POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Ain't go no plans, can't go nowhere

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    | Mangemort ;; Membre du bureau des mangemorts
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    Adrian Rosier


MessageSujet: Ain't go no plans, can't go nowhere Ven 13 Oct - 18:42

“Oui, je sais, tu l’as regardé, et après elle t’a regardé, et c’était déjà l’amour, comme ça, pas vrai ? Salazar, quel foutu romantique tu fais. Je serais le grand Manitou, j’aurais déjà piqué une crise. Il t’en dis quoi, d’ailleurs, que sa précieuse Ronce d’héritier fréquente une sang mêlée merliniste ?”

Les filatures, avec James Mulciber, ce n’était jamais ennuyant. Mulciber était radical, pénible, violent, bourru, mais il savait aussi être drôle et derrière son masque, pourtant réel, de grand méchant mangemort, il arrivait à être sympathique aux yeux d’Adrian. Ce dernier leva les yeux au ciel : les commères du chemin de traverse frappaient sans répit et bien entendu, ce n’était qu’une question de temps avant que tout ce qui se passait, toute cette histoire qu’il avait avec Juliet, ne lui revienne aux oreilles. Heureusement, pas les détails, sans quoi Rosier voulait bien gager que ce n’était pas en train de plaisanter avec James qu’il aurait été, mais en train de se prendre la raclée du siècle par l’intégralité du bureau.

“Trop occupé avec sa secrétaire, il en sait strictement rien.”
Il eut un léger rire. “Il se presse pas, Burkham, quand même, ça devient pénible.
- On pourrait enfoncer sa porte au lieu d’attendre qu’il sorte, je l’ai proposé trois fois et tu as refusé. Maintenant tu bois ton café comme le misérable flic que t’as voulu être.”

Quand il  disait qu’on ne s’emmerdait pas en planque avec James. Même si c’était des vannes souvent à son encontre, d’ailleurs, et qu’il passait sa vie à empêcher Mulciber de faire n’importe quoi. On est le duo le plus improbable du bureau, dixit le chef, je comprends pourquoi, des fois.

“ Puis, tant de médisance sur ton grand-père et ton chef, en plus, c’est moche. Non, sérieusement, qu’est-ce que tu feras si un jour c’est elle qu’on te demande d’arrêter ? Ou si elle est de l’Ordre ? Imagine deux minutes si elle l’est.
- Oh, arrête un peu, elle est juste au MpM, ça fait pas d'elle une dangereuse délinquante…Attends mais c’est... ”
Pause de deux secondes. “Burkham, arrêtez tout de suite ! Burkham !”

Et évidemment, ça partait en course poursuite. Il regrettait franchement, parfois, qu’on ne les laisse pas sortir en mission extérieure juste en costume de ville, parce que tout cet attirail mangemortesque, c’était lourd, pénible, ça prenait de la place, et ça les ralentissait. Burkham était une ordure : il ne bossait même pas avec l’ordre du phénix, c’était juste un type pénible dont le passe-temps était de faire des potions explosives, qui commençaient à causer un peu trop de dégâts matériels dans le quartier sorcier de Sheffield. Adrian ne détestait pas agir quand il s’agissait d’un type comme ça. Et puis il fallait bien le dire, l’adrénaline, l’esprit de compétition, il aimait ça. Tu cours, tu cours, ça fait comme un shot de vodka ou d’héroine, tu vois, et tu n’as qu’une idée, être le plus rapide. C’est quelque chose proche de la chasse, même si tu déteste ça. De vieux instincts, ceux de ton père, peut-être. Parfois, il se faisait peur en faisant ça. L’autre monta sur les toits, il le suivit, mais se prit aussi sec un sortilège qui le frappa au visage, faisant exploser le masque. Il en serait quitte avec une vilaine échorchure au front, mais put répliquer aussi tôt. Ligoté, Burkham ne pouvait plus agir.

“Putain, c’était une belle saloperie.”
Essouflé, il lança à James : “Tu le ramènes ? Faut que je rentres, moi.
-Voir la merliniste ? Tu fais chier, Ronce, vraiment. Allez, disparais. Vu la gueule que t’as, de toute façon, tu séduiras personne.
-J’y vais pas pour séduire, mais pour lui montrer que je peux la battre, c’est différent.

-Dans votre cas, c’est pareil. Ouste, on se voit demain.”

Adrian transplana directement chez lui. Se jetant un regard dans le miroir, il constata qu’il avait vraiment une sale tronche avec ça. Prenant une rapide douche, il changea de vêtements pour adopter une veste et un jean, ainsi qu’une chemise sombre, donc plus à même de supporter les tâches de sang, et s’administra une bonne rasade de potion cicatrisante,  râlant toujours plus ou moins contre Burkham, et un peu contre Juliet au passage. Non qu’il ne soit pas content de la voir. Il était toujours content quand ça arrivait. Mais quand même. Question de principe, ou d’honneur, ou je sais pas. La manière dont il s’était quitté au château l’avait quand même plus profondément affecté qu’il ne voulait bien l’admettre. Il ne pensait pas mériter autant de dureté, mais ne voulait pas s’engueuler avec elle, mais ne voulait pas...oui, bonne question, qu’est-ce que tu ne veux pas et qu’est-ce que tu veux ? Mieux, qu’est-ce que tu peux faire ? Bah...oui, rien. Comme d’habitude.

Voilà, il ne voulait pas rester trop loin, trop à distance de Juliet, mais dire qu’il ne lui en voulait pas un peu, c’était faux. Mais il n’avait pas de meilleur plan que ce duel. Pour le reste...il attendait de voir ce qu’on lui donnerait à voir. Comme tout le reste. Essayer de faire les meilleurs choix, de ne pas creuser sa tombe, tout en évitant d’enterrer les autres, tout en sauvant les meubles et en maintenant le navire à flot. Il se sentait souvent sur le point de se noyer, mais il remontait parfois la pente. Je ne sais pas si deux solitudes s’annulent, si elles se consolent mutuellement, ou si elles créent un plus grand vide encore. J’espère que non.

J’espère qu’on trouvera une solution. Je n’ai pas de plan d’avenir, juste essayer de pas replonger, juste continuer à être en équilibre au bord du vide et des tenèbres, pour pas sombrer dans le chaos. Et éviter de sombrer dans le chaos c’était un peu plus facile quand Juliet n’était pas trop loin. C’était peut-être la seule option qu’il avait. L’autre, plus politique, commencée lentement, par un vote blanc au lieu d’un bulletin Fawley, faisait presque peur à Adrian, surpris de sa propre audace. Il n’avait juste pas eu envie, arriver dans l’isoloir, de faire gagner le candidat de son grand-père. Mais c’était illogique, mal, il n’avait aucune issue,aucun autre choix, alors c’était vain. Et pourtant, il l’avait fait. Mais qu’est-ce que je fous putain ?

Question subsidiaire : est-ce qu’il lui amenait quelque chose ? Du genre, une des multiples plantes, si possible pas carnivore, qu’il avait ? Il hésita un instant, songea que ce n’était pas forcément l’idée du siècle. Déjà, il fallait attendre de voir s’il n’allait pas se retrouver à payer un restaurant. Non, aucune chance, j’ai latté Burkham, allons.

Ce fut donc sans bouquet de fleurs qu’il débarqua à l’Emerald’s sous les yeux d’un Joe Emerald un peu suspicieux, habitué qu’il était aux frasques d’ivrognes de Adrian - où à celle de ses potes ivrognes. Juliet était déjà arrivée, et il se dirigea vers elle, sans s’assoir pour autant :

“Je t’ai pas trop fait attendre ? J’ai du repasser par chez moi, j’étais à Sheffield pour le boulot. Comment ça va ?  ”

Mains dans les poches, une table entre eux : pour l’instant ça allait. De toute façon, comment est-ce que je la salue ? On s’embrasse, on se sert la main ? Dans le doute, ne rien faire, c’était pas mal.  

“ Alors, toujours partante pour perdre ? Je te laisserais quand même choisir le restaurant.  ”


Un peu de provocation ne ferait pas de mal, sinon, ils n’arriveraient à rien.

" Qui commence, alors ?"


Aucune idée de comment ça allait tourner, tout ça, mais tout ce qu'il espérait, c'est qu'ils allaient arrêter de se faire la gueule. Même s'il fallait avouer qu'il y était un peu pour quelque chose, parfois, Juliet ne l'aidait pas vraiment. Au moins, à se battre, peut-être qu'il y aurait un peu de moins de frustration entre eux.

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MessageSujet: Re: Ain't go no plans, can't go nowhere Dim 15 Oct - 21:36

Les rares fois où on trouvait Juliet à l’Emerald, c’était parce qu’elle voulait y croiser Fenton ou Jezabel, et encore. La jeune femme n’aimait pas trop la clientèle de ce qui était un des bars les plus branché de la capitale sorcière. En général, on y trouvait un panel de gens qu’elle préférait éviter, qu’ils soient sobres ou bourrés. Des sang pur arrogants, des sang mêlés du même acabit, flambeurs, désagréables ou là pour profiter de la compagnie féminines qui étaient offertes selon le prix qu’on voulait bien mettre. Cette pratique l’horripilait, mais elle ne disait rien. Avoir des amis, c’est aussi accepter leurs défauts aussi bien que leurs qualités. Elle connaissait mal le mari de Jezabel, mais elle connaissait Jezabel et la valeur de celle-ci. Si Joe Emerald avait simplement été un connard de bas étage, nul doute qu’elle ne se serait pas marié avec lui. En attendant, le patron de l’établissement semblait être un homme complexe sous son masque de prince de la pègre Londonienne. Jule, qui pourtant était intimidé par peu de gens, se sentait toujours un peu mal à l’aise en face de lui et se disait souvent qu’elle aurait dû prendre la peine d’essayer de le connaître, mais il n’était simplement pas facile à aborder.

Quoiqu’il en soit, elle n’était pas là pour prendre un verre ce soir, ni même pour parler à Jez ou Fenton, non elle venait dans un but bien plus précis : profiter de l’arrière cours du bar pour faire un duel. Jezabel ne s’était pas privée de se moquer d’elle à ce propos en disant qu’ils allaient en faire un lieu dédié au duel et qu’ils finiraient par faire payer l’entrée juste pour ça. Après tout, elle s’y était battue avec Sally pas plus tard que la semaine passée. On était en fin d’après-midi, le bar n’était pas très animé, mais les gens ne tarderaient pas à arriver après leur journée de boulot. Elle se jucha sur un tabouret à une table près du bar. Il n’y avait que Joe et un serveur qu’elle ne connaissait pas. Elle salua le patron et commanda une bière. Boire de l’alcool avant un duel n’était pas l’idée du siècle, mais elle était un peu nerveuse. Son duel avec Tom lui avait montré à quel point elle avait perdu en technique. C’était presque effrayant de se dire que si elle en avait vraiment besoin, elle aurait peut-être du mal à battre des adversaires contre qui elle n’aurait pas cligné des yeux avant. Elle avait revêtu une tenue de duel, plus pratique pour ce genre de combat, se disant qu’elle passerait se changer chez elle si besoin était. Après tout, Adrian l’avait bien eue avec cette histoire de restaurant. Dans le fond, qu’elle gagne ou qu’elle perde, elle se retrouverait à manger avec lui.

Bizarrement, ça l’angoissait. C’était méchant, mais elle n’aimait pas l’idée de se retrouver en plein Londres sorcier avec lui. Elle avait l’impression que trop de gens étaient déjà au courant de cette histoire et ça devenait embarrassant. Sans compter que ça serait vraiment mal vu au Mpm, elle voyait déjà Charles hurler d’ici et pour une fois, ça serait pour une bonne raison. Du reste, ils ne s’étaient pas quitté en bons termes. Elle n’aurait pas dû s’en formaliser, ils passaient leur temps à se disputer pour évacuer leur frustration respective, mais cette fois, c’était différent. Jusqu’à ce qu’elle reçoive sa lettre, elle ne s’était pas aperçue qu’il lui en voulait à ce point.

L’ancienne Gryffondor n’avait pas voulu être méchante. Simplement réaliste. Elle n’aimait pas sacrifier la vérité au profit de la forme. C’était entretenir des illusions qui ne faisaient de bien à personne. Elle refusait de continuer à vivre d’illusion. Elle l’avait fait pendant longtemps quand Sean était mort. D’abord en refusant simplement d’y croire. Elle avait continué à avancer, quelque part un peu persuadée qu’elle finirait par se réveiller de ce mauvais rêve. Le mauvais rêve avait continué pendant quatre longues années où elle s’était mise en stand-by. Elle se levait, mangeait, discutaient, dormaient simplement par habitude. Elle refusait de le faire à nouveau simplement parce que c’était plus facile et ça incluait Adrian. La jeune femme voulait retrouver un but, un objectif de vie. Sa relation avec Al ne lui demandait aucun investissement, aucune concession. Adrian, lui et bien elle ne savait même pas ce qu’il voulait. La seule impression qu’il lui laissait, c’était qu’il faisait des crises d’enfants capricieux parce que quelqu’un d’autre avait pris son jouet. Autant dire que ça ne lui plaisait guère.

Le concerné arrive, un peu en retard, mais ce n’était pas un mal, ça lui avait donné le temps de finir sa bière et de se composer une attitude. Elle se sentit encore plus mal à l’aise que prévu en le voyant. Il y avait une espèce de froideur à laquelle elle n’était pas habituée qui la perturbait. Jule ne pouvait pas se plaindre, après tout, c’était elle qui lui avait demandé d’arrêter de dépasser les limites et il ne faisait que lui obéir. Elle tenta de casser le malaise en faisant comme si de rien n’était.

- Non, non, j’en ai profité pour décompresser un peu,
dit-elle en montrant sa bière.

Il y avait quelque chose d’étrange chez Adrian, elle mit un moment à comprendre quoi et toucha la blessure du bout des doigts.

- Tu es bien arrangé, avoue, c’est du maquillage pour que j’y aille molo sur toi ?

Plus sérieuse, elle demanda :

- Qu’est-ce qui c’est passé ?

Est-ce qu’elle voulait vraiment le savoir ? Après tout, c’était très certainement lié à son travail et merlin seul savait ce que ça incluait. Dans le fond, ça revenait aussi à lui soutirer des informations. Elle le regarda, il semblait tendu lui aussi. Les mains dans les poches, il ne prit pas la peine de s’asseoir comme s’il voulait lui prouver qu’il l’avait prise au sérieux. Elle descendit de son tabouret et sourit à ses provocations :

- Monsieur est trop aimable, j’ai toujours aimé les gens trop sûr d’eux, ça n’en est que plus agréable de leur mettre une raclée.

Tout en parlant, elle se dirigeait vers l’arrière court, une fois seul et la porte refermée, elle sortit sa baguette et se mit en position.

- A toi l’honneur, je m’en voudrais que tu dises que c’est parce que tu m’as laissé l’avantage quand tu auras perdu.



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MessageSujet: Re: Ain't go no plans, can't go nowhere Mer 25 Oct - 18:17


Sa trajectoire était erratique, et Adrian le savait bien. Ce qu’il voulait ? Vous êtes bien gentils. Vous croyez vraiment que c’est comme ça que ça marche ? Qu’on vit dans un monde où ce qu’on veut faire est pris en compte ? Il voyait bien - à peu près - où Jule voulait en venir ou à tout le monde, ce qu’elle lui reprochait. De ne pas savoir choisir entre être un sale type à la botte de sales types et être le type qu’il était vraiment. Mais ça ne marche pas comme ça, encore une fois. Je ne peux pas partir, sinon je l’aurais fait depuis longtemps. Il était coincé par sa famille, coincé par le fait, que justement, il n’était pas un sale type, et que se tirer, partir, tout arrêter, c’était profondément lâche. Oui, il pouvait sembler erratique et en contradication avec lui même et Adrian ne niait pas ça, pas plus qu’il ne niait que c’était une situation moche et que ce n’était pas ce qu’il voulait, ni qu’être devenu mangemort était la pire erreur de sa vie, ni, au demeurant, qu’il était issu d’une famille de dingues.

Mais il ne pouvait pas laisser tomber Alice, ni Evan, ou Morgan, qui n’avaient rien demandé à personne. Il ne pouvait pas, même pas, laisser tomber le vieux, alors qu’en plus, finalement, pour une fois dans sa vie, il venait de se dire que lui, Adrian, valait un peu quelque chose ? C’était le problème d’avoir un tempérament de Gryffondor pur : lorsqu’on voyait l’injustice, on était trop courageux (ou trop con, ou trop colérique) pour se taire, quitte à s’attirer de sacrés ennuis. Qu’on ne pouvait, évidemment, pas résoudre seul, mais de toute façon, en bon Gryffondor, on était trop fier pour demander de l’aide.

Au fond, il comprenait pourquoi Juliet avait agi de la sorte. Ca ne l’empêchait pas d’être en colère et profondément blessé. Rarement égoïste, Adrian estimait quand même que pour cette fois, il pouvait l’être un peu. Sans doute parce qu’il estimait aussi qu’elle aurait pu comprendre, au moins un peu, faire un effort. Est-ce que j’en fais pas, moi, des efforts ? Oui, d’accord, là, maintenant, il en faisait. Pour s’en tenir à ce que Juliet avait dit, ce qui au passage, n’était pas facile. Ce qu’il lui reprochait, finalement, ce n’était pas vraiment de s’être fait envoyé promener. S’il était plutôt content de son coup dans l’absolu, il savait aussi quand il franchissait les bornes. Ce n’était pas qu’aller plus loin ne le tentait pas, mais même lui réalisait simplement que ça serait compliqué et difficile.  A un moment, il faudra bien choisir, et c’est ça qui est terrible. Qu’est-ce que je suis censé faire ? Qu’est-ce que je peux faire ? Qu’est-ce que tu veux, vraiment ? Ce n’était pas seulement à propos de Juliet que Adrian se posait la question sans pouvoir y répondre. C’était à propos de toute sa vie, de tous les affronts et les luttes au quotidien, tous les souvenirs douloureux et tous les sacrifices, à propos de toutes ces fois où il avait l’impression qu’il allait choper la gueule de Wilkes par le colback et la lui écraser contre son bureau pour qu’il la ferme, qu’il arrête de vomir son rire gras et ses discours haineux, toute la violence, tout. Adrian était pris là dedans et ne savait pas comment en sortir ; on ne lui avait jamais appris qu’il y avait autre chose : s’il le devinait, c’était en fréquentant des gens comme Al ou Tom, ses amis, ses frère, et peut-être, sans doute aussi, des gens comme Juliet.

C’était peut-être la violence du propos qu’il n’avait digéré. Je suis sincère, merlin, je suis toujours sincère dans ces choses là. Il aurait adoré avoir le temps d’expliquer, d’argumenter, Juliet ne le lui laissait pas. C’est peut-être idiot, je sais, mais malgré tout, malgré tout, je crois que j’ai au moins cette constance là et que ça méritait un peu mieux que de me faire remballer en bloc, comme ça, sans chercher à comprendre. J’ai pas de solution, mais je t’aime quand même, et ça n’est pas prêt de s’arrêter, alors qu’est-ce qu’on fait ? Tu pourrais me donner une chance, au moins une, alors j’essaierai d’être un type un peu meilleur. Non ? Tu aurais pu me choisir moi, tant pis si je passe pour un égoiste, parce que tant qu’à être honnête, autant assumer que les sentiments ne sont pas que de mon côté...Non ?

“ Tu vas finir plus alcoolique que moi, parole.”
Il lui adressa un sourire : “ Qu’est-ce que ça sera si c’est moi qui finit par ne plus tenir la boisson…”

En vérité, Adrian était incapable de la moindre rancune, ça n’était pas dans son caractère - et c’était peut-être pour ça aussi qu’il supportait les Rosier depuis si longtemps. Et puis en rentrant dans le bar, il s’était résolu à mettre ses reproches de côté, au moins pour le moment. Ca le désespérait de passer sa vie à s’engueuler avec Juliet - ce n’était tout simplement pas ce qu’il voulait. Il lui adressa un nouveau sourire lorsqu’elle toucha sa blessure :

“ Un type m’a explosé mon masque à la figure, je me suis dit que tu allais adorer cette histoire et sa potentielle morale.”
Il haussa les épaules et ajouta avec bonne humeur : “ Il s’est dit qu’après les devantures des magasins des rues sorcières de Sheffield, je pouvais bien être une victime intéressante.”

Il ne voyait pas de mal à évoquer ce qu’il faisait : pour une fois, il n’en avait pas honte, au moins dans le cas de Burkham, qui s’était comporté comme un abruti. Mais simplement, ça n’apportait pas grand chose au débat, aussi se contenta-t-il de continuer à plaisanter avec Juliet.

“Oh, je vois, je n’ai que des qualités, en ce moment, entre le fait que je suis trop sûr de moi et le fait que je te harcèle, je sais pas ce que je préfère, tiens. Dire que j’ai songé à t’apporter des fleurs, tiens, j’aurais été bien récompensé.”


Oui, plaisanter n’interdisait pas d’être un peu vache, non ? Quant à bien se tenir, soit, il voulait bien faire un effort, mais ce n’était pas pour autant qu’il allait se priver d’être un peu acide après la manière dont il s’était fait traiter.

Il abandonna sa veste dans un coin de la cour, songeant avec amusement que c’était bien la première fois qu’il allait au Emerald’s pour se battre avec une fille - la plupart du temps, ils buvaient plutôt un verre, mais bon, Juliet n’était pas la plupart des filles non plus.

“Bon, puisque c’est si gentiment proposé…”
En un éclair, il lança un expulso qui projeta Juliet en arrière. “ Tu disais quoi, à propos de ta victoire ? J’ai cru entendre sonner le mot défaite, moi.”

Il ne se battait pas pour perdre, jamais, il ne fallait pas délirer, peu importait le reste. Il n’avait pas pour but de blesser sérieusement Juliet, mais il comptait bien gagner, question de fierté personnelle.

“Pas de quartier, pas vrai ? Qu’on se dise pas qu’on s’épargne mutuellement parce qu’on s’aime bien. ”


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