POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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La Gloire De Mon Père

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    | Gryffondor ;; 6ème année

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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Re: La Gloire De Mon Père Mer 28 Fév - 12:38

Cassidy roula des yeux et poussa un soupir exaspéré en entendant Evan la qualifier d’anormale. Si pour lui la normalité c’était de ressembler à sa bande de pote, la Gryffondor saurait très bien s’en passer, merci pour elle. En règle générale, Cassidy supportait les autres adolescents de son âge, pour une durée limité seulement. Et, à de rare exception près, des personne comme Alice ou Niklaus, elle n’entretenait avec ses camarades de classe que des relations relativement superficielles, pour la simple et bonne raison qu’au bout d’une heure en leur compagnie, elle finissait invariablement par se dire qu’ils étaient un peu idiots dans le fond, et qu’elle pourrait certainement trouver des choses plus intéressantes à faire de son temps libre. Ce qui impliquait souvent son chat et un livre d’histoire de la magie. Oui, elle était désespérante.

« Quand je vois les brillants échantillons de normalité qui fréquentent l’école, je suis pas sûre que j’y perde grand-chose. »

L’attitude ambiguë de Cassidy envers ses condisciples, qu’elle aimait bien mais pas pendant trop longtemps, faisait qu’elle menait une vie plutôt solitaire. Ça ne la dérangeait pas plus que ça, elle savait apprécier à sa juste valeur les moments de qualités passés en sa propre compagnie. Mais en conséquence, les angles de son caractère, qui se seraient probablement arrondis si elle avait eu plus d’amis de son âge, restaient invariablement francs et brutal. Et à dix-sept ans bien passés, il y avait maintenant peu de chance que cela changea. Cassidy resterait sans doute aussi susceptible et délicate qu’un scroutt-à-pétard moyen, malgré les années qui passaient. Ça n’avait rien de dramatique, et comme elle aimait à le répéter, l’opinion des autres à son sujet « ça lui en touchait une, sans faire bouger l’autre. » L’adolescente tirait même une certaine fierté de sa différence avec les autres, ils pouvaient bien la trouver étrange, elle, la normalité, la banalité et le commun, ça l’emmerdait. Elle préférait se tenir à la marge de la foule. Enfin pas trop. Juste un peu. Pour se sentir spéciale. Mais pas trop. Elle ne voulait pas devenir un paria social non plus. Dans le fond, ça ne lui déplaisait pas trop ce rôle de la fille un peu bizarre. Inconsciemment elle en rajoutait même un peu, pour raffermir cette position. Sans oser se l’avouer, elle qui jugeait si sévèrement les poseurs, les frimeurs et autres personnes superficielles. Péché par omission d’une jeune fille aux hautes aspirations morales.

Avant de quitter le bar, la Gryffondor jeta quelques pièces sur la table pour régler la moitié de l’addition. D’un élégant coup de coude dans les côtes, elle invita Evan à payer sa part des consommations. Elle contempla avec un air incrédule sa figure outrée. Il manquait plus que ça. S’il croyait qu’elle allait payer pour les deux, il se fourrait la baguette dans l’œil, et jusqu’à l’omoplate encore.

« Quoi ? J’ai dit que je t’emmenais, pas que je t’invitais. Je suis pas une sœur de la charité non plus. »

Bon gré mal gré, ils quittèrent enfin ce premier bar. Le pas un peu chancelant à cause du pur-feu, et pour ne pas changer, se disputant vaguement à cause de cette histoire d’addition. L’air frais du Chemin Traverse aida Cassidy à retrouver ses esprits. Il lui rappela surtout que son déjeuner remontait à des temps immémoriaux, et qu’elle aurait eu bien besoin d’éponger tous ces verres qu’elle venait d’ingurgiter. Une alléchante odeur de frite vint mettre fin à la dispute des deux adolescents.

« Si je t’offre à manger tu arrêtes de te plaindre ? Tu vas finir par me rendre folle, bon sang de sang pur. »

Cette formalité expédiée, il était temps de se décider sur la suite des manœuvres.

« Bon moussaillon, on fait quoi maintenant ? »

Après quelques échanges d’idées, plus ou moins prometteuses. Cassidy proposa de se rendre au Verre d’Oz. Récemment ouvert, c’était le dernier bar à la mode du Londres sorcier. Et justement il s’y tenait ce soir-là une soirée spéciale. Cassie ne savait pas réellement de quoi il retournait, elle y avait été invitée par Massaneth Foreman, Masse pour les intimes, batteurs des Frelons de Wimbourne, qui l’avait informé qu’il y donnait une petite soirée privée et qu’il aimerait bien l’y voir. Après s’être assurée que la dite soirée ne comporterait aucune combinaisons de cuirs ou autre truc de pervers, Cassie lui avait répondu qu’elle passerait si elle avait le temps. Ça ne serait peut-être pas si mal comme soirée, sûrement un truc avec des joueurs de quidditch et beaucoup d’alcool. S’ils n’arrivaient pas à s’amuser là-bas dedans, c’est qu’ils étaient des cas désespérés. Motion adoptée à la quasi-unanimité.

En arrivant devant le club, Cassidy fendit, avec sa délicatesse habituelle, la petite foule agglutinée sur le trottoir. Contrairement aux autres traîne-patins rassemblés là, elle n’avait pas besoin de faire la queue pour rentrer, puisqu’elle était inscrite sur la liste des invités. En tout cas, elle l’espérait fortement. Sans quoi il faudrait qu’elle enterre sa honte et le cadavre d’un Rosier mort de rire en même temps. Heureusement pour son estime personnelle, le videur les laissa entrer sans faire d’histoire.

Le club était plein à craquer. Se tenant sur la pointe des pieds, Cassidy cherchait à apercevoir l’organisateur de la soirée. Elle le retrouva rapidement, difficile de manquer 150 kilos de muscle, étalé sur presque 2 mètres de hauteur. Cassie soupçonnait vaguement le batteur de nourrir un béguin pour elle. Lorsqu’il vint les rejoindre, engoncé dans un t-shirt de Célestina Moldubec, elle comprit que ce n’était pas la seule passion grotesque de l’individu.

« Salut Masse ! Alors comme ça c’est une soirée spéciale Célestina Moldubec ? C’est, euh, très original… » commenta-t-elle d’un air gêné.

Par Merlin. Cassidy et Evan, avec leur chance habituelle, venaient de se fourrer dans une réunion sauvage du fan club de la plus ringarde de toutes les chanteuses.

« Je vais avoir besoin d’un verre sérieux pour supporter ça » souffla la Gryffondor en se penchant vers Evan.
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Evan F. Rosier


MessageSujet: Re: La Gloire De Mon Père Dim 25 Mar - 19:26

C'était très certainement la discussion la plus longue qu'Evan avait jamais eu avec Faulkner sans que ni l'un ni l'autre ne tentent de se débarasser de l'autre, sans qu'une plante carnivore essaie de les avaler tout rond ou sans qu'ils ne soient obligés de faire équipe - et quelle équipe, d'ailleurs. C'était déjà assez étrange en soi, mais le fait d'aborder le sujet de leur famille respective et des joies du divorce rendait tout ça encore plus abracadabrantesque. S'il n'y avait pas eu les piques fréquentes qu'ils se lançaient à la figure, histoire de ne pas oublier qu'ils ne pouvaient pas être amis, Evan se serait presque cru dans un rêve - ou un cauchemar ? - et aurait essayé de se réveiller par tous les moyens. Mais il fallait se rendre à l'évidence, c'était bien avec Faulkner qu'il était en train de discuter et de boire, à la table d'un café quelconque dans le Chemin de Traverse. C'était bien la fille qu'on avait essayé de lui coller dans les pates quelques mois plus tôt, n'est-ce pas ? Etrange revirement de situation.

Heureusement, leur bonne entente ne dura pas et, une fois le sujet sensible abordé et balayé, les habitudes, tenaces, revinrent rapidement, apportant une sorte de soulagement au jeune homme. Il préférait dire que Cassidy était anormale plutôt que de trouver trop de points communs entre leurs deux vies et et se rendre compte qu'ils étaient aussi paumés l'un que l'autre...

- Ce que tu es dure, Faulkner, siffla Evan, un sourire moqueur aux lèvres. Tant de mépris... Je vais finir par me demander qui a le plus gros ego de nous deux : toi, ou moi ?

Oui, Evan savait bien ce que pensait la jeune femme de lui. En réalité, tout le monde pensait la même chose de lui. Un petit con prétentieux ave un ego surdimensionné et des chevilles bien trop larges. Oui c'était un miracle que la terre puisse encore supporter son poids avec toute la fierté qu'il avait de lui-même. C'était ce qu'on disait, et le Serpentard n'avait jamais jugé bon de détromper les gens. Mais il pensait différement les choses. Il n'était pas incroyablement narcissique ou égocentrique, ou quoi que puissent dire les autres. Il savait juste mieux mettre en valeur ce qu'il savait faire et ce qu'il y avait de bien chez lui, et, coïncidence, il y avait beaucoup de choses qui rentraient dans ces catégories. Il était beau - c'était du moins ce qu'il avait cru conclure de ses victoires auprès de la gente féminine -, il était intelligent - la preuve en était ses résultats aux BUSEs et aux ASPICs -, et il était bourré d'un tas d'autres qualités. Les reconnaître faisait-il vraiment de lui un être égocentrique ? Si c'était le cas, il acceptait la critique avec plaisir, et même avec le sourire. Il était un petit con prétentieux, oui, et il aimait bien ce rôle, comme Cassidy semblait bien aimé son propre rôle de fille dérangée.

Quelques verres plus tard, pourtant, tout ça était bien loin du Serpentard. Les cul-secs, c'était pas ce qu'il y avait de mieux pour tenir toute une soirée sans se retrouver à rendre tripes et boyaux dans un caniveaux, à demi-mort, mais c'était ce qui était le plus facile à consommer, et Evan n'avait pas envie de s'embêter pour le moment. Il réfléchirait plus tard à tout ça. Sûrement demain, ou plus tard dans la soirée, s'il avait le temps et l'envie de le faire.

Ils décidèrent d'aller continuer leur petite soirée autre part, sous l'impulsion de Cassidy, et alors qu'Evan se levait de table sans même penser à déposer ne serait-ce qu'une noise, la jeune femme le rappela à l'ordre d'un violent coup de coude dans les côtes.

- Hé, non mais ça va pas ? s'indigna-t-il en se tournant vers elle. Ah non, non, non Faulkner, ajouta-t-il en se rendant compte qu'elle voulait qu'il paye sa part. Tu n'as pas compris le principe d'emmener quelqu'un boire un verre. Tu vois, si tu sortais plus souvent, tu le saurais. C'est ce que font les gens biens élevés quand ils emmènent quelqu'un boire : ils payent ce que l'autre consomme. Tu es venues me chercher jusque chez moi pour me traîner jusqu'ici, et même si l'information était capitale, elle ne justifie pas que je paye ma part. Considère que tu paies les dommages que tu as fait à mon petit coeur en venant m'apprendre que ma mère n'était pas une sainte, hum ?

Et sur ce, il tourna les talons et s'éloigna. Il savait bien qu'il ne s'en tirerait pas comme ça, mais, avec un peu de chance, Faulkner ne pensait déjà plus tout à fait correctement et paierait sans rien dire et en le traitant des plus beaux noms d'oiseaux qu'elle pourrait trouver. Allez, pour la peine, il était prêt à lui payer un nouveau verre dans un autre bar, si ça lui crevait le coeur de débourser quelques gallions. Mais il ne fallait pas lui en demander plus : les bons comptes faisaient les bons ennemis, et il tenait à ce que cela reste ainsi.

Une fois dehors, Evan respira un bon coup et, comme c'était prévu, les deux adolescents commencèrent à se disputer vaguement, marchant sans réel but dans les rues du Chemin de Traverse. C'était étrange à voir, ces deux jeunes qui se balançaient piques sur piques et qui, pourtant, marchaient presque l'un à côté de l'autre - oui, Evan essayait de mettre un peu de distance avec Faulkner et marchait donc un peu en avant. Mais qui avait dit que la relation d'Evan et Cassidy était normale ? Certainement pas lui. La preuve, pour la lui faire boucler, elle lui offrait à manger. Eh bien, eh bien, c'est que sa charité n'a plus de limites, pensa ironiquement le Serpentard en acceptant - évidemment.

- Je sais pas toi, mais moi, je veux faire la fête. Des idées ?

Et, une idée, Cassidy en avait une. C'était que mademoiselle commençait à avoir des contacts dans le milieu du Quidditch et, apparemment, l'u d'entre eux lui avait proposé de venir à sa petite fiesta privée au Verre d'Oz. Evan avait déjà eu l'occasion de se rendre dans ce bar, même si ce dernier n'avait ouvert que depuis peu de temps, et il fallait dire qu'il s'y était bien éclaté les dernières fois qu'il y était allé. Il accepta donc sans rechigner, pour une fois, se disant qu'il aurait l'occasion de parler avec pas mal de pro et de se faire des potes dans le milieu, qui sait ? Tout pouvait arriver en soirée.

Lorsqu'ils arrivèrent devant le bar, Cassidy les fit passer sans encombre. De nombreux regards se posèrent sur eux et une vague de murmures parcourut la foule agglutinées devant les portes : était-ce bien Evan Rosier et Cassidy Faulkner-Nott qui venaient d'entrer ensemble dans ce bar ? Leur histoire n'avait-elle pas été niée ? Que se passait-il ? Un instant, Evan maudit la jeune blonde qu'il suivait, avant de se dire qu'il se fichait pas mal de ce qu'on disait de lui : la fête était dedans, si Faulkner pouvait le faire entrer, il n'allait certainement pas dire non et faire demi-tour juste à cause des ragots.

L'organisateur de cette soirée privée, un certain "Masse", selon Cassidy, était un batteur, et quand Evan le vit, il se dit tout d'abord que ce poste lui allait comme un gant. Le mastodonte était tellement grand qu'il atteignait presque le plafond du bar. Pendant quelques instants, le Serpentard le regarda s'avancer avec l'impression d'avoir à faire à un géant qui allait les massacrer d'une seconde à l'autre. Puis, fatalement, son regard se porta sur le tee-shirt du gus, et, après un moment de totale incrédulité, Evan pouffa, tentant tant bien que mal de se retenir en baissant la tête et masquant ses lèvres avec sa main. Célestina Moldubec ? Sérieusement ? Même sa mère n'écoutait pas cette daube. Mais le plus drôle, dans tout ça, c'était de voir Cassidy se débrouiller avec le mastodonte, qui la regardait avec une sorte de fascination insistante qui ne laissait que peu de doute sur les sentiments qu'il nourrissait à son égard. Ce type avait réellement le béguin pour Faulkner ? Mais qu'est-ce qu'ils avaient tous à vouloir supporter cette furie ?

- Si tu veux mon avis, c'est plus qu'un verre qu'il va nous falloir si on veut survivre à cette soirée. Notre chance a encore frappé, Faulkner, que veux-tu, les plans foireux et nous, on commence à former une bonne équipe, répondit Evan en souriant largement, plus qu'amusé par cette situation.

Ne tenant pas à perdre de temps, Evan arrêta le premier serveur qu'il vit et commanda deux verres bien dosés.

- Allez Faulkner, tu sais, quoi, je te le paye ce verre. Profite, je fais ma BA de...

La fin de la phrase d'Evan se perdit dans une bousculade. Un homme, qui ne semblait déjà plus tout à fait clean, trébucha et se rattrapa au jeune homme. Il riait en se tenant les côtes et l'alcool avait rougit ses joues.

- Oooh ! s'exclama-t-il en relevant la tête vers le Serpentard. Mais je te connais pas toi ! T'es un pote de Masse ? Hé, Masse ! Il est chouette le nouveau ! cria-t-il par-dessus la foule à l'organisateur de la soirée.

Evan lança un regard interloqué à Cassidy et essaya de se détacher de l'homme, mais ce dernier passa soudainement ses bras autour de son cou, le serrant contre lui.

- Qu'est-ce que... ? s'étonna le jeune homme, les yeux écarquillés, gros comme des balles de tennis.
- T'es mon nouveau doudou ! s'exclama l'autre type, clairement amôché. En plus, t'es beau gosse, ça va être chouette ! Yeaaaaah !

Evan avait clairement loupé un épisode.

Est-ce qu'on pouvait juste mettre sur pause et rembobiner les quelques dernières secondes de son existence ?
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    | Gryffondor ;; 6ème année

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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Re: La Gloire De Mon Père Mar 10 Avr - 13:42

Cassidy ne put s’empêcher de tirer la langue et de faire une grimace de dégoût lorsque les échos de rumeurs qui accompagnaient leur entrée dans le club parvinrent jusqu’à ses oreilles. Non, déjà il n’y avait jamais eu aucune relation entre elle et Evan et non, les choses n’étaient pas reparties entre eux. S’ils se retrouvaient une fois encore dans la rubrique couple de sorcière hebdo, elle irait elle-même foutre le feu aux bureaux de ce torchon décadent, et faire avaler sa pellicule au photographe qui oserait publier la moindre photo du ménage Faulkner-Nott-Rosier. Si c’était ça la rançon de la gloire, elle allait commencer à se balader avec une capuche sur la tête en permanence, ou pas, ça c’était plutôt le style Mangemort, qui ne l’inspirait pas vraiment. Heureusement pour le bien de sa santé mentale, et de son casier judiciaire, aucun journaliste ne semblait être présent devant le club, juste des gens qui tuaient le temps en attendant qu’on les laissa rentrer.

Une fois à l’intérieur, les raisons de cette absence de journalistes à l’entrée lui apparurent clairement. Une réunion du fan club de Célestina Moldubec organisée par le batteur des Frelons, c’était un sommet de ridicule. Le succès de Foreman sur le terrain reposait sur deux composantes : son talent pour renvoyer violement les cognards et sa stature gigantesque, prompte à effrayer ses adversaires. Dans le milieu on le surnommait parfois la machine de guerre. Et si on venait à apprendre que la dite machine était un passionné de romance jazzy, c’était un très bon moyen d’en ruiner l’effet.

La Gryffondor contemplait la salle d’un air incrédule, et ne put s’empêcher de laisser échapper un rire nerveux. C’était pas possible une poisse pareil, elle avait dû être un chat noir dans une vie précédente, c’était la seule explication possible. Le fan club de Célestina Moldubec, c’était plus angoissant à chaque fois qu’elle le répétait. Cassidy était toute en faveur de la liberté de chacun à écouter ce qu’il voulait, elle était elle-même une grande fan des Bizarr’ Sisters, mais ses nobles convictions de tolérances se trouvaient ébranlée face à cette assemblée. Moldubec enfin, c’était, c’était ce qui se faisait de pire dans le genre chansons niaises et sirupeuses. Elle avait déjà du mal à accepter qu’on puisse écouter ça de son plein gré, mais se réunir pour organiser une fête à la gloire de la chanteuse, ça passait les limites de ce qu’elle était capable de comprendre.

Elle jeta à Evan un regard désespéré et secoua la tête avec incrédulité

« On est maudit, je vois que ça, on est maudit… »

A ce niveau de catastrophes enchaînées depuis le jour de leur première rencontre, la malédiction finissait par devenir la seule explication crédible à l’infortune des deux adolescents. Car oui, dans la tête de la Gryffondor, ça où un combat contre une monstro plante, c’était un niveau de danger équivalent. On pouvait mourir d’une mort longue et douloureuse par écoute prolongée des disques de Célestina Moldubec, Cassie en était sûre et certaine.

L’adolescente hochait la tête, tandis que Masse lui expliquait avec moult détails, qu’elle n’avait pas demandés, le grand génie contenu dans le dernier album de la chanteuse. Elle bredouilla une réponse qu’elle espérait diplomatique bien qu’honnête (personne n’a envie de se fâcher avec 150 kilos de muscle), tout en cherchant nerveusement une porte de sortie. Une diversion inespérée se présenta à elle, sous la forme d’un type passablement aviné, qui traitait Rosier en propriété de rapport. La première réaction de Cassidy fut d’éclater d’un rire peu charitable, voir Evan en mauvaise posture arrivait toujours à lui remonter le moral. Mais abandonner Rosier à son nouvel admirateur signifiait se retrouver en tête à tête avec Masse, une perspective qui ne l’enchantait que moyennement. Mieux valait profiter de l’occasion pour s’échapper, et de préférence en direction du bar, question de survie.

D’un geste nerveux, elle passa son bras sous celui du doudou, et déclara d’un ton péremptoire :

« Non c’est le mien ! » avant de tourner énergiquement les talons.

L’adolescente poussa un soupir de soulagement en atteignant le bar. Un verre, il lui fallait un verre, tout de suite. Jusqu’à aujourd’hui elle n’avait jamais réellement comprit ce qui pouvait pousser les gens à se saouler, mais maintenant elle comprenait, boire était un nécessité pour échapper à ce genre de situation. Elle parcouru rapidement la carte des cocktails, trop d’alcool et de choix possible pour une débutante comme elle. Elle haussa les épaules quand on lui demanda ce qu’elle voulait boire.

« Puisque c’est toi qui paie Rosier, choisi le poison, surprend moi. »

Ce premier verre, ajouté aux précédents, commençait à rendre la situation un peu plus supportable. Mais de l’avis de Cassidy mieux valait en reprendre un autre, pour être sûre.

« Bon sang de sang pur, si ça part en karaoké, je fous le feu à la boîte… »

Un cri perçant, plus glaçant encore qu’une interprétation d’Un Chaudron Plein de Passion par Masse, vint troubler la seconde tournée. Un petit groupe de filles de Poudlard pointa ostensiblement les deux adolescents, depuis l’autre bout de la salle. Apparemment l’idée qu’ils n’avaient jamais, ô grand jamais été un couple avait du mal à faire son chemin.

« Ou bien je fais cramer tout ce qui glousse. » laissa échapper l’adolescente avec un soupir agacé.
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MessageSujet: Re: La Gloire De Mon Père

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