POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Quelques Gouttes Suffisent

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MessageSujet: Quelques Gouttes Suffisent Lun 11 Sep - 12:31

Une dizaine de robes gisaient sur le sol du dressing de Rose, la jeune femme devait sortir pour faire quelques achats sur le Chemin de Traverse, et comme à chaque fois qu’elle devait se rendre quelque part, n’arrivait pas à se décider pour une tenue. Si l’on avait pu mesurer le temps qu’elle perdait chaque jour à hésiter avant de devoir prendre la moindre décision, aussi insignifiante soit-elle, les chiffres obtenus auraient certainement donné le vertige. Rose était si peu sûre d’elle, et tellement préoccupée parce que les autres pourraient penser d’elle, que même une action aussi bête que choisir une robe pour sortir lui demandait au minimum quinze minutes de réflexion. Comptez une heure ou deux s’il s’agissait d’un événement important et que son mari n’était pas là pour décider à sa place. Rose avait bien conscience du ridicule de la situation, elle essayait toujours de son mieux pour se montrer plus volontaire et plus décidée, mais on ne réformait pas si facilement trente-deux années de vie passée à exercer la force de caractère d’une véracrasse anémique. Quel malheur d’être une riche héritière qui n’a rien de mieux à faire de ses journées que de se faire faire de nouvelles robes, quand on n’est pas occupée à rechercher des membres de l’Ordre du Phénix pour leur faire avouer où se trouvait leur quartier général. Finalement, elle se décida pour une robe verte et une paire d’escarpins noirs, elle n’était pas totalement certaine que c’était le meilleur choix à faire, mais si elle continuait à tergiverser, les boutiques seraient fermées quand elle arriverait sur le Chemin de Traverse.

Elle confia à son elfe de maison le soin de ranger le désordre derrière elle et descendit au salon. Une fois en bas, elle retrouva Riyadh, assit sur le canapé et absorbé dans la retransmission d’un match de quidditch. Rose s’approcha à pas de loup et passa ses bras autour de son mari.

« Je vais sur le Chemin de Traverse, tu as besoin de quelque chose ? »
« Oui, une fiole de sang de dragon, de la peau de mamba noir et des hypophyses de salamandre. »
« Pour faire ? »
« Un cocktail à siroter en écoutant le match, prends moi des petits parasols en papier aussi. »
« Sarcasme ? »
« Exact. Désolé. Pour faire du véritaserum, je ne fais pas confiance si ce n’est pas moi qui l’ai préparé. »
« Très bien, je passerai chez Vega Holmwood-Black alors. »
« Humpf. Les crasseux qui nous servent de cousins travaillent toujours là-bas ? »
« Al’ et Orion ? Oui sûrement. Je leur transmettrais quand même des salutations polies de ta part. »
« Je ne vois pas pourquoi. »


Rose embrassa son mari et s’éloigna en riant. Contrairement à lui, elle aimait plutôt bien les jumeaux. Elle était plus particulièrement liée avec Aldébaran, avec qui elle avait été à Gryffondor. Ils avaient joués ensemble au quidditch dans l’équipe rouge et or. Et même si Al’ avait failli la rendre folle plus d’une fois en s’obstinant à contourner le règlement alors qu’elle était préfète, elle ne lui en voulait pas trop, et il ne semblait pas lui tenir rigueur de toutes les heures de retenue qu’elle lui avait donné. Leur relation s’était distendue depuis le mariage de Rose et Riyadh, celui-ci supportant rien de moins que mal les jumeaux, leurs manières de voyou et, en général, leur allure savamment négligée. Et surtout, cette prétention à se faire appeler Black s’en en avoir le droit. Si ça n’avait été pour sa femme, il aurait trouvé depuis longtemps une excuse pour faire coffrer ces deux-là, ou au moins  les pendre par les pieds au-dessus d’un gouffre, un peu, pour voir ce que ça faisait. Alors depuis son mariage, Rose ne fréquentait plus ses cousins que comme cliente occasionnelles de la boutique, et leur envoyait une carte et du pain d’épice pour Noël.

La Mangemorte emprunta le réseau de cheminée, et arriva directement au Chaudron Baveur. En sortant sur la rue commerciale, elle s’occupa d’aller récupérer les livres qu’elle avait commandés à la libraire, avant de se diriger vers le magasin de l’apothicaire. En pénétrant dans la boutique, elle balaya la salle du regard, elle semblait vide. Cherchant un vendeur des yeux, elle percuta un client qui sortait de derrière une étagère. Dans la collision, un sachet d’œil de triton s’échappa des mains de l’homme. Les yeux roulèrent pathétiquement sur le sol, fixant d’un air vitreux la scène se déroulant devant eux.

« Mais elle peut pas regarder où elle met les pieds la gourdasse ! »
« Si, si, bien sûr, excusez-moi monsieur. »


L’homme était exaspéré, tandis que Rose se confondait en excuses. C’était exactement pour ça qu’elle détestait sortir sans son mari. Elle sorti sa baguette de sa poche, et lança un sortilège pour remettre les yeux de tritons dans le sachet. Se faisant, elle dévoila son avant-bras gauche, ce qui eut pour effet de rendre l’homme aux yeux de triton, immédiatement, beaucoup plus poli et raisonnable. Il remercia Rose quand elle lui tendit son sachet, et s’excusa même platement avant de s'éloigner à petits pas. La jeune femme le regarda s’éloigner d’un air perplexe, les gens étaient si inconsistants.

Un vendeur, probablement attiré par le bruit, revint de l’arrière-boutique. Rose s’approcha du comptoir et essaya de deviner auquel des jumeaux elle avait à faire. Peine perdu, les deux lui avaient toujours semblé parfaitement identiques. C’était extrêmement gênant, elle avait toujours peur de vexer l’un en le confondant avec l’autre.

« Bonjour Al’… Ou Orion… Désolé, je ne sais pas vous reconnaître. »

Pas mal, si elle avait eu assez de courage et de confiance en elle, elle aurait presque pu faire croire qu'elle était capable de reconnaître l’un de l’autre du premier coup. Malheureusement, tout ce qu’elle put faire ce fut s’excuser une fois de plus d’avoir pu penser qu’Al’ était en fait Orion.

« Ça fait longtemps que je ne t’ai pas vu. Tu vas bien ? »

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Dernière édition par Pr Rose N. Shafiq le Mer 27 Sep - 22:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quelques Gouttes Suffisent Mer 27 Sep - 11:18

Par périodes, cela lui reprenait, et il ressortait du placard sa potion et ses comptes-rendus d'expérience, avec le même enthousiasme qu'au premier jour. Il pouvait buter des semaines durant sur un échec, sembler abandonner l'idée, mais en réalité, il continuait d'y réfléchir, jusqu'à ce qu'une idée lui rende soudain son intérêt. C'était le cas depuis deux ou trois jours ; Al avait tout repris, tout remis au propre, depuis que l'idée lui était venue. Quelle idée ? Celle de complexifier encore un peu sa potion, tout d'abord ; à force de lire, il en était venu à la conclusion qu'il était indispensable d'ajouter plusieurs ingrédients. Des plumes de Jobarbille, tout d'abord, pour leur usage dans les potions de vérité ; après tout, la mixture qu'Al essayait de mettre au point n'était-elle pas, en quelque sorte, un sérum de vérité ? Et puis quelques gouttes de sang de dragon, pour leurs propriétés révélatrices. Le tout, désormais, était de déterminer la quantité d'ingrédients à ajouter, et le moment idéal pour le faire. Une longue expérience des potions donnait quelques pistes à Al – les plumes avant le sang, le sang juste avant la dernière ébullition – mais ce n'était jamais que des règles générales qu'il fallait affiner.

Seul au magasin ce jour-là, il avait descendu son chaudron et le cahier dans lequel il prenait ses notes, pour pouvoir continuer à travailler. Lorsqu'il était dans une période créative, il avait du mal à abandonner sa préparation ; il avait donc mis la potion à bouillir dans l'arrière-boutique, et allait régulièrement jeter un coup d’œil. Dans le même temps, il essayait de faire un peu de rangement dans les étagères, mais son esprit était ailleurs. Par chance, la clientèle ne se bousculait pas au portillon ce jour-là. Sans doute à cause de cette bruinasse qui dégoulinait sur Londres et donnait plus envie de rester à faire des galipettes devant la cheminée que de courir les rues. Un seul client, un quinqua à la mine revêche, habitué de la boutique, déambulait entre les étagères. Al ne lui avait pas offert ses services, car l'Emmerdeur, comme ils l'appelaient entre eux, préférait faire ses emplettes lui-même. Il était maniaque au plus haut point et pouvait passer deux heures à choisir ses produits, en triant, s'il le fallait, les griffes de lézard une par une pour éliminer celle qui ne lui semblerait pas parfaite. Il grognait si on l'interrompait dans cette tâche, rabrouait sèchement celui qui prétendait l'assister, aussi les Holmwood-Black avaient-ils pris, depuis longtemps, le parti de le laisser faire sa vie. Il ne risquait pas de mettre du bazar dans la boutique : le moindre désordre semblait l'angoisser, et Al l'avait déjà vu passer dix minutes à ranger tous les pots d'une étagère pour qu'ils soient alignés à la perfection.

Laissant donc l'Emmerdeur choisir ce dont il avait besoin, Al retourna dans l'arrière-boutique pour baisser le feu sous sa potion. Pas question de foirer son protocole. Il avait mis un temps fou à le mettre au point, après avoir étudié la réaction de ses précédentes mixtures, et cette fois-ci, c'était réglé au poil de cul. Une minute de trop et tout serait à refaire. Il laissa tout de même la porte ouverte pour surveiller ce qui se passait dans le magasin : ce ne serait pas la première fois que l'Emmerdeur se mettrait à agonir d'injures un client innocent qui aurait, crime suprême, posé ses sachets sur le comptoir sans veiller à leur parfait parallélisme ou simplement croisé sa route d'un peu trop près. Asocial, disait Vega. Asocial et bardé de phobies en tout genre. Le genre de mec à qui on était content de dire au revoir.

La clochette tinta, signalant l'entrée d'un nouveau client, et cela ne manqua pas : dans les instants qui suivirent, l'Emmerdeur se mit à glapir. Al se dépêcha de finir d'ajouter ses œufs de caméléon, et regagna prestement la boutique pour rétablir l'ordre et la bienséance. Par un mystère encore jamais vu, l'Emmerdeur s'était calmé lui-même, et s'occupait désormais à réaligner les bocaux de plantes séchées, au fond du magasin. Al adressa un sourire à la cliente qui l'attendait au comptoir ; il s'agissait en effet de Rose, une sienne cousine, ancienne coéquipière de Quidditch. Elle s'excusa de ne pas savoir distinguer les jumeaux (comme la plupart des gens, en réalité) ; avec un clin d’œil complice, Al s'approcha et murmura à l'oreille de sa cousine :

-Tu sais, il y a un moyen infaillible de savoir auquel des deux tu as affaire. Tu veux savoir lequel ?

Certain d'avoir éveillé sa curiosité, il se recula un peu et désigna, sur sa blouse, la broderie qui indiquait « Aldébaran » en lettres compliquées. S'il avait été français, et moldu, il eût sans doute ajouté « c'est comme le Port-Salut, c'est marqué dessus », mais en l'absence de cette indispensable référence, il se contenta d'un sourire devant l'air gêné de Rose. Il n'y avait qu'elle pour n'avoir jamais remarqué que les blouses portaient le nom des vendeurs. Bon, c'était Rose... Elle avait toujours plané assez haut, bien loin du commun des mortels. Une fois de plus, Al se demanda comment une fille aussi perchée avait pu devenir Mangemort, mais il préféra ne pas creuser la question. C'était une des choses qui le décevait le plus chez elle – ça et son mari, ce fieffé connard de Riyadh Shafiq.

-C'est vrai que ça fait un moment... Écoute, moi ça va, tranquillement, et toi ? C'est vrai ce que j'ai entendu, tu vas devenir prof ?

C'était tordant d'imaginer Rose en prof, et, si Al devait être franc, elle aurait sans doute été l'enseignante qu'il aurait adoré faire tourner en bourrique. Trop gentille, toujours à s'excuser de quelque chose. Il ne s'était d'ailleurs pas privé lorsqu'elle était préfète de Gryffondor, chargée de faire régner la discipline dans sa maison...

Un mouvement du côté de l'Emmerdeur capta son attention. Le type tournait en rond : manifestement, il voulait payer mais n'osait s'approcher du comptoir.

-Excuse-moi une seconde, fit Al à sa cousine.

Il s'approcha du client, compta rapidement ses marchandises, et lui annonça le prix. L'Emmerdeur se baladait toujours avec une grosse bourse pleine de pièces en tout genre, pour faire l'appoint quelle que soit la somme demandée, et il donna la compte précis à l'apothicaire avant de quitter précipitamment la boutique.

-Bon débarras, commenta Al en soupirant. Des cas comme ça, ça devrait pas être en liberté, je t'assure. Bref. Alors, tu vas être prof de quoi ?
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MessageSujet: Re: Quelques Gouttes Suffisent Jeu 28 Sep - 13:56

Rose laissa échapper toussotement gêné en constatant qu’effectivement, le nom des vendeurs était brodé sur leur robe, démontrant une fois de plus son incapacité notoire à s’adapter à la vie des gens normaux. Elle en profita pour s’adonner à son activité quotidienne favorite, s’excuser, de ne pas y avoir pensé avant, d’être une irrécupérable idiote, de s’excuser continuellement pour des choses qui n’avaient dans le fond aucune importance. A bien tenir les comptes, ça devait faire cinq fois qu’elle s’excusait pour quelque chose depuis qu’elle avait mis les pieds dans la boutique. Si les choses se passaient suffisamment mal, elle pourrait peut-être établir un nouveau record. Heureusement qu’Al’ était son cousin et qu’ils se connaissaient depuis plus ou moins toujours, et que le jeune homme ne se faisait probablement plus aucune illusions quant aux capacités de Rose à penser et agir comme un être humain adulte et sensé, sans quoi elle aurait probablement été mortifiée par sa propre stupidité et aurait cherché à disparaître aussi vite qu’elle était rentrée. Rose n’était pas spécialement plus idiote que la moyenne des sorciers, simplement, son esprit étant régulièrement très occupé par une centaine de petites angoisses mesquines et bêtes, ne lui laissant que très peu de temps à consacrer aux futilités de la vie, comme par exemple les noms brodés sur les robes des vendeurs.  Elle en venait presque à regretter l’époque bénie de Poudlard, où elle pouvait facilement distinguer les jumeaux à la couleur de leur cravate. Sauf les jours où ils décidaient de les échanger. Rose ne s’en serait certainement jamais aperçu, mais il n’était pas improbable qu’une ou deux fois elle ait donné une retenue à Al’ et que ce fut Orion qui y assista. Finalement, la jeune femme s’excusa encore un peu d’être aussi idiote et laissa échapper un discret éclat de rire.

« C’est ingénieux. Vous devriez faire ça sur tous vos vêtements. »

En fait, pour simplifier la vie de Rose et apaiser ses angoisses sociales, la terre entière aurait dû porter son prénom brodé sur le devant de sa robe. Ça aurait été rudement pratique. Oui, si Rose devenait ministre de la magie, le monde sorcier deviendrait rapidement une petite enclave admirablement maniaque et quelque peu totalitaire.

« Moi ça va, Riyadh n’a pas pu venir, il était désolé, mais il t’envoie ses meilleures salutations. »

Mensonge éhonté mais qu’exigeaient les règles de la politesse la plus basique. Le mari de Rose n’était certainement pas désolé de ne pas être venu, au contraire, une visite à ses cousins n’était sûrement pas une raison valable pour lui faire manquer le match. Et en matière de salutation, les dernières qu’il leur avait adressées devaient être la fois où il avait traité l’un des jumeaux de « ventouse de scroutt avinée » par-dessus la pièce montée le jour de leur mariage.  Rose n’était pas assez naïve pour penser que ses cousins se faisaient des illusions sur les sentiments de Riyadh à leur égard, mais Rose était comme ça, polie et bien éduquée en toute circonstance, même lorsqu’il ne s’agissait que d’une politesse de façade.

L’attention de Rose fut, tout d’un coup, captée par l’homme aux yeux de tritons, qui tournait à proximité du comptoir sans pour autant se décidé à s’en approcher. Ce n’était pas les types bizarres qui manquait chez les sorciers, mais lui, il en tenait une sacrée couche, tellement que Rose elle-même l’avait remarqué, ce qui n’était pas peu dire. Gentille et serviable, elle fit un geste du bras pour l’inviter à se rapprocher et à passer devant elle, dévoilant une fois de plus la marque de son avant-bras. Ce qui eut pour effet immédiat de faire prendre au visage de l’homme une subtile teinte verdâtre, et de le faire reculer de trois pas, et ce, malgré le sourire avenant de Rose. Elle se contenta d’hausser les épaules en signe d’incompréhension, tandis que l’homme fourrait précipitamment les pièces dans la main de Al’, et filait en direction de la sortie.

« Drôle de gargouille, je ne sais pas ce qui… » Commenta Rose avec une moue dubitative, jusqu’à ce que l’information monte au cerveau et que la lumière se fasse. Elle laissa échapper une exclamation et posa sa main droite sur son avant-bras gauche. « Désolé c’est de ma faute, je crois que j’ai fait fuir ton client. »

C’était l’un des effets secondaires courant de la marque des ténèbres, faire fuir les gens, ou juste leur faire peur. Ça fonctionnait très bien, même si son intensité avait diminuée depuis la bataille de Poudlard. Rose ne dévoilait jamais intentionnellement la sienne, contrairement à son mari qui s’en servait lorsqu’il était à court d’argument, ou pire encore, comme Macnair, qui s’en servait pour couper les files d’attentes. Rose elle, comme d’habitude, faisait toujours de son mieux pour se fondre dans le décor.

« Je vais enseigner les sortilèges, enfin je vais essayer, en espérant ne pas faire n’importe quoi. »

Rose avait beau avoir étudié les sortilèges pendant cinq ans à l’université magique, en savoir largement plus que la plupart des autres sorciers dans ce domaine, elle n’arrivait pas à se faire à l’idée qu’elle puisse être capable d’enseigner. Évidement que ce poste n’était pas son idée, mais celle de son mari. Si l’on avait pris la peine de demander son avis à Rose, elle aurait répondu qu’elle préférait rester au calme chez elle plutôt que d’aller enseigner à une bande d’adolescents. Mais pour des raisons qui la dépassait, Riyadh s’était mis en tête qu’elle valait mieux qu’une insipide carrière d’épouse, et n’avait de cesse de la pousser en avant.

Rose recentra la conversation sur la raison première de sa visite à la boutique, avant d’oublier, de rentrer à la maison sans les ingrédients, et de donner à son mari l’envie de se pendre parce qu’elle n’avait pas plus de bon sens qu’un saumon. Qu’est-ce qu’il lui fallait déjà ? Sang de dragon, peau de serpent, glandes de lézard. Et des petits parasols en papier ? Ah oui, non, ça c’était une plaisanterie. Pas de petits parasols.

« Je suis venue parce que c’est toujours un plaisir de te voir, mais aussi parce que j’avais besoin d’ingrédient. Une fiole de sang de dragon, de la peau de mamba noir et des hypophyses de salamandre. »

Tandis que Al’ rassemblait les ingrédients dont elle avait besoin, Rose continua à faire la conversation, prenant des nouvelles des autres membres de la famille. Elle s’enquit poliment de l’état d’Orion, qui ne devait pas être brillant. Rose ne l’avait pas vu depuis très longtemps, mais, à en croire les rumeurs du bureau, sa fiancée l’avait quitté pour se mettre à la colle avec un Mangemort. Elle demanda également des nouvelles de Bételgeuse, à demi-mot seulement. Sa cousine ayant récemment été convoquée au bureau des Mangemort, Rose avait pu constater que Betty était toujours aussi, euh, unique, et très douée pour s’attirer des ennuis.

« Et ton père, toujours… » Rose fit un pause le temps de bien choisir ses mots. Il n’était jamais simple d’évoquer la prétention de Vega à se prendre pour un membre de la famille Black sans paraître l’insulter. « Passionné de généalogie ? »

Pas mal. Quand elle le voulait, Rose savait comme personne déployer des trésors de délicatesse et de bien séance. Elle escamota tout de même le sujet qui leur servait de dénominateur familial commun, même Rose n’était pas capable d’une formulation assez habile pour demander si May Shafiq était toujours « partie du domicile conjugal sans donner de nouvelle. »

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MessageSujet: Re: Quelques Gouttes Suffisent Ven 6 Oct - 17:42

Et elle s'excusait, une fois de plus. Rose Shafiq passait sa vie à s'excuser. Depuis qu'il la connaissait, soit pas loin de trois décennies, Al avait dû l'entendre s'excuser plusieurs milliers de fois. À Poudlard, elle accompagnait chaque mise en retenue infligée à son cousin d'un "je suis vraiment désolée" qui faisait toujours bien marrer le fautif. Il n'avait pas levé le pied questions conneries lorsque sa cousine avait été nommée préfète, comme d'autres, plus attentionnés, l'auraient fait. Au contraire, il semblait prendre un malin plaisir à la mettre dans l'embarras. Il savait qu'elle détestait devoir faire preuve d'autorité et donner des sanctions. Et c'était tellement drôle, lorsqu'on avait consciencieusement tartiné la rampe d'un escalier de morve de gnome, d'entendre la préfète qui venait de vous prendre en flag s'excuser de vous coller une punition... surtout lorsqu'il s'agissait de l'escalier menant au dortoir des Serdaigle, et qu'un certain Riyadh Shafiq avait posé la main en plein dans l'écoeurant liquide verdâtre. Al et Orion n'aimaient déjà pas leur cousin éloigné lorsqu'ils étaient à l'école, et les relations ne s'étaient pas arrangées depuis, aussi Al éclata-t-il de rire en entendant les mensonges de Rose. Désolé, Riyadh ? Sans prendre la peine de mentir diplomatiquement lui aussi, l'apothicaire commenta :

-Et moi donc... si je suis déçu de ne pas le voir, un gai luron comme lui... Tu lui claqueras une bise sur chaque fesse de ma part, va. Non, j'plaisante, ajouta-t-il avec quelques secondes de retard, se rappelant soudain que Rose risquait de prendre cette consigne au sérieux.

C'est qu'elle avait parfois, souvent, du retard à l'allumage, Rosie. Elle n'était pas vraiment bête, mais elle planait tellement loin du commun des mortels que les gens qui ne la connaissaient pas la jugeaient facilement faible d'esprit. Elle gobait n'importe quoi – et Al ne pensait même pas à Riyadh en cet instant – et avait souvent été victime des canulars des jumeaux. En troisième année, ils avaient écrit une fausse lettre du professeur McGonagall informant leur cousine qu'en raison d'une erreur du Choixpeau Magique, elle aurait dû être à Poufsouffle, qu'elle devait donc reprendre sa scolarité depuis le début, et qu'elle était par conséquent priée de prendre contact au plus vite avec la directrice de maison des Jaunes. Inutile de dire que Rosette avait marché, et même couru. Quelques autres blagues du même tonneau lui avaient été infligées tout au long de sa scolarité, mais elle était d'une telle gentillesse que les jumeaux répugnaient un peu à se moquer d'elle. Il y avait tant de cons dans cette école, à commencer par son fiancé...

C'était ce même fiancé, à n'en pas douter, qui avait fait de Rose une Mangemort. En invitant l'Emmerdeur à approcher du comptoir, elle venait de dévoiler une partie de sa Marque, et Al avait senti son estomac se nouer. Il n'aimait pas ce tatouage noir qui s'étalait sur les avant-bras de Rose ou d'Adrian. Sans savoir réellement pourquoi, il éprouvait une peur indicible en le voyant. Il n'avait pourtant jamais eu de réels problèmes avec les Mangemorts, mais le seul nom de cette joyeuse confrérie avait de quoi vous coller la cerise. Bien entendu, l'Emmerdeur déclina l'invitation, et fila en donnant à Rose une nouvelle occasion de s'excuser.

-Oh, t'en fais pas pour ça, fit Al. Faire fuir ce mec, ce serait plutôt une bénédiction. Il se pointe ici tous les quatre matins, il achète vingt grammes d'une quelconque connerie, et il passe deux plombes à réaligner tous les bocaux. Il m'angoisserait presque, ce type.

Presque, si quelque chose sur terre pouvait angoisser l'éternel adolescent immature qu'il était. Il écouta Rose évoquer son futur poste à Poudlard, songeant avec amertume que Mangemort ou pas, les gosses allaient lui mettre misère. Il garda cependant pour lui cette certitude, et adressa à sa cousine un sourire engageant :

-Bah c'est chouette ça... les sortilèges, c'est un peu ta spécialité... tu feras juste gaffe à te tenir loin des plus branquignols, ce serait dommage que quelqu'un te crame ta robe...

Fine allusion à un épisode de leur scolarité durant laquelle un crétin de Serpentard, incapable de doser la puissance de son sort, avait enflammé la robe de Rose, assise juste devant lui. Plus de peur que de mal, mais le maladroit avait eu droit à un cours particulier délivré, avec une grande pédagogie, par un Riyadh Shafiq furibard qu'on transforme sa fiancée en torche vivante, ce qui avait fort diverti les jumeaux. Le Serdaigle s'était amusé à lancer des sortilèges en rafale sur le malheureux, l'obligeant à danser sur place pour les éviter, et le laissant complètement hors d'haleine à la fin de la séance ; pour une fois que Shafiq était marrant, ça méritait d'être souligné.

Tout en continuant de deviser, Rose passa commande, faisant lever un sourcil à Al. Peau de mamba ? Sang de dragon ? Ça sentait le Veritaserum, et depuis la convocation de Betty au bureau des mangepopcornmorts, l'apothicaire prenait conscience du réel pouvoir de nuisance de ce bureau. Il sélectionna cependant une belle peau de serpent qu'il plaça dans un bocal : s'il lui fourguait un ingrédient pas assez haut de gamme à son goût, Riyadh était foutu de venir le lui faire manger.


-Bah, Orion, tu sais... il déprime... j'suppose que t'en as entendu parler, sa chèvre s'est tirée avec un de vos collègues. Du coup il le vit mal, alors que franchement, une nana capable de se foutre à la colle avec un mangemort... enfin, c'est pas ce que je veux dire, mais voilà quoi...

Il juga préférable de ne pas s'embourber davantage, et se concentra inutilement sur le rangement des ingrédients dans le sac en papier frappé aux armes de la boutique.

-Betty, ça va... comme d'hab... et Vega aussi, toujours à fond. Il est en train de dessiner son arbre généalogique modèle géant, et c'est vraiment pas mal. Il dessine plutôt bien, en fait. Et toi, quoi d'neuf ? Toujours pas d'héritier en route ?

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MessageSujet: Re: Quelques Gouttes Suffisent Dim 8 Oct - 17:18

Rose rit en entendant les salutations qu’Al’ lui conseillait de transmettre à son mari. Elle avait toujours du mal à saisir le second degré, mais en dix ans de mariage avec le très sarcastique Riyadh, elle avait au moins apprit à reconnaître l’ironie, du moins quand elle était particulièrement évidente, comme dans le cas présent. Il arrivait parfois à Rose de se montrer quelque peu cynique, mais c’était toujours bien malgré elle, comme dans la réponse qu’elle adressa à son cousin.

« Je vais plutôt lui dire que tu étais aussi déçu que lui de ne pas l’avoir vu. »

Plutôt ironique quand on savait à quel point Al’ et Riyadh s’estimaient l’un est l’autre. Entre autre mystère de la vie qui laissait la jeune femme perplexe, tout le monde ne semblait pas apprécier, autant qu’elle, les pourtant nombreuses qualités de son mari. Riyadh était gentil, attentionné, talentueux, drôle et juste, et elle ne comprenait pas bien pourquoi certaines personnes ne semblaient pas porter son mari dans leur cœur, alors qu’il était tellement adorable. En même temps, Rose passait beaucoup de temps à naviguer hors de la réalité des gens normaux, et n’avait probablement jamais remarqué que, si son mari était effectivement adorable avec elle, il était loin de l’être avec tout le monde. Les liens de cause à effet n’étaient pas toujours son point fort, elle n’avait jamais vraiment réalisé que, si les moqueries de certains de ses condisciples s’étaient faite beaucoup plus rares à partir de sa cinquième année, ce n’était pas parce qu’ils avaient soudain réalisé que Rose méritait qu’on la respecte, mais bien parce que son fiancé leur avait donné une ou deux leçons de respect, dont il avait le secret. Enfin, elle n’avait pas réalisé, ou n’avait pas voulu réaliser, après tout, l’amour rend aveugle, à ce qu’on dit. Et ça l’avait bien arrangé qu’on lui ficha un peu la paix, alors elle n’avait jamais vraiment cherché à comprendre d’où cela venait, et avait bêtement mis ça sur le compte de son insigne de préfète.

Elle fut soulagée d’entendre Al’ lui expliquer que ça n’avait aucune importance qu’elle ait fait fuir un client, étant donné que ce dernier était apparemment un emmerdeur fini. La dernière chose qu’elle aurait souhaité était de nuire à la bonne marche de la boutique, en leur faisant perdre un client fidèle. Fort heureusement pour elle, Al’ semblait au contraire plutôt content d’être débarrassé de lui. Ce qui évitait à Rose une situation fort embarrassante. Elle était au moins rassuré de constater que le type était de toute évidence un drôle d’oiseau à la base, et qu’elle n’avait pas causé un drame commercial en le faisant fuir.

« Ah… » Elle s’arrêta un instant pour chercher ses mots. « Hé bien, j’espère quand même qu’il reviendra, mais pas trop souvent. » conclut-elle avec un sourire bienveillant.

C’était ce genre de réponse qui faisait d’elle une invitée idéale à placer à côté d’un casse-pied dans les dîners mondains. Enfin, pourvu que ce soit un casse-pied qu’elle connut depuis plus de dix ans et avec qui elle se sentait assez à l’aise pour discuter. Sinon, le reste du temps, Rose était l’invité idéale à caser à côté d’un sourd, tant sa timidité la confinait au stade du mutisme le plus complet face à des inconnus. Par chance, Al et elle se connaissait depuis tellement longtemps qu’il faisait partit de la très petite liste de gens avec qui elle était suffisamment à l’aise pour discuter et se comporter comme une personne parfaitement normale. Enfin, si les personnes normales ponctuaient régulièrement d’excuse la moindre de leur phrase.

C’était étrange d’ailleurs, qu’elle s’entendit bien avec ses cousins, alors que leurs caractères étaient aussi diamétralement opposés. Du temps où il où ils étaient élèves ensemble à Poudlard, on ne pouvait pas dire que les jumeaux ratait souvent une occasion de blaguer aux dépens de Rose. Pourtant, elle ne leur en avait jamais réellement voulu, peut-être parce qu’ils étaient de la même famille, ou simplement parce que là où d’autre élèves étaient franchement méchants avec elle, les jumeaux étaient simplement potaches, et que leurs plaisanteries finissaient même par la faire rire elle aussi après coup.

Rose apprécia qu’Al’ se montra encourageant quand elle lui annonça qu’elle serait professeur à la rentrée. À vrai dire, elle ne se faisait aucune illusion sur ce qu’il pensait réellement de cette histoire, probablement la même chose que tout le monde, que ça tournerait à la catastrophe et que les élèves finiraient par la piétiner. Rose elle-même était persuadé que c’était ce qui allait se passer. Certes, elle en connaissait plus que n’importe qui en matière de sortilèges, mais n’avait jamais fait preuve du moindre talent en matière d’autorité. La seule personne persuadée que Rose ferait un professeur formidable était son mari. On ne donnait souvent pas assez de crédit à Riyadh pour la foi inébranlable qu’il avait en les capacités de sa femme à réussir.

« Merci, c’est gentil de dire ça. Peut-être que je devrais mettre feu à leur robe, je ne connais pas de meilleur moyen d’apprendre à maîtriser rapidement aguamenti. »

D’autant qu’elle s’en souvienne, elle n’avait jamais de sa vie réussit un plus beau sortilège de jet d’eau que ce jour-là C’était fou les miracles que pouvaient vous faire faire un coup de pression. D’ailleurs, le pauvre garçon avait été tellement gêné d’avoir involontairement mis le feu à sa robe, qu’il n’avait plus jamais osé lui adresser la parole après ça.

La Mangemorte fixa ses pieds d’un air gêné en entendant le récit détaillé des récentes mésaventures sentimentales d’Orion. Pas qu’elle fut en quoi que ce soit responsable du fait que la désormais ex de son cousin soit une redoutable saute au paf, mais la situation aurait été nettement moins gênante pour Rose si cette dernière n’avait pas décidé de le quitter pour un Mangemort.

« Oui, j’en ai vaguement entendu parler. C’est, euh, dommage. Enfin j’espère qu’il s’en remettra. »

Les peines de cœurs voilà bien un sujet dont Rose était totalement ignorante. Riyadh avait été son premier petit ami, et cela faisait quinze ans qu’ils filaient le parfait amour. Au mieux, elle pouvait vaguement imaginer ce que ça faisait quand la personne que vous aimiez vous quittait, mais ne possédait aucune expérience pratique dans ce domaine. On racontait que c’était très douloureux. Si son mari et elle devait un jour se séparer, on retrouverait certainement Rose morte de chagrin, voire morte tout court, dans le plus pur style pathétique. Elle avala avec un sourire aigre la remarque d’Al sur les femmes capables de se mettre à la colle avec des Mangemorts, elle-même étant parfaitement heureuse avec son Mangemort de mari. Comme d’habitude, le bureau des Mangemorts ne rencontrait pas un franc succès au sein de l’opinion publique. Rose ne comprenait, non, même elle n’était pas naïve au point de ne pas savoir pourquoi.

Elle n’émit aucune remarque, et se contenta de fixer son attention sur la rue au-delà de la vitrine, espérant que l’on passerait vite à un autre sujet de conversation. Elle sauta donc rapidement sur le sujet de la généalogie.

« Oh, si ça l’intéresse, j’avais reçu en cadeau de mariage une tapisserie avec l’arbre généalogique des Shafiq, il devrait y jeter un coup d’œil. »

Aussi grande, qu’affreuse, elle moisissait dans le grenier de Rose, parce qu’elle jurait affreusement avec la décoration de son salon. Crime qu’elle n’aurait pas su tolérer. Bien qu’elle doutât fortement que cette tapisserie puisse intéresser Vega, malgré les quelque Black que l’on pouvait y croiser, et qu’il souhaiterait probablement corriger la partie qui faisait mention du mariage de May Shafiq avec Vega Holmwood.  

Rose toussota nerveusement en entendant parler d’héritier. Décidément, Al’ avait le chic pour mettre les pieds dans le plat. Non, Rose n’attendait toujours pas d’enfant, à son plus grand désespoir. C’était un sujet qu’elle tentait régulièrement d’éviter tant il lui donnait envie de pleurer. L’idée qu’elle soit une telle bonne à rien, même pas bonne à se reproduire lui brisait le cœur. Elle connaissait tous un tas d’imbéciles qui y arrivaient très bien, alors pourquoi pas elle. Les guérisseurs à St Mangouste lui avait conseillé d’être patiente, oui, elle était patiente depuis dix ans, ça commençait à être long, même pour quelqu’un de patient.

« Non, toujours pas. » Souffla-t-elle, pressée de changer de sujet.

Heureusement, un sifflement strident s’échappa de l’arrière-boutique, quoi qu’Al’ ait pu laisser sur le feu là-bas derrière, ça commençait à bouillir sévèrement.

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MessageSujet: Re: Quelques Gouttes Suffisent Mer 25 Oct - 14:27

Al avait posé la question de l'héritier par pure politesse, et il dut se forcer pour avoir l'air de compatir devant l'air contrit de Rose. Encore un truc qu'il ne comprenait pas, ce besoin de se reproduire. Quel intérêt ? Bon, oui, l'acte en lui-même est plutôt agréable, mais les vingt ou trente ans de conséquences fâcheuses peuvent si facilement être évitées... Et puis bon, envisageons les choses avec lucidité : on est déjà bien assez de corniauds sur terre, pas la peine d'en fabriquer de nouveaux. Surtout quand on s'appelle Riyadh Shafiq. Par sécurité, un type aussi désespérément con aurait d'ailleurs dû être castré à titre préventif. Du patrimoine génétique comme ça, ça se laisse pas traîner n'importe où, ça ne se met pas entre toutes les mains, et encore moins entre toutes les cuisses. L'espère humaine va assez mal comme ça sans qu'on ait en plus des mini-Riri sur les bras. Que Rose soit pour moitié dans l'affaire n'atténuait pas suffisamment les risques. Que la génétique se prenne les pieds dans le tapis, et on se retrouvait avec un chiard aussi teigneux que son vieux, et aussi cruchon que sa mère. Betty et Al en parlaient parfois, gravement, sur le ton solennel de ceux qui cherchent à éviter la troisième guerre mondiale. Ils tombaient à chaque fois d'accord : il fallait tout mettre en œuvre pour que jamais un mini-Riri ne pointe le bout de son sale museau. Quitte à ébouillanter eux-mêmes les génitoires de leur charmant cousin (comment, ils l'ignoraient ; c'est qu'il était dangereux, cet animal-là). Rose serait privée de pouponnage, mais elle s'en remettrait. On s'en remettait très bien. Et les deux infernaux frangins d'égrener des exemples :

-Et McGonagall, tonnait Al, tu crois qu'elle a pondu des chiards, McGonagall ?
-McGonagall, elle a fini directrice de Gryffondor,
répliquait Betty. Trouve un meilleur exemple, p'tit frère.

En général, ils s'envoyaient quelques fions et la discussion s'achevait là, mais l'essentiel était acquis : aucun bébé Shafiq ne devait voir le jour. Jamais. Quoi qu'il advienne. Sinon c'en était fini de cette foutue planète. Sans exagérer.

Autant dire que l'apothicaire fut soulagé d'entendre sa potion le rappeler à l'ordre depuis l'arrière-boutique. Qu'aurait-il pu trouver de gentil à dire à sa cousine ? « t'en fais pas, grosse, c'est mieux comme ça, y a des fois où il faut savoir laisser s'éteindre une lignée pourrie » ? Sûr qu'elle aurait pleuré. Au lieu de cela, il n'eut qu'à souffler un « houla, excuse-moi, je reviens de suite » et fila derrière. Ça bouillonnait furieusement dans le chaudron, mais rien de grave : certain d'être dérangé au moment d'éteindre, Al avait lancé un sort sur son feu pour qu'il s'éteigne après un certain temps. Quelques dernières grosses bulles remontèrent à la surface, et la potion, épaisse, noirâtre, s'immobilisa dans le chaudron. Al ajouta son ultime ingrédient, des yeux de caméléon séchés et pilés, et s'en alla rejoindre Rose.

-Désolé, j'ai une potion en cours, une expérience... tu sais ce que c'est, beaucoup de tentatives, ça peut prendre très longtemps avant d'arriver à la bonne recette. Quand on y arrive.

Des mois qu'il était sur cette préparation, et il n'avançait guère. Il poussa un soupir découragé et fit :

-Je te fais une facture, Rose ?

Il avait déjà commencé à prendre le carnet à souches : Riyadh voulait toujours une facture, sans doute pour vérifier que ses cousins ne le truandaient pas. Et, tout en écrivant le nom de l'acheteuse, une idée lui vint. Et si... Non, c'était idiot... L'apothicaire hésita, se mordant les lèvres, puis fit, l'air de rien :

-D'ailleurs, tu pourrais peut-être m'aider, si tu veux bien... C'est un peu particulier mais...

Non, en fait, tu ferais mieux de ne rien dire. Elle va se précipiter pour en parler à son con de mari, et celui-là, mieux vaut qu'il ne sache rien de ce que tu fais. Mais Rose le regardait avec attention, à présent, comme pour l'encourager à parler ; alors Al continua, sur un ton dégagé :

-Je travaille sur le sang. Alors du coup il me faut des échantillons différents, tu vois... quelques gouttes, hein, rien de terrible. J'ai déjà quelques échantillons, mais le tien serait intéressant, t'es sang-pur...

Et merde, je ne voulais pas le dire. Maintenant, elle aura compris de quoi il retourne. Ou pas, remarque, je parle à Rose, après tout.
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MessageSujet: Re: Quelques Gouttes Suffisent Sam 28 Oct - 18:39

« On ne claque pas quinze mille gallions dans un mariage pour voir sa lignée s’éteindre » proclamait un célèbre dicton sorcier. C’était à peu de chose près ce qu’avait coûté aux parents de Rose son mariage avec Riyadh, malheureusement, le montant que l’on claquait pour une cérémonie idiote n’était en rien une garantie de fertilité. Ce n’était pas faute d’essayer et d’espérer, mais pour l’instant la relève de la famille Shafiq se faisait attendre. Une autre source d’angoisse pour Rose, qui voyait ses meilleures années s’éloigner, et avec elles, la possibilité d’un héritier. Une source de tristesse et de larmes renouvelée chaque mois. C’était le seul regret de Rose dans la vie, ne pas avoir d’enfant. Elle estimait que son mariage était une parfaite réussite, mais qui aurait pu être rendue plus parfaite encore par la naissance d’un modèle miniature de Riyadh. Encore que cette idée ne semblait pas être un motif de réjouissance pour tout le monde, Macnair, par exemple, n’était pas transporté de joie à l’idée que le couple Shafiq ne se reproduise. Le Mangemort avait même laissé entendre qu’une telle possibilité serait probablement « le premier signe de la décadence du monde sorcier », avant que Riyadh ne lui assène un coup de dossier sur la tête, tout en lui promettant une décadence personnelle rapide s’il ne fermait pas sa grande gueule. L’idée que certaines personnes puissent ne pas être aussi enthousiaste qu’elle-même à la pensée d’une mini version de son très parfait mari dépassait l’entendement de Rose. Des Riyadh en miniature, elle ne pouvait rien imaginer de plus mignon, et estimait que tout le monde devrait partager ce point de vue.

Et même, au-delà du plaisir pur d’avoir des enfants à aimer et gâter jusqu’à les pourrir, Rose voulait et devait avoir des enfants. C’était ce qui était attendu d’elle, comme des autres héritières au sang-pur. C’était comme ça que la société fonctionnait quand on avait le sang-pur : on épousait son cousin et on faisait prospérer sa lignée. Et en cela, Rose ne se rendait que trop bien compte à quel point elle était une déception pour tout le monde.

Heureusement, la potion d’Al’ l’appela dans l’arrière-boutique, avant qu’on n’en arriva au stade des pleurnicheries. Rose avait naturellement un tempérament marécageux, et évoquer son incapacité à se reproduire était le moyen le plus rapide de la faire pleurer si vous en aviez envie. Mais qui aurait eu envie de faire pleurer quelqu’un d’aussi naïf et adorable que Rose ? Pas mal de gens en fait, quand elle était à Poudlard, certains s’en était même fait une spécialité. Avec les années cependant, le caractère de Rose s’était un peu endurci, et elle avait un bien meilleur contrôle de ses émotions. La Mangemorte profita de l’absence momentanée d’Al pour se reprendre, elle pleurnicherait tranquillement en rentrant chez elle.

Elle hocha la tête en signe d’approbation lorsque son cousin évoqua son expérience. Beaucoup de tentatives pour arriver à rien. Oui, elle voyait très bien.

« Une facture, euh, oui, oui. Bien sûr. »

C’était du Rose tout craché, elle avait déjà oublié ce pour quoi elle était venu ici : acheter des ingrédients, et pas seulement pour faire une visite de courtoisie à son cousin. Et mieux valait qu’elle n’oublia pas de rentrer à la maison avec les ingrédients et la facture, sans quoi Riyadh allait lui dire que ce n’était pas grave, tout en pensant qu’il avait vraiment épousé la reine des idiotes.

La demande d’Al de l’aider avec son expérience prit Rose par surprise. Ce n’était pas banal, ce n’était pas tous les jours que quelqu’un venait trouver Rose pour lui demander de l’aide, tant il était acquis qu’elle n’était plutôt bonne à rien. Pour une question concernant les sortilèges, encore, à la rigueur. Mais pour les potions, on s’adressait plus généralement à son mari, des deux, c’était lui le meilleur dans ce domaine. Comme pour le reste, d’ailleurs.

« Si je peux t’aider oui, bien sûr. Mais je ne pense pas en être capable, tu devrais plutôt demander à Riyadh... »

Si Rose ne se sentait pas capable d’aider qui que ce soit à accomplir quoi que ce soit, c’était une jeune femme pleine de bonne volonté et toujours prête à essayer de faire de son mieux. Alors si Al’ pensait qu’elle pouvait lui être utile, elle ne voyait aucune raison de refuser. Elle écouta avec attention ce dont il était question.

« Ah, mon sang, évidement. Quoi d’autre. » répondit-elle d’un air pensif.

Rose se sentait terriblement idiote d’avoir pu penser qu’Al’ aurait sérieusement eu besoin de son aide pour une expérience. Le sang-pur de Rose était bien la seule chose qu’il y avait d’intéressant chez elle après tout. Si elle n’avait pas eu ça pour elle, probablement qu’on aurait fini par oublier son existence tant elle était insignifiante. La Mangemorte était gênée d’avoir eu une réflexion aussi stupide mais aussi un peu soulagée, oui, donner un échantillon de sang, ça, au moins, elle en était capable. Et devait pouvoir le faire sans déclencher une catastrophe.

« Je, oui, je dois pouvoir faire ça. » répondit-elle en haussant les épaules.

Après tout, à quoi bon avoir une famille si vous ne pouviez pas leur demander un peu de sang quand vous en aviez besoin ? Rose était loin d’être aussi idiote qu’on le pensait. Elle connaissait assez bien Al, et les obsessions de son père, pour pouvoir commencer à imaginer pourquoi il avait besoin d’un échantillon de sang-pur. Mais elle était bien trop polie pour poser ouvertement la question, et quelque chose au fond d’elle-même lui disait qu’il valait mieux pour elle ne pas trop en savoir au sujet de cette expérience.

La Mangemorte passa de l’autre côté du comptoir et s’enfila à la suite d’Al dans l’arrière-boutique. Elle releva la manche de sa robe et tendit son avant-bras en direction de l’apothicaire.

« Prends ce qu’il te faut. Mais ne laisse pas de marque, je… Enfin... Hum... J’aimerai autant que Riyadh ne le remarque pas. Voilà. »

Dix ans de mariage, c’était plus que suffisant pour que Rose sache très bien que son mari ferait tout un tas d’histoire s’il venait à apprendre qu’elle avait laissé Al prendre un échantillon de sang pour une expérience. Rose aimait beaucoup son cousin, certes, mais pas au point de se disputer avec son mari pour lui rendre service.

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MessageSujet: Re: Quelques Gouttes Suffisent Sam 18 Nov - 22:22

Il était presque incroyable, quand on y pensait, qu'il n'existât aucune potion similaire à celle qu'Al s'efforçait de mettre au point. Lorsqu'on savait à quel point la pureté du sang pouvait être une obsession chez certains sorciers, il y avait de quoi s'étonner. Le jeune Holmwood-Black avait beaucoup réfléchi au sujet. Lui qui n'avait rien d'un rat de bibliothèque avait lu des tas de choses, plus ou moins en rapport avec le problème de la détermination de la filiation chez les sorciers. De là, il avait tiré ses hypothèses de départ et ses premières tentatives de potions. Il travaillait désormais à partir de ses propres essais, qu'il observait et tâchait de corriger. Mais la question demeurait : était-il vraiment le premier potionniste à plancher sur la question ? Quoi qu'il en fût, si une potion permettant de distinguer la pureté du sang avait jamais existé, son secret avait été le mieux gardé du monde magique. Cela se comprenait, du reste : les sang-pur ne devaient pas avoir très envie qu'une simple mixture vienne contrecarrer leurs rêves de grandeur. Imaginez, si la mémé Louisette s'était envoyée en l'air, en loucedé, avec le laveur de carreaux sang-de-bourbe ? Tant que personne n'en savait rien, tout allait très bien, mais si une potion suffisait à disqualifier la descendance de ce petit coup d'une nuit, c'était la fin du monde. La fin d'un certain monde, du moins. Les femmes étaient très surveillées dans le monde sorcier le plus rigoriste, mais Al demeurait persuadé que l'adultère devait s'y pratiquer aussi joyeusement que dans les autres classes de la société. Si ces messieurs au sang-pur se permettaient de semer des bâtards sur leur passage – et Alphard Black avait bien cette réputation – pourquoi leurs dignes épouses ne se feraient-elles pas réviser le bastingage par de jolis garçons amateurs de bourgeoises ? C'était la règle du jeu depuis la nuit des temps. Déjà à la préhistoire, Al voyait très bien la scène ; monsieur est à la chasse au mammouth, madame en profite pour aller admirer les peintures rupestres du gars de la grotte à côté, et on sait comment ça se termine. Ainsi fonctionnait l'humanité. Sang-pur ou pas, cela ne changeait rien au fond du problème. Ceux qui le niaient était au mieux de gros hypocrites, au pire des idiots finis.

Al termina la facture, qu'il plia soigneusement pour la glisser dans le sac d'ingrédients. Rose était déjà loin de ces emplettes. C'était toujours drôle de voir comme elle arrivait à se perdre, toute seule, dans son monde, et à être stupéfaite lorsqu'on la rappelait à l'instant présent. Al avait beau la connaître, il ne s'y faisait pas. Tout comme il ne se faisait pas à sa volonté de les réconcilier, Riyadh et lui. Lorsqu'elle lui suggéra de solliciter l'aide de son cher époux plutôt que la sienne, l'apothicaire eut une moue sceptique. Nan. Pas possible. J'demanderai jamais rien à ce mec, même pas l'heure. Vu le spécimen, je préfère qu'il en sache le moins possible sur moi et sur ce que je fais. Heureusement, Rose comprit rapidement de quoi il était question, et il ne fut plus question de son mari. De toute façon, il me serait même pas utile pour mes expériences, cet enfant sans père. Me faut du pur, de l'homologué, du garanti cent pour cent pur porc.

-Viens, fit Al en désignant l'arrière-boutique.

Tant qu'à faire, autant ne pas rester dans le magasin pour ce genre de manigances. Ce n'était rien d'interdit ou de répréhensible, mais mieux valait éviter que tout Londres soit au courant.

-Merci, vraiment, merci beaucoup, Rose, murmura l'apothicaire. Tu m'aides beaucoup. Tiens, t'as qu'à te piquer le bout du doigt avec ça. Il en faut pas beaucoup, quelques gouttes suffisent. J'aime autant que tu le fasses toi-même, ça t'évitera de te faire mal.

Il lui tendait une simple aiguille de couturière, et une petite fiole destinée à recueillir le sang. Rose était la première à accepter aussi vite de donner un peu de son précieux sang pur. Les autres posaient des tas de questions, cherchaient à comprendre, réclamaient des explications qu'Al ne pouvait pas donner. Pas question d'évoquer ses travaux, pas assez avancés d'une part, et trop sensibles, d'autre part, pour une partie de la population. Mieux valait que ce type de recherche ne parvienne pas à des oreilles malintentionnées, et Merlin savait si elles étaient nombreuses, dans le Londres puriste.

-L'avantage avec l'aiguille, dit Al en regardant sa cousine officier, c'est que ça laisse pas de traces. T'auras rien à dire à ton mari, il verra même pas la marque. Enfin, la marque de l'aiguille, pas... enfin voilà, t'as compris, conclut-il maladroitement.

L'autre marque, celle qui ornait l'autre avant-bras de la jeune femme, Riyadh l'avait non seulement vue, mais il en était sans doute l'instigateur. Rose ne serait jamais devenue Mangemort de sa propre initiative, Al en était convaincu. Un peu gêné des sottises qu'il venait de proférer, il essaya de dissimuler sa gêne en allant donner deux ou trois tours supplémentaires à sa potion. Visuellement, ele était parfaite, exactement comme il l'avait prévue. Restait à savoir si elle serait efficace. Les yeux résolument tournés vers sa potion, il lâcha :

-Et euh... Rose... si ça pouvait rester entre nous... j'en suis pas encore à avoir un résultat exploitable, et je préfère pouvoir bosser tranquille, tu vois ?

Il se retourna et adressa un sourire à sa cousine tout en formulant sa requête. Pas un mot à ton gros con de mari, d'accord ?
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