POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
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Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
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Pool Party || Adrian et Juliet

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MessageSujet: Re: Pool Party || Adrian et Juliet Dim 24 Sep - 23:24

On a beau prôner la tolérance, c’est difficile de l’être en tout circonstance. Adrian, par exemple, comme Rose, lui posait un problème éthique. C’était des gens qu’elle appréciait, elle avait la certitude (si pas la preuve) qu’ils pouvaient parfaitement s’entendre et partageaient un certain nombres d’idées en communs. Somme toute, une bonne base pour une amitié ou plus si affinité. Pourtant, une partie de leurs choix rendait cette proximité impossible ou difficile. Rose n’était probablement pas le bon exemple, il y avait plus que leur idéologie respectives qui s’étaient mise entre elle. Juliet savait que son amie n’avait rien d’une puriste extrémiste, son mari, le cousin d’Adrian par contre, faisait partie des personnes que Jule appréciait probablement le moins. Cette tolérance qu’elle tentait d’avoir vis à vis d’Adrian se heurtait donc fréquemment à ses convictions profonde. Ca donnait à leur discussion un mélange de bienveillance, d’amitié, d’attirance, mais également de piques à peine voilées qui s’avéraient souvent explosives. Ils étaient vaches l’un envers l’autre ou ils s’approuvaient, mais à la fin de la journée, ils restaient quand même dans des camps opposés.

- Je sais bien, mais peu importe à quel point on est bien, ici, aujourd’hui, on ne peut pas faire comme si ça n’existait pas. Ca ne servirait à rien d’entretenir une illusion.


Ce qu’elle n’avouait pas, c’est que dans le fond, cette illusion là lui aurait plu. Ca aurait probablement tout simplifié depuis le début. A présent, elle se retrouvait prise en étau. D’un côté, elle sortait avec un ancien camarade qu’elle connaissait et qu’elle appréciait. Elle n’était pas amoureuse, mais ça restait une relation agréable, facile et épanouissante. De l’autre, il y avait Adrian qui exaspérait autant qu’il l’attirait. Juliet se sentait coupable parce qu’elle aurait probablement faire taire cette attirance depuis longtemps, mais ça ne servait à rien de nier ce dont ils étaient tout les deux conscients.

- Ne dis rien, alors. Je te le dis juste comme je le pense.


Allongée, elle gardait les yeux fermés, elle trouvait que c’était plus facile pour elle de discuter comme ça, en fuyant à moitié.

- Je ne sais pas si c’est difficile. Ca l’a été, je ne vais pas te dire le contraire, mais je crois que le plus dur maintenant, c’est probablement le fait que ça ne soit plus aussi difficile qu’avant. On dit toujours que celui qui reste vivant finit toujours par se sentir coupable, je suppose que c’est vrai.

Elle eut un demi-sourire lorsqu’il évoqua le fait de ne pas être le type qu’elle décrivait. Un peu à tâton, elle chercha sa main qu’elle serra brièvement.

- Si tu arrêtais de penser que jouer avec des connards est le seul moyen d’être digne de ton nom de famille, peut-être que tu te verrais un peu plus clairement. Je suis loin d’être celle qui te connaît le mieux, mais tu n’as pas un fond méchant, je ne serais pas là sinon. Faire les mauvais choix ne veut pas dire qu’on ne peut pas faire les bons par la suite.

Elle finit par ouvrir les yeux et, toujours allongée dans le sable, se retourna sur le ventre pour le regarder. Juliet détourna le regard à sa question pour regarder pensivement au loin.

- Encore une fois, je ne sais pas si c’est une réponse que tu veux entendre.


Silencieuse un moment, elle hésita sur ce qu’elle allait répondre. L'honnêté était réellement nécessaire en toute situation ? Jule l’avait toujours prônée, quitte à être parfois blessante, dans le fond, il n’y avait pas de raison de changer sa baguette de main.

- Sans la marque, on aurait probablement pu tenter de se donner une chance.


Ne voulant pas s’attarder trop là-dessus, elle ajouta :

- Enfin de toute façon, il y a plein de choses que tu ne sais pas sur moi, rien ne dit que tu voudrais vraiment être avec moi si tu savais tout.


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MessageSujet: Re: Pool Party || Adrian et Juliet Mer 27 Sep - 19:03

“Je sais pas si ça changera quelque chose, mais je pense que c’est normal, tu sais.” Il haussa les épaules : “Je crois qu’on ait la même expérience du deuil, pas du tout, même, si on y réfléchit bien.  Mais je sais qu’on se remet à vivre. Ca ne veut pas dire qu’on oublie, juste qu’on arrive à faire avec.” C’était complexe, parce qu’il n’était personne pour dire ça, mais il trouvait injuste de ne rien dire. “Je crois que les gens qui nous aiment ne nous veulent pas de mal, et je ne crois pas que ça change parce qu’ils sont morts.” Il marqua une pause : “Je sais que je ne suis pas forcément le mieux placé pour te dire ça, je comprendrais si tu me disais que je suis à côté de la plaque mais ce n’est pas intéressé, en tout cas.”

Il n’avait pas envie de dire ce genre de phrase clichés qu’on entendait dès qu’on perdait quelqu’un. Non, rien n’allait bien, c’était affreusement dur, ça faisait mal, mais est-ce que c’est la peine de paraitre si compassé, comme si la mort était contagieuse, comme si on faisait si pitié que ça.  En ce sens, il avait une idée de ce que pouvait ressentir Juliet.

Grand paradoxe d’Adrian Rosier d’ailleurs : il détestait faire pitié, trop fier pour ça, mais ne cessait de se rendre lui même la vie infernale. Il aurait bien aimé croire à ce que Juliet lui disait. Qu’il était un type bien. Ici, lorsqu’elle lui tint un instant la main de façon rassurante, il aurait pu y croire. Aussi sûr que ça ne peut pas durer, j’aimerais bien que ça ne se finisse jamais. Adrian était pour partie lucide sur la situation et pour partie heureux qu’elle se produise. Pour une fois qu’ils ne se hurlaient pas dessus, pour une fois qu’il n’était pas bourré, pour une fois. Ils étaient toujours à la limite du raisonnable, pas très loin du flirt sans totalement y être, à taire ce qu’ils voulaient vraiment. Que ce soit pour leur relation ou pour eux-mêmes d’ailleurs.

“C’est pas si facile. Je suis coincé, Jule, pas seulement à cause de la  marque, mais parce que si je m’en vais, c’est mon frère et Alice qui vont payer. Je le fais pas pour l’honneur, mais parce que...je sais pas, c’est ce qu’il faut faire. Je crois.”


Essayer de sauver les autres, alors qu’il ne savait pas se sauver lui-même. Cette vérité faisait mal, et il l’évitait. A la rigueur, il préférait encore parler de leur relation mais on en revenait au même point. Il avait plié à la volonté de Chapman du fait de son amour fraternel et au final maintenant qu’il s’agissait de prendre d’autres décisions par amour, il se retrouvait prisonnier. C’était dur de s’entendre dire que si les choses étaient différentes il y aurait pu y avoir quelque chose entre eux, mais d’un autre côté, ça voulait dire qu’il y avait quelque chose du côté de Juliet aussi.

“ Je ne sais pas si tu as remarqué, mais il semble que je sois assez obstiné.” Il se mit à rire et se pencha vers elle, un peu moqueur : “Et puis t’es déjà merliniste, pas des vingt-huit sacrées, spécialisée dans l’art de te moquer de moi, et en couple, et j’ai pas lâché l’affaire.” Il s’allongea à ses côtés, observant le ciel : “ Sachant que t’arrives pas à me noyer, ça va être compliqué de se débarrasser de moi.”

Il resta un moment silencieux, désireux de continuer à éviter le sujet de sa realtion avec Al, simplement mentionnée, jusqu’à entendre les pas de Edgar, qui venait simplement déposer un message et s’en alla aussi sec :

“Hm, charmant, le vieux a décidé de débarquer pour le diner, la joie. Tu veux visiter le reste, en attendant ? Tant qu’on est tranquilles.”


Le reste de la journée se passa tranquillement, loin de Nancy et des problèmes. Le diner fut aussi terrible que prévu, et une fois terminé, il se sentit usé et décida de prendre un café sur la terrasse, se croyant seul. Juliet était pourtant là. Il sourit :

“Tu as survécu au diner, on dirait.”
Il s’accouda à la rembarde qui donnait sur la mer à côté d’elle. “Je suis désolé, pour Chapman, je sais que ça a été horrible. Tu veux prendre un café avec moi ? Je te proposerai bien un whisky mais j’évite les tentations.”

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MessageSujet: Re: Pool Party || Adrian et Juliet Lun 2 Oct - 8:13

Dans le fond à quoi ça servait d’avoir des discussions dont on connaissait déjà le résultat. C’était fou de voir qu’à trente ans passé, ils n’étaient toujours pas foutu de voir quand un sujet ne valait pas la peine d’être discuté. Heureusement qu’ils étaient seuls. Imaginez si seulement ils s’étaient engueulé, battus, réconcilier, draguer à moitié à chaque fois leur entourage à proximité. Nul doute que l’un d’entre eux aurait fini par les tuer ou leur d’aller roucouler ailleurs parce que ça devenait fatiguant. En fait, c’était fatiguant pour tout le monde, sauf pour eux. C’était à croire qu’ils ne se lassaient pas de leur propre bêtise et leur capacité à toujours se faire mal en ressassant ce qui était possible et impossible dans leur relation. Pour tout autre qu’eux-mêmes, ils étaient probablement profondément exaspérant à écouter, voir désespérant. Heureusement, ils étaient seuls, ils pouvaient donc discourir à loisir ou peut-être pas. En réalité, même Juliet était lassée de cette discussion parce qu’elle ne voyait pas d’issue possible. Simplement de la frustration et de la colère de part et d’autres. Une relation, c’est basé sur la confiance, sur des valeurs communes. La jeune femme ne commenta pas le fait qu’il se disait coincé. Elle préférait ne pas venir sur ce terrain-là. Elle se contenta donc simplement de le décourager.

- Les vingt-huit sacrés,
elle poussa un soupir. Quel nom pompeux pour un ensemble de familles finalement simplement plus consanguines que les autres, sans vouloir te vexer. Le contraste est amusant d’ailleurs, tu sais que pour les moldus, c’est relativement mal vu ce que vous faites, tous vos mariages entre sang pur. Ce n’était pas de la méchanceté, simplement un constat. Un bête exemple, l’Egypte, ils se mariaient entre frère et soeur, ça a fini par donner des dégénérescences.

Désireuse de ne pas terminer la conversation sur une note semblant un peu dure, elle ajouta :

- Je sais que tu es obstiné en bon représentant de Godric que tu fais. Je te dirais juste ça et puis après j’arrête d’essayer de te décourager, tu es plus tenace qu’un hippogryphe qu’on aurait vexé. Dans un couple, il faut pouvoir être honnête ou en tout cas ne pas être obligé de cacher ou d’occulter une partie de sa vie à l’autre par nécessité absolue.

Bien évidemment, elle parlait de son propre engagement au sein de l’Ordre, mais ce n’était pas une évidence pour Adrian ou en tout cas, il pouvait simplement penser qu’elle parlait du MpM. Quant à lui, nul doute que Jule était loin de vouloir vraiment savoir ce qui se tramait au QG des mangemort. Elle aurait probablement dû être moins honnête, plus opportuniste. Adrian était une source d’informations solides sur laquelle elle aurait pu compter, mais elle ne se résignait tout simplement pas à l’utiliser.

- Enfin, si tu étais vraiment trop insistant, finit-elle avec un sourire, j’essaierai de te noyer, tu as beau être solide, rien n’est perdu.

Ils furent interrompu par le majordome de la maison qui apportait un funeste message. Juliet pâlit considérablement en entendant le contenu. Elle se leva et accepta la proposition d’Adrian de visiter le domaine pendant que les jeunes continuaient à s’amuser. Lys semblait parfaitement se débrouiller sans elle. L’heure du dîner arrivé, elle alla se changer pour quelque chose de plus adapté sans être ostentatoire. Le vieux était en grande forme, ainsi que Nancy qui semblait en profiter pour se venger des piques que Juliet lui avait lancé durant l’après-midi. Elle qui ne croyait plus en dieu depuis longtemps, se mit à prier avec une certaine ferveur pour qu’un des deux s’étrangle en mangeant. Son souhait ne lui fut pas accordé, mais elle eut au moins la satisfaction de voir le dîner se terminer et avec lui, Chapman et Nancy partir vers d’autres horizons. Vannée, elle partit se détendre sur la terrasse se contentant d’observer l’horizon tout en notant à quel point elle se sentait peu à sa place ici.

- Ah c’est toi, dit-elle surprise en entendant Adrian. Pendant un instant, j’ai eu peur que Nancy change d’avis et qu’elle décide de passer la soirée ici. Un café ? J’admets que j’aurais bien besoin de quelque chose de plus fort pour faire passer le goût du dîner, mais je ne vais pas te tenter si tu fais des efforts, sans compter qu’il paraît que je ne sais pas me tenir quand je bois.

Elle lui sourit et se leva pour s’accouder à la rambarde à côté de lui. Avec sa franchise coutumière, elle dit :

- Je sais que c’est ton grand-père, mais c’est quand même un des plus grands enfoirés de son époque. Je me sens désolé pour toi, il doit être pénible à supporter au quotidien.


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MessageSujet: Re: Pool Party || Adrian et Juliet Dim 8 Oct - 17:10


J’ai pas signé pour ça, ou comment résumer l’état d’esprit de Adrian Rosier en cinq mots. Et par “ça”, il fallait bien entendu entendre la présence de Chapman sous le même toit que lui. Sa relation avec Juliet avait beau être un peu difficile par moment - ou pour être tout à fait juste quasiment en permanence - ça restait quand même quelque chose qu’il appréciait et la fin de journée avait définitivement été gâchée par la fin du repas. Maintenant, il était heureux de s’en être sorti. Si vous vous demandez pourquoi je bois, c’est précisément pour cette raison. Sobre, c’est un désastre insupportable à observer, cette famille. Ivre, c’est aussi un désastre, mais au point on peut en rire un peu. Au moins un peu.

Cependant, contrairement à Achlys ou Juliet, au moins, Adrian était habitué au discours de Chapman et à la méchanceté de Nancy. S’il avait plus de mal à répondre à la méchanceté gratuite, il avait appris à faire avec celle de son grand-père et elle l’affectait de moins en moins. Après tout, moi j’ai pas besoin de lui, le contraire, par contre, c’est faux. Ca faisait partie des termes du marché et il avait une paix relative. Relative était le mot, parce que malgré tout, ça restait épuisant, d’où ce besoin d’un peu de calme après le diner. Maintenant, s’il tombait sur Juliet, ça allait aussi à Adrian : les figures amicales étaient rares dans le coin, et il était toujours bon de voir comment elle survivaient à leur première rencontre avec le maitre de maison.

“Oh, Nancy doit être...occupée ailleurs, disons. On ne la reverra pas ce soir, Merlin merci.”

A ce niveau là, Adrian ne savait pas très bien s’il devait rire ou se sentir profondément indigné de la relation entre Nancy et son grand-père. En fait, il n’était même pas sûr de vouloir l’imaginer, savoir qu’ils avaient disparu de sa vue lui suffisait. Il tendit une tasse à Juliet et s’en servit une. Le café était bon. Il aurait peut-être mérité une goutte de whisky, mais à son avis, c’était une mauvaise idée, même s’il eut un rire lorsqu’elle lui dit qu’elle aurait volontiers accepté quelque chose de plus fort.

“Je crois qu’ils se poseraient des questions, si je finissais par devoir te ramener. Pas que ça me dérange, non plus, t’es moins moqueuse quand t’as bu, mais autant éviter des conséquences fâcheuses.”

Impossible de dire s’il faisait référence à l’avis de quiconque au château ou s’il parlait de la tournure que ça pourrait prendre si chacun se décidait à boire. Si on parle en terme de proximité, on devrait probablement s’arrêter là, maintenant. Tout le monde dirait que ça va trop loin, mais personne n’est là ce soir...c’était tentant, mais franchement, il se connaissait. Adrian savait qu’il pouvait facilement replonger, et ce n’était pas une bonne idée. Il haussa les épaules lorsqu’elle évoqua les rapports avec son grand-père :

“Faut pas, on s’habitue. Enfin, disons que j’arrive à faire avec, ça fait partie du package, dans cette famille. C’est plus pour toi et Lys. Si j’avais su, je vous aurais emmené à Brighton, on aurait abandonné Nancy avec le padre. C’est pas très loin, on voit les lumières, là-bas.”


Il désigna un point lumineux dans la nuit : l’île était incartable pour les moldus, mais du château, on pouvait voir la côte. Il alluma une cigarette et tendit le paquet ouvert à Juliet :

“Pour le reste, je suis content d’avoir pu passer un peu de temps avec toi. C’est simplement idiot que ça se finisse comme ça.”
Cédant à une brusque envie, il prit la main de la jeune femme dans la sienne. “Que ça finisse tout court aussi, remarque.” Ils ne pouvaient pas ignorer la réalité pour toujours, il le supposait. Il lâcha sa main et détourna les yeux. “Désolé.”

Il n’avait aucune idée de ce pourquoi il s’excusait, d’ailleurs, et puis c’était ridicule, on aurait dit des gosses, mais il préférait passer pour un crétin que se retrouver avec une nouvelle dispute sur les bras.

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MessageSujet: Re: Pool Party || Adrian et Juliet Mar 10 Oct - 23:59

Honnêtement, l’idée d’imaginer Chapman au lit avec Nancy avait quelque chose de répugnant. De toute façon, l’idée d’imaginer Chapman avec n’importe qui avait de quoi soulever l’estomac. Elle n’était pas particulièrement pudibonde, mais elle fit tout de même la grimace. Celle de quelqu’un qui vient d’avaler de la poussière de doxy par inadvertance.

- Qu’elle y reste, mais mieux vaut elle que moi.

La jeune femme eut un frisson de dégoût qu’elle ne tenta même pas de cacher et fort peu délicatement ajouta :

- Ca ne te fait pas bizarre de te dire que tu es sortit avec ce truc ?

Parce que qualifié Nancy de personne revenait à insulter un peu trop de gens qui n’avaient pas mérité d’être comparé à la jeune femme. Elle prit la tasse de café qu’Adrian lui tendait et s’installa à côté de lui. La soirée était un peu plus fraîche et le vent se levait un peu. Juliet trouvait le changement de température particulièrement bienvenu au vu de la chaleur qu’il avait fait la journée. Un silence s’installa après la remarque d’Adrian, elle le cassa en se tournant vers lui et en lui demandant très sérieusement :

- Les conséquences fâcheuses ? C’est à dire ?

Etait-ce parce qu’elle sous estimait l'entêtement d’Adrian ou simplement parce qu’elle refusait de voir la vérité en face qu’elle posait la question ? De son côté, il lui semblait que même s’ils n’avaient jamais parlé d’exclusivité avec Al, de fidélité et qu’ils ne se devaient rien, elle se voyait mal (même bourrée) trahir ce qu’elle estimait être de la confiance.

Elle détourna le regard et lança la conversation sur Chapman tout en regardant les lumières de Brighton qu’il lui montrait. Machinalement, elle s’entendit répondre :

- C’est pas grave, tu nous montreras ça une autre fois.


Comme si ce genre d’évènement pouvait réellement se reproduire. Elle aimait vraiment Adrian, mais pas au point de remettre volontairement la tête dans l’antre d’un mangemort. Sans compter que c’était simplement une mauvaise idée. Comme maintenant, alors qu’elle le laissait encore une fois s’approcher. C’était sa faute en un sens, elle le laissait faire alors qu’elle aurait dû le décourager, mais c’était fatiguant et parfois, elle n’en avait juste pas envie.

- Adrian, le ton était doux et n’avait rien d’un reproche. Tu rends les choses dures pour moi, tu sais.

Elle cessa de le regarder pour se tourner et regarder au loin les lumières de Brighton qu’il lui avait montré un peu plus tôt.

- Je ne suis pas une sainte non plus. Ce n’est pas simple quand tu me pousses dans mes retranchements à chaque fois que je tente d’être la plus raisonnable de nous deux.


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MessageSujet: Re: Pool Party || Adrian et Juliet Mer 11 Oct - 17:02


“ Elle était pas comme ça quand on était ensemble. Enfin, pas avec moi, en tout cas. Je buvais trop à l’époque. On ne se voyait presque qu’à des soirées, pas idéal pour connaitre quelqu’un, au final. ” Pourquoi est-ce qu’il était sorti avec Nancy ? Adrian s’en rappelait à peine, en fait. Il se souvenait de l’avoir rencontré à une immense fête où ils étaient seuls tous les deux, perdus dans la foule, et après, c’était flou. “Enfin, jusqu’à ce qu’elle parte en me disant que j’avais pas assez d’ambition et que j’allais finir ma vie tout seul. Je la voyais meilleure qu’elle n’était.  Je me suis fait avoir, je suppose, au moins ça m’a ouvert les yeux sur elle. ”

C’était une pauvre fille, au fond, Nancy Wildhurst, et par pauvre fille, il voulait dire qu’elle faisait pitié, et que malgré les fêtes, ses bijoux de luxe, sa vie n’avait rien d’enviable. Toujours seule, ma fille, et personne pour t’aimer pour autre chose que ta beauté et ton âge, deux choses qui passent.

Ce n’était pas parfait avec Juliet, mais au moins, il ne pensait pas se tromper sur la personne qu’elle était. Buvant son café tranquillement, il s’autorisa un sourire et esquiva sa question par une pirouette, plaisantant gentiment :

“ Eh bien, sans vouloir te vexer, on ne peut pas dire que tu tiennes très bien l’alcool, je te laisse imaginer ce que ça pourrait donner. Comme vomir sur mes chaussures, par exemple.”


Ou quelque chose de plus sexy. Qu’est-ce qu’il en savait, lui, et est-ce qu’il voulait savoir ? Il termina son café en riant et aspira quelques bouffées de tabac, avant de d’éteindre sa cigarette et de la reposer avec la tasse sur la table. Revenant s’accouder à la rembarde avec Juliet, il ajouta :

“Tu reviens quand tu veux, tu sais. Ta filleule aussi, cela dit, mais je crois que Evan se dispensera de notre autorisation.”
Il haussa les épaules : “Cela dit, pas obligé que tu dormes ici, les hotels à Brighton sont pas mal, si tu veux refaire une journée à la mer.”

Il n’ajouta rien de plus, écoutant silencieusement ce qu’elle lui disait. Oui, il n’était pas raisonnable, Adrian le savait, mais il était tout aussi incapable de renoncer que Nancy d’être aimable. Un moment, il ne dit rien, et finalement posa sa main sur l’épaule de la jeune femme :

“Eh, regarde moi, Jule, s’il te plait.”
Il scrutait attentivement le visage de cette dernière. “Je suis désolé, vraiment, mais j’arrive à rien, sans toi.” Il leva son autre main, caressant du bout des doigts la joue de la jeune femme. “Mais c’est toi qui décide, si tu veux que j’arrête, j’arrêterai.”

Et après quoi, cédant à l’impulsion du moment, il l’embrassa. Il aurait voulu plus, bien plus, mais laisser le baiser s’éterniser un peu était la seule chose qu’il pouvait avoir pour l’instant. Il eut un sourire contrit par la suite.

“Pardon, il faudra que tu m’excuses pour ça aussi. Je ne le referais pas. Tu préfères que je m’en aille, maintenant ?”


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MessageSujet: Re: Pool Party || Adrian et Juliet Mer 11 Oct - 22:49

Si Adrian avait un talent en dehors de boire énormément d’alcool sans finir à l’hôpital et sortir avec des petasses finies, c’était celui d’éviter les questions gênantes. Elle n’était pas dupe, lui rappeler ses faits d’armes n’étaient jamais qu’un moyen de détourner le sujet. Elle aurait pu insister, mais dans le fond, c’était de bonne guerre, elle avait tendance à faire pareil.

- Encore cette histoire, je suppose que je vais en entendre parler autant que le fait que je ne t’ai jamais remercié parce que tu m’as défendue à Poudlard. Moi aussi j’ai repris pour toi un jour et tu n’es même pas au courant, je ne t’ai jamais demandé de remerciement.

Quoiqu’il en soit, ils n’étaient pas là pour évoquer de vieux souvenirs, ni ceux qu’ils pourraient construire ensemble d’ailleurs. Brighton, c’était bien beau d’y penser, mais dans le fond mieux valait que ça reste des paroles en l’air. En particulier quand Adrian prouvait encore une fois qu’il n’avait pas besoin d’alcool pour dépasser la limite.

- Tu arrives pourtant à te prendre en main sans, c’est pas moi qui t’ais demandé d’arrêter l’alcool.

Si elle devait être honnête, elle ne lui avait pas non plus demandé de l’embrasser. Ca n’avait rien d’étonnant pourtant, ils se tournaient autour depuis des heures si pas simplement des mois. Elle aurait dû le repousser au lieu de quoi, elle y répondit s’offrant le luxe de découvrir un corps qu’elle ne connaissait pas avant de le repousser. Elle détourna les yeux :

- Stop. Juste stop, elle inspira très fort en fermant les yeux. C’est ma faute aussi. C’était une mauvaise idée de venir, je le savais. Elle balaya ses excuses d’un revers de la main, on ne pouvait pas toujours fuir ses responsabilités. Reste ici, je vais monter me coucher, j’ai envie d’une douche.

Sans le regarder, elle s’en fut. Une douche et une bonne bouteille d’alcool, mais impossible d’en trouver évidemment. Elle se contenta juste d’essayer de retrouver le chemin pour sa chambre. Elle s’était rapidement changée quand Chapman était arrivé pour dîner, mais aucun d’eux n’avaient eu vraiment le temps de prendre une douche. Elle entra dans la chambre sans faire attention et alluma juste les chandelles d’un coup de baguette. Elle retira ses vêtements avec un soupir et les jeta sur le lit sans faire attention. Préoccupée par ce qui venait de se passer, elle ne remarqua pas qu’elle n’était pas au bon endroit. Elle prit sa douche et essaya d’effacer les souvenirs et sensations liés à ce qui venait de se passer. Jule sortit de la salle de bain un essuis autour d’elle et les cheveux encore dégoulinant pour voir Adrian dans la pièce. Il n’en fallut pas plus pour qu’elle voit rouge.

- Non, merde, ça suffit Adrian. Au bout d’un moment, il faut remettre les choses à leur place. Ca fait des mois qu’on se hurle dessus, se tourne autour. On en a encore parlé cette après-midi et je t’ai dit pourquoi ce n’était pas possible et puis tu n’allais quand même pas me rejoindre sous la douche non ….

Le flot de parole s’interrompit lorsqu’elle comprit que quelque chose clochait. Elle examina un peu plus attentivement la chambre et poussa un soupir. Elle s’affala sur le lit et couvrit son visage de ses deux mains.

- Godric, c'est vraiment le pompom …


Ils avaient dépassés le stade des excuses après tout.

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MessageSujet: Re: Pool Party || Adrian et Juliet Ven 13 Oct - 12:55


Il ne fit rien pour retenir Juliet. Il se sentait à la fois heureux et triste, parce que à la fin, rester avec elle, l’embrasser, et tout le reste, c’était ce qu’il voulait, et maintenant, il pensait savoir que c’était ce qu’elle voulait elle aussi. Mais ce n’était pas possible. S’il prenait un instant du recul, Adrian le savait, et ce genre de comportement n’arrangeait rien. Il n’est pas bon d’apercevoir ce qu’on voudrait avoir, de toucher presque au but, quand on sait que la possibilité ne nous en est pas offerte. Et bientôt, c’étaient des interrogations qui venaient. Et si elle le détestait pour ça ? Si elle ne voulait plus lui reparler, parce qu’il abusait, clairement, qu’il allait trop loin ?

Adrian songea à monter à son tour, incapable de tenir en place, mais ce n’était pas une bonne idée. Elle lui avait demandé d’arrêter, donc elle ne voulait pas. Ou alors pas maintenant, pas comme ça. Insister n’était pas la bonne solution, il n’irait pas plus loin, cette fois il avait compris, il serait raisonnable. Oui, mais, quand même, il ne voulait pas d’une nouvelle dispute, ou qu’elle lui fasse la gueule.

En d’autres circonstances, il aurait sans doute bu un ou deux whisky pour faire passer son inconséquence et être sûr de dormir, mais il se décida finalement à monter jusqu’à sa chambre directement.

Adrian fronça les sourcils : par l’interstice de la porte, il pouvait voir que quelqu’un avait allumé les lumières.

“Nancy, si c’est toi, je te jure…”
Il ouvrit la porte et resta un peu interdit en entrant, identifiant plutôt les vêtements féminins qui trainaient sur le lit comme ceux de Juliet. “Qu’est-ce que…”

Ladite Juliet, quasi-nue à part une serviette, cheveux humides car semblant sortir d’une douche - correction : de sa douche, à lui - venait d’entrer et semblait décider à l’engueuler :

“Quoi ? Mais...mais non, mais absolument pas, mais enfin…non mais, non, ça va pas, pas du tout...est-ce que je peux dire quelque chose ? Ecoute moi, Juliet. Ta chambre est en face.”


En d’autres circonstances, Adrian se serait contenté d’un grand rire, parce que objectivement, c’était drôle, mais Juliet avait l’air tellement mortifiée qu’il n’en fit rien. S’asseyant à son tour sur le lit, à distance raisonnable de la jeune femme, il eut un sourire, essayant de dédramatiser :

“Allez, ce n’est pas si grave que ça. Ca aurait pu être pire, imagine si ça avait été la chambre de Chapman.”
Il lui donna un léger coup de coude, amical : “ Indice, dans ta chambre, il y a un mini-bar, pas dans la mienne. En revanche…” Il se leva et récupéra un magasine : “Il y a des revues de botanique. C’est moins intéressant, je te l’accorde. ”

Le silence s’installa un moment après ça. Il savait bien qu’il faudrait aborder les sujets qui fâchaient, encore, mais préférait retarder le moment où il faudrait le faire.

“ Je comptais vraiment te laisser tranquille, tu sais. Je sais que j'ai été idiot. Logique, mais idiot.”
Insister quand une fille disait non, ce n’était pas son genre, pas à ce point là du moins. “ Je peux m’en tenir à ça. Tu veux que je m’en aille ? Le temps que tu te sèches les cheveux et que tu te rhabilles ?” Il était sérieux, et à la fois un peu gêné parce que quand même, s’il tournait la tête, il suffisait que la serviette tombe et...non, suffit, tu as déjà assez fait de dégâts comme ça. Il tendit une main vers elle, se ravisa. “Est-ce que ça va ?”

Il pouvait parier que la réponse était non, et que ce serait à cause de lui, dans tous les cas.

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MessageSujet: Re: Pool Party || Adrian et Juliet Ven 13 Oct - 13:42

Elle se souvenait que quand elles étaient jeunes, Rose avait eu l’habitude de dire qu’elle n’était qu’une courge. En amie fidèle, mais également parce qu’elle était certaine que Rose était bourrée de qualité, Juliet l’avait toujours réprimandé quand son ancienne amie se diminuait. Pour une fois, il lui semblait comprendre ce que l’ancienne Gryffondor avait pu ressentir à l’époque. Ce n’était quand même pas possible de passer son temps à faire conneries sur conneries comme ça. Honnêtement, c’était à se demander ce qu’elle avait depuis quelques mois. Dans le fond, Sonny avait raison, elle n’était plus elle-même et perdait tout simplement les pédales. La faute à un mangemort qui n’avait rien trouvé de mieux que de se rendre sympathique. Depuis quand est-ce qu’on fait amis, amis avec son bureau ? Bientôt on allait lui dire que la fable de La Fontaine était fausse et que le scorpion ne piquait pas la grenouille.

Étalée sur le lit, elle décida qu’il fallait tout de même qu’elle se reprenne en main. Ca ne pouvait pas continuer comme ça. Lorsqu’elle entendit Adrian s’approcher, elle se releva, maintenant l’essuis attaché et se recula. Ce n’était pas spécialement contre lui, simplement un réflexe. Il tenta de la faire rire, mais ça ne marchait qu’à moitié. Elle était en partie mortifiée, mais surtout excédée par elle-même.

- La chambre de Chapman … Je suppose que je n’en ressortait pas vivante. Je vais me contenter de retourner dans la mienne et de passer par le mini-bar. CA par contre, c’est une idée brillante.

Elle se leva également et regarda les revues qu’il lui montrait. La chambre n’était pas très personnelle puisqu’il ne vivait pas ici, mais si elle avait fait attention cinq minutes, elle aurait pu voir que quelque chose clochait. Trop absorbée par ses propres états d’âme, elle s’était simplement précipitée sous la douche sans regarder autour d’elle.

- Non, ça ne va pas. C’était dur, mais Juliet faisait rarement dans la dentelle.Que je t’apprécie, c’est une chose. Elle hésita, ce qu’elle allait dire n’était pas très diplomatique, mais tant pis. On a rien définit avec Al si ce n’est qu’on se voit. Il fait ce qu’il veut de mon côté, mais moi, je n’aime pas l’idée d’aller voir ailleurs. Ce n’est pas juste pour toi, pour moi et pour lui.

On pouvait la juger chiante, rabat-joie, tant pis. Elle était droite dans ses bottes et elle détestait l’idée de faire des choses derrière le dos des gens. La jeune femme se doutait bien que ça ne faisait pas plaisir à Adrian d’entendre parler de sa relation aussi frontalement, mais parfois il vaut mieux dire les choses clairement. Merlin savait qu’avec Adrian, c’était indispensable.

- Ne fais pas semblant de t’excuser. Tu n’es pas réellement désolé, je dirais même que tu es plutôt content.

D’accord, ils ne se connaissaient pas depuis longtemps, mais bien assez pour Juliet ait appris deux trois choses sur Adrian. Il s’excusait tout le temps quand il avait fait une connerie, mais restait qu’il la faisait quand-même. Apprendre de ses erreurs ne semblaient pas être le maître mot chez lui.

- Tourne-toi,
elle soupira. Je vais me rhabiller vite fait.

La jeune femme n’était pas très pudique, elle n’avait pas spécialement besoin qu’il sorte. Par contre, elle détestait qu’on la touche sans son consentement. Elle se rhabilla rapidement, pas besoin de tenter le sort plus qu’ils ne le faisaient déjà. Elle lui tapa doucement sur l’épaule pour lui signifier qu’elle avait fini.

- Je te dis bonne nuit, Adrian. Je ne sais pas ce que les enfants ont prévus demain, donc je ne peux pas partir tôt, mais je ne trainerai pas. Je sais que tu n’es pas d’accord avec moi, même si tu passes ton temps à me dire que j’ai raison, mais il faut qu’on arrête les conneries. Elle avait l’air plus sérieuse qu’elle ne l’avait jamais été. Je suis une passade, réellement, ça te passera et ça sera pour un mieux, crois-moi. On risque gros tout les deux si on franchit la ligne. Ne cherche pas à savoir et restons bons amis autant que la situation politique le permettra, c’est le seul conseil que je peux nous donner.

Avant de sortir, elle ajouta :

- Fais ça pour moi, ton plan sur le long terme, c'est quoi ? Pour le moment, je sais où je vais, mais toi ?Parce que tout ce que je vois, c'est une lubie qui se finira mal. Pense déjà à ça et quand tu auras la réponse, là on pourra en parler.

Il ne pouvait pas y avoir de plan sur le long terme, quand il aurait réalisé ça, ça serait plus facile.

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MessageSujet: Re: Pool Party || Adrian et Juliet

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Pool Party || Adrian et Juliet

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