POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Libéré, délivré, enfin pour un moment || Anne

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    | Apothicaire mal embouché
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    Arrivé sur Poudnoir : 30/08/2015
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    Pensine
    Mon casier judiciaire est:
    Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
    Ma résistance magique est de: 11PV
    Al Holmwood-Black


MessageSujet: Libéré, délivré, enfin pour un moment || Anne Mer 20 Déc - 19:03

Ce matin-là, c’est Peeves qui avait assuré le réveil du dortoir des sixièmes année de Gryffondor, en se pointant à sept heures pétantes pour leur interpréter une version osée d’un cantique bien connu. L’esprit de Noël semblait décupler la capacité de nuisance de l’esprit frappeur. On le croisait partout, à toute heure, et le pauvre Rusard était sur les rotules à force de lui courir après dans tout le château. L’abominable Peeves avait déjà renversé plusieurs armures, mis le feu à l’un des sapins de la Grande Salle, et il se consacrait désormais à remplir de cire fondue et de chewing-gum tous les trous de serrures qu’il croisait. Et ce samedi matin, donc, il ajoutait à une liste déjà bien longue de méfaits le réveil en fanfare d’élèves seulement désireux de faire une bonne grasse matinée.
Le dortoir ne comptait que trois élèves sur les six qui y résidaient habituellement, les autres ayant été terrassés par l’épidémie de dragoncelle qui s’était abattue sur Poudlard. Depuis plusieurs jours, c’était l’hécatombe à l’école. Plusieurs élèves avaient même dû être renvoyés dans leur familles, qu’ils avaient joyeusement contaminées à leur tour ; l’épidémie se propageait dans toute la société sorcière, au point que la Gazette du Sorcier consacrait un article par jour au fléau ces derniers jours.

Peeves fut accueilli par un concert d’insultes par les Gryffondor survivants, et disparut juste avant que la chaussure lancée par Al l’atteigne en pleine tête. “Connard !” gueula le batteur en se laissant retomber sur son lit, tandis qu’un éclat de rire suraigu leur parvenait de l’autre côté du mur. Al se retourna dans son lit dans l’espoir de se rendormir, en vain. Son estomac protestait : d’habitude, dès que tu te réveilles, tu t’occupes de moi, mec, alors direction petit déj et au trot ! Pas de négociation possible. Au bout d’environ vingt minutes, il finit par abandonner et se leva. Frissonnant, il jeta un coup d’oeil par la fenêtre ; il neigeait encore. Ça ne s’était pas arrêté depuis plusieurs jours. Le jeune homme s’habilla chaudement, et descendit prendre le petit déjeuner tant réclamé. Il n’y avait presque personne lorsqu’il arriva dans la Grande Salle, et il put profiter d’un moment de calme, devant plusieurs assiettes d’oeufs au bacon, de saucisses et de toasts. Presque en face de lui, une petite de première année le regardait engloutir des portions de troll, sans doute inquiète de ce qui pourrait lui arriver si la nourriture venait à manquer. Al lui adressa un sourire qui se voulait gentil, mais la gosse baissa précipitamment les yeux sur son bol de porridge en rougissant. Quelle nouille.

Enfin rassasié, Al, les poches garnies de diverses petites gourmandises prises sur la table, emprunta le chemin de l’infirmerie. Son jumeau Orion s’y morfondait, atteint, comme tant d’autres, par la dragoncelle. L’héritier du trône avait le teint verdâtre, couvert de petites pustules du plus bel effet. Il avait cependant été transféré depuis la veille dans le secteur des non contagieux, et les visites lui étaient de nouveau autorisées.


-Tiens, déchet humain, fit Al en lui lançant ses provisions - quelques scones, un gros morceau de gâteau au chocolat et des petits pains garnis d’oeufs brouillés et de saucisses amoureusement découpées dont quelques rondelles se répandirent sur les draps.

L’autre, réveillé en sursaut, ne perdit pas de temps à remercier ; il plongea sur le gâteau chocolat et en enfourna la moitié avant de lâcher un “merchi” poussif. La veille, il s’était plaint du régime que Madame Pomfresh faisait suivre aux malades - que des fruits et des légumes, sans exagérer, comme quoi c’est bon pour l’organisme ! Une semaine de laitue et de compote, en plein hiver, tu te rends compte ?


-Manquerait quand même un truc à boire, finit par se plaindre l’emmerdeur, la bouche encore à moitié pleine, sans que son enthousiasme pour toute cette bouffe soit ralenti par la soif.

Al lui servit obligeamment un verre d’eau, et s’assit sur le bord du lit pour observer le repas du fauve. Au bout d'un moment, il fit :

-T’as besoin de quelque chose à Pré-au-Lard ?
-Ah merde, c’est vrai que c’est aujourd’hui… Bon, ramène-moi du ravitaillement de chez Honeydukes, tiens, j’en ai bien besoin. Y a ma bourse là, prends dix Gallions et garde la monnaie !
-Monsieur est un vrai prince, ricana Al en se levant.

Orion eut un sourire un peu forcé. Il ne fallait pas avoir le troisième oeil pour comprendre qu’il était un peu jaloux d’être coincé là, avec ses pustules et une infirmière perdue dans ses délires new age, au lieu d’aller descendre des bièraubeurres au village avec les potes. Les jumeaux Holmwood-Black supportaient de plus en plus mal d’être enfermés à l’école. Pas mal de leurs amis avaient déjà terminé leurs études et, avec les exigences nouvelles des profs depuis qu’ils étaient en ASPIC, la vie était beaucoup moins amusante. À en croire les profs, leur vie entière dépendait de leurs résultats aux examens… et beaucoup de leurs camarades semblaient y croire. Pas les jumeaux, quasiment assurés d’avoir un travail dans la boutique familiale à leur sortie de Poudlard et pas du genre à se tuer à la tâche. D’où un ennui tenace.

Ce samedi promettait, fort heureusement, de rompre un peu la monotonie. Al avait rendez-vous avec quelques vieilles têtes - Anne, Adrian, Tom - pour un petit moment de shopping et quelques verres à Pré-au-Lard. De quoi renouer un peu avec le passé, en somme, puisque ces braves gens n’étaient autre que ses anciens comparses du Quidditch. Surtout Adrian, son collègue batteur, puisque les deux autres n’étaient que de vils serpents. Fièrement revêtu de son écharpe Gryffondor, le jeune homme se rendit aux Trois Balais, lieu du rendez-vous, où il avisa Anne, assise seule à une table, le regard perdu vers l’extérieur.


-Salut miss Fraser ! T’es toute seule ? j’croyais que vous arriviez tous ensemble… Bon, t’as des idées pour ces putains de cadeaux de Noël ?

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Libéré, délivré, enfin pour un moment || Anne

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