POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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La Gloire De Mon Père

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    | Gryffondor ;; 6ème année

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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: La Gloire De Mon Père Mar 2 Jan - 7:05

DRING, DRING, DRIIIIIIING, le coup de sonnette était pour le moins impatient, pour ne pas dire agressif, quelqu’un était visiblement très impatient qu’on daigne lui ouvrir la porte du domicile de monsieur Donovan Rosier. En l’occurrence, l’énervée en question n’était autre que Cassidy, la petite blonde était encore plus pâle qu’à l’accoutumée, et encore plus agitée, si c’était possible. Elle laissa son index appuyé sur la sonnette avec obstination, bien décidée à ne pas lâcher avant qu’on ne vienne lui ouvrir. Enfin, la porte s’ouvrit, laissant apparaître un elfe de maison à l’air revêche.

Cassidy laissa échapper une grimace une apercevant la créature. Bien sûr un elfe, il y avait toujours un elfe pour empirer une journée déjà détestable.

« Bonjour, est-ce qu’Evan est ici ? »
« Monsieur Evan Rosier ? »
« Pourquoi ? Vous en cachez d’autres exemplaires dans cette baraque ? Joyeuse perspective… »


En bon serviteur, l’elfe ignora la grossièreté de Cassidy et l’invita a entré. La Gryffondor déclina l’offre, indiquant qu’elle préférait qu’il vienne la rejoindre dehors, la dernière chose dont elle avait envie, c’était justement de croiser les parents d’Evan. Tout, mais pas ça. Non, au choix elle préférait encore se geler les extrémités, et le reste, dans le froid de janvier, plutôt que de devoir faire la conversation à Donovan, ou pire, à Grace. Une fois de plus dans sa vie, les adultes s’étaient montré consternant de légèreté, prouvant une fois encore qu’ils n’étaient bon qu’à apporter un lot de déceptions cuisantes. Elle n’arrivait pas à ce souvenir de la dernière fois où elle avait été aussi énervée.

En attendant que le jeune maître des lieux daigne l’éclairer de son auguste présence, elle tapait nerveusement du pied et essaya de récapituler la désastreuse suite d’événements malencontreux qui l’avait menée à cet acte, inhabituel, pour le moins. Car quoiqu’on en pense, c’était bien étonnant de voir Cassidy Faulkner-Nott se présenter de son plein gré au manoir Rosier, de sonner et de demander à voir Evan. Cette histoire commençait à sentir l’impulsivité et le souffre d’un peu trop près, mais l’adolescente était encore trop énervée pour s’en rendre compte.

Tout avait commencé dans l’après-midi, au Ministère, actuelle école par intérim, au sein même du foyer des élèves. Cassidy était assise dans un fauteuil bas, essayant vainement de relire une dernière fois ce chapitre d’histoire de la magie avant son prochain cours, en étant sans cesse interrompue par les gloussements d’une bande de Serpentardes survoltées. Comme si ce n’était pas assez pénible d’avoir à partager un semblant de salle commune avec ces sournois, voilà qu’elles se mettaient à émettre des cris de volatiles, c’était insupportable. Et plus insupportable encore, la raison de toute cette agitation n’était autre que le fléau de sa vie, Evan Rosier. Apparemment, ces trois gourdasses ne s’étaient pas encore bien remise de sa performance lors du dernier match de quidditch et ne cessaient d’en parler comme s’il s’agissait de la huitième merveille du monde. S’en était trop pour la patience, de la naturellement pas très patiente, Cassidy, qui referma son livre avec un grand soupir d’exaspération. Elle se releva et toisa le petit groupe d’un regard qui manquait de tendresse.

« Ça vous dérangerait d’aller chanter les louanges de Rosier un peu plus loin, avant que j’ai la nausée ? »
« C’est parce qu’il a rompu vos fiançailles que tu dis ça Cassidy ? »
« Si je réponds oui, vous partirez ? Alors oui, c’est pour ça. J’ai des nausées quand j’entends parler de lui, c’est pour ça qu’on a rompu nos fiançailles. »
« Oh, je croyais que c’était à cause de vos parents. Parce que ma cousine travaille comme réceptionniste à la Gazette, et elle m’a dit que sa mère passait souvent dans le bureau de ton père, pour, enfin tu vois... »


Cassidy se contenta de répondre à ces allégations par un haussement d’épaules indifférent, ou du moins, qui se voulait indifférent, plus qu’elle ne l’était réellement. La Gryffondor tourna rapidement les talons, avant de perdre son sang-froid et d’aligner un bourre pif à la Serpentard, et peut-être un à sa cousine la bavarde aussi, pour lui apprendre à tenir sa langue. Elle ne savait pas si cette rumeur fondée, mais connaissant son père, c’était tout à fait possible. En tout cas, elle devait tirer ça au clair, et avant la fin de la journée, si possible. Pourquoi ? Parce que c’était terriblement gênant comme histoire, c’était idiot et ça la rendait furieuse.

La Gryffondor était dans tous ses états, tellement qu’elle décida de faire sauter son dernier cours de la journée. C’est dire que l’heure était grave, si Cassidy Faulkner-Nott était prête à sécher un cours d’histoire de la magie. Avant toute chose, elle voulait partager ça avec l’autre moitié de cette scandaleuse affaire. C’était fou ça, chaque fois qu’ils voulaient s’éviter ils se retrouvaient dans les pattes l’un de l’autre, mais pour une fois qu’elle avait besoin d’Evan, pas moyen de le trouver. Faute de mieux, elle réussit quand même à trouver James, et, en le secouant un peu, avait réussi à lui faire dire qu’ils avaient terminé les cours pour aujourd’hui, et qu’Evan était déjà rentré chez lui.

N’écoutant que son impulsivité, Cassidy avait donc foncé chez Evan, sauvagement agressé une innocente sonnette, et restait à s’énerver sur le palier, tandis que Rosier prenait tout son temps pour venir. Après ce qui lui paru être une éternité, il daigna enfin se montrer. La Gryffondor, l’apostropha, avec son mépris habituel de la politesse et des convenances.

« Enfin ! Attrape ta cape, je t’emmène boire un verre. Si, si, dépêches toi, nom d’une licorne galeuse ! »

Quoi de mieux pour vous mettre de bonne humeur que de se faire aboyer dessus par une Cassidy en furie ? Rien. Sourde aux protestations du pauvre Evan, qui n’en demandait pas tant, elle l’entraîna avec elle sur le Chemin de Traverse, et le poussa sans ménagement dans le premier bar qui s’offrait à eux. Elle avisa une table libre dans le fond, où ils pourraient discuter, loin des oreilles indiscrètes.

« Par les caleçons soyeux de Merlin, tu vas cesser de râler pour cinq minutes ? Faut que je te parle d’un truc. Et ça va pas te plaire. »

Cassidy commanda un thé pour elle-même, en espérant que cela l’aiderait à se calmer un peu. Énervée comme elle l’était, elle doutait fortement d’être capable d’arriver à faire comprendre à Evan l’importance de la nouvelle. Les mains tremblantes, elle se versa, tant bien que mal, une tasse, et prit une profonde inspiration avant de se lancer.

« Alors, par où commencer… Cet après-midi, on m’a raconté un truc, à propos de ta mère, et d’un type… Tu vois où je veux en venir, ou pas ? »

Mince, c’était pas si simple de parler de ça maintenant qu’elle l’avait en face d’elle. Cassidy n’en menait pas large, et se demandait si elle n’aurait pas eu meilleur temps de lui envoyer une lettre. Enfin, c’était trop tard pour les regrets.
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    | Serpentard ;; 7ème année

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Evan F. Rosier


MessageSujet: Re: La Gloire De Mon Père Mar 2 Jan - 11:55

Les cours avaient repris depuis peu, et, il fallait le dire, Evan se sentait beaucoup plus vif depuis. Les vacances prolongée, ça allait bien un temps, mais c'était un bol d'air frais que de reprendre un rythme normal. Bien sûr, Evan n'était pas de ceux qui dormaient jusqu'à pas d'heure et qui ne faisaient rien de leur journée. Il avait un tas d'activités à faire au Manoir, et il sortait souvent voir ses amis. Cependant, malgré les heures d'études que lui imposait sa mère, il arrivait un moment où ces congés prolongés n'étaient plus aussi palpitants qu'au départ. Ce temps-là était venu, et depuis longtemps. Les cours avaient été très bien accueillis par le jeune Serpentard, d'autant plus qu'il connaissait certains des professeurs. Par "certains", il entendait notamment Darius. Ce dernier lui avait dispensé quelques cours durant l'été et le niveau en potion d'Evan, déjà bon au départ, n'en était sorti que meilleur. Quoi de mieux que des cours privés pour améliorer ses compétences ? La seule chose que regrettait Evan dans cette reprise des cours, c'était qu'elle ne se soit pas faite à Poudlard. Mais bon, on ne pouvait de toute façon pas tout avoir, et le jeune homme c'était fait à l'idée qu'il ne remettrait sûrement plus jamais les pieds à l'école de sorcellerie, ou alors pas en tant qu'élève. C'était comme ça, désormais, Evan devait se préparer à sa vie d'adulte. Les questions habituelles étaient revenues en force avec cette reprise. Que veux-tu faire plus tard ? Qu'est-ce que tu envisages comme travail ? Tu as déjà des idées ? C'était affligeant de voir à quel point les adultes oubliaient rapidement qu'aucun adolescent, même pas eux au même âge, n'avait de réponse à ces fichues questions.

Assis à son bureau, Evan potassait les Sortilèges, toutes ces interrogations en tête. Autant dire qu'il n'était pas très concentré sur ce qu'il était en train de lire. Ses yeux passaient sur les mots sans en retenir le moindre sens, aussi n'eut-il aucun mal à s'arracher à sa lecture quand la sonnette de la maison commença à être agressée par une personne qui, de toute évidence, n'avait pas une once de patience en elle. Intrigué, Evan referma son livre et s'approcha de sa fenêtre. Cette dernière donnait sur la partie du jardin qui se trouvait devant la maison et on pouvait voir une partie du perron. Malheureusement pour Evan, il ne vit pas grand chose. Rien qui puisse lui en dire plus sur l'identité du visiteur, en tout cas. Haussant les épaules, le jeune homme s'éloigna de la vitre. Bah, ça devait sûrement être quelqu'un pour sa mère, ou bien encore son père. Il n'attendait personne, et ses amis avaient plutôt l'habitude de lui envoyer un hiboux au lieu de se pointer chez lui sans prévenir.

Alors qu'il se laissait tomber sur son lit, après avoir reprit son livre de Sortilège, son elfe de maison apparut dans sa chambre avec un grand bruit, et Evan lui lança un regard surpris.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-il, surpris de l'intrusion de son serviteur dans sa chambre.
- Navré de vous déranger, Monsieur Evan, mais il y a une charmante demoiselle qui vous demande à l'entrée.

Evan haussa un sourcil intrigué, puis les fronça immédiatement après. Minute, qu'entendait Kili par "une charmante demoiselle" ? Et puis, quelle fille aurait eu l'idée de venir le chercher jusqu'ici ? Il ne donnait jamais son adresse à aucune des filles qu'il draguait, et Kili connaissait Elena, il lui aurait dit si c'était elle, ou Alice, car c'était bien là les deux seules filles qui avaient accès au Manoir des Rosier. Sa mère aurait tué Evan s'il avait ramené toutes ses conquêtes à la maison.

- Eh bien, dis-lui d'entrer, répondit Evan en haussant les épaules.
- Kili lui a déjà dit, Monsieur, mais la jeune demoiselle a refusé d'entrer et tient à ce que vous la retrouviez dehors.

Evan soupira longuement puis se leva de son lit et s'approcha de son elfe de maison.

- Très bien, allons rejoindre cette demoiselle. Elle a intérêt à être aussi charmante que tu le dis, souffla-t-il de plus belle.

En arrivant dans le hall, Evan attrapa sa cape et son écharpe, les enfila et s'approcha de la porte. Il l'ouvrit alors en grand et - par Merlin et tous les plus grands sorciers de la Terre, qu'est-ce que Faulkner foutait sur son perron ?!

- Faulkner ?! Non mais c'est pas vrai, qu'est-ce que tu... ?!

Il n'eut pas la possibilité de terminer sa phrase que déjà Cassidy lui ordonnait de prendre sa cape et de se dépêcher. Elle semblait dans tous ses états : elle parlait vite, elle parlait fort, ses cheveux partaient dans tous les sens et, minute, elle aurait pas dû être en cours, elle ? Evan la regarda, interdit, et hésita un instant à lui refermer la porte au nez. Gérer une folle comme elle dans un état aussi avancé d'excitement ? Même pas en rêve, Evan était tout sauf fou, il n'avait pas envie d'avoir à la supporter. Déjà que, dans son état normal, cette fille était un fléau, alors là... Non, vraiment, très peu pour lui.

- Faulkner, dégage de mon perr...

Trop tard. Avant même qu'Evan ne puisse terminer sa phrase, Faulkner l'entraîna à sa suite et le jeune homme se retrouva alors dans le froid total. Soupirant, il finit par se laisser faire. Essayer de l'arrêter ? A chaque fois qu'il tentait de la stopper dans ses délires, tout finissait par lui retomber dessus. Il avait passé une relativement bonne journée, il n'avait pas envie d'avoir à supporter Faulkner plus que nécessaire - même si sa simple présence était déjà de trop.

En à peine quelques minutes, Evan se retrouva dans un bar. Qu'est-ce qu'ils fichaient là ? Aucune idée, Faulkner avait seulement dit qu'elle allait lui offrir un verre - ce qui était déjà louche en soi. Et ce n'était pourtant pas faute de l'avoir questionné. Quoi de mieux pour faire râler Evan que Cassidy débarquant comme une furie en plein milieu de sa petite vie peinarde ?

- Pour la centième fois, Faulkner, lâche-moi et explique-toi ! J'étais tranquillement chez moi, j'avais du temps devant moi, j'étais peinard, et te voilà qui déboule dans ma vie, comme à chaque fois, pour foutre le bordel et... !

Une nouvelle fois, Cassidy l'interrompit. C'était devenu une habitude chez elle ou bien ?! Evan ne répondit pas, cependant. Faulkner avait quelque chose à lui dire ? Et comment ça, ça n'allait pas lui plaire ? Qu'est-ce qui aurait bien pu pousser Faulkner à venir lui parler ? Ils allaient bien mieux quand ils ne se voyaient pas, ce qui était de plus en plus compliqué à avec la reprise des cours. Alors si elle avait quelque chose à lui dire, ça devait réellement être quelque chose d'important, non ? Mais qu'est-ce qui pouvait être important et qui les concernait tous les deux ?

Evan s'installa à la table sans râler, pour une fois. Il commençait à se dire que cette discussion n'allait pas lui plaire - enfin, il se disait ça depuis un moment, mais encore plus maintenant. Cassidy commanda un thé, et Evan opta pour un café. Il sentait qu'il allait avoir besoin de forces pour tenir cette conversation, et il ne savait pas à quel point il avait raison...

- Bon, tu comptes me dire ce qui se passe ? Te voir débarquer chez moi est déjà assez dérangeant en soi, si tu as un autre truc dans le genre, autant le lâcher maintenant, soupira-t-il en portant sa tasse de café à ses lèvres.

Cassidy prit une profonde inspiration et parla enfin. La seule phrase qu'elle réussit à prononcer réussit là où elle aurait échoué par tout un tas d'autres tentatives : l'attention d'Evan monta en flèche, en même temps qu'une colère froide. Son regard s'assombrit d'un coup et, en reposant sa tasse, le jeune Serpentard y mit un peu trop de force : un peu de café lui coula sur la main.

- C'était qui, ce "on" ? demanda-t-il en s'essuyant la main. Faulkner, je n'apprécie absolument pas qu'on fasse courir des rumeurs sur ma famille, sur ma mère encore moins, déclara-t-il en fronçant les sourcils. C'est quoi cette histoire ? C'est qui ce "type" ? Bon sang Faulkner, arrête de bégayer comme ça ! s'énerva Evan face à la gêne de Cassidy. T'es venue là pour me dire tout ça, tu m'as traîné jusqu'ici pour qu'on ait cette discussion, et maintenant tu joues à la timide ?

Evan commençait à s'énerver un peu trop. Premièrement, il n'était pas la personne la plus patiente du monde. Ensuite, il n'avait pas non plus un sang-froid exemplaire. Mais alors si en plus "on" faisait courir des rumeurs sur sa mère - sa mère, une femme formidable, forte, indépendante, qui l'avait élevé et qui était plus méritante que n'importe qui -, Evan ne répondait plus de rien. Il allait massacrer les fils de Sombrals qui avaient osé ouvrir leur grande gueule sur Grace Rosier.

- Et puis, pourquoi tu es venue m'en parler ? En quoi ça te regarde cette histoire ? T'avais l'air paniquée, au bord de la crise de nerf et maintenant, plus rien ? demanda Evan en s'avançant légèrement, irrité et intrigué. Faulkner, merde, explique-toi ! Pourquoi est-ce que tu... ?

Soudain, une idée frappa Evan de plein fouet. Il se recula au fond de sa chaise, les yeux légèrement écarquillés, et dévisagea Cassidy comme s'il la voyait réellement pour la première fois. C'est vrai ça, qu'est-ce qu'elle avait à voir dans cette histoire ? C'était pas comme si Faulkner avait réellement à coeur la réputation des Rosier. Elle aurait juste pu lui envoyer un hiboux, voilà tout, si son but était vraiment de le mettre au courant.

Un serveur passa près de lui et Evan l'arrêta brusquement.

- Un Pur-Feu... S'il vous plait...

Une fois le serveur parti, Evan regarda de nouveau Faulkner.

- C'est quoi le nom du type ? demanda-t-il d'une voix blanche.

C'était une question rhétorique. Il connaissait déjà la réponse.
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MessageSujet: Re: La Gloire De Mon Père Mar 2 Jan - 13:37

La plus grande escroquerie du monde sorcier ? Cette légende qui perdurait depuis plus de mille ans et qui prétendait que les Gryffondor étaient courageux. Ils ne l’étaient pas, ils étaient impulsifs et stupides, et fonçaient dans le tas sans prendre le temps de réfléchir à un plan avant, et jouissaient d’une chance insolente qui au fil du temps avait laissé à penser que ce n’était pas la bêtise mais le courage qui dictait leurs actions flamboyantes. Et aujourd’hui, plus encore que d’habitude, Cassidy incarnait à merveille cette qualité propre à sa maison. Avec la délicatesse d’un scroutt-à-pétard moyen, elle avait foncé tête baissée vers la première partie du plan, sans penser une seule seconde à la suite. Quel plan d’ailleurs ? Elle n’avait même pas de plan pour commencer, Cassie n’avait jamais de plan, jamais. Elle commençait toujours par s’énerver puis par suivre bêtement sa première impulsion et s’arrangeait pour rafistoler les morceaux après coup. C’était un mode de fonctionnement plutôt primitif, qui était devenu sa marque de fabrique au fil des ans. Et cette fois-ci, elle avait bien l’impression qu’il lui faudrait un peu plus que du bricolage et une chance insolente pour se sortir de cette situation catastrophique dans laquelle elle s’était elle-même jetée.

Et maintenant qu’elle avait en face d’elle un Evan Rosier, particulièrement énervé, l’adolescente commençait a vaguement regretté de n’avoir pas préparé un plan plus élaboré que : le tirer de chez lui et tout lui raconter. Sous le coup de l’énervement, ça lui était apparu comme la meilleure solution, simple, directe, et efficace. Mais maintenant qu’elle avait le Serpentard en face d’elle, elle se retrouvait comme une idiote à ne pas savoir par quel bout commencer. Cassidy avait certainement lu tous les livres d’histoire qu’elle avait pu trouver dans la bibliothèque de son grand-père, mais aucun ne traitait de ce sujet brûlant et délicat : « comment annoncer (avec tact) à quelqu’un que sa mère s’envoie en l’air avec votre père. » Et avoir une face d’elle un Rosier qui, à chaque seconde qui passait, perdait un petit peu plus de son sang froid, ne l’aidait pas franchement à se lancer sereinement dans l’entreprise.

« Mais tu veux bien arrêter de me crier dessus pendant deux minutes ? J’essaie de… Bon, je sais même pas vraiment ce que j’essaie de faire, mais tu m’aides pas, avec ton attitude ! »

Aucun des deux adolescents n’aurait jamais voulu l’admettre, mais dans le fond, Cassidy et Evan se ressemblaient beaucoup. Même manque de patience, même amour-propre, même goût pour les remarques sarcastiques, même insolence et même façon de toujours dire franchement ce qu’ils pensent. C’était peut-être pour ça qu’ils n’arrivaient jamais à communiquer autrement qu’en se sautant à la gorge, aucun ne voulait admettre que les défauts de l’autre, qui l’exaspérait tant, étaient exactement les même que les siens.

Et pour l’instant, l’énervement de Cassidy agaçait Evan, ce qui avait pour conséquence, d’énerver encore plus Cassidy. C’était un cercle vicieux qui ne pourrait qu’empirer tant que l’un deux ne se décidait pas à reculer. La Gryffondor avala difficilement une gorgée de thé, puis serra les dents. Puisque c’était elle qui était allée le chercher, c’était à elle de faire le premier pas sur un terrain d’entente, même s’il lui en coûtait.

« Alors essaie d’écouter d’abord, et de t’énerver ensuite. » Elle touillait nerveusement sa tasse de thé « s’il te plaît. » ajouta-t-elle avec une grimace, qu’elle espérait faire passer pour un sourire bienveillant.

Cette simple délicatesse était plus de gentillesse qu’elle ne lui en avait jamais offerte, mais elle doutait fortement que ça serait suffisant pour lui faire comprendre qu’une fois n’était pas coutume, elle agissait sans volonté de lui nuire. D’ailleurs, faite une croix dans le calendrier, ce n’était pas tous les jours qu’un événement pareil se produisait.

Elle balaya d’un geste de la main les questions d’Evan.

« On, personne, des filles dans le foyer, c’est sans importance.Puis d’abord, c’est peut-être ta mère, mais c’est aussi ma marraine, et je l’aime beaucoup, ne t’en déplaise. »

Cette affirmation c’était peut-être pousser un peu loin la vérité, Cassidy n’était pas spécialement proche de sa marraine, même si elle entretenait des relations cordiales avec Grace Rowle, les rares fois où elles se croisaient. Simplement, Cassie estimait qu’elle avait bien assez de famille à gérer avec ces histoires de Nott et de Faulkner, sans s’embarrasser de l’affection (même bien attentionnée, d’une marraine.) Mais elle espérait que ce pieu mensonge suffirait à faire comprendre à Evan que pour une fois, elle était de son côté, et qu’elle ne l’avait pas fait venir jusqu’ici juste pour le plaisir de lui raconter une histoire désagréable sur sa chère mère.

Ce qu’elle n’aurait jamais fait, d’ailleurs. Cassidy était peut-être un peu peste sur les bords parfois, et elle aimait à asticoter son monde, mais elle savait tracer une ligne nette entre la plaisanterie acerbe et la méchanceté pure et ne le franchissait jamais. C’était quelqu’un de gentil dans le fond, bien que certain refusait de le reconnaître.

« Et je ne fais pas ma timide, j’essaie juste d’être compatissante. Bon sang de sang pur ! »

Le problème avec la délicatesse, c’est que quand on ne l’a jamais pratiquée en dix-sept ans de vie sur terre, quand on s’y essaie, on a juste l’air d’un troll qui voudrait danser le balai. C’était en tout cas ce que Cassidy avait l’impression d’être pour l’instant. C’était un problème récurrent pour Cassie, avec son fichu caractère de scroutt, parfois, quand elle essayait de se montrer gentille avec les gens, ils avaient l’impression qu’elle essayait de les agresser.

La jeune fille prit une profonde inspiration, le moment était venu, il fallait arracher le sparadrap, et se retenir de hurler de douleur après coup.

« Le type en question est rédacteur en chef de la Gazette du sorcier, et mon père, aussi, accessoirement. » poursuivit-elle, avec un sourire d’excuse.

Cassidy se replongea aussitôt dans son thé. Ces plantes infusées, c’était décidément bien fade pour ce genre de situation, elle regrettait presque de n’avoir pas commandé un truc plus costaud, pour faire passer la pilule.

« Voilà. Tu vas t’en remettre ? » demanda-t-elle, sans lever les yeux de sa tasse.
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Evan F. Rosier


MessageSujet: Re: La Gloire De Mon Père Mar 2 Jan - 15:44

Evan et Cassidy auraient pu former un duo de choc, s'ils s'étaient donné la peine de s'entendre. Sérieusement, ces deux-là se ressemblaient plus qu'ils ne voulaient bien l'admettre. Bornés, râleurs, pas patients pour un sou, avec une certaine tendance à s'attirer des ennuis... Ils étaient pareils, mais leurs caractères respectifs n'étaient pas de ceux qui pouvaient fonctionner ensemble. Eux, ils faisaient plutôt des étincelles. Pourtant, ils ne se détestaient même pas. Ils se chamaillaient, rien de plus. Ils s'irritaient mutuellement, mais ils ne se détestaient pas pour autant. Enfin, Evan, du moins, ne détestait pas foncièrement Cassidy, sinon, il n'aurait certainement pas accepté de rester plus de quelques secondes en sa présence - du moins, pas sans qu'il y ait de réels dégats. Non, vraiment, ils ne se détestaient pas. C'était différent, et c'était ce quelque chose de différent qui leur permettait de se retrouver à cette table, dans une ambiance relativement neutre, sans se sauter à la gorge et tenter de se tuer.

Enfin, pour qualifier cette ambiance de neutre, il ne fallait pas prendre en compte tout ce qu'il y avait à côté, à savoir la bombe que Cass venait de lâcher sur la mère d'Evan. Le jeune homme n'était pas idiot. Il savait pertinemment que Grace avait des amants. Son mariage avec Donovan était voué à l'échec avant même qu'il ne soit pas conclut, c'était comme ça. Evan n'avait jamais vu ses parents s'adresser une parole neutre, encore moins un mot gentil. Ce n'était que des piques, ou bien un silence profondément méprisant. La seule fois où ils avaient dû partager le même lit, c'était lors de sa conception. Evan devait naître. Il devait y avoir un héritier. C'était comme ça, et le jeune homme avait grandit en considérant presque ça comme normal. C'était d'ailleurs en grande partie l'exemple de ses parents qui faisait que le jeune homme ne s'engagerait probablement jamais dans une relation durable. Enfin, ce n'était pas le sujet. Oui, sa mère avait des amants, oui, Evan était parfaitement au courant - il n'était pas idiot -, mais il ne fallait pas croire que cet état des choses permettait à certains idiots de lancer des rumeurs sur sa mère, aussi fondées soient ces dernières.

Evan essaya de se calmer quand Cassidy commença à s'emporter, elle aussi. Bon, bon, ok, il n'était pas totalement dénué de self-contrôle, si ? Il pouvait se calmer, le temps d'entendre ce que la Gryffondor avait à dire.

- Navré, mais si tu pouvais être plus claire et aller plus vite, je ne m'énerverais sûrement pas autant. Attends, tu viens de lâcher une bombe comme ça, t'espères quand même pas que je vais garder mon sang-froid, si ? Tu dirais quoi si c'était ta mère sur qui on lançait des rumeurs ? soupira-t-il en jouant nerveusement avec son café.

Le Serpentard était sûr d'une chose : Cassidy et lui, comme la plupart des autres Sang-Purs, possédaient un grand sens du mot famille. Même si cette dernière était détruite, même si leurs parents ne pouvaient pas se blairer, même si, au final, tout ça ne ressemblait pas vraiment à une famille. Evan n'était pas du genre à vouloir porter son nom en étendard, ni à en prendre la responsabilité comme l'avait voulu Chapman, mais il avait tout de même un certain honneur placé dans son nom de famille, et il ne supportait pas qu'on le salisse, encore moins qu'on salisse les membres de cette même famille. Alors il voulait des noms pour massacrer chaque petit con qui avait osé salir sa mère.

Soupirant, Evan se passa les mains sur le visage et essaya de se reprendre. Ouai, ok, il allait se calmer. Il releva alors la tête vers Faulkner, étonné de son "s'il te plaît". Ça, c'était anormal. Assez anormal pour faire baisser la tension d'Evan d'un bon cran. Cassidy avait fait un effort. Certes, ce n'était pas suffisant pour faire disparaître toute son irritation, mais c'était assez exceptionnel pour qu'Evan tente de se contrôler un minimum. Le Serpentard inspira donc un bon coup et hocha la tête en levant légèrement les mains en l'air.

- Ok, ok, ça va, je me calme. Mais arrête de me faire mariner, c'est affreux, et je suis pas de nature particulièrement patiente dans ce genre de situations, aussi étrange cela puisse paraître, ajouta-t-il avec, de nouveau, un sourire moqueur aux lèvres, teinté tout de même d'un peu de colère contenue. Allez, accouche Faulkner, je veux des noms.

La réponse de Cassidy ne satisfit pas Evan. Il voulait des noms. Pas juste quelques informations vagues. "Des filles dans le voyer". Génial, et le nom de ces filles ? Oh, il ne les frapperait pas comme il avait prévu de le faire au départ, mais il leur ferait suffisamment bien comprendre qu'elles avaient eu tort de s'en prendre à la mère d'Evan sans réfléchir avant.

- Faulkner, je suis touché de savoir que ma mère compte autant pour toi, mais je veux des noms. Je vais tellement leur faire peur qu'elles n'oseront plus jamais prononcer son nom. On ne s'en prend pas à ma mère sans qu'il n'y ait de conséquences, siffla le jeune homme, les yeux sombres. Et si tu essaies d'être compatissante, c'est un peu raté, pour le coup, ajouta-t-il d'un air plus léger, avec de nouveau ce sourire étrangement tendu au coin des lèvres.

Evan soupira une nouvelle fois puis bu une gorgée de son café. Et dire que sa journée était des plus tranquilles jusqu'à ce que Faulkner débarque chez lui... Cette fille était toujours là pour bousculer sa routine, ça devenait une manie. Pas qu'il n'aimait pas ce qui sortait de l'ordinaire, mais quand Faulkner entrait de l'équation, c'était moins palpitant et un peu plus stressant.

- Bon, Faulkner, tu lâches l'info, ou je dois inter...

Evan resta muet dès l'instant où Cassidy prit la parole. Même une fois que la jeune femme eut terminé de parler, il ne lâcha pas un mot. Il resta là, sans rien dire, les yeux écarquillés, la respiration momentanément coupée. Quoi ? Quoi ? C'était... Quoi ? Qui ? Comment ? Oula Evan, reprends-toi mon vieux, tu vas nous faire une syncope. Allez, rappelle-toi comment on respire. Une, deux, une deux. Inspirer, expirer, inspirer, expirer.

- Donc..., parvint finalement à dire Evan, tu... Tu es en train de me dire que... Ton père... Avec ma mère...

Le jeune homme déglutit péniblement. Son verre arriva à ce moment-là et il l'avala d'un seul coup, avant d'enchaîner immédiatement avec ce qui lui restait de café. Il failli d'ailleurs s'étouffer avec ce dernier.

- Un verre d'eau, souffla-t-il au serveur. Et un autre café.

Le temps que le serveur aille chercher sa commance, Evan releva la tête vers Faulkner. Un sourire désabusé étira alors ses lèvres, alors qu'il tentait encore d'encaisser la nouvelle. Il lâcha un rire pâle, qui n'avait aboslumenet rien à voir avec le sien, et se passa une main dans les cheveux.

- Nos parents couchent ensemble... finit-il par lâcher de but en blanc, n'ayant momentanément plus aucun filtre dans son esprit. Dis-moi une chose, Faulkner... Pourquoi ce genre de merde, ça arrive qu'à nous, et, pire que ça, pourquoi c'est toujours tous les deux, ensemble, qu'on se retrouve dans la merde ? Hein ?

Le serveur vint poser son café devant Evan. Le jeune homme l'attrapa le porta à ses lèvres, puis s'arrêta. Il lança un regard à Cassidy puis fit finalement tinter sa tasse contre la sienne.

- Au fait, bonne année, Faulkner. Et puisse le sort nous être favorable...
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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Re: La Gloire De Mon Père Mer 3 Jan - 13:35

En entendant parler de sa mère, Cassidy grinça des dents tellement fort qu’on put probablement l’entendre jusque dans les cuisines du bar. Sa mère et elle ne s’étaient pas adressées la parole depuis le mois d’août, depuis que Cassidy était partie en claquant la porte du domicile maternel. L’adolescente avait bien essayé de reprendre contact avec elle en lui envoyant une carte pour Noël, mais Demelza l’avait renvoyée à l’expéditeur sans même prendre la peine de l’ouvrir. Le sujet était encore sensible pour elle, et elle évitait de le mentionner autant que possible. Les mois passaient mais la dispute avec sa mère était toujours aussi douloureuse pour elle, et à chaque fois qu’elle y pensait, Cassidy sentait inévitablement les larmes lui monter aux yeux. D’ailleurs, elle avait déjà bien assez de source d’énervement à cause de cette situation avec son père, sans avoir à y ajouter ses problèmes avec sa mère. La Gryffondor se mordit la lèvre pour s’empêcher de pleurnicher, s’essuya rageusement le coin de yeux et hocha la tête d’un air obstiné.

« Probablement oui. Je ne sais pas. Ma mère… Peu importe. »

En vérité, Cassidy n’était pas certaine de ce qu’elle aurait fait si quelqu’un faisait courir des rumeurs au sujet de sa mère. Elle avait même du mal à imaginer que cela puisse arriver un jour, l’on pouvait difficilement qualifier Demelza Faulkner de figure publique. D’une part la médicomage ne quittait que très rarement son laboratoire à l’hôpital, et d’autre part, la famille Faulkner restait une famille assez insignifiante en Angleterre, une obscure famille de sang-pur étrangère qui ne comptait que deux membres sur le territoire, deux et demi avec Cassidy, et personne ne s’était jamais préoccupé de ce qu’elles faisaient ou pensaient. Même la naissance hors mariage de la fille de Demelza n’avait pas suscité un scandale chez les sang-purs britanniques. Alors elle ne pouvait pas imaginer que quelqu’un puisse perdre son temps à colporter des rumeurs sur sa mère.  

Quant à celles qui courraient au sujet de son père, la plupart du temps Cassidy les traitaient de la même façon qu’une vieille paire de chaussettes, avec l’indifférence la plus totale. Il lui arrivait même parfois de se les approprier et de les enjoliver pour avoir le plaisir de rire de la chronique de la vie scandaleuse de son père. Mais il était plus assez de rire des frasques de son père quand elles n’incluaient pas des personnes qu’elle croisait dans sa vie de tous les jours, et plus difficile encore quand il s’agissait de la mère de son « meilleur ennemi » comme elle aimait à appeler Evan.

« Puis nos familles sont différentes, avec maman et papa, plus personne n’ose nous traiter de respectable. » ajouta-t-elle pour essayer de détendre l’atmosphère.

Conséquence de la mauvaise conduite générale de son père, de sa profession hautement publique et de sa récente promotion personnelle au sein de Pies de Montrose, Cassidy jouissait maintenant d’une popularité inhabituelle au sein de l’école : beaucoup de gens connaissait son nom mais elle ne pouvait pas en dire autant du leur. Et n’avait aucune envie de le connaître. Et cette affirmation était encore plus vrai lorsqu’il s’agissait d’une bande de commères de Serpentard.

« Des noms, des noms ! Tu me prends pour le bottin mondain ou quoi ? Des filles de ta maison, qui aiment à glousser comme des dindons. Tu mèneras l’enquête toi-même. »

Cassidy regretta presque aussitôt d’avoir répondu aussi brusquement. Fichu caractère de cochon. Aussi, Evan avait un don pour tirer d’elle le meilleur de ses remarques au vitriol, à tel point qu’il aurait dû considérer une profession dans ce domaine. Mais elle regrettait quand même, la nouvelle qu’elle lui apportait n’avait rien d’agréable, et ce n’était pas juste de lui servir des reproches en ce moment. Elle fit un vague geste d’excuse de la main, avant de se reprendre.

« Tout ce que je sais ce que la cousine d’une des filles travail à la réception de la Gazette, je peux toujours demander à papa si tu veux. »

Encore qu’avec le message qu’elle venait de lui livrer, elle n’était pas certaine qu’Evan eu très envie de demander quoi que ce soit à Hypérion Nott dans les jours, les semaines, voire les mois à venir.

Cassidy laissa à Evan le temps de digérer l’information. Elle buvait sa tasse de thé à petite gorgée, un peu gênée. Ce n’était pas souvent qu’on pouvait voir les deux adolescents assis ensemble, à faire autre chose qu’à se battre comme des chiffonniers. Mais l’ambiance entre eux n’en était pas moins pesante pour autant. Et maintenant que le moment était passé, Cassidy regrettait amèrement d’avoir cédé à sa première impulsion et d’avoir foncé sans réfléchir pour tout balancer à Evan. Elle ne savait pas bien pourquoi elle avait autant paniqué en apprenant cette histoire, peut-être parce que pour une fois ça concernait une personne qu’elle connaissait et estimait, à pas le lot habituel des godiches qui traînaient dans le sillage de son père. Elle avait trouvé le secret un peu trop lourd pour elle, et avait voulu le partager avec quelqu’un, quelqu’un qui pouvait comprendre ce que ça signifiait, mais maintenant elle avait peur d’avoir atomisé la vie d’Evan avec cette information.

Elle rompit le silence d’une petite voix troublée.

« Je crois que j’ai été un peu égoïste en venant te raconter ça. Moi j’ai l’habitude du comportement de papa, et entre mes parents c’est mort et enterré depuis longtemps. Mais comme tes parents sont toujours mariés... » poursuivit-elle, sans savoir comment finir sa phrase.

Elle approuva d’un petit rire éteint la remarque d’Evan. C’est vrai que leur chemin avait le chic pour se croiser là où il y avait des embrouilles, la visite du Chemin de Traverse, les ruines de Poudlard, les examens… Ça en devenait presque amusant à force. Mais presque seulement, Cassidy pouvait totalement imaginer une vie sans le lot d’ennuis que lui apportait la présence d’Evan.

« Mais je te signale que ma vie allait très bien avant que je te rencontre, c’est toi qui portes la poisse. » Répliqua Cassidy sur un ton morveux, en terminant sa tasse de thé le petit doigt en l’air.

Bon, ce n’était pas une bonne nouvelle, mais ce n’était pas exactement la fin du monde non plus, ils survivraient. Puis la réserve de compassion dont était capable Cassidy était épuisée, on reprenait les bonnes vieilles habitudes, œil pour œil, dent pour dent.

« J’espère que c’est juste des restes de l’an passé qui s’éternisent, elle a pas été très bonne pour moi. » commenta la Gryffondor en trinquant « Mais c’est un peu triste d’avoir rien de mieux que du thé, attends... »

Elle se leva et parti en direction du bar, pour revenir avec deux shooters de whisky pur-feu.

« Voilà. En espérant que ça fera passer le sale goût de l’an dernier. »
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MessageSujet: Re: La Gloire De Mon Père Jeu 4 Jan - 14:22

Evan avait une très haute estime de sa mère, ce n'était plus un secret pour personne, à part peut-être pour cette dernière. Il trouvait en elle le modèle qu'il voulait suivre et qu'il ne trouvait pas chez son père. Donovan n'était pas à proprement parler un raté, mais... Il n'avait pas le même panache que Grace. Elle, s'était la tempête et les flammes quand Donovan n'était qu'une rivière qui ne demandait qu'à s'écouler tranquillement. Evan s'entendait plutôt bien avec son père, pourtant. Don lui passait toutes ses envies, ne lui posait presque aucune obligation et parvenait à le comprendre les rares fois où il lui parlait réellement. Donovan était plutôt un ami qu'un père, pour dire vrai. Il ne l'avait pas vraiment élevé, passant juste profiter de quelques bons moments avant de repartir aussi sec dès que les choses se corsaient. Grace, en revanche, c'était autre chose. Elle avait élevé et éduqué son fils, s'était occupé de lui à chaque instant et ne le laissait jamais tomber. Evan se sentait redevable, en un sens, pour cette mère formidable qui n'avait rien lâché. Et pour payer sa dette, en quelque sorte, il tentait de la rendre fière le plus possible. Et il se disait que ça devait être la même chose pour chacun, aussi ne parvenait-il pas à concevoir que ce ne soit pas le cas de Cassidy.

Cependant, quand Evan vit les larmes monter aux yeux de la tornade qu'était habituellement Cassidy, il se dit qu'il devait s'être trompé, ou que quelque chose clochait sévère avec Demelza Faulkner. Et, comme la dernière fois, Evan se sentit affreusement gêné. Bah tiens, sur qui ça tombe encore, ce genre de conneries ? Sur bibi !

- Rah ! Oublie ce que je viens de dire Faulkner ! Et arrête de me faire le coup à chaque fois, merci bien ! déclara-t-il en détournant la tête, gêné des yeux brillants de la Gryffondor.

Evan n'était pas là pour reccueillir les malehurs de tout le monde, merci bien ! Et encore moins ceux de Faulkner, au passage. Cette peste était bien capable de l'envoyer bouler au moindre mot de travers, et elle lui avait déjà grillé son après-midi, alors pas la peine que ce dernier tourne davantage au vinaigre en déclanchant une dispute, et surtout pas une dispute avec des larmes.

- Sérieusement, est-ce qu'il y a encore une seule famille de Sang-Pur qu'on peut réellement qualifier de respectable ? demanda Evan en haussant un sourcil par-dessus sa tasse de café. Nan, sérieux, si on cherche bien, tout le monde a forcément quelque chose qui coince... Enfin, bref, c'est pas le sujet, déclara finalement Evan avant de revenir sur ce qui l'intéressait vraiment, à savoir cette histoire de rumeur sur sa mère.

Le jeune homme était quelqu'un de tenace quand il s'y mettait, et il était au moins aussi buté que la personne qui lui faisait face. Il voulait des noms, et c'était pas pour rien. Il n'aimait pas particulièrement martyriser les autres, et il n'avait jamais fait partie de ce genre de petits caïds qui aimaient coincer les plus faibles pour les tabasser ou leur mettre la misère. Mais quand on venait le chercher, il ne fallait pas s'étonner qu'il vienne répondre, et là, en l'occurence, il allait répondre assez fort pour faire passer l'envie à ces idiotes d'un jour reparler de sa mère. Qu'elles soient de sa maison ou pas, pensa-t-il lorsque Cassidy lui révéla que ces filles étaient de sa maison. Les Serpentardes pouvaient être de vraies ipères, parfois, et de sacrées idiotes. Il allait leur mettre un peu de plomb dans la cervelle...

- Rah, à quoi tu sers Faulkner ? demanda Evan dans un accès d'irritation, avant de se reprendre et de soupirer. Ok, ok, c'est bon, j'irais chercher moi-même ces infos... Merci quand même, lâcha-t-il en soupirant. Pas besoin de déranger ton père pour ça...

Et encore moins avec la bombe qu'elle lâcha juste après. Evan eut du mal à accuser le coup, sur l'instant. Ce n'était pas tant la nouvelle que sa mère couche avec quelqu'un d'autre que son père qui le choquait, mais davantage le fait que ce soit le père de Cassidy, cet "autre". Il y avait des centaines d'hommes à Londres et dans toutes l'Angleterre, mais non. Il fallait bien sûr que ce soit celui-là. Evan savait que sa mère était, en plus de ça, la marraine de Cassidy. Comment pouvaient-ils ? Enfin, non, Evan savait parfaitement... Et pour la première fois de sa vie, sûrement, Grace Rosier baissa de quelques degrés dans l'estime d'Evan.

- Bah, je préfère être au courant, soupira Evan. J'ai la même chose à la maison, de toute façon. Et en double, s'il te plaît, ajouta-t-il avec un sourire un peu amer. Ma mère a des amants, mon père a des maîtresses... Et le mariage de mes parents n'est qu'une vulgaire façade. Tout a été arrangé par notre cher Chapman. Même ma naissance n'était qu'une ligne dans un contrat, alors bon, je crois que je peux tout entendre. Ce qui me gêne vraiment, c'est que le "type" que ma mère va voir soit ton père, ajouta-t-il en forçant un sourire un peu moqueur sur ses lèvres.

Evan arrêta de parler en se rendant compte que la situation devenait plus gênante qu'elle ne l'était déjà. Il n'aimait pas trop parler de ses parents ensembles. C'était toujours une source de déception. Chacun séparément, il puvait en être fier, mais ensemble, c'était impossible.

Pour détendre l'atmosphère, Evan tenta une petite plaisanterie sur lui et Faulkner. C'était mieux de parler de ça. Au moins, là, ils étaient en terrain connu et, même si tout cela tournait au vinaigre, ils seraient plus détendus que maintenant.

- Moi qui porte la poisse ? demanda Evan en haussant un sourcil consterné. Excuse-moi, ma vie était également parfaite avant qu'une tornade blonde ne déboule comme une furie et ne vienne tout chambouler. T'es un fléau, Faulkner, le fléau de ma vie, ajouta-t-il en buvant une nouvelle gorgée de café.

Ah bien y regarder, c'était la toute première fois qu'Evan et Cassidy parlaient tranquillement sans qu'il n'y ait de réelle tensions entre eux. Quoi que, non, en fait, ils s'étaient déjà parlé normalement : le jour de la petite excursion dans la Forêt Interdite, juste avant de tomber sur Niklaus. Quel souvenir joyeux... Ils avaient presque failli y mourir, dans cette maudite Forêt.

- Une mauvaise année ? demanda Evan avec un sourire moqueur. Oh, mais non... Allez quoi, tu t'es juste faite chopper par les flics sur le Chemin de Traverse, tu as failli mourir dans la Forêt Interdite, y'a eu les examens de fin d'année, et... Tout un tas d'autres truc, mais ça ne rend pas une année pourrie pour autant... Je le sais, j'ai vécu exactement les même trucs. Etrange, hein ? ajouta-t-il, avant de sourire en la voyant commander deux shoot de Pur-Feu. Tiens, je ne savais pas que tu buvais, Faulkner. Tu sais que c'est largement plus fort que la bièreaubeurre, hein ?

Evan attrappa le shooter et en commanda immédiatement deux autres. Il trinqua alors avec Faulkner et haussa les épaules.

- Au moins, avec les deux autres, on sera sûr de totalement l'éliminer. Je suis prévoyant... Et puis, il faut au moins ça pour faire passer la nouvelle, ajouta-t-il en grimaçant, avant d'avaler son shoot d'un coup, sans la moindre petite grimace.

Il reposa le verre sur la table d'un coup sec et lança un regard moqueur à Cassidy.

- Ça va, t'arrive encore à respirer ? Je te préviens, si tu tombes KO, tu te débrouilles toute seule : hors de question que je te trimballe à travers tout le Chemin de Traverse pour te ramener chez toi. T'es une grand fille,, t'assume ce que tu fais, hein.

Au moins, les choses étaient claires.
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MessageSujet: Re: La Gloire De Mon Père Ven 5 Jan - 10:36

Cassidy s’accorda quelques secondes de réflexion, elle n’en avait pas réellement besoin, mais prétendre réfléchir à la respectabilité des familles de sang-pur lui permettait de retrouver son sang-froid et de refouler loin au fond de sa tête le souvenir de sa dispute avec sa mère. La respectabilité des familles de sang-pur avait probablement disparu au moment même où le statut avait été créer. Pire encore, c’était sûrement au nom de cette respectabilité que les familles de sang-pur enfouissaient tout en tas de secret absolument répugnant. L’honnêteté obligeait à reconnaître que ce n’était pas un cadavre qui se cachait dans les placards des vingt-huit, mais un funérarium au grand complet. La Gryffondor répondit avec un haussement d’épaule débonnaire.

« Probablement aucune, mais on doit au moins faire semblant de l’être, le contraire ferait beaucoup trop plaisir aux Merlinistes. »

Malheureusement, bien que le poids de la tradition et des convenances soit un sujet toujours très agréable à discuter, le Serpentard avait raison : ce n’était pour parler de ça qu’elle lui avait demandé de l’accompagner dans ce bar. Enfin, demandé, oui, si l’on prenait le verbe dans son acceptation la plus large. Cassidy était quelqu’un de plutôt obstinée et avait toujours eu du mal à considérer que « non » était une réponse acceptable. Elle commençait à regretter toute cette histoire, mais il était maintenant trop tard pour faire marche arrière, alors mieux valait serrer les dents et aller jusqu’au bout.

« Et je sais que je suis mal placée pour donner des leçons en matière d’impulsivité, mais réfléchi un peu avant d’aller parler à ces filles. »

Dans ce genre d’affaire, Cassidy estimait qu’il valait mieux laisser parler les gens plutôt que de leur rentrer franchement dans le lard pour essayer de leur faire ravaler leurs paroles. D’une part, réagir c’était comme accréditer la véracité des rumeurs et de l’autre, c’était avouer aux gens que ce qu’ils racontaient vous touchait. Autant leur donner directement le couteau pour qu’ils puissent vous poignarder à leur aise.  Cassie ne se moquait pas réellement de toutes les histoires incroyables et plus ou moins glorieuses qui courrait sur son père, mais elle aurait préféré se faire couper la tête plutôt que d’admettre que ces bavardages puissent avoir une quelconque influence sur sa vie, ou sur l’opinion qu’elle pouvait avoir d’Hypérion.

« C’est une bande de volaille sans cervelle, si tu les ignores, elles s’arrêteront toutes seules. »

La preuve en était que cette affaire n’était probablement pas de toute première fraîcheur, à en juger par l’aspect et l’odeur, et qu’elle n’était ressortie que parce que l’une des filles avait ressenti le besoin de remettre Cassidy à sa place. La Gryffondor se doutait bien qu’Evan se souciait de ses conseils comme d’une guigne, mais estimait néanmoins qu’ils étaient excellent. Et même si ça avait été le contraire, bon ou mauvais, elle ne s’empêchait jamais de dire ce qu’elle pensait. Elle avait même penser un temps investir du temps dans des leçons de diplomatie, puisque, invariablement, le fait qu’elle dise ce qu’elle pensait amenait les gens à râler. Ils étaient si susceptibles, tous, alors qu’elle estimait être la sagesse incarnée.

L’adolescente poussa un soupir de soulagement en entendant le Serpentard lui dire qu’il était parfaitement au courant de la situation de ses parents. Au moins, son impulsivité n’avait pas fait voler en éclat son petit monde. Ça ne l’avait pas rendu meilleur non plus, mais les conséquences auraient pu être bien pire. Elle s’en tirait à bon compte, pour cette fois. La prochaine fois, elle réfléchirait un peu plus avant d’agir. Ou pas. Sûrement pas même. Cassidy semblait se complaire dans la répétition des même erreurs. Mais réprimer la fougue de son caractère lui semblait un exercice au-delà de ses maigres forces.

« Ça doit être, pénible, comme situation. Je crois que je préfère une rupture franche, comme pour mes parents. » ajouta-t-elle, plus pour elle-même qu’autre chose.

Elle essaya d’imaginer l’effet que lui aurait fait la même nouvelle si ses parents n’avaient pas été séparé. Exercice difficile tant la séparation et l’impossibilité de vivre ensemble pour Demelza et Hypérion lui semblait naturelle. Pour autant qu’elle s’en souvienne, même si ce n’était pas l’idéal, Cassidy n’avait jamais souhaité voir ses parents ensemble. Elle imaginait difficilement plus incompatible que ces deux là, parfois, l’idée qu’ils aient eu un enfant ensemble passait son entendement. Mais si ça avait été le cas ? Non, elle aurait quand même préféré être au courant, elle détestait trop les mensonges et les faux semblants.

« Ah, tout ce bonheur conjugal autour de nous. C’est éreintant, ma parole. » lâcha Cassidy avec un sourire moqueur, pour mettre fin à la conversation.

Elle préféra ne pas mentionner le fait que, s’ils avaient laissé faire leurs grand-pères respectifs, ils seraient maintenant mari et femme pour le meilleur, mais surtout pour le pire.

La plaisanterie d’Evan réussit heureusement à détendre l’atmosphère. Cassidy éclata d’un rire franc et sonore en s’entendant qualifier de « fléau de sa vie. » Ça lui plaisait assez, elle porterait ce titre avec honneur. Mieux, elle signerait ses cartes vœux de cette façon dorénavant. Mais elle se permit quand même de répliquer, du tac au tac.

« Je ne vois pas de quoi tu te plains. Des amis tout le monde en a, c’est d’un banal. Qu’un bon ennemi, bien loyal, ça se trouve pas sur la place du marché. »

D’ailleurs elle souhaitait à Rosier d’avoir d’autre ennemis dans son genre, qui vous avertissait des bruits qui courraient plutôt que de s’en servir contre vous, et qui offrait un verre de pur feu pour faire passer le goût d’une sale nouvelle. Ce n’était pas demain la veille qu’il retrouverait un fléau si bien disposé.

Elle grimaça en terminant son verre. Depuis qu’elle jouait au quidditch, et remportait des matchs de temps à autre, elle avait cédé aux convenances qui voulaient qu’on boive un verre avec le reste de l’équipe, pour célébrer la victoire. Bon, elle trouvait toujours que ça avait un goût ignoble, mais consentait à se prêter au jeu à l’occasion. Oh, de façon raisonnable, elle n’avait pas l’âme d’une éponge et ne dépassait jamais sa limite personnelle de trois verres. Surtout en publique, elle n’avait pas envie que la presse titre sur l’alcoolisme des sportifs en mettant sa photo en première page.

« On dirait pas, mais je commence à avoir l’habitude, on fait souvent la fête avec les Pies maintenant. »

Elle accepta la seconde tournée, et en recommanda un troisième. En arithmancie, le chiffre trois symbolisait la prévention. C’était un bon moyen de s’assurer de que l’année passée serait bien effacée. Trois, c’était sa limite. Elle n’irait pas plus loin. Elle descendit celui-ci, et fit cogner le verre vide contre la table.

« Et de trois. Et j’arrête. Un de plus, ça serait pas raisonnable. »
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