POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Pas Le Temps Pour Les Regrets

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    | Gryffondor ;; 6ème année

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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Pas Le Temps Pour Les Regrets Sam 27 Jan - 11:55

Poudlard – Janvier 1998


La quatrième année d’étude à l’école de sorciers se passait tant bien que mal pour Cassidy, elle se passait même plutôt mal en vérité. La jeune fille supportait de moins en moins l’ambiance délétère de l’école, et avait l’impression que tout partait à vau l’eau depuis que Dumbledore était mort et que Rogue avait repris le poste de directeur. Dumbledore, ce vieux maboul, elle ne le portait pas exactement dans son cœur, beaucoup trop Merliniste pour ses propres goûts, mais elle respectait au moins le travail qu’il avait pu accomplir comme directeur. Il en fallait du cran, pour maintenir organisée cette cours des miracles qui prétendait être une école. Et Cassidy savait reconnaître les qualités et le mérite chez les gens, même ceux qu’elle considérait comme des opposants. Et surtout, elle ne supportait pas l’incompétence, et en matière d’innocuité pédagogique, les frangins Carrow faisaient preuve d’une imbécillité à toute épreuve. Oui, ils étaient puristes jusqu’à l’os, oui c’était des Mangemort, mais non d’un licorne pouilleuse, ce qu’ils étaient bêtes. L’exaspéromètre de Cassidy faisait des bonds à crever le plafond chaque fois qu’elle devait assister à un de leur cours. Que le ministère de Thickness veuille utiliser l’école pour faire passer ses idées puristes, passe encore, elle pouvait s’en accommoder, mais ils auraient au moins pu prendre la peine de recruter des professeurs décents pour faire ça. Mais non, à la place les élèves devaient subir les monologues d’Alecto Carrow, qui leur expliquait une fois encore à quel point les moldus étaient stupides et inutiles. À ce rythme-là, la moyenne du Q.I national sorcier allait chuter de vingt points avant la fin de l’année scolaire.  

L’étude des moldus, renommée étude des nuisibles pour le bien de la cause, était la plus grosse pomme de discorde entre Cassidy et la nouvelle politique d’enseignement du ministère. La Gryffondor avait choisi cette option en troisième année, un peu, pour scandaliser sa famille au sang-pur, et aussi, par curiosité candide. Elle venait de deux familles qui ne comptaient dans leurs rangs que des sorciers depuis aussi longtemps qu’on pouvait le savoir, mais observait avec curiosité le monde moldu qu’elle côtoyait parfois. Le Chemin de Traverse n’étant pas extensible, sa mère et elle vivaient incognito dans une banlieue moldue du nord de Londres. Et l’adolescente posait souvent un œil scientifique sur ses voisins, leurs voitures, leurs téléviseurs, leurs frigidaires, tout ça l’intriguait. Elle avait même été très enthousiaste en découvrant l’utilité de cette grosse boîte rouge au coin de la rue, une cabine téléphonique, par Merlin. Malheureusement pour sa soif de savoir, les beaux jours avait pris fin avec le départ du professeur Burbage. Et depuis septembre, la seule chose que Cassidy avait apprise en cours d’étude des moldus, c’était que le professeur Carrow n’avait probablement jamais croisé un moldu de sa vie, si ce n’était par accident.

Ces cours étaient un véritable torture pour Cassidy, qui ne savait pas encadrer l’incompétence, et détestait perdre son temps. Ils n’apprenaient rien ici, juste à essayer de garder les yeux ouvert et à faire semblant d’écouter les conneries sans nom que la Mangemorte débitait. S’en était trop pour la Gryffondor, qui subissait sans rien dire ces fadaises depuis la rentrée. Depuis le retour des vacances de Noël pourtant, ça la démangeait, de se lever, de faire un scandale et de dire tout haut ce que chacun pensait tout bas. Enfin, ceux qui avaient un peu de bon sens. Du haut de ses quatorze ans, Cassidy était animée par un sens de la rébellion bouillonnant, et avait beaucoup de mal à garder ses opinions pour elle. Sa mère lui avait pourtant bien recommandé de filer doux et de ne pas se faire remarquer, mais s’en était trop, la Gryffondor interrompit le flot de parole d’Alecto Carrow, par une main levée et une question.

« Excusez-moi, professeur, mais vous avez ouvert un livre d’étude des moldus une fois dans votre vie ? »
« Qu’est-ce que vous voulez dire, mademoiselle Faulkner-Nott ? »


Le point de non retour. Cassie avait cédé à son impulsivité, et devait aller jusqu’au bout. Elle se leva de son siège et fixa la Mangemorte, droit dans les yeux.

« Que vos cours craignent, et que quand on sait pas enseigner, on reste chez sa grand-mère à faire de la broderie. »

BANG. Elle se baissa juste à temps pour éviter le sortilège lancé dans sa direction. Sans demander son reste, elle fourgua ses affaires dans son sac à dos, et quitta la salle en claquant la porte, sans laisser à la professeur le temps de se reconnaître.
Cassidy arpentait les couloirs encore vides avec un petit sourire satisfait. C’était de la folie, ce qu’elle venait de faire, c’était stupide et elle devrait en payer les conséquences, pour sûr. Mais bon sang de sang pur, ce que ça faisait du bien. Pour l’instant, elle encore trop fière de son coup pour le regretter. Rien de tel que la vérité pour vous donner un coup de fouet, après son petit numéro, elle avait l’impression qu’on venait de lui ôté un poids de deux cents kilos de sur les épaules. Elle s’engouffra dans un petit coin désert pour savourer son triomphe. Le premier moment d’euphorie passé, elle dût bien reconnaître qu’elle était allée trop loin, et qu’après un coup pareil, elle était mûre pour une heure de retenue. Et même si elle adorait dire ce qu’elle pensait, l’idée de servir de cobaye pour le prochain cours de magie noire ne faisait pas bondir de joie. Non, la seule alternative, aller chouiner dans la bonne robe, pour s’en tirer à moindre frais. Quoi ? Ce n’était qu’une adolescente impulsive, pas un héros de la résistance, et elle n’avait pas la vocation des martyrs.

La Gryffondor prit ses jambes à son cou, et fonça en direction des cachots. Théodore, son oncle préféré, ce parfait Serpentard, pourrait éventuellement racheter le salut de son âme. Elle l’alpagua juste quand il allait rejoindre sa salle commune. Elle lui expliqua rapidement ses aventures de l’après-midi. Les sourcils du jeune homme se froncèrent, autant qu’il était possible de se froncer, il lui fit remarquer qu’elle n’était vraiment qu’une idiote de Gryffondor, mais promit néanmoins de faire ce qu’il pouvait. La petite blonde remonta vers sa salle commune le cœur un peu plus léger, elle savait bien qu’il ne l’aurait pas laissé tomber.

La sentence tomba dans la grande salle, après le dîner, apportée, au grand soulagement de Cassidy, par sa directrice de maison, le professeur McGonagall. C’était bon signe, l’intervention fraternelle de Théodore avait dû porter ses fruits. Les lèvres plus pincées que jamais, la professeures de métamorphose entraîna Cassidy, et un autre élève, vers le grand hall. Grosse journée pour les insolents de tout bords. La directrice s’adressa à ses élèves sur un ton sec et cassant.

« Mademoiselle Faulkner-Nott, monsieur Rowntree, sachez que votre attitude déplorable déshonore votre maison toute entière. En conséquence, vous passerez votre soirée en retenue, à nettoyer les trophées, sous la supervision de M. Rusard. »

Cassidy baissa la tête, avec l’air du pénitent repenti. En réalité, elle jubilait intérieurement, elle avait clairement échappé au pire. C’était bien plus simple d’être une rebelle quand on avait des amis hauts placés.
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Damon Z. Rowntree


MessageSujet: Re: Pas Le Temps Pour Les Regrets Mar 30 Jan - 22:52

Il l'avait toujours su, que sa maladresse finirait par le perdre, il n'avait jamais pensé que son indécision y serait aussi pour quelque chose. Lorsque l'incident arriva, l'adolescent se trouvait dans la bibliothèque de l'école, percher au sommet d'une échelle, hésitant sur plusieurs livres traitant de la magie noire. C'était important, pour le dit cour sur la magie noire et tous les vieux grimoires avaient parus tout à fait intéressant, or il ne pouvait tous les prendre, il ne devait en prendre qu'un. Il avait alors commencé une pile de livres, une entreprise plutôt hasardeuse pour quelqu'un d'aussi maladroit, toutefois Damon n'avait sincèrement pas cru que cela puisse dégénéré ainsi. Il avait certes toujours su que sa maladresse le perdrait, mais que cela blesse quelqu'un d'autre non, ce qui arriva malheureusement.

Il n'avait pas vu que Madame Pince passait juste en dessous de son échelle, elle avait levée la tête, lui d'un malheureux mouvement de bras avait fait tomber sa pile de livres, ce qui était prévisible en fin de compte. Le point positif fut qu'elle ne récolta pas de blessures très sérieuses, tout au juste des bosses sur la tête, le point négatif fut qu'il en récolta une punition ainsi que l'une des pires engueulade de sa vie, Madame Pince pouvait se montrer vraiment terrible parfois (et l'adolescent se demanda si au fond la bibliothécaire n'avait pas été plus énervée par le bruit des livres tombant plutôt que par les coups qu'elle subie). Peut-être était ce parce qu'elle était déjà là du temps de Dumbledore, peut-être aussi parce qu'elle n'était pas du genre à vouloir torturer les élèves, quoiqu'il en soit Damon eu le droit à une punition assez conventionnelle curieusement.

Il sut ce qu'il devait subir lors du dîner, traîner hors de la salle par la redoutable (mais juste) MacGonnagall, en compagnie d'une autre élève de sa maison qu'il ne connaissait que de vue. Nettoyer des trophées durant toute une soirée signifiait des heures et des heures d'ennuis total mais, au moins ne serviraient ils pas de cobayes pour le prochain cour de magie noire, il se demanda ce que l'autre élève avait fait. Il se trouvait désormais dans cette salle ennuyeuse, au milieu de ces trophées ennuyeux, à devoir les nettoyer de façon moldus. Bien sûr sans magie, Russard étant un cracmol il n'avait pas le choix lui et sa passion était d'imposer ses méthodes aux élèves lors de leurs punitions. Soupirant bruyamment le jeune homme attrapa un trophée et commença à le frotter à l'aide d'un chiffon, sans grande conviction.

Jamais jusqu'à maintenant, Damon n'avait remarqué le nombre incroyable de trophées présents dans la pièce, ils allaient y passer des heures ! Son manque de conviction sembla affecter le concierge, qui d'un mouvement vif frappa l'adolescent sur le dos à l'aide d'un petit fouet à plusieurs lanières, un objet plutôt vicieux. Il clapit de douleur puis se retourna, un air furieux sur le visage, tout en s'exclamant :

« Hey, qu'est ce qui vous prend ?! Vous êtes un grand malade, c'est pas possible ! »

Sa remarque, n'eut tout autre résultat qu'un autre coup, plus fort et un seul mot donner sur un ton qui ne souffrait d'aucunes objections :

« Frotte ! »

Russard n'était certes pas connu pour avoir beaucoup de vocabulaire, en tout cas l'homme semblait tout à fait amuser par cette situation, satisfait également de pouvoir fouetter des élèves. Du temps de Dumbledore, cela ne serait jamais arrivé mais voilà, le vieux sorcier était mort et enterrer. Pendant un instant, Damon envisagea sérieusement de lancer un sort au concierge, il le méritait lui et sa saleté de chat (certes, le jeune homme aimait les chats, les adorait même mais, pas celui là, c'était trop une sale bête). Néanmoins, il se retint au dernier moment, parce qu'il ne voulait pas plus d'ennuis qu'il n'en avait déjà. A la place, il préféra reprendre son nettoyage, frottant avec plus de force, énerver par l'attitude de Russard et ayant mal aux fesses accessoirement (le coup étant tombé plus bas la deuxième fois). Il fixa le trophée d'un regard noir, comme si le pauvre objet était la source de tous ses malheurs, alors qu'en réalité c'était sa maladresse, d'ailleurs …

« PUTAIN ! »

Le trophée lui avait glissé des mains, par il ne savait quel miracle, bien entendu Damon fut récompenser par un troisième coup de fouet, ce qui n'améliora pas son humeur déjà bien boudeuse. L'autre élève devait le prendre pour un sombre idiot, il essaya de se convaincre qu'il s'en fichait mais intérieurement, cela le gênait énormément. Damon ramassa le dit trophée, heureusement il n'était pas abîmer, tout juste un peut plus sale. Cette soirée promettait d'être longue, très très longue ...
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Cassidy H. Faulkner-Nott


MessageSujet: Re: Pas Le Temps Pour Les Regrets Mar 6 Fév - 14:58

Passée au rayon X du regard de la professeure McGonagall, Cassidy ne pouvait pas s’empêcher de se sentir un peu coupable. Elle ne regrettait pas franchement ce qu’elle avait jeté en pleine face d’Alecto Carrow, qui l’avait bien cherché, mais le regard plein de reproche de sa directrice de maison la mettait mal à l’aise. Loin d’être toujours d’accord avec les aspirations idéologiques de la professeure de métamorphose, l’adolescente avait tout de même énormément de respect pour elle, et détestait la décevoir par son comportement dissipé. Alors même si elle était amplement satisfaite de son petit coup de gueule de l’après-midi, son triomphe avait un sale arrière-goût, un petit fond de culpabilité d’avoir, une fois encore, jeté le discrédit sur la maison rouge et or. Ce n’était pas la première fois, et ça ne serait probablement pas la dernière fois, mais Cassidy se sentait toujours un peu mal quand son comportement attirait la foudre sur sa maison. C’était même sûrement dans ce but que McGonagall leur avait fait remarqué qu’ils jetaient la disgrâce sur leur maison, tirer sur la corde sensible était encore le meilleur moyen d’obtenir un vague repentir chez ces adolescents turbulents.

Les deux Gryffondors emboîtèrent silencieusement le pas à leur directrice de maison, qui les escorta vers la salle des trophées, afin de les confier à un Argus Rusard extatique. Deux élèves à maltraiter pour toute une soirée, c’était presque une prolongation de Noël pour le concierge. Mais bon, par les temps qui courraient, Cassidy savait qu’elle pouvait s’estimer heureuse, ce n’était sûrement pas l’idéal d’astiquer toutes ces coupes et toutes ces plaques sur la surveillance de ce cracmol sournois, mais la punition aurait pu être tellement pire. Evidemment, si c’était Rusard qui était à la manœuvre, il ne fallait pas compter utiliser la magie pour parvenir au bout de la tâche. Les deux Gryffondors étaient mûrs pour se coller des ampoules sur les mains et renifler le nettoyant de la mère gratte-sec, astiquant la ferraille comme s’ils étaient de simple moldus. Cassie n’était pas plus traumatisée que ça par l’idée de cette punition d’ailleurs, sa mère y avait recours à l’occasion pour lui apprendre à rentrer couverte de boue de son entraînement de Quidditch. Comme punition c’était très pénible et vaguement humiliant, mais à bien y regarder, un peu d’huile de coude, pour beaucoup d’insolence, la blonde s’en tirai à bon compte.

Enfin, tout ça c’était sans compter sur les nouvelles prérogatives du concierge de l’école. Si les élèves, pour la plupart, s’accommodaient tant bien que mal de la gestion de l’école par Rogue et les Carrows, Argus Rusard, lui, en était ravi. Pour autant qu’elle s’en souvienne, Cassidy ne l’avait pas vu aussi heureux depuis l’éphémère règne de Dolorès Ombrage, la grande inquisitrice. C’était même sûrement encore mieux pour lui, les Carrows lui ayant donné l’autorisation d’utiliser les châtiments corporels, qu’il réclamait à corps et à cris depuis de nombreuses années. Et si pendant ces heures sombres on pouvait compter sur certains professeurs pour essayer d’épargner un peu leurs malheureux élèves, il ne fallait pas compter sur Rusard pour faire preuves d’une quelconque forme d’états d’âmes à leur encontre.  Il était de notoriété publique que le concierge détestait tous les élèves, sans exceptions, et maintenant, avec l’appui de la nouvelle brigade directoriale, il pouvait s’en donner à cœur joie, inventant chaque jour des punitions toujours plus sadiques et sournoises.

Cassidy ne fut donc pas franchement surprise de voir cette vielle baderne de Rusard, les accueillir avec un genre de knout à la main. Elle réprima à grand peine une grimace dégoutée, au moins, quand sa mère lui faisait récurer les joints de la cuisine à la brosse à dent, elle le faisait sans lui taper dessus. Ce fouet était le dernier joujou du concierge, et, à en croire McLaggen, qui avait passé la soirée précédente à nettoyer les escaliers du troisième étage, le cracmol n’hésitait pas à s’en servir avec enthousiasme, et l’instrument laissait des marques mémorables sur les chaires des élèves en retenue. Bon sang de sang pur, ça ne serait pas passé comme ça du temps de Dumbledore, se contenta de penser Cassidy, en se mettant au boulot rapidement. Astiquer des trophées n’était pas sa définition d’une bonne soirée, mais ça valait mieux que de se faire cogner dessus par un concierge grognon.

Le compagnon d’infortune de Cassidy poussa un glapissement douloureux, tandis que le fouet de Rusard s’abattait sur lui pour la seconde fois. S’en était trop, la Gryffondor ne supportait pas l’injustice, et voir ce sale cracmol de Rusard prendre de telles largesses commençait à lui taper sérieusement sur les nerfs. N’écoutant que son impulsivité, elle stoppa ce qu’elle avait commencé et fixa le concierge avec un regard plein de défi.

« Non mais ça va bien. C’est déjà assez pénible d’avoir à astiquer ces foutus trophées comme si on était des moldus, alors si en plus… »

CLAC. La Gryffondor n’eut pas le temps de terminer sa phrase, qu’un coup de fouet bien appliqué sur les épaules la renvoya à l’astiquage de l’argenterie. Cassidy fit une grimace de douleur, et serra les dents. Essayer de raisonner avec Rusard, autant essayer de jouer au bridge avec des trolls des montagnes. Elle frotta son épaule endolorie, avant de se remettre énergiquement au décrassage. Non sans lancer un regard désolé à Damon, son compagnon de galère.

S’il était impossible de se raisonner avec lui, Cassidy n’abandonnait pourtant pas l’idée d’être débarrassée de ce fils d’unijambiste sournois. Il n’y avait qu’une chose que Rusard aimait encore plus que martyriser les élèves, c’était ce sac à puces mité qui lui servait de chat. Cassie était elle-même une félinophile avertie, mais s’il fallait s’en prendre à miss Teigne pour faire payer Rusard, elle n’hésiterait pas.

D’ailleurs, en apercevant la queue de l’animal au détour d’une étagère, une idée brillante lui vint à l’esprit. Un petit maléfice de saucissonnage, ça ferait l’affaire. D’ici à ce que le cracmol comprenne ce qui était arrivé à sa chatte, ils auraient la soirée tranquille. Il faudrait toujours nettoyer ces saletés de trophées, mais au moins, personne ne leur taperait dessus en même temps.

Briquant une coupette avec amour, comme s’il s’agissait de sa propre mère, Cassidy se rapprocha de son condisciple, et lui fourra un léger coup de coude dans les côtes.

« Psst, crée moi une distraction, et je nous débarrasse de Rusard. »

L’adolescente s’éloigna aussi rapidement qu’elle s’était rapprochée. Une coupe à la main, l’autre sur sa baguette, elle guettait du coin de l’œil la distraction que lui fournirait Damon.
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Damon Z. Rowntree


MessageSujet: Re: Pas Le Temps Pour Les Regrets Mar 13 Fév - 22:55

Damon ne se fit pas prier pour attendre, elle voulait une distraction pour se débarrasser de Russard ? Soit, l'adolescent décida de le lui fournir grâce à son plus gros défaut, pour une fois que cela lui servirait d'avoir deux mains gauches! D'un geste largement exagéré, un peu pour se donner en spectacle, l'adolescent renversa plusieurs précieux trophées qui tombèrent dans un fracas assourdissant puis fit une tête innocente, du genre qui voulait dire « hey c'est pas de ma faute, je suis juste un gros maladroit ». Bien entendu, cela mit en boule Russard, qui fondit sur Damon pour le fouetter en laissant libre court à sa haine contre les élèves, le concierge se fichait de savoir si c'était ou non de la maladresse en réalité, lui ne cherchait de que des prétextes pour pouvoir maltraiter les élèves. Damon n'avait pas réfléchi aux conséquences que cela apporterait, n'avait bêtement pas réfléchi au fait que renverser tous ces trophées lui causeraient une si cuisante punition.

Tant pis, il avait bien fallu qu'il se sacrifie pour la cause, du moins ce fut ce qu'il pensa les cinq premiers coups de fouet, ensuite il eu juste envie de courir loin de cette salle pour sauver son cul des impitoyables lanières du martinet. Au moins, cela fournissait une distraction royale pour sa camarade, il espéra qu'elle en profiterait pour faire quelque chose de vraiment utile et d'assez horrible (parce que l'homme le méritait, ce vil cracmol cruel). Il se demanda vaguement, une partie de sa conscience en tout cas (celle qui n'était pas occupée à se retenir de pleurer de douleur), s'il finirait cette séance de coup avec des cicatrices de guerre sur ses fesses et son dos. Bien sûr qu'il en aurait, peut être cela aurait du succès auprès de ses futurs conquêtes !

Alors que Russard s'acharnait sur lui, Damon fini par penser à sa mère, sa mère qui l'avait suppliée de ne pas s'attirer des ennuis, elle serait consternée de le voir ainsi, elle serait enragée également (étant une mère un peu trop protectrice). Au bout de ce qui sembla un temps interminable pour le jeune homme, les coups cessèrent de pleuvoir, ce qui lui conféra un immense soulagement. Or, le dit soulagement fut de courte durée car, le concierge ordonna d'une voix dure à l'adolescent, de ramasser tous les trophées tomber. Damon, encore une fois, ne se fit pas prier et s'exécuta rapidement, tout en se demandant ce que sa camarade avait pu bien faire, il espéra que cela en valait vraiment la peine.

Une fois les trophées remis en place, Russard menaça Damon, le menaça de sévices bien pire que les coups de fouets s'il avait le malheur de faire encore tomber un seul trophée ! L'adolescent ce demanda ce qu'un cracmol pourrait faire de pire, cela le mit un peu mal à l'aise. Il n'osa pas trop y penser en fait, surtout que l'homme ne semblait pas vouloir le quitter des yeux, comme à l'affut pour voir s'il faisait tomber quelque chose (il devait même l'espérer). Le jeune homme ressenti alors une pression terrible, c'était inévitable que quelque chose tomberait à cause de lui, sa maladresse finirait par le tuer, il en était sur maintenant.

Il senti la pression monter, avoir toute l'attention de leur bourreau sur son dos n'était vraiment pas une sensation agréable, Damon était sûr qu'il allait faire une connerie et pour de vrai cette fois. L'adolescent cru qu'il allait craquer, sérieusement or, par miracle, l'attention du concierge fut soudainement attiré par tout à fait autre chose. L'homme semblait être soucieux et Damon devina bien vite ce que pouvait être l'objet de cette inquiétude, car il n'y avait qu'une seule chose qui comptait aux yeux de Russard : sa minette maléfique !
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