur ce qu’il faisait. Tom ne se voyait pas merliniste, il n’aimait simplement pas qu’on emmerde les gens parce qu’on avait plus d'argent qu'eux ou pour un motif aussi bidon que le sang. Il n’aimait pas la pauvreté ni la misère et globalement ses plans lui donnaient l’impression de rétablir une forme de justice.

Mais là on était dans autre chose. Mirallegro Walter n’avait pas d’importance en lui-même, sauf pour Tom. Star de la radio - il apparaissait dans les Mystérieux Mystères de Londres - il avait une superbe collection de propriétés et Tom comptait bien l’escroquer sur l'achat d'une nouvelle villa. Sa femme, Judith Walter, était à la justice magique. Elle avait des tas de documents chez elle. Il n’avait pas tout vu mais avait pu en prendre quelques uns en photos. Ça intéresserait l’ordre, il le savait.

Mais pourquoi aller se fourrer là dedans. On n'était plus dans la simple illégalité ni même dans les grandes arnaques qu’il montait. Là on parlait de terrorisme. De trucs politiques. Tom n’avait jamais eu qu’affaire, au pire, aux tireurs de baguette d'élite. Là si des gens étaient amenés à le poursuivre, ce serait le bureau des mangemorts.

Pourtant, il ne recula pas. Il paya le taxi, descendit et entra dans Hyde Park en suivant les instructions de Fenton. Arrivé à Temple Gate, il attendit un moment.

Puis Thomas vit Juliet Birch arriver.Ça devait être une blague. Obligé. Au fond Tom n'avait pas grand chose contre Juliet en elle même. Mais la peur du flic et la paranoïa étaient deux vieilles amies des voleurs, il n'échappait pas à la règle. Ça se trouve elle bossait encore pour le gouvernement, tout était découvert et elle allait l'arrêter. Non, illogique. Fenton n'avait parlé de ça qu'à son contact, logiquement. Elle était au MpM. Elle connaissait Fenton. Surtout, elle était la seule personne qui connaissait le nombre de mentions au casier judiciaire de Tom. Et son frère avait dit qu’ils se reconnaîtraient.

“Alors, c’est toi. Si je m'attendais..."
Apparemment depuis la soirée au bar le tutoiement était de mise. Il ajouta : “Paraît que tu dois me demander quelque chose.” Il attendit qu’elle pose la question pour répondre. “ 54 mentions à mon casier. 53 avant 86, la dernière m’a envoyé à Azkaban.”

Dans un sens, c’était la meilleure option. Qui aurait imaginé que Tom livrait des infos à Juliet Birch alors qu’elle avait essayé de l'arrêter et qu'avoir la même filleule ne suffisait pas à les réunir ? Il savait que les précautions étaient utiles. Fenton avait bien fait le boulot.

“Désolé de te faire venir comme ça. Je savais pas bien quoi faire d’autre, on sort de mon champ de compétences, là.”


Maintenant il s'avérait aussi qu’il fallait arriver à se faire écouter et à ce qu’on lui fasse confiance. Ça c'était le moins gagné, connaissant son interlocutrice.

“Cigarette ? Autant partir sur de bonnes bases.”

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MessageSujet: Re: En eaux troubles || Juliet Dim 10 Sep - 13:18

Samedi, comme la moitié de la population sorcière, Juliet Birch avait des plans pour sa journée. Oui, oui, même elle avait des plans. Après six ans à s’être terrée dans un veuvage excessif, elle commençait (un peu péniblement, il fallait l’admettre) à retrouver une vie sociale et affective au grand bonheur de son entourage. Le programme était relativement bien établi. L’après-midi, elle en profitait pour voir deux de ses anciennes camarades de chambre de Gryffondor. Elles avaient prévu de faire les magasins. Enfin, ses amies feraient les magasins et Juliet passerait probablement plus de temps à commenter qu’à essayer et acheter, mais c’était un plan qui lui convenait parfaitement. La soirée était consacrée à Al qui devait l’emmener voir un concert des Fucking Free House Elves. Si le groupe était aussi déjanté que son nom, ça promettait. L’ensemble de ses projets fut perturbé par la sonnerie d’un téléphone portable.

- Vous entendez ça ?
- Entendre quoi ? Il y a un truc qui sonne, on dirait une sonnerie de téléphone.

Jule poussa un juron en s'apercevant que c’était le sien. Elle en avait un, principalement pour ses parents et elle oubliait parfois son existence.

- Pardon, c’est moi, je reviens.

Le numéro qui s’affichait n’était pas celui de ses parents, mais celui de Fenton Emeralds. Voilà qui n’annonçait décidément rien de bon. Avec un soupir, elle décrocha.

- Fenton ?

Il ne lui dit pas grand chose si ce n’était qu’il avait besoin d’elle au QG aussi rapidement que possible. Traduction : ta journée est fichue ma fille.

Elle rejoignit ses amies dans le magasin et prétexta un soucis avec ses parents. L’excuse fut plus ou moins acceptée avec bonne grâce et elle transplana près de chez elle, avant de prendre un itinéraire détourné pour arriver Square Grimmaud. Pendant qu’elle voyageait, elle hésita, devait-elle annuler ses plans avec Al ou pas ? Elle espérait que rien de grave n’était arrivé et qu’elle n’en aurait pas pour la soirée. Une fois arrivée, elle retrouva Sonny qui semblait avoir été convoqué, ainsi que McGonagall. Elle l’interrogea du regard, mais il haussa les épaules, il semblait en savoir aussi peu qu’elle. Ne sachant pas tout à fais pourquoi ils étaient là, ils discutèrent du sujet qui les préocupaient le plus pour le moment c’est à dire les conséquences de leur action lors au QG des Force Puristes. L’arrestation de plusieurs de leur camarade et le mandat lancé contre Alexa était encore dans toutes les mémoires. Enfin, Fenton arriva suivit d’un autre membres de l’Ordre et il put leur expliquer pourquoi il les avait convoqué.

McGonagall n’avait pas l’air heureuse de savoir que le secret de Fenton était éventé auprès de son frère cadet. Juliet haussa les épaules fataliste, ce n’était qu’une question de temps. Jezabel et Fenton faisaient partie de l’Ordre, elle estimait que c’était un miracle Joe Emerald et Tom soient restés ignorants aussi longtemps. Et puis, d’après ce que disait l’ancien avocat, son frère semblait le savoir depuis longtemps, mais n’en avait jamais fait mention. Au final, tout le monde finit par se mettre d’accord. Il semblait avoir des informations importantes et le risque méritait peut-être d’être pris, mais qui serait le contact ? Fenton se tourna vers Jule :

- Ecoute Jule, j’ai pensé à toi. Je savais que tu serais disponible rapidement.
- Merci de sous-entendre que je n’ai pas de vie, Fen.

Il leva les yeux au ciel, elle lui fit un sourire, il continua :

- Tu connais mon frère, tu as déjà eu affaire à lui dans un cadre plus musclé on va dire.

Juliet haussa les yeux au ciel. On ne la lâcherait donc jamais avec cette histoire.

- C’est de notoriété publique que vous vous détestez.


Elle voulut protester, il leva une main pour la couper et elle se tut, se renfrognant sur sa chaise.

- Personne ne vous soupçonnera d’échanger des informations pour l’Ordre.


Il fallait admettre que ça tombait sous le sens. Elle accepta de jouer le contact et ils établirent un itinéraire à suivre pour Tom ainsi qu’un lieu de rencontre. Fenton quitta la planque en lui disant qu’il lui ferait un appel en absence quand elle pourrait démarrer. Elle en profita pour envoyer un message à Al et annuler leur plan de ce soir.

Direction Temple Bar, elle s’arrêta dans un pub non loin de Temple Bar Gate et s’y installa pour boire un verre. Elle avait une bonne vue sur le monument et elle verrait Tom arriver et surtout, elle pourrait vérifier s’il était accompagné. On est jamais trop prudent. Il arriva à l’heure dite et il ne semblait pas accompagné. Elle sortit du bar et se dirigea vers le lieu de rendez-vous. Il avait l’air surpris, vaguement paniqué aussi, mais c’était toujours un peu le cas quand ils se voyaient. Fenton lui avait confié qu’il n’était jamais à l’aise en sa présence. Comme si elle allait le coffrer encore maintenant. Voilà six ans qu’elle avait quitté les baguettes d’élites, tout ça, c’était du passé pour elle. Elle lui posa la question dont ils avaient convenus avec Fenton et sourit à la précision de la réponse.

- Je suppose que c’est important. Sans quoi, on ne serait pas là.


Elle le regarda avec attention. Dans le fond, elle était vraiment curieuse de voir ce qu’il savait. Qu’est-ce qu’il pouvait bien avoir comme information susceptible d’intéresser l’Ordre. Elle accepta la cigarette avec reconnaissance et l’alluma.

- On part sur de bonnes bases, Tom. Pour moi, c’est du passé l’époque où je te courais après. Ca fait un bail que je n’ai plus rien à voir avec eux et je n’ai pas été mise à la retraite pour rien tu sais.

Elle lui tapota l’épaule gentiment.

- Marchons pendant que tu m’expliques ce qui me fait manquer un concert des Fucking Free House Elves avec Al.

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MessageSujet: Re: En eaux troubles || Juliet Dim 10 Sep - 19:03


Bon, s’il était honnête, Tom ne comprenait pas bien lui-même pourquoi il était là. Au fond, oui, il était merliniste. Les mangemorts étaient des salauds, n’en déplaisait à Adrian, qui butaient des gens pour des raisons dégueulasses. Sally était sang mêlé, il avait subi à Poudlard les moqueries des gamins sang purs qui se prenaient pour les rois du monde. Il détestait ce mépris de classe alors qu’ils n’étaient que des crétins bas du plafond qui avaient simplement la chance de naître avec un nom et une fortune. Il n’avait toujours pas de nom, mais la fortune, c’était quelque chose qu’on pouvait gagner, et une sympathique revanche lorsqu’elle venait du pillage de celle de ceux qui pensaient dominer le monde à coup de galions. Il était très probable qu’il voterait Harper parce que Tom n’était pas totalement égoiste et que même s’il aimait bien Fawley en tant que personne, il n’avait que très moyennement envie de voir ce que donnerait un gouvernement Malefoy avec une majorité au collège de grands électeurs, surtout quand on savait que à la Justice Magique, des mecs comme Chapman Rosier menaient la barque. Tout le monde paierait, pas seulement lui, des tas de gens qui n’avaient rien demandé à personne et ne méritaient pas d’être emprisonnés risquaient de l’être. Lui, Sally, assumait le risque, c’était le boulot de la Justice de le rechercher, il ne le contestait pas. Mais pour les gens qui étaient simplement nés-moldus, nés comme ça, ce n’était pas juste.

Dans le fond, l’Etat serait toujours contre lui. Il le savait bien et avait appris à vivre avec sans trop se poser de questions. Merliniste, puriste, la règle restait la même : le vol était puni par la loi, peu importait la couleur politique du gouvernement. Ca ne changeait pas, d’ailleurs, le fait, que peu importait le camp du ministère, il y avait toujours le même mépris de classe, qui avait survécu sous l’air Fudge et qui était porté aux nues aujourd’hui. Tom détestait ça et avec constance, il luttait contre à sa manière. Prendre aux riches, donner aux pauvres. Il ne se vivait pas comme un justicier : s’il faisait ça c’était d’abord parce que ça le faisait rire de voir ces crétins si sûrs d’eux se faire arnaquer.

Et il savait que le reste du monde ne comprenait pas, mais il aimait vivre comme ça. Libre. Il était son seul maitre, le seul à décider. Il vivait sa vie en aidant ceux qu’il pouvait le faire, selon ses codes, mais d’abord en faisant ce qu’il voulait, emmerdant le reste du monde.

Alors pourquoi s’impliquer ici ? Sans doute parce que Tom n’était pas si irresponsable qu’il voulait bien le dire. Sans doute parce qu’il savait que tout le monde n’avait pas son audace et que des gens vivaient oppressés. S’il trouvait quelque chose, est-ce que c’était entièrement moral de détourner le regard ? Il aurait pu le faire, mais n’y arrivait pas. Ca ne lui apportait rien de prendre ces informations et de les transmettre aux bonnes personnes, mais quand même. Et pourtant, il était là. Ca ne lui servirait à rien d’encourager la lutte merliniste, il ne voulait pas se retrouver en taule pour ça, il avait assez de problèmes comme ça, mais si ça pouvait faire quelque chose pour d’autres gens, alors pourquoi pas. Après tout, il ne faisait que passer le relais.

Juliet Birch et Fenton géreraient, tiens, ce n’était pas son problème, après. Il adressa un sourire à la jeune femme, un peu désolé :

“C’est un vieux réflexe, navré. Je m’attends toujours à devoir détaler en courant. T’étais pas loin de réussir, vraiment, j’en serais presque admiratif si ça n'avait pas été aussi pénible. Heureusement que Fenton était là. Et qu’il n’y avait pas de preuves. ”


Il se mit à rire. Au fond, Juliet avait été réglo avec lui. La police magique ne s’améliorait pas avec le temps, mis à part Jezabel, ils semblaient prendre modèle sur le bureau des mangemorts et devenir de plus en plus cons et violents. Mais bon, ça restait un souvenir peu agréable. Une ou deux fois, il s’était fait convoqué au ministère - comme d’habitude, avec sa morgue légendaire, il n’avait rien dit - et une autre, il y avait une course poursuite épique sur les toits du Chemin de Traverse.

Ca ne l’étonnait pas vraiment qu’elle ait rejoint l’Ordre du Phénix : elle était droite et honnête, deux qualités qu’il avait trouvé à l’époque assez ennuyantes mais qui avaient au moins un avantage, celle d’en général vous évitez de vous retrouver dans le camp des salauds. Tom se demanda avec amusement, marchant aux côtés de la jeune femme, si Al et Adrian étaient au courant. Juliet Birch fréquentait un peu trop ses deux amis pour que ça soit honnête, et Tom estimait qu’il aurait eu quelques raisons de râler pour ça : elle avait essayé de le mettre en taule, quand même, est-ce qu’ils ne pouvaient pas faire un effort pour trouver quelqu’un d’autre ?

En attendant, il se mit à raconter son histoire, fumant une cigarette. Le temps était un peu froid pour cette fin d’été, et il remonta le col de sa veste, serviette contenant documents et photographies sous le bras.

“J’avais un plan pour empocher le prix de la vente d’une maison à Mirallegro Walter, tu sais, des Mystérieux Mystères de Londres. Je me faisais passer pour un agent immobilier du nom de Frank Molloy.”
Ca sonnait presque comme des aveux, et il se mit à rire : “T’enregistre pas ça, pas vrai, sinon je suis mal.” Il continua en essayant d’être le plus précis possible. “Sa femme, Judith Walker, est au Magenmagot, je sais pas si tu vois qui c’est, elle doit être là-bas depuis vingt ans. Elle gère toutes les procédures disciplinaires là-bas, toutes les enquêtes internes. Bref, elle ramène pas mal de dossiers chez eux. Je cherchais d’autres documents, mais je suis tombé dessus.” Il ouvrit la serviette, lui passa quelques photographies. “Je ne peux pas sortir les originaux, ça se verrait. Ca, c’est la liste des dernières personnes qui ont fait l’objet d’une procédure. Ca m’a fait rire au départ, Adrian revient toutes les six lignes pour insubordination, mais peu importe. Il y avait ça. Les opérations sur lesquelles il n’y a pas eu d’enquêtes, elle sont classifiées, donc je suppose que ça veut dire que le ministère ne veut pas que des détails soient diffusés parce que ça pourrait devenir bizarre. Mais surtout, y a ça.” Il sortit une dernière photographie. “Une série de dates avec les services correspondants. BPM et BM, je pense que c’est Police Magique et Bureau des Mangemorts. BM revient plus souvent. Et regarde les dates. Ce sont des opérations à venir. Novembre 2000, Décembre 2000. Le nom des opérations est codé, donc je ne sais pas ce que c’est, mais ça parlera plus à quelqu’un de chez vous je pense. Et tout est classifié : ce sont les opérations prévues sur lesquelles on lui a demandé de pas poser de questions, je pense.”

Elle prenait ce qu'elle voulait, lui ne savait pas quoi faire de ça. Il ne savait même pas vraiment si ça pouvait être utile, compris, décodé. Juste que c'était trop gros pour un indépendant comme lui.


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MessageSujet: Re: En eaux troubles || Juliet Lun 11 Sep - 21:17

Ca faisait combien d’années qu’elle avait quitté les baguettes d’élite maintenant ? Au moins cinq ans. Une éternité pour Juliet, une autre vie même. C’était amusant que certain n’avaient toujours pas tourné la page. En particulier Thomas. Jusqu’à peu, il l’appelait encore “agent Lewis” et la vouvoyait. Elle comprenait, après tout, elle avait été proche de le coffrer un nombre incalculable de fois. Il était passé par Azkaban, même si ce n’était pas de son fait. Sans compter que même s’ils avaient des connaissances communes, ils n’étaient pas assez proches à l’époque pour traîner ensemble. Ironique quand on savait qu’ils étaient respectivement parrain et marraine de la jeune Achlys. Même ça n’avait pas réussi à les rapprocher, ils s’étaient plutôt regardé avec horreur au seul dîner auquel Rhéia avaient réussi à les voir réunis autour d’une table. Depuis, ils avaient soigneusement évité de se retrouver ensemble aux réunions de famille de l’adolescente. Rien de pire qu’un dîner bien embarrassant pour passer une bonne soirée.

A présent, après avoir vécu une des pires soirées de leur vie (ou en tout cas de celle de Jule) en compagnie d’une bande de sang pur snobs et désagréables, ils semblaient avoir fait la paix. C’était rassurant, certaines choses pouvaient changer et en bien !

- C’est pas grave, je comprends. Si j’étais vache, je te dirais bien que c’est parce que tu n’as pas la conscience tranquille, mais ce ne sont plus mes affaires et je suppose que je ne suis plus toute blanche non plus. Elle lui fit un clin d’oeil avant de poursuivre. Pour être honnête, c’est pas plus mal, j’ai des amis qui sont encore dans la Police Magique, à commencer par ta belle-mère, autant dire que Günthers, c’est pas un tendre et je n’aime pas du tout ses méthodes avec Rosier à la tête de la Justice Magique, ils font la paire … Se rendant compte qu’elle se perdait dans des débats politiques, elle lui offrir un sourire désolé. Pardon, je m’emballe à chaque fois qu’on en parle.

Dur d’être indifférente. Ca faisait des années qu’elle ne faisait plus partie du Ministère, depuis le retour de celui-dont-on-doit-pas-prononcer-le-nom en réalité, mais ça ne l’empêchait de détester ce que devenait l’institution respectée pour laquelle elle avait travaillé. Enfin, ce n’était pas le sujet du moment, loin de là. Tom avait apparemment des informations et elle était impatiente de savoir ce qu’il avait à lui dire. Ils commencèrent à marcher pendant qu’ils parlaient, à la fois pour être moins visible d’un potentiel observateur, mais également parce que deux personnes qui marchent sont toujours moins suspecte que deux personnes qui restent plantée devant un monument historique à échanger des documents confidentiels.

Il commença à raconter son histoire et s’interrompit rapidement pour lui demander en riant si elle n’était pas en train d’enregistrer. Elle rit de concert le laissa continuer.

- Judith Walker, je vois qui c’est. Je ne la connais pas personnellement, mais dur de ne pas savoir qui elle est.

Elle prit les photographies qu’il lui tendait et les examina en souriant.

- Au moins, il est constant dans ses conneries, Adrian,
commenta-t-elle avec affection tandis qu’elle examinait le reste.

La plupart des documents étaient codés, certains lui étaient accessible, ceux de la Police Magique en particulier. Elle y avait travaillé un temps et le code ne semblait pas avoir changé. Elle ne dit rien à Tom, ce n’était même pas une question de confiance, mais moins de gens savaient, mieux on se portait. Pour ce qui était des documents du Bureau des Mangemorts par contre … il n’y avait pas de mangemort dans leur rang à part Severus et elle était certaine que leur ancien professeur de potion n’avait jamais été confronté à ce genre de paperasse. Elle était en train de songer aux gens susceptibles de connaître un mangemort assez souple pour leur parler de ce genre de chose, mais elle ne voyait pas. Ironiquement, dans cette histoire, la plus proche d’un mangemort, c’était elle. Difficile de voir comment aborder le sujet avec Adrian. Elle se sentait toujours un peu coupable de le tromper, mais son côté pragmatique savait qu’il n’était pas une source d’information à négliger.

Quand Thomas eut fini de parler, elle le regarda en silence. Ils avaient fini leur cigarette depuis un moment, mais marchait toujours un peu au hasard, elle l’entraînait vers un parc non loin où la nuit tombant, ils seraient à l’abris des regards. Elle sortit son paquet, lui tendit une cigarette et alluma la sienne avant de lui passer son briquet.

- Je ne vais pas nier l’évidence, je ne sais pas si on sera capable de décoder quoique ce soit, mais ce sont des informations qui pourraient nous être utile, voir sauver la peau de certains de nos membres.

La dernière opération avait laissé des traces parmi les membres de l’Ordre et le fait d’avoir perdu quatre des leurs leur restait toujours en travers de la gorge.

- Me les montrer, les voler, c’est déjà grave tu le sais, j’en suis sûre. Par contre, nous les donner, ça te rend complice de nos opérations dans une certaine mesure. Je voudrais que tu en sois bien conscient avant que je reçoive quoique ce soit. Moi, ton frère, les autres, elle eut un sourire un peu vague, on a fait notre choix il y a un moment. On sait parfaitement ce qu’on risque. Toi par contre, tu n’es pas obligé, alors pourquoi tu le fais ?

Parce que derrière tout acte, il y a une raison et c’était cette raison qui détermine qui on est.

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Tom Sallybanks


MessageSujet: Re: En eaux troubles || Juliet Jeu 14 Sep - 12:53

Pour être honnête, Tom Sallybanks était habitué à l’illégalité. C’était comme une seconde peau. Il vivait dedans depuis tellement longtemps que la frontière entre ce qui était légal et ce qui ne l’était pas ne comptait plus tellement pour lui. Le problème avec Juliet Birch, c’est qu’il gardait d’elle le souvenir de quelqu’un de profondément ancré dans le camp de la légalité, camp qui n’avait rien à voir avec celui de la justice. Ce qui était moral et ce qui ne l’était pas, Tom faisait encore la distinction. Mais le droit, l’Etat, et la police magique, eux, ne la faisaient pas. Enfin, pas toujours, et c’était de moins en moins souvent en ce moment. Il plaignait les gens qui bossaient au Ministère et qui n’étaient pas d’accord avec ce que faisait le gouvernement, mais qui avaient tout de même besoin d’un boulot pour vivre et ne pouvaient donc pas faire autrement.

Juliet Birch, il fallait le dire, au départ, il pensait bien qu’elle était du genre à se préoccuper plus du droit que de la morale, parce qu’elle paraissait tellement sévère qu’il ne pouvait pas en être autrement. Mais sans doute, justement, que Tom confondait l’image du ministère qu’elle représentait, par l’uniforme et par ses fonctions à la police magique, et ce qu’elle pensait elle, en tant que personne. Mais en même temps, vu le contexte où ils s’étaient rencontrés, Sally supposait qu’il ne pouvait pas en être autrement : en général, la relation flic-criminel recherché ne permettait pas vraiment de créer des liens amicaux. Ils ne pouvaient même pas compter sur leur passé commun à Poudlard, qui auraient pu les rapprocher, ou la proximité générationnelle.

Hors Adrian et Al, même s’il avait eu des amis dans toutes les maisons, Thomas ne fréquentait pas spécialement les Gryffondors, sauf les joueurs de l’équipe de quidditch des rouges et ors ou ceux d’entre eux qui étaient prêts à parier sur le quidditch et à se faire escroquer. Juliet était plus jeune que lui et il ne lui semblait pas qu’elle avait une affinité particulière pour le quidditch. Au delà de ça, c’était peut-être carrément leur personnalité qui se seraient opposées à Poudlard. En un moment comme un seul, ils ne s’étaient jamais croisés jeunes, si bien que leur relation avait commencé par une enquête et des convocations au ministère, ce qui n’aidait pas Sally, même avec toute la meilleure volonté du monde, à voir Juliet sous un angle amical.

Pourtant, la conversation qu’ils avaient lui tira un petit rire, pas seulement parce que finalement, elle était capable de faire preuve d’humour, mais aussi parce qu’elle n’avait pas tort.

“Je crois qu’en ce moment, il vaut mieux se méfier de ceux qui ont la conscience tranquille.”


De ceux qui étaient contents du gouvernement en place et qui martyrisaient les serveurs, le personnel, les gens dans la rue qui se trouvaient sur leur chemin, les employés qu’ils avaient sous leurs ordres, ceux qui racontaient n’importe quoi dans la Gazette et ceux qui participaient sans doute à des agressions ou des meurtres, ou n’importe quel interrogatoire un peu glauque. Ceux là, il fallait s’en méfier. Il sourit, amusé par la véhémence de Juliet :

“Günthers ? Ouais, Jezabel aussi dit qu’il est dingue. Rosier, ça fait un moment que je le savais, mais c’est la famille qui veut ça, y a pas grand monde de récupérable là-dedans. Son fils était pas mal dans son genre, aussi.” Il continua sur le même ton : “ Faut pas t’excuser. N’importe qui de normalement constitué le sait, même leurs employés le disent. Fait pas bon d’avoir affaire à la Machine, en ce moment, que ce soit en tant qu’employé ou parce que t’as potentiellement fait un truc illégal. Ou qu’ils croient que tu l’as fait.”

Ca restait bizarre de parler avec elle comme ça. Mais c’était finalement une assez bonne surprise, quand il y pensait. De découvrir que Juliet était autre chose qu’un uniforme. Ca passait précisement par la découverte qu’elle aussi était prête à partir dans l’illégalité et qu’elle aussi était capable de différencier la morale et le droit. Qu’elle n’était pas qu’un uniforme, en somme. Le processus avait sans doute commencé avec cette soirée désastreuse au Sabot et continuait gentiment, suivant son bonhomme de chemin. Au moins, à l’avenir, ils pourraient parler de Lys ensemble, peut-être pas d’une même voix (Tom était sans aucun doute le parrain le plus laxiste de la galaxie), mais au moins, ça ferait plaisir à leur filleule de les voir tous les deux. Et Rheia n’en reviendrait sans doute pas s’ils arrivaient à se retrouver. En attendant, puisqu’ils en étaient là, ils pouvaient à peu près parler sur un mode amical qui l’autorisait à la vanner :

“Ah, parce que vous vous reparlez, avec Adrian ? Vous avez résolu vos problèmes de couple ?”


C’était peut-être un peu vache, mais Tom était assez bon observateur pour avoir compris qu’il se passait quelque chose entre ces deux là. Est-ce qu’ils allaient finir ensemble ? Il voulait bien parier que oui, mais pas que ce serait facile - il n’avait jamais connu Adrian avec des relations simples de toute façon. Surtout entre un mangemort et une merliniste aussi bien affiliée au MpM qu’à l’Ordre du Phénix. Mais il fallait quand même admettre que toute ex-flic qu’elle était, Juliet restait plus sympathique que Nancy ou n’importe laquelle des pimbêches sang pure que Ady trouvait le moyen de ramener. D’un ton plus sérieux, il ajouta gentiment :

“ Je sais que c’est compliqué entre vous, et c’est pas mes affaires, mais…”
Ce n’était pas comme s’il décidait du storytelling de la vie des gens et qu’il n’était pas capable de voir ce qu’ils voulaient. “ Il va mieux, depuis qu’il t’a rencontré. Même s’il y a beaucoup de points sur lesquels je le comprends pas, il a pas toujours eu une vie facile. C’est bien qu’il ait arrêté de boire. Alors, si c’est à cause de toi, c’est au moins ça.”

L’éternel problème que Adrian posait à Tom : il pouvait le recommander, mais pas le défendre. Décidant qu’il en avait assez dit sur la vie sentimentale de ses amis - il avait été charitable, estimait-il, en n’évoquant pas le joli triangle amoureux, ou quelque chose d’approchant, que ce beau monde formait avec Al - il préféra la suivre et continuer à parler du problème qui les occupait tous les deux.

“ Il y a peut-être d’autres documents qui permettront de déchiffrer chez les Walker. Elle ramène vraiment des tas de choses chez eux, donc c’est pas impossible.”
Il réfléchit un instant aux possibilités qu’il avait et proposa : “Je peux essayer de regarder quand j’y retournerais, mais je ferais plus long feu chez eux. Dès que le vieux Mirallegro m’aura signé le document pour la vente, le personnage de Molloy disparaitra. Je dirais un ou deux rendez-vous.”

Faire disparaitre ces personnages, ne jamais s’attarder plus longtemps que nécessaire : telle était la clé pour réussir un bon casse. Tom le savait et ne voulait pas déroger à cette régle.

“ Il a forcément d’autres gens qui ont d’autres choses. Si je les croise, je peux essayer de regarder.”


Mais il ne comptait pas abandonner sa vie pour autant, ni ses propres activités illégales. C’était parce qu’il était tombé dessus à cette occasion que Tom avait contacté l’Ordre du Phénix, monter des casses spécifiquement pour obtenir des informations, il n’y était pour l’instant pas prêt du tout. Il accepta cependant volontiers la cigarette que lui offrait Juliet et haussa les épaules d’un air un peu triste lorsqu’elle lui demanda pourquoi il faisait ça :

“Parce que c’est ce qu’il faut faire, non ?”
Il n’avait pas grand chose à dire. “ Je vole les gens, mais je crois pas que j’ai jamais pris quoique ce soit à quelqu’un dont il avait réellement besoin. Je prends pas aux pauvres. Ca n’en reste pas moins illégal, je sais, mais...enfin, moi je tue personne.”

Il avait été très loin dans l’illégalité, Thomas, mais un minimum de justice, ça lui parlait - pas le droit, la Justice, la vraie. Celle qu’il pratiquait depuis un bail.

“Ce qu’ils font, c’est...enfin, c’est peut-être con de le dire comme ça, peut-être naif, j’en sais rien, mais ce qu'ils font, enfin, c’est foncièrement mal, non ? ”

Mal au point que ça le choquait lui, habitué qu'il était des coups foireux. Son raisonnement était peut-être simpliste, mais il avait le mérite de la sincérité, et parfois la simplicité gagnait à être rappelée. De nouveau, il haussa les épaules et ajouta, cette fois plus souriant.

“Un jour ou l’autre, ils vont me choper, c’est dans l’ordre des choses, alors autant que ça serve à quelque chose. Je vais voter Harper, hein, mais honnêtement, je crois pas que le MpM puisse faire grand chose. Et il faut bien que que quelqu’un les arrête, là haut, on survivra pas cinq ou six ans avec Rosier à la Justice Magique.”
Tom se mit à rire et tira sur sa cigarette : “Au fond, je le fais pour la même chose que je pique du fric aux jet-setteurs puristes et pour la même raison que je refile leur argent à des associations merlinistes. Je crois pas aux partis politiques. Mais je crois à une certaine forme...de justice poétique. Si je peux y participer, alors ça vaut la peine de risquer un peu ma peau.”

On pouvait dire beaucoup de choses sur Tom et émettre beaucoup de critiques, mais il fallait au moins lui reconnaitre ça : ce n’était pas un salaud.

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MessageSujet: Re: En eaux troubles || Juliet Ven 15 Sep - 11:37

- J’ai la conscience tranquille, moi, dit-elle avec un sourire.

C’était vrai. Pourtant, Merlin savait qu’elle ne faisait pas que flirter avec l’illégalité. Elle vivait dedans. Chaque jour était un mensonge, mais elle n’était pas la seule. En réalité, le monde sorcier ressemblait à une immense fable dans laquelle chacun jouait un rôle qu’il finissait par assimiler au point de le confondre avec sa propre nature. Après tout, elle était loin d’être la seule née-moldue à mentir sur son statut de sang. Une bonne partie d’entre eux avaient eu la chance de pouvoir se faire faire de faux papier. Elle avait été beaucoup plus loin. Travaillant au Ministère et connaissant les bonnes personnes, elle avait pu ajouter des sorciers dans son arbre généalogique. Obtenir le statut de sang mêlé n’avait été qu’une simple formalité. Pour ceux qui n’avaient pas eu sa chance, il n’y avait pas beaucoup de solutions possibles. Retourner dans le monde moldu, mais rien n’assurait qu’ils ne seraient pas traqué pour autant ou se cacher comme ils le pouvaient. Une situation précaire avec un gouvernement despotique pour appliquer des mesures de plus en plus drastiques. Cela dit, tout n’était pas noir, les difficultées rencontrées avec l’absence de réouverture de Poudlard avait mis la chasse aux nés-moldus quelque peu en stand-by pour un temps. Néanmoins, Jule le sentait, le vent commençait à tourner. Ils avaient eu droit à un bref répit sur le point de prendre fin. Ce n’était pas officiellement annoncé, mais les bruits de couloir et quelques personnes bien placées avaient laissé sous-entendre que les différents directeurs de département étaient favorables aux retours de mesures plus drastique pour épurés la société sorcières de la gangrène qui la gagnait.

- C’est pour ça que tu te méfies encore de moi, peut-être.


Il fallait dire que Juliet n’avait pas tué. Pas encore en tout cas, elle aurait pu en arriver à cette extrémité. Ils n’en avaient pas discuté, mais si elle l’avait voulu, elle aurait probablement pu tuer le collègue d’Adrian, Mulciber. A la place, elle avait décidé de ne pas le faire. Jule mentait, trichait pour l’Ordre, mais elle ne savait pas si elle était prête à prendre une vie pour sauver la sienne. Elle soupçonnait que la situation aurait été différente si ce n’était pas sa propre vie qui était en jeu, mais bien celle d’un autre et si Adrian n’avait pas été en face d’elle. En attendant, elle préférait ne pas trop y penser. La discussion dériva sur la politique du Ministère. Comment ne pas en parler ? Rosier, Günther, les bêtes noires personnelles des employés du département de la Justice Magique et des sorciers en général quand on y pensait. Le premier était désagréable et particulièrement dangereux, quand le second était fou (de nationalité étrangère en plus du reste) et aurait probablement eu une place de choix à Sainte Mangouste si elle avait pu décider quoique ce soit à son sujet. Ce genre de discussion convenait parfaite à Jule, c’était des sujets sur lesquels ils tombaient facilement d’accord. Ce n’était pas du luxe. Ils n’étaient pas proches et maintenant qu’ils comprenaient qu’ils étaient capables de ne pas se détester, il fallait apprendre à s’accepter. Après tout, ils faisaient (ironiquement) partie de la même “famille” depuis quelques années. Et pourtant, la discussion virait sur quelque chose de plus personnel, c’était sa faute, elle avait saisi la perche la première concernant Adrian et Tom ne la loupait pas. Elle leva les yeux au ciel.

- Il s’est excusé, comme d’habitude il s’excuse toujours, ça ne change pas le fait qu’il aurait dû la fermer à la base, mais je suis trop gentille, il paraît. Enfin quoiqu’il en soit, parler c’est un grand mot, je ne l’ai pas vu depuis les Sabbots de Bacchus. J’ai juste eu quelques nouvelles pendant son hospitalisation après l’attaque de Force Puriste.

Léger mensonge, elle l’avait vu, mais personne n’était obligé de le savoir. Pas même Tom et surtout pas Adrian. Peut-être Tom n’était-il pas dupe, peut-être se demandait-il d’ailleurs si son frère ne faisait pas partie des membres de l’Ordre sous Polynectar pendant l’attaque.

- Et on est pas un couple ou alors je ne suis pas au courant et les cousins de ton ex-copine se sont fait une profession du vol de copine des Holmwood-Black.


Vacherie pour vacherie donc. Le monde entier semblait vouloir se mêler de sa propre vie sentimentale quand elle même aurait vraiment bien voulu la mettre à l’écart.

- Il n’y a rien de compliqué. C’est un chouette type, je ne le nie pas, mais il y a une marque répugnante sur son bras qui va contre tout ce que je crois. Alors oui, dans une certaine mesure, on peut être pote je suppose, mais jamais plus.

On ne peut pas faire confiance à un mangemort. Pas en général et encore moins quand on fait partie de l’Ordre. C’est le principe de base de la survie.

- J’ai eu une vie difficile aussi, ça ne te fait pas tomber dans l’alcoolisme pour autant. Ne me crois pas insensible, j’ai entendu parler de son enfance via Northanger …

Elle s’interrompit . La discussion prenait un tour trop personnel. Il n’était pas venu lui parler de ça et ils auraient tout le temps d’en parler un jour si le besoin se fait sentir.

- Pardon, c’est ton ami et j’émets un jugement de valeur sur une situation qui ne me regarde pas. S’il va mieux et que j’y ai joué une part volontairement ou non, je suis contente pour lui. Vraiment.


Laissant le sujet de côté, elle préféra se concentrer sur ce pourquoi était venu la voir, c’est à dire les documents. Une pointe d’excitation se faisait sentir à l’idée qu’il puisse avoir mis la main sur des informations importantes qu’ils pourraient décoder. Lui-même se proposait de continuer à leur transmettre des informations s’il en trouvait. Une initiative dangereuse qui ne lui rapporterait rien, mais qui pouvait être fatale pour elle qui servait de contact. Évidemment, elle voulait connaître ses motivations. Ils repartaient peut-être sur de bonnes base, mais ce n’était pas assez pour se faire totalement confiance du premier coup. En particulier avec un sujet aussi sensible que l’Ordre.

- Justice poétique ?

Ca la fit rire, mais elle le regarda avec une certaine affection.

- On est naïf, je crois, c’est pour ça qu’on parle encore de justice en oubliant qu’elle n’existe plus. Ce n’est même pas une question de justice d’ailleurs. C’est juste une question de bien ou de mal. On ne supprime pas une partie de sa population parce que sans preuve aucune, une minorité ayant toutes les cartes en main décide qu’on ne partage pas le même patrimoine génétique. Quand bien même ils auraient une preuve, ce n’est pas une raison, c’est simplement de l’oppression qui cache une peur panique de perdre leur ascendant sur les autres.

S’il y a une chose qu’on ne pouvait pas reprocher à Jule, c’était de ne pas avoir des convictions bien ancrées. Dans le fond, avoir des convictions, c’était facile. Le plus difficile, c’était de faire ce qu’on pouvait pour les défendre. Tom semblait prêt à les aider, mais accepter sa proposition revenait à la mettre en danger elle-même puisqu’elle servait d’informateur. Ca ne la gênait pas, mais elle savait qu’ils voudraient en discuter au sein de l’Ordre. Elle réfléchit un moment avant de se décider :

- Si tu as l’occasion de retourner là-bas sous ta fausse identité, vois discrètement si tu trouves quelque chose, mais pas besoin de prendre de risques inutiles, je crois qu’on se débrouillera avec ce que tu nous as déjà donné. Si tu trouves d’autres choses, n’hésite pas, je resterai ton contact à moins qu’il ne m’arrive quelque chose, tu devras t’arranger avec Fenton pour qu’il te mette en relation avec quelqu’un d’autre. Il faudrait que l’on trouve un moyen discret de se joindre. Hiboux, réseau de cheminette et autre, ce n’est pas sûr. Même un patronus pourrait être intercepté.

Elle posa une main sur son épaule et leva les yeux pour le regarder en face.

- Dans l’optique où tu serais pris. Tu n’as évidemment aucun lien avec nous et on ne pourra pas tenter quoique ce soit pour te sortir de tes emmerdes. Tu en es conscient ?


Evidemment, ça c’était le message officiel. Jule savait que Jezabel et Fenton ne laisseraient jamais Tom tomber et elle-même les aiderait sûrement. Sallybanks n’était pas son ami, mais maintenant ils étaient liés et elle n’était pas du genre à fuir ses responsabilités.

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MessageSujet: Re: En eaux troubles || Juliet Sam 16 Sep - 1:13

Qu'est-ce qu'il pouvait bien répondre à Juliet Birch ? Il était vrai qu'ils n'étaient pas tout à fait dans le même cas : certes, elle faisait partie de l'Ordre du Phénix, mais personne n'avait de raison de se douter de son engagement. Jusqu'à preuve du contraire, être membre du Mouvement pour Merlin n'était pas un crime, et rien dans ses activités, ex-flic, briseuse de sorts à Gringotts, ne pouvait faire présager aux autorités qu'elle baignait dans l'illégalité tant qu'elle restait discrète. Tom, c'était un peu différent. Il avait beau être sorti de Azkaban depuis des années, il n'avait jamais cessé de baigner dans l'illégalité. Tom ne croyait pas réellement que ce qu'il faisait était mal, ce qui faisait que même lorsque Juliet avait été proche de l'arrêter, même plaqué contre un mur, ramené en salle d'interrogatoire il n'avait pas perdu de sa morgue. Mais il avait beau se dire qu'il était libre, en réalité, il ne le ressentait pas toujours comme tel. C'était une habitude de vie. Sally dormait toujours avec un œil ouvert. Il regardait par dessus son épaule, peu importe où il allait. Il avait beau avoir un banquier suisse, les moyens de se payer une maison énorme ou un yacht, il n'était jamais vraiment en paix. On s'habituait à vivre comme ça, ça venait tout seul, si bien qu'il ne croyait qu'à moitié Juliet lorsqu'elle se moquait de lui. Ils vivaient pareil, d'une certaine façon, et dans son cas, lui depuis plus longtemps qu'elle. Il lui adressa un sourire :

« C'est moins toi que ce que tu pouvais représenter. Maintenant ça devrait aller. »


C'était vrai, et ça ne s'appliquait pas qu'à Juliet, d'ailleurs. Tom n'avait pas spécialement peur de Adrian, mais le bureau des mangemorts restait dangereux. Par extension, il en allait de même pour Anne. S'il lui faisait confiance, à elle personnellement, il ne prêtait aucun crédit au département des Mystères, à leurs sales techniques d'espions et à tout le secret qui entourait les langues-de-plombs. On ne pouvait jamais savoir avec ces gens. L'Etat voulait la peau des criminels, c'était logique, il fallait donc rester prudent, mais maintenant c'était devenu plus grave que ça, puisque l'Etat voulait un peu la peau de tout le monde, sauf de ceux qui étaient suffisamment riches pour s'acheter un salut – ou assez fortuné pour tenir les rênes du pays. Il ajouta en souriant à l'intention de Juliet :

« Après tout, maintenant, toi aussi, t'es concernée par la peur du gendarme. Bienvenue dans le camps de l'illégalité. »

C'était une peur salutaire, estimait Tom. Une certaine dose de paranoïa était nécessaire lorsqu'on menait ce genre d'activités. En fait, ce qui différait, c'était simplement l'échelle de gravité et les peines qu'ils encourraient. Au mieux, lui, s'il tombait, on lui ferait faire de la prison, longtemps peut-être, mais uniquement de la prison. Pour les gens de l'Ordre du Phénix – en fait, globalement, et ce depuis tous les temps, pour les gens qui étaient dans l'illégalité mais dont l'action portait sur un registre politique – on passait tout de suite à un autre registre de peines. Il fallait bien être conscient - en venant là Tom l'était à peu près et il savait que Juliet Birch était assez pragmatique et renseignée pour l'être aussi - qu’on risquait un mort brutale sans autre forme de procès, ou la peine capitale, ou encore le baiser du détraqueur.

C’était quelque chose à laquelle Tom préférait éviter de penser. Azkaban, quoiqu’il en dise, lui faisait peur. Il s’en réveillait parfois encore la nuit. Il réprima un frisson à cette pensée. Mieux valait, pour un moment, parler d’autre chose. Adrian et Juliet étaient à eux deux un sujet neutre qui convenait bien à Tom puisqu'il lui évitait de parler de lui, ou des deux sujets qui pouvaient être déplaisants chez lui : sa vie sentimentale et son activité professionnelle.

« C’est vrai qu’il a pas mal morflé. »
Il repensa soudainement à ce qu’il avait lu dans la Gazette et à ce que Anne lui avait dit. « Dans les journaux puristes, ils disent presque que vous y êtes allés spécifiquement pour tuer ces deux pauvres gars. » Ce n’était pas un jugement. Tom lisait le Chicaneur et avait l’esprit critique, assez pour savoir que la Gazette défendait systématiquement le pouvoir, quel qu’il soit. Il aspira une bouffée de tabac, songeant qu’ils fumaient tous beaucoup. « Ça a salement tourné pour vous, là-bas, pas vrai ? »

De l'autre côté, ce n’était pas des enfants de choeur non plus et il y avait fort à parier qu’en cas de crise, du côté puriste, on n’aurait pas hésité à tuer. En attendant, entre quatre arrestations et ces deux morts, l’image de l’Ordre et des Merlinistes en général était écornée. C'était mauvais, et même Tom s’en inquiétait. Fawley pouvait passer à cause de ça. N’étant pas analyste politique, et préférant nettement observer les relations humaines (la notion de clan n'intéressait pas Thomas Sallybanks : la personnalité des gens définissait s’ils étaient des salauds ou non), il se fendit d'un rire amusé lorsque Juliet le corrigea sur sa relation avec Adrian.

« Les cousins de mon ex auraient tendance à te dire que ce sont les Holmwood-Black qui piquent leurs copines. » Adrian était comme ça, ce n’était pas une surprise et si Juliet était un peu fine c’était évident à voir. Tom ajouta en souriant. « Puis, rien de compliqué, tu me feras pas croire ça. Et je le dis pas juste parce que vous me faites tous beaucoup rire et que ça me distrait de ma vie sentimentale foireuse. »  Nouveau sourire. « Vous passez un peu trop de temps à vous engueuler pour que ce soit honnête, vous deux. »

Il le prenait d’un ton léger mais Sally se doutait que ça ne devait pas être facile. Il ignorait beaucoup de la vie de Juliet. Qu'elle était née moldue, les épisodes traumatisants de son enfance, les circonstances de la mort de son mari, il n’en avait aucune idée. Mais bon, être membre de l’Ordre du Phénix et se mettre à la colle avec un mangemort, Tom pouvait imaginer les conséquences. Pragmatique, il suggéra pensivement :

« Il ferait une meilleure source d’informations que moi, peut-être bien. Le jour où il dira enfin basta aux tarés qui l’entourent. »
Il fit une grimace. «  Y a peu de choses dont je suis sûr à propos de Ady Rosier, mais qu’il soit à la limite du syndrome de Stockholm, ça, je le sais. »

Il haussa les épaules avec l'indifférence de celui qui a l'habitude lorsque Juliet s’excusa.

« T’en fais pas. Il me fout en rogne aussi, parfois.»
 Bon, il fallait dire aussi que Tom, s’il connaissait bien le parcours de Adrian Rosier, savait bien que son pote était capable de participer de façon active au massacre de sa vie. « Mais c’est déjà ça de pris si vous êtes de nouveau en bons termes. Achlys t'a parlé de la pool-party chez les Rosier où elle est invitée ? Il est hors de question que j’y aille, je te préviens directement.» Il plaisanta d’un ton amusé : « Je ne suis intéressé par la vue d’aucun Rosier en maillot de bain, moi. »

Il n’y avait là aucune méchanceté. En réalité il ne fallait pas trop prendre au sérieux les provocations de Tom, il le disait plus par amusement qu'autre chose. Et puis au fond, même s’il en parlait, les gens n'avaient pas à suivre ses conseils. Ils étaient majeurs et vaccinés, tous. Ils faisaient ce qu’ils voulaient, tant qu’ils ne l’emmerdaient pas lui et qu'il pouvait d’en amuser - acceptant d'ailleurs d’assez bonne grâce qu’on se moque de lui.

Et s’il pouvait rire, Tom pouvait rapidement devenir sérieux. Quand il y avait un enjeu, par exemple, comme tous ces documents. Plus responsable qu’il n’en avait l'air et sans doute moins personnel et égoïste qu’il ne daignait le montrer, il était assez clair qu’il était capable de réfléchir assez pour ne pas trop commettre d’imprudence ou d’impair. Professionnel dans l’illégalité, et à l’aise avec ce qu’il faisait, Tom sourit doucement.

« Justice poétique, retour du bâton, réalité qui leur revient en pleine gueule...»
Il ajouta sans gêne : « Ils se croient mettre du monde parce qu’ils ont un nom et du fric. Je détestais ça à Poudlard, et ils me détestaient aussi. Tu penses, à Serpentard, en étant sang mêlé et fils d’un auror avec des enfants de puristes, ça pouvait que se passer comme ça. » Bravache, il lança avec un air de fierté. « Une fortune ça se perd et un nom, ça t'empêche pas d'être complètement con.»

Il approuva de la tête ce que disait Juliet à propos des nés-moldus. On allait vers quelque chose de moche pour eux, comme ils avaient connu sous Thicknesse.

« Paraît que Rosier veut sortir une loi sur les nés-moldus. J’espère que ça passera pas, parce que même avec des faux papiers comme mon père a déjà refilé, je suis pas tellement sûr que ça suffira. »


Et qu’est-ce qui se passerait si ça ne marchait pas, sur le plan politique ? Il ne resterait que l'Ordre et franchement, s’il pouvait aider, Tom en était plutôt content.

« Je suppose que le Londres moldu est moins surveillé. Au pire, j’ai toujours le moyen de modifier un peu mon apparence. Sans en venir au polynectar, ça peut suffire. En tout cas ça marche dans mes affaires.»
Il marqua une pause méditative pour réfléchir. « Téléphone portable, sinon ? Fin, les trois quarts du temps le mien est perturbé par les ondes magiques et il est trop compliqué à utiliser. »

Les connaissances de Tom en matière de technologies moldues s'arrêtaient avec les chaînes Hi-Fi et la télévision, grosso modo. L’informatique, il n’y pigeait strictement rien, les ordinateurs, c’était définitivement trop compliqué pour lui et ça le sidérait littéralement.

« Sinon il y a encore les bonnes vieilles cabines téléphoniques rouges. On aura l’air de touristes mais au moins ça ne fera pas conspirateurs.»


Tom, roi des combines et des plans B. Il fallait d'ailleurs qu’il s’en trouve un s'il se faisait prendre. Il eut un sourire fataliste pour répondre à Juliet :

« On est toujours seul, dans ce genre de cas. L'avantage, c’est que j’ai l'habitude.»


Et probablement assez d’argent pour se payer le meilleur avocat du Londres sorcier, même s’il n'était pas sûr que les mangemorts le laisseraient prendre un conseil légal. Tom haussa les épaules :

« De toute façon, je suppose que la meilleure solution est que j’en sache le moins possible, pour vous. Je critique pas, en fait ça m’arrange, j'ai pas envie de savoir non plus. »

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MessageSujet: Re: En eaux troubles || Juliet Sam 16 Sep - 20:11

Parfois, Juliet se demandait ce qu’elle avait bien pu faire chez les tireurs de baguette d’élite. Elle n’avait pas choisi cette carrière par goût personnel. Faire partie de la police ne l’avait jamais tentée à la base. Non, elle l’avait choisi simplement en regardant les options qui s’étaient offerte à elle lorsqu’elle avait eu ses A.S.P.I.C.S. Elle avait vu le Ministère comme une alternative séduisante. La jeune femme qu’elle était avait à l’époque un grand sens de la justice, une certaine droiture. Sean aussi ambitionnait de travailler au Ministère. Somme toute, sans qu’elle y réfléchisse vraiment, tout avait convergé pour qu’elle y postule. Douée, méticuleuse, elle avait passé de très bonne année parmi ses collègues. Pour certain, ce travail, c’était leur vie. Pour Jule, ce n’était qu’un travail. A la fin de son service, elle redevenait Juliet Lewis et les criminels, leurs histoires, faisaient partie du passé. Il y a un temps, elle aurait pu se moquer de Tom pour la peur de l’uniforme qu’il avait. Néanmoins, maintenant qu’elle était de l’autre côté de la barrière, elle voyait où il voulait en venir.

- Avoue que tu savoures l’ironie. Je suis certaine que tu te sens vengé des années que j’ai passé à tes trousses.

Elle souriait parce que c’était la seule chose à faire. Quand Bill lui avait parlé de l’Ordre du Phénix, elle aurait tout simplement pu refusé d’y prendre part. Son existence n’était un secret pour personne, seul ses membres l’étaient. Elle avait rencontré Dumbledore pour la première fois depuis la fin de ses années à Poudlard et elle avait sentit que c’était la chose à faire. Il y avait eu quand chose dans la manière dont le vieil homme lui avait présenté les choses qui l’avait convaincue que certaines causes valaient la peine d’être défendue dans l’illégalité s’il le fallait. Il n’empêchait que leur rôle était souvent ingrat et les risques très haut.

- Quoiqu’il en soit, je vois où tu veux en venir. Je ne suis pas passée loin du bureau des mangemorts parfois. Autant dire que la perspective d’y aller, suivis probablement par un petit séjour à Azkaban voir un baisé du détraqueur ne m’enthousiasme que très moyennement. Même moi j’ai des plans plus excitants pour mon samedi soir.

Azkaban, les détraqueurs, les mangemorts. Ils en parlaient rarement, mais dans le fond, il n’y en avait pas un à qui ça ne faisait pas peur. Il y avait de quoi, c’était une trinité mortelle seulement surpassée par le Seigneur des Ténèbres lui-même. L’absence de nouvelle à son propos en inquiétait plus d’un d’ailleurs. Deux ans s’était écoulé depuis qu’il avait été vu pour la dernière fois. Depuis, rien. Autant dire que son absence était aussi effrayant que sa présence. Si Tom voulait vraiment leur rendre service, voilà une information qu’elle rêvait d’avoir. Elle se promit d’en parler, mais pour le moment, ils parlaient de sujet un peu moins sensibles ou peut-être pas.

- Il a eu de la chance, son collègue aussi, je pense. Ils auraient pu morfler plus.

Encore une fois, elle prenait soin de ne pas préciser si elle était sur place ou non, mais oui, ils avaient eu de la chance. Elle aurait vraiment pu en tuer un des deux.

- Tu as l’air bien informé, répondit-elle à ses remarques l’air de rien. Je suppose que je peux bien te le dire, après tout personne ne le croira même si tu le racontais. Le but de l’opération, c’était simplement de suspendre une putain de bannière et ça a vraiment mal tourné. Enfin bon, c’était une mauvaise idée de base.

Elle avait été contre cette opération tout le long. Force était de constater qu’elle avait eu raison. Le résultat avait été désastreux et avec les élections pour le poste de grand électeur qui approchait, elle avait peur que ça porte gravement préjudice au Mouvement pour Merlin. Charles n’en disait rien, mais elle était sûre qu’il était également inquiet.

- Je crois que je voudrais bien que ça ne soit pas compliqué. J’imagine que je me dis que si je le répète assez souvent, je vais finir par y croire. Elle lui jeta un regard moins amical que précédemment. Enfin c’est moche de te moquer de toi alors que je suis certaine qu’il y a beaucoup à dire sur ta vie sentimentale à toi aussi. Lys est bavarde tu sais .... et Rheia encore plus et je ne te parle même pas de ton frère et Jezabel. Qui aurait cru que Fenton pouvait parler autant.

Juliet n’allait pas à la pêche aux ragots, mais il fallait avouer que plusieurs sources lui avaient raconté tout ce qu’il y avait à savoir sur la rupture de Tom avec son ex-copine ainsi que les mines monumentales qu’il s’était mis pour essayer de faire passer la pilule. Vannez Tom permettait de détourner l’attention de ses propres problèmes. Pour une raison qui lui échappait, tout le monde semblait avoir une opinion bien arrêté sur ce qu’elle devait faire d’Adrian. Elle, elle aurait surtout voulu qu’on l’oublie cinq minutes.

- Je sais qu’il ferait une bonne source d’informations, répondit-elle sans doute un peu trop durement. J’y ai pensé, mais honnêtement, même si je ne devrais peut-être pas avoir des scrupules, je me vois mal jouer avec lui pour essayer d’obtenir les informations que je veux.

Ce n’était pas comme si l’idée ne l’avait pas effleurée après tout, mais elle n’était tout simplement pas ce genre de personne. Elle se voyait mal se servir de l’affection qu’il éprouvait pour elle pour récolter des confidences sur l'oreiller. Rien que l’idée la faisait se sentir sale. Elle valait mieux que ça et elle n’avait pas envie de jouer avec lui. Elle l’appréciait (hélas pour elle) trop pour ça.

- Une pool-party chez les Rosier ?

Elle leva un sourcil interrogateur, l’information ne lui disait rien. Ou peut(être que si, mais elle avait vu Rhéia juste après l’attentat au QG des Force Puriste et elle avait la tête ailleurs. Il était probable qu’elle ait entendu l’information sans vraiment écouter et oublier tout de suite après. Par contre, c’était le genre d’évènement où elle comptait sur Tom pour aller jouer les parrains exemplaires, elle protesta donc avec vigueur.

- Non, non. Tu ne m’auras pas comme ça. Hors de question que j’aille là-bas. Tu veux m’envoyer dans l’antre d’un mangemort, ça ne va pas ? Rougissante, elle espérait que ça passait inaperçu dans la pénombre. Je n’ai plus quinze ans, je crois que je devrais survivre à Adrian en maillot, mais tu me connais, je ne suis absolument pas drôle, je vais casser l’ambiance, tu y seras bien plus à ta place que moi.
Comme marraine, il y avait plein de choses qu’elle acceptait de faire, mais honnêtement, passer une journée entière dans la demeure d’un mangemort. Chapman Rosier pour couronner le tout, c’était vraiment trop lui demander. Elle ne s’avouait pas vaincue, mais en attendant il y avait plus important.

Contrairement à Tom, elle avait été trop discrète à Poudlard que pour vivre les brimades habituellement réservé aux enfants de né-moldus ou venant d’une famille sang-mêlée peu populaire. Sans compter que Gryffondor était connu pour être bien plus tolérant que Serpentard sur le sujet. Elle approuva ce qu’elle disait et renchérit.

- J’ai entendu parler de la loi, maintenant qu’ils ont enfin trouvé une solution pour Poudlard, ils sont pressés de se débarrasser de ceux qui les gênent.

Elle réfléchit un moment avec lui aux différents moyens de communication qu’ils pourraient utiliser. Evidemment Tom n’y connaissait rien à Internet. Ça ne l’étonnait pas, même elle avait un peu de mal.

- A mon avis, on va garder l’option des téléphones portables. Les sorciers ne peuvent pas nous tracer avec ça. Ton frère sait comment me joindre, donne moi ton téléphone, je vais y enregistrer mon numéro.

Elle le fit avec presque autant d'habileté qu’une vraie moldue et se fit un appel en absence pour enregistrer celui de Thomas. Elle lui rendit l’appareil et regarda autour d’eux. La nuit était tombée et ils avaient bien assez traîné. S’ils restaient ensemble plus longtemps, ça finirait par paraître suspect.

- Si on est d’accord, je vais te laisser ici. Attend un peu avant de partir.

Elle rassembla les documents qu’elle cacha sous sa veste et se mit en route, après avoir fait quelques pas, elle se retourna et regarda Tom :

- Au fait, merci.


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MessageSujet: Re: En eaux troubles || Juliet Dim 17 Sep - 1:37

Il y avait des choses qu’on faisait naturellement. Des choses qui semblaient logiques mais dont on ne pouvait pas dire rationnellement pourquoi, précisément, on en venait à les faire. C’était en fait une de ces actions qu’accomplissait en ce moment Tom. Sur le papier, il n'avait pourtant aucune raison d'être là. En vérité si on y songeait bien Tom aurait en effet pu être ailleurs. Ailleurs, à faire ses comptes avec Fenton, ou avec Mirallegro Walter pour lui soutirer une montagne de gallions ou des informations sur la prochaine saison des Mystérieux Mystères de Londres. Ou à finir une séance d’entraînement avec ses joueurs. Il aurait simplement pu ignorer les documents qu’il avait vu chez les Walter. Ça lui aurait épargné, sans doute, de se retrouver dans un parc moldu à la tombée du jour pour parler avec une ex-flic. Se contenter de vivre sa vie et de mener des affaires dans une ignorance des plus confortables. Mais pour une raison inexplicable et expliquée, Sally ne parvenait pas à détourner les yeux.

« Je suppose que ça en vaut la peine. J’espère que oui.»
Il sourit. « Au moins cette fois on est dans le même camp, ça nous fait un peu progresser cette histoire.»

Ça le faisait surtout progresser lui. Il était convaincu de faire ce qu'il fallait faire. Tom ne mentait pas sur lui-même et clairement il n'était pas un bon samaritain. Il n’avait pas pour objectif de sauver le monde. Il ne pouvait pas le faire. Mais sauver uniquement sa peau, ce n’était pas bien, pas juste. Le vieux fond d'humanité basique qui lui restait, sans doute. Le même qui était gêné par les meurtres et les méthodes des puristes.

« Adrian m’en a parlé. Mon ex aussi, elle y était. Si ça peut te rassurer, c’est pas Fen' qui bavarde. »
Tom, ou comment tenter de concilier des amitiés improbables et souvent incompatible avec des puristes ou des gens a priori au service des mangemorts avec des affinités et d’autres amitiés puristes. « Désolé pour ceux d’entre vous qui se sont fait avoir.»

C’était sincère. Les mangemorts n'étaient pas réputés pour leur tendresse et ces gens allaient passer un sale moment. Adrian aurait sans doute confirmé ça. D’ailleurs parler de lui était un bien meilleur sujet de conversation, et moins lugubre qui plus était, que les potentielles conséquences de leurs actes à tous les deux.

« Ahlala, l’amour. »
Il lui adressa un sourire, pas du tout perturbé par ce qu’elle disait. « J'assume totalement ma vie sentimentale, mon couple va très bien et je suis pas à la limite de faire un remake de Roméo et Juliette. » Il ajouta pensivement, songeant soudainement aux détails de la pièce. « Fin si vous pouvez éviter que ça finisse au bout de trois jours et que six personnes meurent, c’est pas mal aussi.»

Il sourit encore. Sa séparation avec Anne avait vraiment eu un impact, aussi préférait-il largement parler d’autre chose. Type Adrian. Devinant le sujet en lui-même un peu trop sensible, il préféra plaisanter de nouveau sur la pool-party.

« Mais si, tu seras très bien, Adrian sera ravi de te voir, vous vous amuserez très bien, et tu ne mettras pas la honte de sa vie à Achlys parce que tu as été à Azkaban.»
Comme si l’argument faisait autorité, il ajouta : « De toute façon, on joue un match à Portree le lendemain, je ne pourrai pas venir, je dois faire un dernier entraînement pour les joueurs.»

C’était bas comme excuse mais le ton restait amical. Et Chapman Rosier lui collait une peur bleue. Rapidement pourtant le ton redevint plus sérieux et Tom tendit son téléphone à Juliet. À partir de là, ils n'avaient plus grand chose à se dire d’autre.

« On est d'accord.»
Comment conclure une telle conversation ? Il ne savait pas. « À la prochaine fois, alors. Si je trouve quelque chose je te recontacte.»

Il lui adressa un dernier signe de la main lorsqu'elle le remercia. De quoi ? Maintenant qu’il avait fait ça, Tom paniquait un peu à retardement. Et cette fois il ne pouvait vraiment en parler à personne, nada. Il fuma une cigarette, immobile, puis s'éloigna dans la direction opposée à celle qu'avait pris Juliet. Il regagna son appartement côté moldu à pied, ayant besoin de s'éclaircir les idées. Fenton n'était pas revenu, alors il rejoignit le chemin de Traverse et de là prit un portillon pour gagner Ballycastle.

Charlie était déjà couchée lorsqu’il arriva. Essayant de ne pas la réveiller, il s'installa discrètement dans le lit, mais elle ne tarda pas à se lover dans ses bras pour demander d'une voix ensommeillée :

« T’étais où ? Je m’attendais à ce que tu rentres plus tôt.

-Je suis passé voir mon frère, on a bu un verre, désolé. Je reste avec toi jusqu'à la fin du weekend. Promis.» Il caressa ses cheveux avec affection. « Rendors toi.»

L'explication parut la satisfaire et elle ne tarda pas à retrouver le sommeil. Tom resta lui longtemps éveillé, se demandant dans quel mesure cette fois il ne touchait pas quelque chose de bien trop gros. Mais ce qui était fait était fait. Il ne pouvait pas revenir en arrière. Après tout on ne pouvait pas inverser un coup de feu.

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WHO THE FUCK IS ROBIN HOOD ?



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