POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Pas Le Temps Pour Les Regrets

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    | Gryffondor ;; 6ème année

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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Pas Le Temps Pour Les Regrets Sam 27 Jan - 11:55

Poudlard – Janvier 1998


La quatrième année d’étude à l’école de sorciers se passait tant bien que mal pour Cassidy, elle se passait même plutôt mal en vérité. La jeune fille supportait de moins en moins l’ambiance délétère de l’école, et avait l’impression que tout partait à vau l’eau depuis que Dumbledore était mort et que Rogue avait repris le poste de directeur. Dumbledore, ce vieux maboul, elle ne le portait pas exactement dans son cœur, beaucoup trop Merliniste pour ses propres goûts, mais elle respectait au moins le travail qu’il avait pu accomplir comme directeur. Il en fallait du cran, pour maintenir organisée cette cours des miracles qui prétendait être une école. Et Cassidy savait reconnaître les qualités et le mérite chez les gens, même ceux qu’elle considérait comme des opposants. Et surtout, elle ne supportait pas l’incompétence, et en matière d’innocuité pédagogique, les frangins Carrow faisaient preuve d’une imbécillité à toute épreuve. Oui, ils étaient puristes jusqu’à l’os, oui c’était des Mangemort, mais non d’un licorne pouilleuse, ce qu’ils étaient bêtes. L’exaspéromètre de Cassidy faisait des bonds à crever le plafond chaque fois qu’elle devait assister à un de leur cours. Que le ministère de Thickness veuille utiliser l’école pour faire passer ses idées puristes, passe encore, elle pouvait s’en accommoder, mais ils auraient au moins pu prendre la peine de recruter des professeurs décents pour faire ça. Mais non, à la place les élèves devaient subir les monologues d’Alecto Carrow, qui leur expliquait une fois encore à quel point les moldus étaient stupides et inutiles. À ce rythme-là, la moyenne du Q.I national sorcier allait chuter de vingt points avant la fin de l’année scolaire.  

L’étude des moldus, renommée étude des nuisibles pour le bien de la cause, était la plus grosse pomme de discorde entre Cassidy et la nouvelle politique d’enseignement du ministère. La Gryffondor avait choisi cette option en troisième année, un peu, pour scandaliser sa famille au sang-pur, et aussi, par curiosité candide. Elle venait de deux familles qui ne comptaient dans leurs rangs que des sorciers depuis aussi longtemps qu’on pouvait le savoir, mais observait avec curiosité le monde moldu qu’elle côtoyait parfois. Le Chemin de Traverse n’étant pas extensible, sa mère et elle vivaient incognito dans une banlieue moldue du nord de Londres. Et l’adolescente posait souvent un œil scientifique sur ses voisins, leurs voitures, leurs téléviseurs, leurs frigidaires, tout ça l’intriguait. Elle avait même été très enthousiaste en découvrant l’utilité de cette grosse boîte rouge au coin de la rue, une cabine téléphonique, par Merlin. Malheureusement pour sa soif de savoir, les beaux jours avait pris fin avec le départ du professeur Burbage. Et depuis septembre, la seule chose que Cassidy avait apprise en cours d’étude des moldus, c’était que le professeur Carrow n’avait probablement jamais croisé un moldu de sa vie, si ce n’était par accident.

Ces cours étaient un véritable torture pour Cassidy, qui ne savait pas encadrer l’incompétence, et détestait perdre son temps. Ils n’apprenaient rien ici, juste à essayer de garder les yeux ouvert et à faire semblant d’écouter les conneries sans nom que la Mangemorte débitait. S’en était trop pour la Gryffondor, qui subissait sans rien dire ces fadaises depuis la rentrée. Depuis le retour des vacances de Noël pourtant, ça la démangeait, de se lever, de faire un scandale et de dire tout haut ce que chacun pensait tout bas. Enfin, ceux qui avaient un peu de bon sens. Du haut de ses quatorze ans, Cassidy était animée par un sens de la rébellion bouillonnant, et avait beaucoup de mal à garder ses opinions pour elle. Sa mère lui avait pourtant bien recommandé de filer doux et de ne pas se faire remarquer, mais s’en était trop, la Gryffondor interrompit le flot de parole d’Alecto Carrow, par une main levée et une question.

« Excusez-moi, professeur, mais vous avez ouvert un livre d’étude des moldus une fois dans votre vie ? »
« Qu’est-ce que vous voulez dire, mademoiselle Faulkner-Nott ? »


Le point de non retour. Cassie avait cédé à son impulsivité, et devait aller jusqu’au bout. Elle se leva de son siège et fixa la Mangemorte, droit dans les yeux.

« Que vos cours craignent, et que quand on sait pas enseigner, on reste chez sa grand-mère à faire de la broderie. »

BANG. Elle se baissa juste à temps pour éviter le sortilège lancé dans sa direction. Sans demander son reste, elle fourgua ses affaires dans son sac à dos, et quitta la salle en claquant la porte, sans laisser à la professeur le temps de se reconnaître.
Cassidy arpentait les couloirs encore vides avec un petit sourire satisfait. C’était de la folie, ce qu’elle venait de faire, c’était stupide et elle devrait en payer les conséquences, pour sûr. Mais bon sang de sang pur, ce que ça faisait du bien. Pour l’instant, elle encore trop fière de son coup pour le regretter. Rien de tel que la vérité pour vous donner un coup de fouet, après son petit numéro, elle avait l’impression qu’on venait de lui ôté un poids de deux cents kilos de sur les épaules. Elle s’engouffra dans un petit coin désert pour savourer son triomphe. Le premier moment d’euphorie passé, elle dût bien reconnaître qu’elle était allée trop loin, et qu’après un coup pareil, elle était mûre pour une heure de retenue. Et même si elle adorait dire ce qu’elle pensait, l’idée de servir de cobaye pour le prochain cours de magie noire ne faisait pas bondir de joie. Non, la seule alternative, aller chouiner dans la bonne robe, pour s’en tirer à moindre frais. Quoi ? Ce n’était qu’une adolescente impulsive, pas un héros de la résistance, et elle n’avait pas la vocation des martyrs.

La Gryffondor prit ses jambes à son cou, et fonça en direction des cachots. Théodore, son oncle préféré, ce parfait Serpentard, pourrait éventuellement racheter le salut de son âme. Elle l’alpagua juste quand il allait rejoindre sa salle commune. Elle lui expliqua rapidement ses aventures de l’après-midi. Les sourcils du jeune homme se froncèrent, autant qu’il était possible de se froncer, il lui fit remarquer qu’elle n’était vraiment qu’une idiote de Gryffondor, mais promit néanmoins de faire ce qu’il pouvait. La petite blonde remonta vers sa salle commune le cœur un peu plus léger, elle savait bien qu’il ne l’aurait pas laissé tomber.

La sentence tomba dans la grande salle, après le dîner, apportée, au grand soulagement de Cassidy, par sa directrice de maison, le professeur McGonagall. C’était bon signe, l’intervention fraternelle de Théodore avait dû porter ses fruits. Les lèvres plus pincées que jamais, la professeures de métamorphose entraîna Cassidy, et un autre élève, vers le grand hall. Grosse journée pour les insolents de tout bords. La directrice s’adressa à ses élèves sur un ton sec et cassant.

« Mademoiselle Faulkner-Nott, monsieur Rowntree, sachez que votre attitude déplorable déshonore votre maison toute entière. En conséquence, vous passerez votre soirée en retenue, à nettoyer les trophées, sous la supervision de M. Rusard. »

Cassidy baissa la tête, avec l’air du pénitent repenti. En réalité, elle jubilait intérieurement, elle avait clairement échappé au pire. C’était bien plus simple d’être une rebelle quand on avait des amis hauts placés.
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Damon Z. Rowntree


MessageSujet: Re: Pas Le Temps Pour Les Regrets Mar 30 Jan - 22:52

Il l'avait toujours su, que sa maladresse finirait par le perdre, il n'avait jamais pensé que son indécision y serait aussi pour quelque chose. Lorsque l'incident arriva, l'adolescent se trouvait dans la bibliothèque de l'école, percher au sommet d'une échelle, hésitant sur plusieurs livres traitant de la magie noire. C'était important, pour le dit cour sur la magie noire et tous les vieux grimoires avaient parus tout à fait intéressant, or il ne pouvait tous les prendre, il ne devait en prendre qu'un. Il avait alors commencé une pile de livres, une entreprise plutôt hasardeuse pour quelqu'un d'aussi maladroit, toutefois Damon n'avait sincèrement pas cru que cela puisse dégénéré ainsi. Il avait certes toujours su que sa maladresse le perdrait, mais que cela blesse quelqu'un d'autre non, ce qui arriva malheureusement.

Il n'avait pas vu que Madame Pince passait juste en dessous de son échelle, elle avait levée la tête, lui d'un malheureux mouvement de bras avait fait tomber sa pile de livres, ce qui était prévisible en fin de compte. Le point positif fut qu'elle ne récolta pas de blessures très sérieuses, tout au juste des bosses sur la tête, le point négatif fut qu'il en récolta une punition ainsi que l'une des pires engueulade de sa vie, Madame Pince pouvait se montrer vraiment terrible parfois (et l'adolescent se demanda si au fond la bibliothécaire n'avait pas été plus énervée par le bruit des livres tombant plutôt que par les coups qu'elle subie). Peut-être était ce parce qu'elle était déjà là du temps de Dumbledore, peut-être aussi parce qu'elle n'était pas du genre à vouloir torturer les élèves, quoiqu'il en soit Damon eu le droit à une punition assez conventionnelle curieusement.

Il sut ce qu'il devait subir lors du dîner, traîner hors de la salle par la redoutable (mais juste) MacGonnagall, en compagnie d'une autre élève de sa maison qu'il ne connaissait que de vue. Nettoyer des trophées durant toute une soirée signifiait des heures et des heures d'ennuis total mais, au moins ne serviraient ils pas de cobayes pour le prochain cour de magie noire, il se demanda ce que l'autre élève avait fait. Il se trouvait désormais dans cette salle ennuyeuse, au milieu de ces trophées ennuyeux, à devoir les nettoyer de façon moldus. Bien sûr sans magie, Russard étant un cracmol il n'avait pas le choix lui et sa passion était d'imposer ses méthodes aux élèves lors de leurs punitions. Soupirant bruyamment le jeune homme attrapa un trophée et commença à le frotter à l'aide d'un chiffon, sans grande conviction.

Jamais jusqu'à maintenant, Damon n'avait remarqué le nombre incroyable de trophées présents dans la pièce, ils allaient y passer des heures ! Son manque de conviction sembla affecter le concierge, qui d'un mouvement vif frappa l'adolescent sur le dos à l'aide d'un petit fouet à plusieurs lanières, un objet plutôt vicieux. Il clapit de douleur puis se retourna, un air furieux sur le visage, tout en s'exclamant :

« Hey, qu'est ce qui vous prend ?! Vous êtes un grand malade, c'est pas possible ! »

Sa remarque, n'eut tout autre résultat qu'un autre coup, plus fort et un seul mot donner sur un ton qui ne souffrait d'aucunes objections :

« Frotte ! »

Russard n'était certes pas connu pour avoir beaucoup de vocabulaire, en tout cas l'homme semblait tout à fait amuser par cette situation, satisfait également de pouvoir fouetter des élèves. Du temps de Dumbledore, cela ne serait jamais arrivé mais voilà, le vieux sorcier était mort et enterrer. Pendant un instant, Damon envisagea sérieusement de lancer un sort au concierge, il le méritait lui et sa saleté de chat (certes, le jeune homme aimait les chats, les adorait même mais, pas celui là, c'était trop une sale bête). Néanmoins, il se retint au dernier moment, parce qu'il ne voulait pas plus d'ennuis qu'il n'en avait déjà. A la place, il préféra reprendre son nettoyage, frottant avec plus de force, énerver par l'attitude de Russard et ayant mal aux fesses accessoirement (le coup étant tombé plus bas la deuxième fois). Il fixa le trophée d'un regard noir, comme si le pauvre objet était la source de tous ses malheurs, alors qu'en réalité c'était sa maladresse, d'ailleurs …

« PUTAIN ! »

Le trophée lui avait glissé des mains, par il ne savait quel miracle, bien entendu Damon fut récompenser par un troisième coup de fouet, ce qui n'améliora pas son humeur déjà bien boudeuse. L'autre élève devait le prendre pour un sombre idiot, il essaya de se convaincre qu'il s'en fichait mais intérieurement, cela le gênait énormément. Damon ramassa le dit trophée, heureusement il n'était pas abîmer, tout juste un peut plus sale. Cette soirée promettait d'être longue, très très longue ...
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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Re: Pas Le Temps Pour Les Regrets Mar 6 Fév - 14:58

Passée au rayon X du regard de la professeure McGonagall, Cassidy ne pouvait pas s’empêcher de se sentir un peu coupable. Elle ne regrettait pas franchement ce qu’elle avait jeté en pleine face d’Alecto Carrow, qui l’avait bien cherché, mais le regard plein de reproche de sa directrice de maison la mettait mal à l’aise. Loin d’être toujours d’accord avec les aspirations idéologiques de la professeure de métamorphose, l’adolescente avait tout de même énormément de respect pour elle, et détestait la décevoir par son comportement dissipé. Alors même si elle était amplement satisfaite de son petit coup de gueule de l’après-midi, son triomphe avait un sale arrière-goût, un petit fond de culpabilité d’avoir, une fois encore, jeté le discrédit sur la maison rouge et or. Ce n’était pas la première fois, et ça ne serait probablement pas la dernière fois, mais Cassidy se sentait toujours un peu mal quand son comportement attirait la foudre sur sa maison. C’était même sûrement dans ce but que McGonagall leur avait fait remarqué qu’ils jetaient la disgrâce sur leur maison, tirer sur la corde sensible était encore le meilleur moyen d’obtenir un vague repentir chez ces adolescents turbulents.

Les deux Gryffondors emboîtèrent silencieusement le pas à leur directrice de maison, qui les escorta vers la salle des trophées, afin de les confier à un Argus Rusard extatique. Deux élèves à maltraiter pour toute une soirée, c’était presque une prolongation de Noël pour le concierge. Mais bon, par les temps qui courraient, Cassidy savait qu’elle pouvait s’estimer heureuse, ce n’était sûrement pas l’idéal d’astiquer toutes ces coupes et toutes ces plaques sur la surveillance de ce cracmol sournois, mais la punition aurait pu être tellement pire. Evidemment, si c’était Rusard qui était à la manœuvre, il ne fallait pas compter utiliser la magie pour parvenir au bout de la tâche. Les deux Gryffondors étaient mûrs pour se coller des ampoules sur les mains et renifler le nettoyant de la mère gratte-sec, astiquant la ferraille comme s’ils étaient de simple moldus. Cassie n’était pas plus traumatisée que ça par l’idée de cette punition d’ailleurs, sa mère y avait recours à l’occasion pour lui apprendre à rentrer couverte de boue de son entraînement de Quidditch. Comme punition c’était très pénible et vaguement humiliant, mais à bien y regarder, un peu d’huile de coude, pour beaucoup d’insolence, la blonde s’en tirai à bon compte.

Enfin, tout ça c’était sans compter sur les nouvelles prérogatives du concierge de l’école. Si les élèves, pour la plupart, s’accommodaient tant bien que mal de la gestion de l’école par Rogue et les Carrows, Argus Rusard, lui, en était ravi. Pour autant qu’elle s’en souvienne, Cassidy ne l’avait pas vu aussi heureux depuis l’éphémère règne de Dolorès Ombrage, la grande inquisitrice. C’était même sûrement encore mieux pour lui, les Carrows lui ayant donné l’autorisation d’utiliser les châtiments corporels, qu’il réclamait à corps et à cris depuis de nombreuses années. Et si pendant ces heures sombres on pouvait compter sur certains professeurs pour essayer d’épargner un peu leurs malheureux élèves, il ne fallait pas compter sur Rusard pour faire preuves d’une quelconque forme d’états d’âmes à leur encontre.  Il était de notoriété publique que le concierge détestait tous les élèves, sans exceptions, et maintenant, avec l’appui de la nouvelle brigade directoriale, il pouvait s’en donner à cœur joie, inventant chaque jour des punitions toujours plus sadiques et sournoises.

Cassidy ne fut donc pas franchement surprise de voir cette vielle baderne de Rusard, les accueillir avec un genre de knout à la main. Elle réprima à grand peine une grimace dégoutée, au moins, quand sa mère lui faisait récurer les joints de la cuisine à la brosse à dent, elle le faisait sans lui taper dessus. Ce fouet était le dernier joujou du concierge, et, à en croire McLaggen, qui avait passé la soirée précédente à nettoyer les escaliers du troisième étage, le cracmol n’hésitait pas à s’en servir avec enthousiasme, et l’instrument laissait des marques mémorables sur les chaires des élèves en retenue. Bon sang de sang pur, ça ne serait pas passé comme ça du temps de Dumbledore, se contenta de penser Cassidy, en se mettant au boulot rapidement. Astiquer des trophées n’était pas sa définition d’une bonne soirée, mais ça valait mieux que de se faire cogner dessus par un concierge grognon.

Le compagnon d’infortune de Cassidy poussa un glapissement douloureux, tandis que le fouet de Rusard s’abattait sur lui pour la seconde fois. S’en était trop, la Gryffondor ne supportait pas l’injustice, et voir ce sale cracmol de Rusard prendre de telles largesses commençait à lui taper sérieusement sur les nerfs. N’écoutant que son impulsivité, elle stoppa ce qu’elle avait commencé et fixa le concierge avec un regard plein de défi.

« Non mais ça va bien. C’est déjà assez pénible d’avoir à astiquer ces foutus trophées comme si on était des moldus, alors si en plus… »

CLAC. La Gryffondor n’eut pas le temps de terminer sa phrase, qu’un coup de fouet bien appliqué sur les épaules la renvoya à l’astiquage de l’argenterie. Cassidy fit une grimace de douleur, et serra les dents. Essayer de raisonner avec Rusard, autant essayer de jouer au bridge avec des trolls des montagnes. Elle frotta son épaule endolorie, avant de se remettre énergiquement au décrassage. Non sans lancer un regard désolé à Damon, son compagnon de galère.

S’il était impossible de se raisonner avec lui, Cassidy n’abandonnait pourtant pas l’idée d’être débarrassée de ce fils d’unijambiste sournois. Il n’y avait qu’une chose que Rusard aimait encore plus que martyriser les élèves, c’était ce sac à puces mité qui lui servait de chat. Cassie était elle-même une félinophile avertie, mais s’il fallait s’en prendre à miss Teigne pour faire payer Rusard, elle n’hésiterait pas.

D’ailleurs, en apercevant la queue de l’animal au détour d’une étagère, une idée brillante lui vint à l’esprit. Un petit maléfice de saucissonnage, ça ferait l’affaire. D’ici à ce que le cracmol comprenne ce qui était arrivé à sa chatte, ils auraient la soirée tranquille. Il faudrait toujours nettoyer ces saletés de trophées, mais au moins, personne ne leur taperait dessus en même temps.

Briquant une coupette avec amour, comme s’il s’agissait de sa propre mère, Cassidy se rapprocha de son condisciple, et lui fourra un léger coup de coude dans les côtes.

« Psst, crée moi une distraction, et je nous débarrasse de Rusard. »

L’adolescente s’éloigna aussi rapidement qu’elle s’était rapprochée. Une coupe à la main, l’autre sur sa baguette, elle guettait du coin de l’œil la distraction que lui fournirait Damon.
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Damon Z. Rowntree


MessageSujet: Re: Pas Le Temps Pour Les Regrets Mar 13 Fév - 22:55

Damon ne se fit pas prier pour attendre, elle voulait une distraction pour se débarrasser de Russard ? Soit, l'adolescent décida de le lui fournir grâce à son plus gros défaut, pour une fois que cela lui servirait d'avoir deux mains gauches! D'un geste largement exagéré, un peu pour se donner en spectacle, l'adolescent renversa plusieurs précieux trophées qui tombèrent dans un fracas assourdissant puis fit une tête innocente, du genre qui voulait dire « hey c'est pas de ma faute, je suis juste un gros maladroit ». Bien entendu, cela mit en boule Russard, qui fondit sur Damon pour le fouetter en laissant libre court à sa haine contre les élèves, le concierge se fichait de savoir si c'était ou non de la maladresse en réalité, lui ne cherchait de que des prétextes pour pouvoir maltraiter les élèves. Damon n'avait pas réfléchi aux conséquences que cela apporterait, n'avait bêtement pas réfléchi au fait que renverser tous ces trophées lui causeraient une si cuisante punition.

Tant pis, il avait bien fallu qu'il se sacrifie pour la cause, du moins ce fut ce qu'il pensa les cinq premiers coups de fouet, ensuite il eu juste envie de courir loin de cette salle pour sauver son cul des impitoyables lanières du martinet. Au moins, cela fournissait une distraction royale pour sa camarade, il espéra qu'elle en profiterait pour faire quelque chose de vraiment utile et d'assez horrible (parce que l'homme le méritait, ce vil cracmol cruel). Il se demanda vaguement, une partie de sa conscience en tout cas (celle qui n'était pas occupée à se retenir de pleurer de douleur), s'il finirait cette séance de coup avec des cicatrices de guerre sur ses fesses et son dos. Bien sûr qu'il en aurait, peut être cela aurait du succès auprès de ses futurs conquêtes !

Alors que Russard s'acharnait sur lui, Damon fini par penser à sa mère, sa mère qui l'avait suppliée de ne pas s'attirer des ennuis, elle serait consternée de le voir ainsi, elle serait enragée également (étant une mère un peu trop protectrice). Au bout de ce qui sembla un temps interminable pour le jeune homme, les coups cessèrent de pleuvoir, ce qui lui conféra un immense soulagement. Or, le dit soulagement fut de courte durée car, le concierge ordonna d'une voix dure à l'adolescent, de ramasser tous les trophées tomber. Damon, encore une fois, ne se fit pas prier et s'exécuta rapidement, tout en se demandant ce que sa camarade avait pu bien faire, il espéra que cela en valait vraiment la peine.

Une fois les trophées remis en place, Russard menaça Damon, le menaça de sévices bien pire que les coups de fouets s'il avait le malheur de faire encore tomber un seul trophée ! L'adolescent ce demanda ce qu'un cracmol pourrait faire de pire, cela le mit un peu mal à l'aise. Il n'osa pas trop y penser en fait, surtout que l'homme ne semblait pas vouloir le quitter des yeux, comme à l'affut pour voir s'il faisait tomber quelque chose (il devait même l'espérer). Le jeune homme ressenti alors une pression terrible, c'était inévitable que quelque chose tomberait à cause de lui, sa maladresse finirait par le tuer, il en était sur maintenant.

Il senti la pression monter, avoir toute l'attention de leur bourreau sur son dos n'était vraiment pas une sensation agréable, Damon était sûr qu'il allait faire une connerie et pour de vrai cette fois. L'adolescent cru qu'il allait craquer, sérieusement or, par miracle, l'attention du concierge fut soudainement attiré par tout à fait autre chose. L'homme semblait être soucieux et Damon devina bien vite ce que pouvait être l'objet de cette inquiétude, car il n'y avait qu'une seule chose qui comptait aux yeux de Russard : sa minette maléfique !
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MessageSujet: Re: Pas Le Temps Pour Les Regrets Mar 20 Fév - 15:28

De l’avis de Cassidy, il était déjà bien assez pénible d’avoir à frotter les coupes et les trophées avec rien d’autre que du nettoyant de la mère gratte-sec et de l’huile de coude, sans qu’il fut nécessaire de rajouter l’humiliation et la douleur physique à la pénibilité. Se faire taper dessus pendant une simple retenue, c’était déjà trop, mais en plus se faire taper dessus, par un cracmol, passé les bornes, il n’y a plus de limite, comme qui dirait. La jeune Faulkner-Nott était l’héritière de deux vieilles familles au sang pur, et se trouvait ainsi déclassée en étant à la merci d’un concierge dépourvu de tout pouvoir magique. Que voulez-vous, on a sa petite fierté, surtout quand on est une adolescente puriste. Pour autant, s’il y avait une occasion d’aller se faire fouetter le derch par le sang-pur au sang le plus pur qui soit, faudrait pas compter sur elle pour aller grossir la file d’attente. Au choix, la petite blonde aimait autant qu’on ne lui tapa pas dessus du tout. Et bien que sa voix pointue rappelle parfois celle des elfes de maison, elle n’appréciait que très moyennement d’être traitée de la même façon.

La Gryffondor tenait fermement sa baguette, dans son poing serré, au fond de sa poche, guettant avec anxiété la distraction que pourrait lui fournir Damon, et tout en essayant de ne pas perdre de vue le bout de la queue miteuse de miss Teigne, qui ferait une fois de plus les frais du caractère acrimonieux de son propriétaire. L’amie des animaux qu’elle était aurait éventuellement pu se sentir coupable de s’en prendre ainsi à un chat innocent, sauf que la chatte du concierge n’avait pas grand-chose de l’animal innocent justement. A plus elle la fréquentait, à plus Cassidy était persuadée que cet animal avait un mauvais fond, et n’éprouvait que très peu de regret à l’attaquer pour se débarrasser de Rusard. A la guerre comme à la guerre, et pas de quartier surtout.

Enfin, le moment était venu de passer à l’action. Sous couvert du boucan créer par la chute de multiples trophées, et renforcer par les éructations rageuses  du concierge, Cassidy sorti rapidement sa baguette et la pointa en direction de Miss Teigne. Remuant à peine les lèvres, elle foudroya la chatte d’un maléfice de saucisson. En priant pour que Rusard ne remarque pas le traitement de choc qu’elle venait d’infliger à son animal de compagnie. Heureusement pour elle (et pour ses fesses), l’homme était encore sérieusement occupé avec Damon, qui venait de se sacrifier pour l’équipe. Elle laissa échapper un soupir de soulagement, tandis que l’animal s’écroulait silencieusement, en se coulant sous une étagère. Le maléfice avait réussi, et le concierge ne semblait pas avoir remarqué son petit manège.

Tandis que Rusard était toujours occupé à essayer ses nouvelles méthodes pédagogiques sur ce pauvre Damon, astiquant une plaque commémorative, Cassidy se rapprocha du lieu du crime, et poussa du pied le corps paralysé de l’animal, pour le mettre en évidence. Bien que l’idée d’un Rusard furieux, cherchant désespérément sa chatte, qui gisait paralysée sous un meuble, pendant plusieurs jours, était plutôt réjouissante, mieux valait pour l’intégrité physique des deux Gryffondors s’en débarrasser au plus vite, et donc mettre le corps en évidence. Elle en profita même pour déposer une petite flaque de nettoyant près de l’animal. Sachant que la somme des connaissances magiques de l’homme était quasi nulle, Cassidy savait bien que Rusard serait incapable de faire la différence entre un maléfice et une intoxication au détergent. Pureté candide dans âmes cracmol.

L’adolescente n’eut d’ailleurs pas à attendre longtemps, rapidement, les yeux de leur bourreau par intérim se posèrent sur le corps sans vie de sa chatte, et aussitôt, le teint du concierge passa du rouge à une pâleur livide à rendre jaloux un fantôme.  Aussitôt, elle abandonna Damon et fonça sur Cassidy, qui faisait mine d’être absorbée par le décrassage d’une quelconque médaille du mérite sorcier. S’en suivit une discussion houleuse entre les deux parties, qui ne laissa pas intacte les épaules de Cassidy qui hérita de quelques coups de fouet supplémentaire. Puis finalement, il s’éloigna, sa chatte sous le bras, à la recherche du professeur Gobe-Planche, convaincu que son précieux greffier s’était intoxiqué avec un flacon de nettoyant mal fermé.

La Gryffondor poussa un soupir de soulagement en regardant le concierge s’éloigner. Puis elle se rapprocha de son compagnon d’infortune.

« Et bon débarras, ce sale cracmol sournois… » ajouta-t-elle d’un ton venimeux.

Cassidy se présenta rapidement à son camarade. Ils faisaient tout deux parti de la même maison, mais n’étant pas dans la même année, les deux ne se connaissaient pas franchement. La jeune fille pensait se souvenir que le jeune homme s’appelait Damon, et encore, elle n’en était pas bien sûre. Ce qu’elle savait, c’était que la légende de sa maladresse remplissait la salle commune de joyeux récits. D’ailleurs, elle le félicita pour cette même maladresse, qui lui avait fourni le temps d’une distraction pour éloigner Rusard.

Le surveillant avait tourné les talons, mais le sens psycho rigide de la morale de Cassie lui interdisait d’en profiter pour échapper à sa punition. Elle voulait bien payer pour sa conduite insolente de l’après-midi, tant que la punition était juste. Et astiquer l’argenterie lui paraissait un châtiment raisonnable, tant qu’on ne la martyrisait pas à coup de fouet. Tout en continuant à nettoyer les coupes, Cassidy posa quelques à Damon, curieuse de savoir comment il s’était débrouillé pour finir en retenue. Pour sa part, elle lui confia son coup d’éclat pendant le cours d’Alecto Carrow.

Les deux Gryffondors bavardaient, tout en continuant le ménage.

« Je regrette un peu d’avoir attaqué miss Teigne, après tout c’est qu’un chat. Mais bon, je viens pas à l’école pour me faire taper dessus par le concierge. »
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    | Gryffondor ;; 5ème année

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Damon Z. Rowntree


MessageSujet: Re: Pas Le Temps Pour Les Regrets Dim 11 Mar - 15:13

Oh, quel soulagement de ne plus avoir l'horrible concierge sur le dos. Maintenant, Damon n'avait qu'une idée en tête, partir loin, foncer à l'infirmerie surtout mais, il ne pouvait guère laisser sa camarade seule. Ainsi, prenant son mal en patience, le jeune homme attrapa un trophée, qu'il entreprit de nettoyer. Finalement, ce genre de travail sans coup de fouet n'était pas si désagréable, c'était juste très répétitif mais au moins pouvait-il faire mieux connaissance avec son compagnon d'infortune. En tout cas, il ne pouvait qu'approuver son coup d'éclat, sa propre connerie l'ayant mené ici étant totalement ridicule (or, il commençait à avoir une sérieuse habitude d'être ridicule à cause de sa maladresse, il ne pouvait rien y faire). En fait, il se sentit franchement idiot lorsqu'il raconta l'incident à la bibliothèque, tout en se sentant fier d'avoir aussi bien contribué à leur vengeance contre Russard, se sentir idiot et fier à la fois était un curieux mélange, mais il s'en sortait.

« Maintenant, Mme Pince doit rêver de me donner des coups de fouet, comme Russard, je suis surpris d'ailleurs qu'elle ne l'ai pas fait. Mais, peut être qu'elle m'attend quelque part, dans un coin, pour me sauter dessus. »

Il imagina la vieille sorcière, tapis dans l'ombre, munis d'un martinet, prête à le faire subir mille souffrances pour avoir renversé tous ces livres. Cette image mentale le fit frissonner d'horreur, le souvenir des coups de Russards étant encore bien trop récent, son dos était en feu, il espéra que l'homme souffrait maintenant, incapable de savoir ce qui était arrivé à sa chatte maléfique. Reposant soigneusement le trophée ruisselant de propreté sur l'étagère, Damon en prit un autre, soupirant, qu'est ce qu'il avait pensé un peu plus tôt ? Que ce n'était pas ennuyeux ? En fin de compte il rejeta en bloc cette pensée, par Merlin, pendant combien de temps devraient-ils rester ici ?

« Tu crois qu'on vas rester ici toute la nuit ? Par les caleçon de Merlin, je préférerais être largement ailleurs, parcourir les couloirs, aller dans la forêt, a Pré au Lard ou bêtement tripoter des mecs dans des coins sombres »

Certes, ils auraient pu subir bien pire punition. Le jeune homme se rappelait encore ce pauvre élève en cours de Magie noire, il en avait tellement subi, Damon n'était pas sûr de l'avoir revu par la suite, se pouvait-il qu'ils tuent des élèves ? Non, voyons, les parents ne seraient d'accord avec ça n'est-ce pas. L'adolescent avait beau être quelqu'un de vraiment très indécis, il savait qu'il préférait largement l'école lorsque Dumbledore était en vie, même si l'homme était bizarre sous certains aspects, au moins n'était-il pas cruel. Il se demanda ce que sa camarade pensait de la situation actuelle, ce n'était pas quelque chose dont il parlait avec les autres élèves, préférant faire comme si de rien n'était. Ce n'était peut-être pas le comportement le plus courageux, parfois Damon se demandait ce qu'il faisait chez les Gryffondor, peut-être était ce parce qu'il avait une nette tendance à être trop fier de lui (la vanité tout ça, colle bien avec la maison des lions).

« Avec un peut de chance, Russard va nous laisser tranquille pour le reste de la nuit, ou revenir encore plus furax. »

C'était une possibilité, or Damon préféra ne pas trop s'attarder sur ce genre de pensées. Il fixa le trophée qu'il venait de nettoyer, celui-ci brillait, il pouvait même voir son reflet dedans. Stupide objet, à quoi bon avoir un trophée ? C'était juste une invention pour ennuyer les élèves comme eux, encore une idée vicieuse des adultes très certainement ...
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MessageSujet: Re: Pas Le Temps Pour Les Regrets Mar 20 Mar - 11:46

Cassidy lança une salve d’applaudissement approbateur en entendant Damon lui raconter qu’il avait failli ensevelir la vieille Pince sous un tas de livres moisis. Comme beaucoup de ses camarades, Cassidy ne portait pas une affection démesurée à la bibliothécaire de l’école. L’adolescente passait énormément de temps entre les étagères de la bibliothèque et avalait difficilement les remarques perpétuelles de Mme Pince, qui houspillait régulièrement la Gryffondor en lui faisant savoir qu’elle dérangeait le bon ordre des étagères, empruntait trop de livres et qu’elle les rendait toujours trop en retard. Leur conception de l’usage d’une bibliothèque s’opposait radicalement : pour Cassidy une bibliothèque n’était utile que si on s’en servait pour fureter dans les ouvrages mis à disposition, pour Mme Pince il fallait empiler les livres sur les étagères et ne plus les toucher.

« Ou alors elle attend Rusard pour lui sauter dessus… » commenta-t-elle sobrement en faisant briller un énième trophée.

L’école des sorciers ne manquait pas de légendes : la salle sur demande, la chambre des secrets, le diadème perdu de Rowena Serdaigle et que sais-je encore, mais de toutes, celle que Cassidy trouvait la plus incroyable était l’existence d’une relation de nature amoureuse entre Argus Rusard et Irma Pince. Personne ne possédait de preuve concrète de l’existence de cette romance, mais la rumeur était tellement tenace qu’elle avait certainement un fondement de vérité. Il n’y a pas de fumé sans dragon, comme disait l’autre. Encore que l’adolescente évitait autant qu’elle pouvait d’y penser, l’idée de ces deux-là se faisant des mamours suffisait à lui donner la nausée, le monde n’était pas prêt pour ça.

Cassidy fit une grimace en entendant son compagnon évoquer l’idée de tripoter des mecs dans des coins sombres. Pouah, très peu pour elle. A quatorze ans, Cassidy n’avait encore jamais embrassé aucun garçon, encore moins tripoté un, et très franchement, cette accomplissement ne faisait pas pour l’instant parti de ses objectifs dans la vie. Elle regardait les relations sentimentales avec perplexité, se demandant bien ce qu’il se passait dans la tête des gens pour qu’ils soient si obsédée par l’idée d’embrasser quelqu’un ou de se trouver un.e petit.e ami.e.  Si la Gryffondor était bien plus mature que ses camarades sur certains sujets, elle était en revanche terriblement en retard sur d’autres.

« Tripoter des gens ? Pouah, non merci. Mais c’est sûr qu’on pourrait trouver un truc plus marrant à faire que de nettoyer ces machins-là. »

Encore un truc qui dépassait l’entendement de la jeune femme, pourquoi cette salle des trophées ? Déjà que le concept de récompenser les bonnes actions de quelqu’un par une grosse coupe en métal lui paraissait flou, mais en plus, pourquoi les exposer dans une vitrine, plutôt que de laisser le gagnant rapporter la coupe chez lui, pour qu’il puisse s’en servir pour boire un coup ou en faire un récipient pour dragée surprises ? Elle supposait vaguement qu’on exposait ainsi le trophée pour flatter l’égo des gagnant, que tout le monde puisse contempler à quel point ils étaient futés et plein de talent. Idée dégoutante  qui lui donnait envie de se servir d’une de ces coupes comme sac à vomis. La seule pensée réconfortante au milieu de ce marasme de bagarre d’égo était que personne ne prêtait jamais attention à ces trophées, hormis les quelques malheureux qui écopaient d’une retenue chaque année.

« Je pense qu’il vaudrait mieux qu’on soit loin d’ici quand Rusard reviendra et qu’il aura compris qu’on a jeté un maléfice à sa chatte. Et qu’on évite de croiser son chemin pendant deux ou trois jours après coup… » expliqua-t-elle avec une moue pensive « puis j’en ai marre de ces trucs, je suis une sorcière pas un elfe de maison, déjà. »

Elle avait simplement fait à remarquer à Alecto Carrow qu’elle était idiote, s’il y avait eu une justice dans ce monde, Cassidy estimait qu’on aurait dû lui remettre une médaille et non une punition pour cette acte de bravoure. Elle venait de nettoyer un dizaine de trophée, et estimait donc avoir largement payée sa dette à la société pour ce délit mineur. Il était temps de passer à autre chose. Joignant le geste à la parole, elle lança un sortilège de récurage, qui acheva le travail commencé manuellement.

Elle admira les coupes rutilantes, bien alignée dans la vitrine après son sortilège.

« Voilà, c’est comme ça qu’on fait le ménage quand on est sorcier. Le reste c’est bon pour les cracmols. » Elle se tourna vers Damon avec un sourire aimable « et puisqu’on a fini ici, ça te dis qu’on aille se récompenser de ce travail bien fait en allant chercher un truc à manger aux cuisines ? »
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Damon Z. Rowntree


MessageSujet: Re: Pas Le Temps Pour Les Regrets Ven 13 Avr - 23:57

L'idée que la bibliothécaire et le concierge puissent avoir une relation fit frissonner d'horreur notre cher adolescent. Très vite des images envahirent son esprit, irrésistible, il fut incapable de les chasser : des images de Madame Pince et de Russard se pelotant au milieu d'un couloir, s'embrassant langoureusement, se frottant l'un contre l'autre de façon obscène, des images qui avaient de quoi le traumatiser pour le reste de sa vie. Or, l'intervention de sa camarade, qui eut la brillante idée de nettoyer les trophées à l'aide d'un sort, puis sa suggestion d'aller manger un truc aux cuisines, le sorti de ses rêveries abominables, quelle bonne idée tient !

Ce n'était pas lui qui aurait osé, mais suffisait que quelqu'un prenne l'initiative et il suivait cette personne aveuglément, Cassidy pourrait ainsi l'entraîner dans la forêt interdite, qu'il ne se poserait pas de question et irait avec elle, il était décidément bien trop influençable. Elle avait raison cela dit, ils n'étaient pas des elfes de maisons et puis d'ailleurs, ils n'avaient rien fait de très grave au fond, tout au plus auraient-ils mérités de faire quelques lignes (quoique, pas avec la plume vicieuse du professeur Ombrage, écrire des lignes avec son propre sang, l'horreur!) En fait, il n'y avait pas l'ombre d'une preuve, qu'ils n'aient pas fait le travail eu même, sans l'aide de la magie, de plus Russard n'y connaissait rien, étant un cracmol. Souriant largement, Damon répondit alors :

« Ouai, ça me dit carrément, ce sera plus fun que de nettoyer ces stupides trophées, sérieusement, je comprends vraiment pas à quoi servent ces trucs, c'est nul de gagner un trophée un fait, je préférais largement gagner des bonbons de chez Honneyducke ! »

S'activant, très motiver de bouger de cet endroit sordide à ses yeux, Damon ouvrit la porte et jeta un coup d'oeil discret dans le couloir. Le jeune homme savait que toutes les nuits, des professeurs faisaient des rondes dans les couloirs, il n'avait pas vraiment envie de tomber sur l'un d'eux, il n'avait pas envie de récolter une autre punition ou de répondre à un interrogatoire. Damon, n'avait pas non plus envie de tomber sur Russard, l'adolescent n'était pas sur que son derrière ou son dos puissent supporter une autre salve de coups de fouets. Le couloir semblait vide, calme en tout cas, pas une âme qui vive, pas même un fantôme. La voie semblait donc ouverte pour qu'ils puissent aller dans les cuisines, Damon salivait déjà à l'idée de manger des gâteaux. Se retournant vers Cassydi, il s'exclama avec enthousiasme :

« Bon, ça a l'air désert on vas pouvoir y aller tranquillement, dommage qu'on ait pas de cape d'invisibilité. »

le rêve d'avoir une telle cape, avec ça parcourir les couloirs du château deviendrait un jeu d'enfant. Quoique l'idée de se faire prendre était un peu excitant, comme quand il pelotait ses camarades de classe, il aimait vivre sur le fil du rasoir en somme. Se retournant de nouveau pour surveiller une dernière fois le couloir, le jeune homme sursauta en apercevant une silhouette au loin. Il se trouva idiot lorsqu'il se rendit compte que ce n'était qu'un fantôme, celui d'une femme en l'occurrence, en la voyant de plus près il vit un air mélancolique sur son visage, il se demandait qui elle était. Elle flotta dans le couloir, s'approchant de plus en plus avant de tourner et traverser le mur, disparaissant dans une classe vide ou une autre pièce de ce genre (Damon se demanda si les fantômes quittaient parfois le château, était ce même possible pour eux ?). Ne voyant pas d'autres surprises de ce genre, le jeune homme ouvrit carrément la porte, sortant presque de la salle aux trophées, impatient de mettre le plus de distances possibles entre lui et ces objets de malheurs .. !
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