POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Far away from home || Anne

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Tom Sallybanks


MessageSujet: Far away from home || Anne Sam 9 Juin - 14:37

L’Australie avait un sacré avantage : on y foutait la paix à Tom – que ce soit les journalistes, les autorités ou quiconque pouvait le connaitre en Angleterre. Ce qui était également un inconvénient : là où on ne le connaissait pas, on ne se méfiait pas de lui. Les conditions idéales pour monter une énième arnaque facile à accomplir, et dont les gains étaient tout aussi faciles à récupérer. Evidemment, il était là avant tout pour le quidditch, et c’était sur ça qu’il se concentrait, puisque Ballycastle devait rencontrer les Thunderers de Thundelarra. Tom avait passé presque un an à voyager pour faire des rencontres sportives, et entre temps, avait aussi monté deux arnaques qui avait bien marché. Il aurait sans doute pu monter une arnaque dans chaque pays qu’il visitait, mais il estimait que ça aurait été un peu trop facile à suivre pour les autorités de police, quelles qu’elles soient. Elles n’auraient pas mis longtemps à faire le lien entre Sallybanks, l’entraineur, et les arnaques qu’elles attribuaient plus ou moins à plusieurs personnes différentes, si elles avaient pu constater que son parcours suivait étrangement celui des dites arnaques.

Pour autant...le cas Mike Carhart l’intéressait. Tom l’avait rencontré à une réception donnée par l’ambassade du ministère anglais, organisée en l’honneur des deux équipes. Carhart avait racheté les Thunderers il y avait de ça dix ans. C’était un puriste pur jus qui avait fait fortune en créant une compagnie de mercenariat, un excellent tacticien, un homme d’affaire doué, et un politicien correct à l’occasion. C’est-à-dire quand l’envie lui en prenait, et notamment lorsqu’il se disait que devenir le prochain ministre de la magie australien était une bonne idée. Tom l’avait trouvé particulièrement détestable et imbu de lui-même, mais surtout riche. Un point positif qui retenait définitivement son attention. L’idée de décrédibiliser Carhart – la seule autre candidate sérieuse face à lui était totalement merliniste, ce qui tombait bien – et de lui piquer un peu d’argent en même temps lui plaisait bien. Il fallait donc trouver une faille à exploiter chez le bonhomme. C’était une piste qu’il creusait, en discutant avec de vieilles connaissances. Histoire de voir ce que ça pourrait donner.

Attablé en terrasse d’un restaurant qui donnait vue sur l’opéra sorcier de Sidney, parfaite réplique – aux couleurs inversées – de son pendant moldu, Tom, costume impeccable, rasé de frais, profitait d’un soleil éclatant en discutant avec une vieille connaissance : Isaac Carrera était auror pour le compte du ministère australien, mais avant cela il avait été batteur des Flèches d’Appleby à la même période que Tom.

« ...tu vois son truc, à Carrera, c’est qu’il se donne un air d’homme d’affaire classe à sérieux – le juriste à qui on peut faire confiance, ce genre de chose. Mais bon, quand t’es avec lui, tu te rends comptes très vite que c’est une façade.

- Combien de temps t’a été affecté à sa protection ?
- Moi ? Cinq ans. Une paye...Son truc, tu vois, c’est les filles. Elle a des cornes, maman. Et il aimerait pas trop que ça se sache, Carhart, parce que bon, les filles sang mêlées, quand t’es marié et sang pur...
- Moche, si ça se savait.
- Moche, ouais. Jamieson, qui était avant moi, dit la même chose. Personne n’en parle, mais tout le monde le sait.
- Mais il y a des gens qui ont des preuves ?

-Oh, ça, je sais pas. C’est possible. Ce serait même logique. »

Au final, ça n’avait pas vraiment d’importance...la possibilité suffisait à Tom. Il pouvait bien faire un peu de chantage, récuperer l’argent, et disparaitre dans la nature. Et s’il y avait des choses, tiens, il pouvait bien les balancer à l’équivalent de la Gazette du Sorcier australien, qui avait l’air moins partisan du pouvoir que son homologue anglais. Sally ne faisait pas dans la politique. Il évitait soigneusement de prendre directement position, de s’impliquer de trop près dans les jeux de pouvoirs et dans les magouilles des Etats, préférant toucher à la fortune des gens. Il ne faisait confiance à aucun politicien, même s’il était largement de sensibilité merliniste. L’aide qu’il avait apporté à l’ordre du phénix était restée une exception. Peut-être parce les gens de l’ordre n’étaient pas vraiment des politiques, justement. Là, s’il s’en mêlait, ça devenait plus ou moins politique. Ou pas. Il ne faisait pas vraiment ça à Mike Carhart parce qu’il était puriste – c’était un rigolo par rapport aux mangemorts – mais juste parce qu’il était pénible à supporter.

« Je crois que ton autre rendez-vous est arrivé, mon vieux. Je te laisse à ton déjeuner. On se revoit pour parler souvenirs et te livrer mon appréciation sur les pontes du quidditch australien quand tu veux. »


Isaac ne se doutait strictement de rien lorsqu’il partit ; il ne devait même pas avoir vu non plus vu la personne qui venait d’arriver pour déjeuner avec Tom. Sally lui jeta un dernier coup d’œil et se leva pour saluer la nouvelle venue.

« Salut, Anne. »
Il se demanda un instant quoi faire, l’embrassa sur la joue, et se mit à rire : « Alors, est-ce que le soleil australien te réussit aussi bien qu’à moi, ou est-ce que tu passes tes journées à faire des réunions top-secrètes avec des types lugubres dans des bunkers ? » Manière comme une autre de débuter la conversation. Ils ne s’étaient pas vus depuis un an, malgré quelques échanges de lettres. Il y avait des tas de questions sérieuses en suspens entre eux, qu’ils n’avaient pas réglé, et auxquelles Thomas n’avait absolument pas la réponse. « Si tu me demandes, je ne suis pas du tout en train de réfléchir à saborder la campagne du potentiel futur ministre de la magie australien. » A la rigueur, même ça, c’était une conversation plus facile. Malgré tout, il était content de réussir à croiser Anne, même – et peut-être surtout – à des milliers de kilomètres de l’Angleterre. Au moins personne ne pourrait les juger ici. « Je t’ai attendu pour manger, du coup. Ca me fait vraiment plaisir de te voir. » Etait-ce un scoop ? Non. Une habitude entre eux. « Ca faisait un bail. »

Manière de dire, malgré lui peut-être : « il faut qu’on parle, toi et moi. »

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Anne Fraser


MessageSujet: Re: Far away from home || Anne Dim 10 Juin - 0:50

L’avantage quand on est doyenne d’une des douze portes des mystères, c’est qu’on a peu de compte à rendre. Bien entendu, il restait le directeur du département qui lui même rendait plus ou moins des comptes au Ministre, mais tout ça était en quelque sorte très flou. Mangemort lui-même, le directeur devait toujours faire passer son maître avant ses recherches d’après ce qu’elle en savait. Si bien que même s’ils lui rendaient des comptes, les douze doyens étaient en réalité parfaitement autonomes tant que leurs objectifs respectifs étaient remplis.

Cette liberté avait nombre d’avantages dont celle qui leur permettait de faire leur propos planning et de mener les recherches qui leur plaisaient. Or, quand l’atmosphère à Londres, c’était faite un peu trop oppressante pour Anne, quand elle avait sentit le besoin de réfléchir loin de Londres, voir du pays. Elle avait décrété qu’elle avait des recherches urgentes à faire qui nécessitent sa présence divers pays du commonwealth. Hypérion, quoiqu’un peu contrarié de son départ de plusieurs mois, n’avait pas pu la contrarier. De toute façon, lui-même étant souvent pris par ses propres obligations, il n’était pas toujours présent. Bien sûr, elle aurait pu mener ses recherches du Ministère ou simplement revenir en Angleterre bien plus souvent, mais elle préférait prétexter du travail. Elle avait besoin de quelques mois de voyage et de solitude pour faire le point.

La vie avec Hypérion était différente de ce qu’elle avait imaginé. Non, c’était faux. Pour ça, il aurait fallu qu’elle imagine quelque chose. Or, ici, elle n’avait pas réfléchis avant d’agir. Ca ne lui ressemblait pas, mais elle avait cédé à une impulsion. Le jeu entre Hypérion et elle durait depuis des années. Tout ce qui faisait l’intérêt de leur relation, c’était justement ce discret équilibre qui faisait qu’aucun des deux ne pourraient jamais gagner. Lorsqu’elle avait accepté de se mettre en couple avec lui, elle avait brisé ce parfait équilibre. Ils étaient mieux amis qu’amants, mais elle ne savait pas comment lui en parler. Ils étaient mondains et donc scrutés par le monde sorcier ainsi que englués dans une forme de routine dont il était dur de se défaire.

Elle s’était sentie revivre dès qu’elle avait quitté le sol anglais. Elle avait été au Canada pendant un mois avant de partir pour Chypre deux semaines, avant d’aller en Nouvelle-Zélande plusieurs suivis de l’Afrique du Sud, de la Malaisie et enfin de l’Australie. Entre temps, elle était retournée brièvement en Angleterre. Bientôt, ses recherches seraient terminées et elle n’aurait plus d’excuse pour ne pas rentrer au pays. Elle s’était donc accordé quelques semaines en Australie avant de revenir.

C’est d’ailleurs pour ça qu’elle retrouvait Tom dans un restaurant sorcier en face de l’Opéra. Au cours de ces derniers mois, ils avaient beaucoup correspondus ensemble et quand il lui avait dit qu’il serait en Australie pour un moment, elle s’était arrangée pour que leurs dates correspondents. Ils ne s’étaient pas vu depuis qu’Anne lui avait fait faire un serment inviolable. Tom était souvent à l’étranger et elle n’avait pas voulu forcer la rencontre. Tout comme avec Hypérion, il y avait des choses dont elle devait parler avec son ami, mais elle n’était pas certaine de vouloir le faire. Anne n’était pas allé à Serpentard pour rien, elle préférait éviter les sujets sensibles tant qu’elle n’était pas sûre d’être à son avantage.

- Tom, ça me fait plaisir de te voir. Elle le regarda d’un air appréciateur et ajouta : Tu es très élégant, j’espère que c’est pour moi que tu as fait tout ces efforts. Elle-même n’était pas en reste, mais Anne avait toujours eu l’art de l’apparat, c’était aussi naturel que respirer pour elle tandis que son ami était connus pour son absence d’amour des conventions.

Elle s’assit avec un sourire et leva une main discrète pour attirer l’attention d’un serveur avant de retourner à sa conversation :

- Je n’ai jamais compris pourquoi la plupart des gens s’imaginent des choses parfaitement lugubre quand on parle des Mystères. Si tu veux tout savoir, mes bureaux sont très lumineux et je n’ai rencontré personne de sinistre ces derniers temps si ce n’est la tête d’Hypérion la dernière fois que je suis rentrée à Londres quand je lui ai dis que j’allais encore partir pour un moment.

Elle haussa les épaules avec une certaine fatalité. Elle comprenait le mécontentement du journaliste, mais pas au point de renoncer à ses vacances loin de tout où de son rendez-vous avec Thomas.

- Saboter une campagne présidentielle… elle haussa un sourcil et sur un ton mesuré ajouta : Et si tu me racontais un peu dans quelle magouille tu t’es encore fourré. Je te connais, dit-elle, coupant court à d’éventuelles protestations. Ce n’est pas parce que tu ne dis rien dans tes lettres que tu ne fais rien. Tu ne vas pas me faire croire que tu t’es dévoué au Quidditch corps et âme pendant un an faisant fi des plans foireux et des dames, si ?

Le serveur arriva et prit la commande de leur boisson.

- J’espère bien que tu m’as attendus, répondit Anne d’un ton outré tandis qu’on leur donnait des cartes. Tu ne vas pas me faire croire qu’après un an sans se voir, on va juste boire un verre.

Avec un sourire qui en disait beaucoup, elle posa sa main sur la sienne et ajouta :

- C’est vrai, trop longtemps. Je suis contente de te voir.


Elle leva son verre et le fit tinter contre le sien.

- A nous !

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Tom Sallybanks


MessageSujet: Re: Far away from home || Anne Mar 12 Juin - 0:19

Il fallait reconnaître ça à Tom, il était partout chez lui et dans son élément à peu près partout, ce qui était un véritable avantage quand on essayait de monter des arnaques impliquant de se fondre dans un milieu dont on ne venait pas. Cela venait indubitablement de sa capacité à ignorer tous les usages et les codes des classes sociales qu'il fréquentait. Ou plutôt à sa conviction profonde qu'elles ne s'appliquaient pas à lui et plus largement qu'elles ne voulaient rien dire. La richesse, le sang, tout ça, c'étaient des conneries. Ça pouvait s'imiter. Anne en était un bon exemple. Surtout, ça ne définissait pas la personne. C'était au mieux une idée, qu'il était capable de reproduire. Les codes, Tom les maîtrisait, en réalité. Il savait les manières pour obtenir ce qu'il voulait, mais ils ne l'intéressait pas autrement.

En tant qu'entraîneur un peu excentrique de quidditch et dont on connaissait la réputation, on lui laissait faire un peu ce qu'il voulait. Oh on lui donnait un peu de mépris de temps en temps, pour son passé criminel et son statut de sang mêlé. Comme si ça changeait quelque chose, changeait avec férocité Tom. Comme s’ils n’étaient pas plus criminels que lui, tous. Le mépris de toute la caste sociale supérieure lui convenait, parce que justement, même lui, en tant qu’arnaqueur de haut vol méprisant les lois, était plus honnête que tous ses membres pris dans son ensemble. Pour autant, il lui arrivait de se servir d’eux, histoire de profiter un peu de leur richesse, de se rappeler à leur bon souvenir, comme une vilaine guêpe, venimeuse, acide, puérile parfois, mais qu’on ne pouvait pas chasser. Tom prenait ce qu’il voulait, puis s’en allait. Il n’y avait au fond que ça qui l’intéressait, être libre et vivre selon ses règles.

Les lois des autres, il les tordait et les utilisait à son profit. Voilà pourquoi il acceptait de se plier à quelques conventions. Par intérêt pur. Parce que c'était utile. Pas très étonnant de le voir en costume comme ce jour là, donc. « Je suis décevant si je te dis que c’est parce que je rencontre des sponsors ? » Il était content de revoir Anne, c'était sincère. Cette espèce d’assurance qu’elle pouvait avoir lui manquait parfois cruellement. « Et tu sais bien que c’est toi l'élément chic de ce duo que nous formons, je ne peux pas rivaliser avec toi sur ce terrain. »

Étaient-ils encore ce duo si soudé qu’ils étaient autrefois ? Thomas attendait avec impatience les nouvelles de Anne qui lui arrivaient par hibou. Il y répondait vite et attendait de nouveau qu’elle lui écrive. Dans ces moments là, c'était presque comme avant. Un instant, ils étaient aussi proches qu’ils l'avaient toujours été, partageant tout. Mais ce qu’ils ne disaient pas dans leurs lettres, les questions qu’ils ne posaient pas et les réponses qu’ils hésitaient à formuler ne pouvaient pas être ignorées. Il y avait les révélations de Anne, le serment inviolable. Il y avait Hypérion Nott. Et eux. Eux deux. Qu’est-ce qu’ils étaient, maintenant ?

Sally savait ce qu’il voulait, comme toujours - et au mépris de toutes les conventions possibles et imaginables. Mais Anne ? Il savait que forcément, ce serait lui qui parlerait le premier mais que ce serait elle qui déciderait. Mais c’était pour ça qu’il l’aimait aussi. Parce qu’elle décidait de qui elle voulait être. Que d’une certaine façon, elle était libre, elle aussi. Ce qui était d’autant plus admirable, c’était les conditions dans lesquelles Anne Fraser avait réussi à se réapproprier sa vie. Tom, qui commençait à comprendre les enjeux familiaux dernière ça, en était d'autant plus admiratif. Mais ça voulait dire aussi qu’il ne pouvait pas décider pour Anne.

C'était le problème d’une telle liberté, totale et absolue. Elle était rare. Et chère. Tellement chère. Pourtant, Tom crut voir une fissure, un nouveau signé dans ce que lui racontait Anne. Donc le vieux Hyp n'était pas aux anges de voir Anne s'en aller comme ça.Et elle avait l’air assez blasée de la situation. Donc peut-être que lui, Tom, pouvait jouer une carte ou deux dans cette situation. Il nota l'information et la garda pour plus tard, se contentant d'un rire amusé.

« Peut-être parce que je trouve le Ministère sinistre dans son ensemble. Ou que les Mystères sont situés à côté des salles d'audiences favorites des mangemorts.» Tom s'autorisa un nouveau rire: « Avoue que “Langue de plomb”, c’est pas l'intitulé de poste le plus joyeux qui puisse exister ! » Les fonctions ministérielles, si officielles et administratives, des gens qu'il fréquentait, amusait toujours Tom. Mine de rien, neutre, il demanda : « Il se passe quoi avec ce vieux Hyp ? »

Aussi réservé que Anne quand il parlait de ses plans. Comme si ça ne l'affectait pas. Pourtant, Sallybanks ne tarda pas à se remettre à rire :

« Relax, je ne suis pas en train de financer un coup d'état de l'ordre du phénix ! » Tom avait une confiance absolue en ses capacités. Ça en devenait de l'inconscience. Mais après tout, il faisait beau, la vie lui réussissait, il était le meilleur escroc de sa génération, un entraîneur doué, et il déjeunait avec quelqu'un qu'il adorait. Qu'est-ce qui pouvait mal tourner ? Tout, évidemment, mais c'était aussi ça l'aventure. Et ça qui lui plaisait. Il s'amusait un instant du reproche de Anne, prenant un air faussement indigné. « Mes plans ne sont pas foireux, sinon on ne se parlerait pas.» Clin d'oeil. Il vérifia que le serveur n'était pas dans le coin. « Mais tu as raison, je tourne vite en rond quand je ne fais qu'entraîner mes joueurs. Alors j'envisage de me faire un ou deux millions sur le dos de Mike Carhart en lui achetant le silence d'un témoin imaginaire de ses orgies. Et après son paiement, je balancerais éventuellement sa vie à la presse s'il ne se retire pas de la course.»

Pourquoi ? Mais pourquoi pas ? Il s'ennuyait, trouvait l'homme d'affaires détestable, et ça pouvait rapporter gros. Parce que c’était amusant. Il se demandait si Anne comprendrait. Trop risqué. Sans doute pas. Il ne poussa donc pas plus avant et répondit sur un autre terrain, plus hésitant.

« Pour les filles...si je n’ai rien dit, c’est qu'il n'y avait vraiment rien à dire.» Il ajouta doucement. « Ou je pourrais dire que aucune n’était toi, et que j'aurais perdu mon temps à essayer avec elles.»

L'arrivée du serveur le dispensa utilement d'expliquer pourquoi et ce qui s'était passé, et d'affronter immédiatement la réaction. Mais c’était une question qu'ils ne pouvaient pas éternellement repousser. Une fois les boissons obtenues, il trinqua.

« Cheers. À nos retrouvailles.» Il fit une pause. « J'aime bien quand tu dis nous. Même si je ne sais pas à quoi ça correspond.» Il se corrigea de lui-même. « Enfin à quoi toi tu veux que ça corresponde. Ce que moi je veux...bon, je suppose que tu le sais déjà. » Tom jeta un œil sérieux à son amie, et demanda d’un air un peu triste. « T’es heureuse, de cette vie là ? Je veux dire, toi avec Hyp, moi avec personne, juste ces lettres ? Parce que moi pas.»

Il voulait plus, comme toujours. Mais il n'était pas sûr d’obtenir plus. À moins que…?

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MessageSujet: Re: Far away from home || Anne

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Far away from home || Anne

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